Littérature générale

  • Mon prénom, c'est Jonas. Oui, je sais, c'est pourri comme prénom. Mais c'est le genre de truc sur lequel vous n'avez aucun pouvoir. Les parents, vous savez, légalement, ils n'ont pas le droit de vie ou de mort sur les enfants. Mais c'est tout comme. Ils peuvent flinguer votre existence de plein de façons possibles. Ils peuvent même le faire avant votre naissance. Votre mère, par exemple, elle peut picoler et fumer comme un sapeur. Du coup, vous sortez déjà à moitié déglingué et la cervelle pas très fraîche. Ou alors, il leur suffit de s'entendre sur le prénom que vous allez porter toute votre vie... Il leur suffit de vous appeler Jonas.

  • C'était une photo du groupe en noir et blanc prise dans les loges de la Loco pendant le tremplin. On voyait Manu me tendre un joint pendant que Nino accordait sa guitare en arrière plan, assis sur un ampli, tête baissée. La photo était parfaite... Toute la symbolique de la subversion du rock s'y retrouvait. Cette grande fille sexy, blonde aux cheveux courts proposant du shit à ce jeune type en chemise et Doc Martens... C'était Adam et Eve. C'était moi glissant doucement sur le versant sauvage. » Après La nuit ne dure pas, publié chez 13e Note Éditions en 2011, Olivier Martinelli revient avec un nouveau roman... Sur un ton intime touchant l'universel, Une Légende nous parle de perte et de conquête, de rêve et de désillusion, du temps fragile de l'adolescence où tout peut basculer... " Une partition d'une irrésistible drôlerie, d'une ironie mordante, qui vous foudroie à la moindre occasion et vous déchire le coeur." L. Martin Elli

  • Le premier roman français publié par 13e Note, l'instantané d'une jeunesse en quête d'absolu, de rock au vitriol et de cul tendre. J'ai su tout de suite que j'allais tourner mal. Le train filait droit vers moi. Il filait vite. Il filait droit...comme une chanson de Johnny Cash. Sa silhouette s'épaississait. Je me tenais là, tout près des rails, sur mes pieds douloureux à cause des Converse et de la longue promenade que je venais de faire en bordure de voie. J'allais me jeter devant lui et il m'emporterait. Il emporterait tout ce qui encombrait ma tête. Terminus l'Enfer. Je ne voulais pas mourir de mort lente. Terminus l'Enfer.Tout ce que je méritais.

  • Je me sentais indestructible. J'étais fort, rapide et coureur de fond. C'était comme si toute la matière qui me constituait entrait en résonance avec la musique. Et ce soir, j'étais prêt à pardonner à tous ceux qui m'avaient fait du mal. Par leur absence, leur façon de m'oublier. Je crois bien que j'étais prêt à me pardonner moi-même. Jonas traverse sa jeunesse et son adolescence comme un long tunnel jalonné de déceptions, de pertes et de frustrations. Jusqu'à ce qu'une lueur éclaire son chemin. Celle, éblouissante, du rock. Désormais, tout va changer. Son look, les filles, les nuits, l'avenir...Mes nuits apaches est le premier roman rock de la collection " Les Passe-Murailles ", où la voix brûlante du jeune héros, impatient de vivre, jaillit dans l'air de soirées saturées de décibels, pour venir résonner à l'intérieur de votre poitrine.

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