• "Pigeons maudits, pigeons cornus... ça va changer !" Ça changea très vite, en effet, mais pas pour les pigeons. Mario ne sentit même pas la main qui doucement se posait sur son dos pour lui donner des ailes et ce fut lui qui s'envola : un vol bref et sans bavure dans l'éternité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Une jolie barbe blanche courte, bien taillée de gros sourcils à rebrousse-poil, une peau bronzée, creusée de belles rides profondes, un splendide crâne chauve, brun, lisse, impérial. Le passage de cette vieillesse somptueuse se serait fait avec le plus grand naturel... s'il n'y avait eu cet oeil grand ouvert et dans l'autre, un couteau, dont on ne voyait que le manche.

  • Depuis la disparition du général de Gaulle, un spectre hantetoujours plus la France : celui de l'identité. Les Françaisne savent plus qui ils sont. Médias et intellectuels, toujoursprompts à se tourner vers « l'Autre », assurent que la France,c'est la République, les droits de l'Homme, les valeurs,l'universel.Mais si la France ce sont des « valeurs », des « idées », alorsqu'est-ce que le peuple français ? Que deviennent la langue,le territoire, les moeurs et les traditions ?Confusion profonde entre valeurs et culture, universalismeidéologique, passions antagonistes pour l'élitisme etl'égalitarisme, telles sont, selon Paul-François Paoli, lesquestions qui se trouvent au centre du malaise identitairefrançais. Dans ce texte très original, il les dissèque et yrépond avec clarté, ouvrant la voie au retour de l'identitépaisible, ce sentiment d'être soi et pas un autre.

  • L'ambition de cet ouvrage est de présenter un panorama non exhaustif de la vie intellectuelle française et de ses enjeux idéologiques à travers un certain nombre d'éléments de langage et de noms propres couramment utilisés par les hommes politiques, les journalistes et les citoyens. 
    Il s'agit notamment de démontrer que moult personnalités de renom (écrivains, philosophes, personnages historiques...) auxquels nous faisons spontanément référence, loin d'exprimer ce que l'on veut leur faire dire, témoigneraient plutôt de l'inconsistance de l'idéologie à la fois lénifiante et contraignante du «  vivre ensemble  » à laquelle on nous exhorte.
    Au-delà de ce constat comment une société où l'idée de Vérité a disparu du champ philoso­phique et politique pourrait-elle absolutiser des valeurs, fussent-elles républicaines  ?  Et comment donner du sens à ce fameux «  vivre ensemble  » si ces « valeurs  » fonctionnent sur un mode qui exclut du champ de la normalité ceux qui n'y adhèrent pas  ?
    Tel est le paradoxe général que fait apparaître ce livre

  • L'auteur a retenu les plus grandes des histoires de la conquête de ces immenses étendues de glace que sont l'Antarctique et l'Arctique. Dix chapitres soigneusement équilibrés pour évoquer une période de 180 ans. Cet ouvrage rapporte des événements que nos contemporains ont du mal à imaginer, tant notre époque est habituée à la facilité des moyens de communication modernes. Notre admiration est forcée par ces exploits qui pourraient figurer dans le catalogue de nos meilleurs rêves....

  • L'Histoire de la Corse est si vaste et si riche d'enseignements, qu'elle mériterait de la « grande nation » qu'est la France toute la place et la considération auxquelles la Corse peut prétendre. Car si le microcosme d'une île comme la Corse offre à l'insulaire une loupe, il masque aussi bien des aspects du réel. En remontant le cours du temps vers les origines lointaines de l'histoire de l'île, les auteurs nous invitent à explorer ses légendes, ses héros, ses rituels et ses superstitions. S'attardant tantôt sur les faits de la réalité contemporaine, tantôt sur les mythes fondateurs de l'île, le lecteur ne pourra lire ces pages sans partager l'attachement viscéral des Corses à leur terre et à leur histoire.

  • « J'ai découvert Nietzsche chez les Jésuites à Avignon au printemps 1976. Je me rappelle la sensation de tremblement éprouvée à la lecture de quelques pages de Par-delà bien et mal et cette impression que ce livre s'adressait à moi en particulier. Je marchais dans la cour du lycée, j'avais 17 ans et me croyais marxiste. J'étais ébranlé dans mes certitudes qui m'apparurent soudain comme autant de fictions. Je savais désormais que l'idée que je me faisais de la vie ne serait plus tout à fait la même. Je ne suis pas nietzschéen mais je suis reconnaissant à Nietzsche de m'avoir fait gagner du temps. Quelques semaines seulement après avoir découvert ce livre, je quittai le mouvement des jeunesses communistes auquel j'appartenais depuis l'âge de 15 ans. » Paul François Paoli L'auteur : Né à Marseille et corse d'origine, Paul François Paoli est journaliste et critique littéraire. Il a publié une douzaine d'essais dont "La Tyrannie de la faiblesse" (François Bourin, 2010) et "Quand la gauche agonise. La république des bons sentiments", paru en janvier 2016 aux éditions du Rocher. La collection Duetto : Ecrivains et critiques sont invités à évoquer leur grande passion littéraire, à parler d'un auteur qu'ils admirent, qu'il s'agisse d'un maître disparu depuis longtemps ou d'un contemporain qu'ils ont eu la chance de rencontrer.

  • Des années 1970 à nos jours, Paul-François Paoli a traversé tous les bouleversements intellectuels et politiques. Il a cru au communisme avant de devenir conservateur. Mêlant grande et petite histoire, il relate les lendemains de Mai 68, où chacun voulait vivre selon son désir ; les années 1970, où la société libérale-libertaire a supplanté celle de l'après-guerre ; les années 1980, où la sexualité s'est confrontée aux lois du marché ; les années 1990, celles de toutes les désillusions - et les années 2000, où une nostalgie conservatrice a saisi la France. Ce livre est aussi l'occasion d'établir et de commenter la bibliothèque emblématique de ces décennies : de René Girard à Jean- Claude Michéa, en passant par Jean-Paul Sartre, Raymond Aron, Michel Foucault, Marcel Gauchet, Alexandre Soljenitsyne, Bernard-Henri Lévy, Michel Houellebecq ou encore Michel Onfray, Pierre Boutang et bien d'autres.
    Entre chaos et fracas, passions et résignations, exaltations et désillusions, voici les confessions vraies d'un homme qui peut dire, avec Musset, que " l'espérance est restée en route, et le bonheur a manqué de parole ".

  • Je déteste les espions. Ce sont des salauds, des mythomanes, des bureaucrates imbéciles ou des fous dangereux. Pourtant, je suis un espion. Le hasard et les recommandations m'ont valu d'exercer ce métier. Il est bien payé. Il n'exige aucune compétence particulière, à part celle de sa voir rédiger des notes de frais. Salées, mais convaincantes. J'allais oublier... Je suis un espion suisse. Mais oui  ! Il y en a !

  • Pourquoi la gauche a-t-elle perdu le soutien des classes populaires et celui des intellectuels ? Parce qu'elle a fait l'impasse sur ce qui constitue l'identité de la France, brutalisée par la mondialisation. La gauche ne s'est pas seulement ralliée au libéralisme, elle a adhéré à une vision post-nationale de la République qui trahit l'héritage de Clemenceau et De Gaulle. Face au défi que représente l'islam, elle a recours à un discours creux sur le «vivre ensemble» qui tente de camoufler l'ampleur de fractures ethniques et religieuses.Paul-François Paoli rappelle que la question de l'identité de la France, marquée par la tradition chrétienne et l'héritage gréco-romain, et celle de sa souveraineté sont liées. S'il existe un peuple français, celui-ci a des droits historiques sur la France, laquelle n'est pas qu'une idée mais une terre et un pays. C'est cette réalité que certaines élites occultent alors qu'elles reconnaissent ce principe pour d'autres pays, de la Russie à Israël.L'auteur exhorte à une décolonisation des esprits. Il nous rappelle l'avertissement de Jean-Paul II, en 1980, lors de sa venue à Paris : «Veillez par tous les moyens à votre disposition sur cette souveraineté fondamentale que possède chaque nation en vertu de sa propre culture !»Chroniqueur au Figaro littéraire, Paul-François Paoli est l'auteur de nombreux essais. En 2012, La tyrannie de la faiblesse a obtenu le prix des écrivains combattants.

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