• Une saison chez Lacan
    À trente ans à peine, Pierre Rey a toutes les apparences d'un jeune homme heureux, il fait partie de ceux qui ont " réussi ". Chroniqueur dans un quotidien, joueur invétéré vivant très au-dessus de ses moyens, il mène une vie mondaine et frivole dont le plaisir est l'unique objet. Pourtant, ses angoisses se multiplient, sa peur d'affronter le vide grandit.
    Alors, il décide de faire table rase du présent, quitte travail et amis, et gravit les marches de pierre usées du 5 rue de Lille qui conduisent chez Lacan. Et c'est là, pendant dix ans, qu'il effectuera sur le divan du célèbre analyste le plus long de ses voyages.
    Pierre Rey (1930-2006)
    Journaliste (prix de la Chronique parisienne), longtemps directeur de Marie Claire, il fut l'auteur de plusieurs romans et de deux pièces de théâtre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Même s'il prend parfois un "s", il reste par essence singulier. C'est le moteur de notre vie. Il nous accompagne. Il nous gouverne. Il nous régit. On l'éprouve. Il nous éprouve. Il nous hante. Il nous fuit. Comment le définir ? D'où vient-il ? Comment se manifeste-t-il ? Pour saisir, pour appréhender cet obscur objet qu'est le désir, Pierre Rey se réfère aux textes fondateurs, interroge les grands mythes, la psychanalyse et sa propre expérience. Il nous invite à un curieux voyage intérieur dans lequel il est question du temps, d'éthique, des corps, des coeurs, d'amour, de vie, de mort...

  • « Notre division était anéantie ; ne pouvant avancer par la route, je passais par les champs où s'entassaient derrière moi des hommes et des chevaux blessés et mutilés, dans un état des plus horribles. Décrire ces horreurs est au-dessus de mes forces. » Sous la plume du lieutenant Andreev, qui en 1812 combattait, tout jeune homme, dans les rangs de l'armée russe, l'atroce bataille de la Moskova se dérobe. Comment saisir ce que fut la campagne de Russie pour ceux qui la vécurent ?
    Proposer pour la première fois une histoire humaine de la guerre qui opposa l'Empire français à l'Empire russe, en s'appuyant sur des sources jusque-là négligées et des matériaux d'archives inexplorés : tel est l'objet de ce livre. Les sans-grade, civils ou simples soldats, y tiennent le même rang que les héros de guerre ; la voix du peuple russe s'y mêle à celle des grognards de la Grande Armée, pour éclairer d'un jour nouveau l'affrontement des deux géants qui déchira l'Europe.

    Illustration : Olivier-Marc Nadel © Flammarion.
    © Flammarion, 2012, pour l'édition originale © Flammarion, 2014, pour la présente édition en coll. « Champs »

  • Ce qui est directement connaissable est fini, pourtant dès que nous pensons surgit alors la notion d'infini. Depuis la plus haute Antiquité, les hommes ont ainsi été confrontés à la notion d'infini. En mathématiques le simple fait de vouloir diviser un nombre par zéro implique d'envisager ce concept. Par ailleurs, il existe plusieurs sortes d'infinis mathématiques : par exemple, l'infini de l'ensemble des nombres réels est plus «peuplé» que celui des nombres naturels. Les physiciens, hommes de l'expérimentation, ont toujours concentré leurs efforts sur l'élimination des infinis. Pourtant, les théories les plus modernes, comme celles des quantas ou des trous noirs, font surgir de nouveaux infinis. Et que dire des fractales, de la théorie des cordes, de la cosmologie quantique ? L'infini y renaît sans cesse de ses cendres. Entièrement révisé à la lumière des derniers résultats de la recherche, cette nouvelle édition retrace quelques grandes étapes des «histoires parallèles» de l'infini en cosmologie, en mathématiques et en physique fondamentale et leurs inextricables relations avec le statut métaphysique qu'a également l'infini. Deux nouveaux chapitres développent les notions d'horizon cosmique et d'univers multiple.
     
     

  • Embrasser toute l'histoire russe dégage des lignes de force et des permanences structurelles, en dévoilant les réalités complexes d'un État-continent.

    Plus de 90 cartes et infographies inédites présentent l'histoire de la Russie, mettant l'accent sur les différentes régions d'un territoire immense et sur les modalités de son contrôle par l'État.

    o La Russie impériale, puissance en expansion depuis le XVe siècle, est fragilisée par une modernisation tardive et la guerre ; elle est mise à terre par la Révolution de février 1917
    o La Russie soviétique se forge dans une immense violence politique et sociale tout en donnant naissance à un monde nouveau, urbain et industriel
    o La période postsoviétique voit la Russie, après un temps de repli et d'incertitudes, tenter de renouer avec sa grandeur passée.

    D'Ivan III, «grand-prince de Moscou et de toute la Russie» au XVe siècle, à Vladimir Poutine, président d'un pouvoir central de retour sur la scène internationale, le territoire de la Russie a ainsi connu de nombreuses évolutions.

  • Du tsar Alexandre Ier, son éternel rival, Napoléon en exil disait : « Il peut aller loin. Si je meurs ici, ce sera mon véritable héritier en Europe. » Napoléon est bien mort à Sainte-Hélène, en 1821 ; mais Alexandre le suivit dans la tombe dès 1825, à l'âge de quarante-huit ans. Et sa disparition brutale, survenue dans des circonstances troublantes, ajouta encore au mystère de celui que ses contemporains appelaient le « sphinx ».
    S'appuyant sur des archives jusque-là négligées et sur des documents inédits, cette biographie éclaire d'une lumière nouvelle le destin complexe d'Alexandre. Elle peint l'enfance du grandduc, couvée et régie par sa grandmère, Catherine II ; elle décrit son accession brutale au trône en 1801, à l'âge de vingt-trois ans ; les débuts brillants de son règne ; et surtout son duel avec Napoléon, qui culmine avec l'invasion de la Russie par la Grande Armée et l'incendie de Moscou en 1812. Sur l'échiquier titanesque qu'est alors l'Europe, le jeune tsar devient une pièce centrale.
    La gloire, pourtant, Alexandre en est las : à mesure que les années passent, son salut le préoccupe toujours plus. Une obsession qui prend d'étranges chemins, puisqu'il envoie à Rome, peu de temps avant de mourir, un émissaire secret au pape Léon XII.
    L'enquête de sa biographe montre que la tentation catholique a bien effleuré le tsar Alexandre... Est-il vraiment mort, d'ailleurs, en 1825 ? Le doute subsiste...

  • L´ouvrage fournit toutes les clés pour analyser le roman de Camus.
    Le résumé détaillé est suivi de l´étude des problématiques essentielles, parmi lesquelles :
    - Sources et parentés de Camus - Meursault, un personnage de nouveau roman - Les autres personnages - Les principaux thèmes - Le sens du roman - L´écriture de Camus.

  • La Russie est-elle européenne ? Qu'est-ce qu'être russe ? Depuis le xvie siècle, la Russie entretient un lien complexe et ambigu avec l'Europe occidentale. À la tête d'un véritable État-continent s'étendant de l'Europe à l'Asie, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et les relations à nouer avec l'Europe, tour à tour perçue comme modèle de modernité et d'efficacité ou comme source de danger et de subversion. D'Ivan le Terrible à Vladimir Poutine, les décideurs russes ont été confrontés à ce « dilemme » : fallait-il imiter l'Europe pour mieux la dépasser, ou bien s'en protéger ? D'une plume alerte, en s'appuyant sur un vaste ensemble documentaire, Marie-Pierre Rey explore les tourments de l'identité russe, à la croisée de l'histoire des relations internationales et de l'histoire des représentations.

  • Le 31 mars 1814, à l'issue d'une bataille féroce qui a fait quinze mille morts en moins de vingt-quatre heures, le tsar Alexandre Ier entre triomphalement dans les rues de Paris. C'est la fin de la campagne de France menée par les Russes et leurs alliés, et l'effondrement du régime napoléonien. L'occupation russe durera le temps d'un printemps. Cette brève période, méconnue, est pourtant cruciale dans notre histoire. Politiquement d'abord : Napoléon abdique à Fontainebleau et part pour l'île d'Elbe, cependant que Louis XVIII, revenu d'Angleterre, accède au trône. Sur le plan géographique, ensuite : le traité de Paris fixe les nouvelles frontières de la France, prélude au congrès de Vienne qui, quelques mois plus tard, redessinera la carte de l'Europe. Culturellement enfin : les Cosaques, qu'on croise en bonnets de fourrure dans les allées des Tuileries, laisseront des traces durables dans les mémoires. En s'appuyant sur de nombreuses sources tant françaises que russes, Marie-Pierre Rey offre un nouveau regard sur la campagne de France et fait toute la lumière sur cet épisode clé de l'histoire de l'Europe.

  • Plus de 90 cartes et infographies inédites présentent l'histoire de la Russie, mettant l'accent sur les différentes régions d'un territoire immense et sur les modalités de son contrôle par l'État.
    o La Russie impériale, puissance en expansion depuis le XVe siècle, est fragilisée par une modernisation tardive, la guerre, et mise à terre par la Révolution de février 1917.
    o La Russie soviétique se forge dans une immense violence politique et sociale tout en donnant naissance à un monde nouveau, urbain et industriel.
    o La période postsoviétique voit la Russie, après un temps de repli et de fragilité, tenter de renouer avec sa grandeur passée.
    D'Ivan III, « grand-prince de Moscou et de toute la Russie » au XVe siècle, à Vladimir Poutine, président d'un pouvoir central de retour sur la scène internationale, le territoire de la Russie a ainsi connu de nombreuses évolutions.

  • Suivez le parcours périlleux du vaillant Moustache, un chien-soldat qui a suivi et soutenu durant 13 ans les grognards des guerres napoléonniennes.
    De 1798 à 1811, Moustache, un solide barbet venu du bocage normand, a accompagné les grognards des guerres napoléoniennes. Il les a suivis dans leurs déplacements épuisants et les a soutenus dans les batailles les plus glorieuses. Aux côtés des maréchaux empanachés, virevoltant d'une victoire à l'autre, Moustache honore le peuple des obscurs et des sans-grade, les soldats, les chevaux et les chiens, ses frères d'armes et de misère, qui parcouraient l'Europe au son du clairon et sous le feu de la mitraille. Moustache est fauché par un boulet espagnol le 11?mars 1811, à la bataille de Badajoz, face à l'ennemi. Il laisse le souvenir d'un vaillant chien-soldat, témoin, sur le terrain, des peines et de l'ardeur inépuisable des grognards. «?Moustache est l'une des plus hautes illustrations de l'espèce et l'une de nos gloires les plus pures.?» Eugène Gayot (1808-1891), vétérinaire et écrivain zoologiste français
    Découvrez ou redécouvrez l'histoire fascinante des guerres napoléoniennes avec un récit qui adopte un point de vue inédit, celui d'un chien-soldat qui a marqué les mémoires.
    EXTRAIT
    La progression, jusque-là périlleuse, se dégrade encore quand la troupe atteint les premières plaques de neige glacée après avoir dépassé Bourg Saint-Pierre. La glace déchire les souliers, fait glisser les canons qu'il faut remonter du ravin. La nuit, Guillaume se blottit contre moi et nos deux chaleurs animales conjuguées renforcent notre résistance au froid. Le jour venu, je suis, pour ma part, aussi apte à marcher en avant, même les pattes nues, qu'à courir à la gamelle.
    Nous arrivons à l'entrée du col, et devant l'hospice des moines, une meute de gros chiens blancs, débonnaires et indifférents, nous regarde passer. Ils ignorent, ces braves chiens infirmiers, que je vais terrasser les Autrichiens et conquérir le Nord de l'Italie. Mais certains d'entre eux méritent aussi de la patrie. De jeunes soldats s'étant égarés dans la neige ont été découverts, presque morts de froid, par les chiens des religieux, et transportés à l'hospice où ils ont reçu les soins qui les ramènent à la vie. Les moines apportent un seau de vin pour douze soldats, un quart de fromage de gruyère et une livre de pain. Le Premier consul fera témoigner plus tard sa reconnaissance aux bons pères et à leurs chiens par une dotation.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-Pierre Rey, diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Paris, colonel du Kentucky, est chef d'entreprise. Esprit éclectique, il est passionné par la greffe des pommiers et par la poursuite, en Manche, sur son voilier Ascor IV, de l'orque-épaulard. Il a publié chez Dalloz et chez Dunod plusieurs livres de gestion consacrés au secteur public local. En transcrivant les mémoires de Moustache, il a montré sa capacité exceptionnelle à nous parler de notre Histoire, souvent glorieuse et, quelquefois, honteuse.

  • Le 31 mars 1814, à l'issue d'une bataille féroce qui a fait quinze mille morts en moins de vingt-quatre heures, le tsar Alexandre Ier entre triomphalement dans les rues de Paris. C'est la fin de la campagne de France menée par les Russes et leurs alliés,

  • La Russie est-elle européenne ?
    À la tête d'un véritable État continent s'étendant en Europe et en Asie depuis le XVIe siècle, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et de se heurter à la q

  • En 1985, l'arrivée de Mikhail Gorbatchev au pouvoir ne tarde pas à bouleverser le régime soviétique établi. À l'origine soucieux de réformer le pays pour en enrayer le déclin économique, le Secrétaire Général du PCUS se lance peu à peu dans une révolution politique et sociale autant que culturelle. Glasnost et perestroïka sont à l'ordre du jour ; le pouvoir s'engage dans une remise en cause du fonctionnement socialiste de l'économie, s'oriente vers l'abolition du rôle dirigeant du Parti communiste et accorde à une société civile avide de changements des libertés inédites. Mais les réalisations ne sont pas à la hauteur des espoirs initiaux. En quelques années à peine, en butte à des difficultés croissantes, le régime soviétique implose, faisant place à une Fédération de Russie dont les contours politiques, géographiques et mentaux, fragiles, ne lui permettent pas d'échapper à une profonde crise identitaire.Qu'en est-il aujourd'hui, vingt ans après les débuts de la perestroïka ? Quel bilan peut-on dresser des deux décennies écoulées ? En quoi la Russie actuelle, modelée par les présidences successives de Boris Eltsine et de Vladimir Poutine, diffère-t-elle de l'Union soviétique de 1985 sur le plan politique, institutionnel et économique ? La société russe a-t-elle elle-même véritablement changé ? Quels sont les comportements, les aspirations et les valeurs dans lesquels les Russes se reconnaissent aujourd'hui ? C'est à l'ensemble de ces questions complexes que cet ouvrage se propose de répondre.Marie-Pierre Rey est professeur d'Histoire russe et soviétique à l'Université de Paris I Panthéon Sorbonne et directrice du centre de recherches en Histoire des Slaves. Elle a notamment publié La Tentation du Rapprochement, France et URSS à l'heure de la détente, 1964-1974 (1991), De la Russie à l'Union soviétique, la construction de l'Empire, 1462-1953 (1994) et Le Dilemme russe, la Russie et l'Europe occidentale d'Ivan le Terrible à Boris Eltsine (2002).Alain Blum est directeur du centre d'études du monde russe, soviétique et post-soviétique, directeur d'études à l'EHESS et directeur de recherches à l'INED. Il est l'auteur, entre autres, de Naître, vivre et mourir en URSS (1994) et L'Anarchie bureaucratique. Statistique et pouvoir sous Staline (avec Martine Mespoulet, 1994).Martine Mespoulet, docteur de l'EHESS en démographie et sciences sociales, est maître de conférences de sociologie à l'université d'Angers. Elle a publié Statistique et révolution en Russie. Un compromis impossible (1880-1930) (2001) et L'Anarchie bureaucratique. Statistique et pouvoir sous Staline (2003).Anne de Tinguy, chercheur au CNRS, rattachée au CERI (Centre d'Études et de Recherches internationales), est enseignante à l'Institut d'Études Politiques de Paris et à l'INALCO. Elle a notamment publié La Grande migration. La Russie et les Russes deuis l'ouverture du rideau de fer (2004).Gérard Wild est conseiller du directeur au CEPII et enseignant à l'Institut d'Études Politiques de Paris. Il a publié de nombreux ouvrages en collaboration parmi lesquels De l'URSS à la CEI : douze États en quête d'identité (1997) et L'Europe post-communiste (dirigé par Domique Colas, 2002).
    La Russie et le monde, de l'Occident à l'Asie. La Russie et son ancien empire : le difficile apprentissage d'une nouvelle vie internationale. Les Russes et leur État de 1985 à nos jours. La montée en puissance des acteurs privés : de l'économie désobéissante au marché quasi régulé. De l'omnipotence de l'État-Parti au risque autoritariste. Parcours de vies de l'URSS à la Russie. Individu, famille et population en Russie. Des différences sociales accrues. Survie et adaptation face aux changements.

  • Ce qui est directement connaissable est fini, pourtant dès que nous pensons surgit alors la notion d'infini. Depuis la plus haute Antiquité, les hommes ont ainsi été confrontés à la notion d'infini. En mathématiques le simple fait de vouloir diviser un nombre par zéro implique d'envisager ce concept. Par ailleurs, il existe plusieurs sortes d'infinis mathématiques : par exemple, l'infini de l'ensemble des nombres réels est plus «peuplé» que celui des nombres naturels. Les physiciens, hommes de l'expérimentation, ont toujours concentré leurs efforts sur l'élimination des infinis. Pourtant, les théories les plus modernes, comme celles des quantas ou des trous noirs, font surgir de nouveaux infinis. Et que dire des fractales, de la théorie des cordes, de la cosmologie quantique ? L'infini y renaît sans cesse de ses cendres. Entièrement révisé à la lumière des derniers résultats de la recherche, cette nouvelle édition retrace quelques grandes étapes des «histoires parallèles» de l'infini en cosmologie, en mathématiques et en physique fondamentale et leurs inextricables relations avec le statut métaphysique qu'a également l'infini. Deux nouveaux chapitres développent les notions d'horizon cosmique et d'univers multiple.

  • Au début des années 60, l'Etat français conduit par le général de Gaulle s'engage, « au nom de l'histoire et de la géographie », dans une politique de rapprochement avec l'Etat soviétique, lui-même soucieux à ce moment de s'ouvrir à ('Occident. C'est le début de la détente, période originale, complexe, qui met un terme à l'ère relativement linéaire de la guerre froide ; l'Etat français fait alors figure de précurseur. Poursuivie sous la présidence de Georges Pompidou, la détente bilatérale, encadrée par des rencontres au sommet et des concertations politiques régulières, se concrétise : à l'accroissement sensible des échanges commerciaux répondent le développement de la coopération économique et scientifique et l'essor des relations culturelles. Pourtant, en dépit de ses succès, la détente franco-soviétique n'a pu se délivrer d'un certain nombre d'appréhensions réciproques et s'est essoufflée, vite dépassée par l'entente américano-soviétique et le rapprochement germano-soviétique, dans l'indifférence de l'opinion française. Peut-on analyser et expliquer ce phénomène ambigu ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage, qui, au départ, est le produit d'un travail pratique sur le « terrain », débouche sur une critique extrêmement poussée et originale de la pensée économique bourgeoise, même sous ses formes les plus récentes. Pour l'auteur, cette démarche est une nécessité pour tous. L'idéologie bourgeoise domine tout notre paysage intellectuel. Ceux qui croient y échapper, sans s'être donné pour première tâche de la critiquer et de lutter contre elle, ne font que la reproduire et la renforcer à leur insu. L'ouvrage, en étudiant le système lignager, propose une analyse minutieuse du procès d'articulation entre système lignager et système capitaliste, considérés comme modes d'exploitation. La problématique employée prend le contre-pied de la problématique de l'économie vulgaire et de la transposition de cette problématique par Sartre.

  • Les alliances de classes ont été étudiées par les marxistes, au moins en Europe, exclusivement au niveau politique. Leur fondement économique, dans les rapports de production, n'a pas été abordé depuis Marx. Les deux textes de ce volume : « Sur l'articulation des modes de production » et « Matérialisme historique et luttes de classes », veulent combler cette lacune du marxisme (pour le premier) et en chercher les raisons (pour le second). Pourquoi une alliance entre classes et couches exploitées de modes de production différents doit-elle être une alliance définitive ? Pourquoi l'extension d'une alliance tactique entre une classe exploitée et une classe (ou une couche) exploiteuse au niveau stratégique se retourne-t-elle toujours contre la classe exploitée ? Quelles sont, au sein d'une classe exploitée, les couches qui sont naturellement porteuses de l'intérêt commun de classe ? C'est à tous ces problèmes que ce livre tente d'apporter une première réponse. Dans un monde où le prolétariat n'est jamais seul (même dans les métropoles) pour construire le socialisme et où il est, la plupart du temps, très minoritaire (dans les pays dominés), une analyse des alliances de classes, fondée sur la structure même des formations sociales et sur la lutte des classes qui révèle cette structure et non sur l'idéologie de telle ou telle organisation parlant au nom des exploités, est une arme pour les combats à venir.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Europe est à nouveau travaillée par les passions nationales et nationalistes. Rassembler des documents sur l'évolution de l'idée de nation et sur l'émergence des nationalismes européens entre le Printemps des peuples (1848) et la Grande Guerre (1914), nous a paru aussi éclairant pour le présent que pour le passé. La parole a été donnée aux contemporains, acteurs ou témoins, illustres ou obscurs. Deux cent sept textes illustrent les facettes d'une question complexe. Certains, peu connus ou inédits, parfois pittoresques, donnent à percevoir et à comprendre l'histoire des sensibilités nationales, vécues d'en bas. D'autres sont des affirmations, formulées d'en haut, ayant fait date, du discours contemporain sur la nation. Tous permettent à la réflexion historique et à l'analyse de prendre appui sur des documents, souvent plus suggestifs pour l'historien que des exposés généraux.

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