• Un estaminet flamand tenu par la grosse Madame Janssens et sa fille Thérèse, le brave Michel Wattier qui y dort si bien mais perd ses pantoufles parisiennes sans arrêt et, au loin, les routes et les canaux du pays de Bruges... Et aussi Julma qui rie sans cesse en parlant du temps, et Laurence, toujours pas plus bavarde que dix ans auparavant...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • C'est entre 1935 et 1939, que Pierre de Lescure, après avoir fondé et dirigé La Quinzaine critique, publia ses premières oeuvres : Pia Malécot, Tendresse inhumaine, Souviens-toi d'une auberge, La tête au vent. Une technique romanesque, encore inconnue du public français, s'y manifestait, visant à élaguer du récit tous les intermédiaires, à faire constamment appel à l'allusion, à établir les aventures à la fois en dehors et au-dedans des personnages, et à vous donner le plus vivement possible l'impression de la vie qui passe. « La grande qualité de Pierre de Lescure, écrivait Edmond Jaloux, est de montrer des gens qui vivent. Aucune introspection, aucun commentaire de l'écrivain : des gestes, des actes, des paroles, qui se suivent devant nous, sans que rien nous éclaire sur le fond des êtres. Et, cependant, ce fond s'éclaire peu à peu et laisse apparaître une sorte de vérité, une vérité mouvante, indécise, complexe, comme l'est la vérité des caractères, comme l'est la vérité de la vie. » Dès l'armistice de 1940, Pierre de Lescure s'engage dans la Résistance active ; puis, il fonde avec Vercors, en 1942, Les Éditions de Minuit. Recherché par les Allemands, il laisse à Paul Éluard la direction de ces dernières, et gagne le maquis du Haut-jura où il participera aux attaques de 1944. La guerre terminée, il écrit en Suisse les deux volumes du Souffle de l'autre rive, et prépare la création de la revue Roman. Mais, c'est à Saint-Paul-de-Vence, où il se fixe en 1948 avec Célia Bertin, que se développe et s'affirme cette volonté de purification et de renouvellement, à l'origine de laquelle on trouve les lignes que le fondateur des Éditions de Minuit signait dès 1942 : Il ne s'agit plus de petites renommées personnelles. Peu importe une voie difficile. Il s'agit de la pureté spirituelle de l'homme. Lignes auxquelles ferait écho, dix ans plus tard, le manifeste collectif de la revue Roman : Le roman n'est pas un art d'agrément. Non plus de l'art pour l'art. Il n'y a d'art que par l'homme et pour l'homme. En 1953, l'équipe de Roman monte à Paris et, en septembre de la même année, paraît la collection du même nom. Dès lors, un mouvement littéraire se développe, auquel se joignent, de plus en plus, des romanciers de tous les pays.

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  • Dans une situation de harcèlement, on s'aperçoit que chaque acteur joue inconsciemment sa partition.  La victime et l'harceleur ne se rencontrent pas par hasard. Ils traduisent dans leurs comportements respectifs un mal être, empreint de dévalorisation et de peur. Ce livre s'adresse à tous les parents. Il les invite à revisiter leurs comportements éducatifs, leurs valeurs, leurs croyances, afin d'accompagner leurs enfants à devenir pleinement eux-mêmes, sans peur ni culpabilité.
    Comment favoriser chez nos enfants, une expression pleine et entière d'eux-mêmes qui les immunisera contre ce type de problème  ? Comment réussir à transmettre à nos enfants nos valeurs pour les faire devenir des adultes pleinement épanouis  ? c'est l'objectif de livre écrit par une psychopédagogue.

  • Geoff Andrew o Virginie Apiou o Danielle Attali o Mehmet  Basutçu o Stéphanie Belpêche o Jean-Christophe Berjon o Gautaman Bhaskaran o Fabienne Bradfer o Peter Bradshaw o Henry Chapier o Thierry Chèze o Anupama Chopra o Michel Ciment o Lorenzo Codelli o Jean-Luc Douin o Philippe Dupuy o Samir Farid o Aurélien Ferenczi o Jean-Michel Frodon o Leonardo García Tsao o Ernesto Garratt Viñes o Carlos Gomez o Léonard Haddad o Danièle Heymann o Nick James o Thierry Jousse o Serge Kaganski o Eric Kohn o Jean-Marc Lalanne o Stéphanie Lamome o Jean-Pierre Lavoignat o Fabrice Leclerc o Gérard Lenne o Éric Libiot o Min Liu o Lucien Logette o Jacques Mandelbaum o Paolo Mereghetti o Pascal Mérigeau o Luciano Monteagudo o Jacques Morice o Pierre Murat o Éric Neuhoff o Guillemette Odicino o Andrei Plakhov o Jean-Claude Raspiengeas o Laurent Rigoulet o Kong Rithdee o Philippe Rouyer o Gloria Satta o Nicolas Schaller o Jan Schulz-Ojala o Olivier Séguret o Jean Serroy o Thomas Sotinel o Kenneth Turan o Pierre Vavasseur o Caroline Vié

  • In the baba

    ,

    • Grasset
    • 22 Février 2012

    Pierre Lescure ? On pensait qu'il n'écrirait jamais ses Mémoires. Trop pressé d'aller de l'avant, pas assez nostalgique. Et pourtant, les voici. Et quelle vie !
    L'enfant de Choisy, le fils de communiste, l'infatigable curieux de toute information, le zappeur de la planète fait un arrêt sur image : comment devient-on Lescure ? Comment un journaliste formé à la dure peut-il prendre les rênes de ce qui fut, à Canal +, l'invention la plus excitante du PAF ? Et si l'on est un saltimbanque, un ami des artistes, un meneur de jeu, peut-on s'improviser patron de milliers de salariés et homme de chiffres ? Quand l'édifice chancelle, qu'on part avec fracas, que ressent-on ?
    Les coulisses du pouvoir, la politique, les émissions cultes, les grandes figures, de Pierre Desgraupes à André Rousselet en passant par Rupert Murdoch, les vrais amis, les véritables traîtres, et même, chez un homme pudique et sensible, quelques beaux portraits de femmes dévoilées, voilà le programme.
    Le mystère Lescure ? Il subsiste, bien sûr, jusque dans sa manie des collections et sa générosté folle, mais au moins nous en saurons un peu plus...

  • Ce livre est le drame de l'homme moderne, face aux crises de notre civilisation. Non seulement il doute, mais vit un monde incohérent, et la vie même l'oblige à se remettre en question. Ce livre n'est pas un roman, ni même une histoire, mais un récit qui se déroule au fur et à mesure que l'auteur l'écrit. Il est la manifestation directe de la vie telle qu'elle jaillit au sein même de l'auteur, qui nous entraîne avec lui, à la découverte de nous-mêmes.

  • Venant de la mer, Gago aborde sur la terre qu'il voit pour la première fois. Depuis les côtes du Maine, son itinéraire le conduit le long du fleuve Hudson, via la petite ville de Bethléem, dans le New Hampshire, jusqu'à New York, Babel, microcosme plein comme un oeuf dont Manhattan est le germe. Chemin faisant, Gago découvre les humains. L'amour ne lui sera révélé qu'après que Nouli, le « soleil de sa vie », aura regagné son pays pour toujours. Dans Babel, Gago va connaître les épreuves habituelles : ambition, pauvreté, femmes, et de touchants élans de fraternité humaine dans cette Maison de Verre des Nations Unies, où il est préposé aux ascenseurs. Plus tard, persuadé qu'il n'a plus rien à faire parmi les hommes, il décide de retourner sur « la mer première ». À ce moment, une vieille prostituée déchue, ombre parmi les ombres de Manhattan, le hèle. Ce qu'elle lui demande, c'est l'amour, le don total. Ce qu'elle lui demande, à la fin de cette prodigieuse quête, c'est de découvrir par les voies les plus naturelles, l'amour du Créateur pour ses plus humbles créatures. Un premier roman a rarement imposé une vision du monde aussi foisonnante et aussi chaleureuse.

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