Sciences humaines & sociales

  • La sociologie des organisationsLa sociologie irresponsable, incertaine, inutilisable ? Cette image est en train de changer. On découvre que le dynamisme d'une institution, d'une entreprise ne dépend pas seulement du caractère de son chef, de la conjoncture économique, de l'aide du ciel ou du tempérament national, mais d'un certain nombre de principes d'organisation. Ces principes sont exposés ici de manière accessible, illustrés par l'analyse d'une douzaine de cas français et étrangers. Il ne s'agit pas de chercher des modèles mais de dévoiler une attitude et des outils qui permettent de comprendre comment une organisation se constitue et peut se transformer.Cette initiation peut être prolongée avec profit par l'ouvrage collectif Les Nouvelles Approches sociologiquesdes organisations (Seuil, 3e éd., 2005).Philippe BernouxSociologue, docteur d'État, directeur honoraire de recherches au CNRS, il a enseigné dans une école d'ingénieurs (INSA de Lyon), à l'université, dans des centres de formation continue (CNAM-IESTO) et dans de nombreuses entreprises.6e édition revue et corrigée

  • La littérature sur l'entreprise est surabondante, mais la réalité ne se laisse pas si facilement enfermer. L'entreprise ne se définit pas seulement par la personnalité de ses dirigeants, par la qualité de sa production, le dynamisme de ses commerciaux, l'habileté de ses financiers, de son DRH ou de son Dircom.D'où l'utilité d'un discours rigoureux et de principes d'analyse des entreprises qui prennent appui sur les différents courants sociologiques.Après la vulgarisation des théories de Michel Crozier, Ph. Bernoux propose une présentation très pédagogique des différentes méthodes ou théories qui sont utilisées actuellement pour mieux connaître les entreprises. Bien sûr, il y reprend l'analyse de Crozier, mais il expose aussi les autres écoles : l'entreprise comme système de liens sociaux, comme lieu d'apprentissage, ce qu'on appelle la théorie de la traduction, etc.En s'appuyant sur des études de cas, l'auteur de La Sociologie des organisations (nouv. éd., 2009) explique ces différentes approches et en montre le bon usage.

  • Pas plus qu'on ne change la société par décret, on ne la change sans les acteurs qui la composent. Pourtant, la plupart des ouvrages sur le changement dans les entreprises et les organisations suivent la première logique, celle du décret ; le discours dominant valorise le changement par les contraintes et la domination.
    Ce livre montre au contraire que les acteurs, à l'intérieur d'une organisation, ne sont jamais passifs, ne sont pas seulement des objets de la domination, mais qu'ils demeurent actifs et que, sans leur implication et s'ils ne s'approprient pas les outils proposés, les changements ne peuvent tout simplement pas avoir lieu.
    Cette affirmation s'appuie sur les théories sociologiques les plus classiques, et se trouve confirmée par les nombreuses observations de la vie des entreprises et des organisations que l'auteur a menées depuis plus de trente ans.
    La première partie, consacrée à l'analyse critique des grands courants de la sociologie du changement, amène l'auteur à partir d'une sociologie de l'action fondée sur l'interaction entre contraintes et autonomie. Une deuxième partie dresse l'état de nos savoirs sur le rôle et le poids des déterminants du changement (les contraintes socio-économiques et techniques, les institutions, les acteurs). La troisième partie décrit les transformations en cours et se termine par des conclusions pratiques quant à la conduite du changement.

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