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  • L'espionnage international au XXe siècle : plus de cinquante " maîtres de l'ombre ".A sa manière, l'espionnage est un art. Comme tout art, il exige de ses pratiquants des dispositions spécifiques qui font de quelques-uns d'entre eux des virtuoses, des as. En un mot des maîtres. Ils se rattachent à des types différents, mais complémentaires : les grands patrons, les agents de terrain, les versatiles, les exécuteurs de basses oeuvres, les agents Action, les chasseurs de taupes et les fauteurs de troubles. Tous se sont adonnés en " seigneurs " à ce métier à risques entraînant parfois l'Histoire avec eux.

  • Une histoire totale des services secrets de l'Antiquité à nos jours.Le plus vieux métier du monde ? Non, mais un des plus anciens. Si l'espionnage plonge ses racines dans l'histoire la plus reculée, celle des Grecs, Romains, et Chinois, il trouve aujourd'hui des débouchés exponentiels avec la cybersurveillance et l'écoute téléphonique mondialisées. Entre-temps, il a connu l'émergence de l'Intelligence Service sous Elisabeth Ire d'Angleterre, le combat des agents secrets de Louis XVI pour l'indépendance américaine, la guerre de l'ombre franco-anglaise sous la Révolution puis l'Empire, l'essor des services du tsar ou du Kaiser. La Grande Guerre et plus encore la Seconde Guerre mondiale marquent l'entrée en lice de la société civile, des femmes notamment, aux côtés des espions de métier. La guerre froide entre URSS et Occidentaux, qui se prolonge jusqu'en 1991, constituera enfin l'" âge d'or " de l'espionnage.
    Histoire toujours vivante, après le Mossad israélien, les Moukhabarat arabes et le Naisho japonais, de nouveaux acteurs font irruption dans l'univers multipolaire des services secrets d'aujourd'hui, comme la R&AW indienne ou le Guoanbu chinois, mais aussi les mouvements djihadistes auxquels cet ouvrage consacre de substantiels développements. L'espionnage se fait numérique, ses technologies montent en puissance.
    Trente-cinq années d'investigation pour la presse et l'édition sur le monde opaque des services secrets auront été nécessaires pour composer cette première histoire totale, inédite par son ampleur, ses mises en perspective et ses multiples révélations.

  • L'espionnage au féminin.Plus inconnues encore que les espions, voici les espionnes. Celles dont on ne parle jamais. Celles qui agissent dans l'ombre depuis la nuit des temps mais que cette nuit, toute masculine, occulte.
    Historien reconnu du renseignement, Rémi Kauffer révèle la véritable odyssée des femmes dans les services secrets, odyssée qui débute au XVIIe siècle, quand l'Angleterre invente le néologisme de "
    she-intelligencer ", et se poursuit en 2019, à l'heure où une Américaine dirige la CIA.
    Portraits, récits et révélations ponctuent cet incroyable thriller vrai. À chaque page, une découverte : la vérité sur Mata Hari ou Milady de Winter, les espionnes de l'Ancien Régime, les " soldates inconnues " de la Grande Guerre, le front féminin invisible de Staline ou de Hitler, les Françaises chefs de réseau dans la Résistance, les chanceuses, les scandaleuses, les saboteuses, les tueuses, les taupes et les chasseuses de taupe, les héroïnes, les manipulées, les sacrifiées. Les espionnes enfin des deux guerres froides, ancienne comme actuelle : celles de la DGSE, du Mossad, du MI 6 anglais, du SVR russe, du Guoanbu chinois, de la CIA.
    Une somme inégalable qui dévoile enfin ce pan caché de l'histoire des femmes et, au-delà, de l'histoire des services secrets.

  • Les hommes du Président

    Rémi Kauffer

    • Perrin
    • 8 Novembre 2018

    La vie des " services " vue de l'intérieur.Pas de service de renseignement efficace s'il n'a l'oreille du pouvoir politique. Le présent ouvrage révèle un siècle de rapports souvent compliqués mais toujours passionnants entre les chefs d'Etat ou de gouvernement et leurs " services ". Un siècle d'histoire secrète qui n'englobe pas seulement la France (de Gaulle, Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande), mais aussi bien les Etats-Unis (Roosevelt, Truman, Eisenhower, Kennedy, Nixon, Reagan, Clinton, Bush père et fils, Obama) ou la Russie (Lénine, Staline, Khrouchtchev, Brejnev, Gorbatchev, Eltsine). Et d'autres encore : l'Angleterre (Churchill, Thatcher, Blair) ; l'Allemagne (Hitler, Adenauer, Honecker, Kohl, Merkel) ; la Chine (Chiang Kai-shek, Mao, Deng Xiaoping) ; Israël (Ben Gourion, Golda Meir, Begin) ; les pays arabes. Sans oublier ce quatuor aux manettes aujourd'hui : Poutine, Xi Jinping, Donald Trump et Emmanuel Macron.

  • La saga des Hachémites

    Rémi Kauffer

    • Stock
    • 22 Avril 2009

    Quatre frères de deux mères différentes. Trois seront rois, dont l´un à deux reprises. Le destin tumultueux de leur fratrie, celle des Béni Hachem, les Hachémites, traverse et résume un siècle d´histoire du Moyen-Orient. Rien n´y manque : les rivalités entre impérialismes ottoman, anglais et français, l´Arabie, l´Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie, le sionisme, la Première et la Seconde Guerre mondiales, la lutte contre les projets nazis à Bagdad, Glubb Pacha et sa " Légion arabe ", la fondation de l´État hébreu, le sort tragique des Palestiniens. Et, au milieu des guérillas et des révolutions, le pétrole.

    Winston Churchill, Lawrence d´Arabie, Ibn Séoud, le chef des terribles guerriers wahabbites, Ben-Gourion, le premier président israélien, Nasser l´Égyptien, le grand mufti de Jérusalem, implacable ennemi des Juifs et des Hachémites, Saint-John Philby, père du futur espion soviétique Kim Philby, Gertrude Bell...

    Avec leur père, le chérif de La Mecque, les Hachémites lancent, aux côtés de Lawrence d´Arabie, la guérilla de 1916-1918 contre les Turcs. Ils veulent un royaume arabe unifié sous la coupe de leur famille.

    L´aîné, Ali (1879-1935), dernier roi du Hedjaz - la partie occidentale de la péninsule arabique qui abrite les villes saintes de Médine et de La Mecque -, va en être banni par Ibn Séoud. Les Hachémites ont perdu la terre sacrée de l´islam. Favori de Lawrence d´Arabie, Fayçal (1885-1933) devient roi de Syrie.
    Mais l´armée française le chasse de Damas. br> >Spolié de sa couronne, Abdallah (1882-1951), le cadet, devra se contenter de la Jordanie. Assassiné devant la mosquée d´Omar, à Jérusalem, par un Palestinien pour sa modération envers Israël auquel il a pourtant livré une guerre, c´est son petit-fils, le roi Hussein, qui va lui succéder.

    L´héritier de Fayçal, Ghazi Ier, meurt dans accident d´automobile à la veille de la Seconde Guerre mondiale qui menace le trône et voit les nazis tendre la main aux nationalistes arabes.

    Seul échappe au massacre le petit dernier, Zaïed (1898-1972), ambassadeur d´Irak à Londres. La saga se conclut, en février 1999, avec la mort d´Hussein de Jordanie. Ç´en est fini du rêve hachémite, mais il aura beaucoup contribué à façonner le Moyen-Orient que nous connaissons aujourd´hui.

  • De la Commune à nos jours, comment et pourquoi Paris accueillit autant de révolutionnaires entre ses murs. Paris est depuis deux siècles la ville d'adoption et le lieu d'apprentissage des révolutionnaires du monde entier. Fascinés par la Révolution française, ces étrangers ont d'abord pour nom Buonarroti, Karl Marx ou Bakounine. Et plus tard Lénine, Trotski, Hô Chi Minh, Zhou Enlai, Deng Xiaoping ou Pol Pot : le gotha des futurs dictateurs rouges. Sous l'Occupation, les immigrés parisiens révolutionnaires luttent pour la France contre le nazisme dans les rangs des FTP-MOI, les résistants communistes étrangers. Mais, avec la guerre d'Algérie, le rouge commence à virer au vert : les activistes en armes de la fédération de France du FLN s'opposent en effet par tous les moyens à l'intégration de leurs compatriotes en exil dans l'ensemble français. Dans les années 1970-1980, des révolutionnaires d'un deuxième type viennent régler leurs comptes dans la Ville Lumière, à l'image des terroristes palestiniens, irakiens, syriens, libanais, iraniens, arméniens, des Brigades rouges ou de la bande à Baader. Enfin, le Paris sanglant que nous connaissons tragiquement aujourd'hui devient le terrain d'action de djihadistes qui, nés en France, se veulent ses pires ennemis. Héritiers des subversifs d'antan, les tueurs du Bataclan et ceux de 2016 en sont en même temps l'antithèse. Une histoire méconnue, tumultueuse que l'auteur dévoile au travers d'un récit enlevé et d'une surprenante galerie de portraits.

  • L'histoire de la Chine du XXe siècle à travers les quatre " empereurs " qui l'ont faite : Sun Yat-sen, Chiang Kai-shek, Mao Zedong et Deng Xiaoping.

    Chacun d'entre eux aura eu le mérite de réveiller le dragon chinois et d'effacer les humilitations subies par la chine face aux puissance occidentales au XIXe. Avec des moyens et des résultats contrastés. Un y sera pleinement parvenu, Deng Xiaoping. Car on peut retenir l'inconstance de Sun Yat-sen, hésitant entre la démocratie de l'Occident et la dictature du prolétariat de l'Union soviétique et se perdant dans le dédale de ses complots. Chiang Kai-shek fut sans doute à deux doigts de faire basculer la Chine dans l'ère moderne. Sorti grand vainqueur de la Seconde Guerre mondiale, il se retrouvait cependant quatre ans plus tard contraint d'abandonner la Chine continentale aux communistes, parce qu'il manquait de vision. Mao lui n'en manquait pas, ni non plus de charisme. Mais, la victoire venue, on le vit incapable de gérer le pays d'une main calme, sans cyclones et drames de toutes sortes provoqués par lui-même et qui se traduirent par les 40 millions de morts du Grand Bond en avant, les 3 millions au moins de la Révolution culturelle, sans compter les purges incessantes de l'armée, du parti communiste, des populations modestes. Deng Xiaoping (1904-1997), qui a vécu tous les soubresauts de la Chine moderne, de la Grande Marche jusqu'à l'entrée des communistes dans Pékin, de la Révolution culturelle jusqu'aux événements de la place Tien'anmen, est celui qui lui aura permis de faire sa mue et de rentrer dans la modernité pour devenir enfin "l'hyper-puissance" dont l'avènement avait été prophétisé par Napoléon à Sainte-Hélène: "quand la chine s'éveillera, le monde tremblera".

  • Les grandes affaires des services secrets Nouv.

    De l'ombre à la lumière. Les grandes affaires des services secrets du XXe siècle revisitées et racontées par un spécialiste hors pair. Qu'est-ce qui fait d'une opération des services secrets une " grande affaire " ? Son impact dans les rapports de forces entre les Etats comme à l'intérieur des Etats. Ces opérations d'envergure appellent tout naturellement un récit haut en couleurs, avec des personnages à l'avenant. De la jeunesse des services soviétiques, promoteurs de la
    dezinformatsia et déjà maîtres sous Staline de l'espionnage industriel, aux derniers feux de la guerre froide, l'auteur fait revivre tous les épisodes clé de l'espionnage au XXe siècle, leurs enjeux, leurs décors, leurs acteurs, leur époque.
    Rien n'est mis de côté : les intox anglaises couvrant avec succès le débarquement allié en Normandie ; la bataille secrète de quatre décennies à Berlin, épicentre de la guerre froide ; la crise des fusées de Cuba de 1962 ; les infiltrations soviétiques en France ; le front afghan ; l'affaire Farewell ; les contre-attaques occidentales ; les " taupes " russes au sein de la CIA ou du FBI. Un livre qui captive autant par ses portraits, ses récits, ses révélations que par ses mises en perspective. Plus qu'un livre d'aventures : un récit vrai qui se lit comme un roman policier.

  • Archimède 1968

    Rémi Kauffer

    Ils avaient vingt ans en 1944.  Leur groupe de Résistance : le réseau « Archimède ».  Leur action d'éclat : détruire les fichiers qui livraient les jeunes Français au travail obligatoire en Allemagne.  Leur combat : les barricades du Quartier latin pour la Libération de Paris. Leur espoir : une France juste et fraternelle. Mais au printemps 1968, elle semble loin, cette France !  Vingt ans, c'est désormais l'âge de leurs enfants. Des adolescents en pleine fièvre contestataire d'anarchisme en trotskisme, de Nanterre à la Sorbonne, de manif en émeute. Le drapeau tricolore cède la place au drapeau rouge et la croix de Lorraine, hier symbole de liberté, devient celui du vieux monde à abattre.  Comment se dérober, toutefois, quand Jacques Foccart, l'éminence grise du général de Gaulle, fixe aux anciens du réseau Archimède cette mission très secrète : faciliter et protéger des négociations secrètes à Paris entre Américains et Nord-Vietnamiens pour mettre fin à la guerre qui ensanglante l'Indochine ? Un chassé-croisé infernal se met alors en marche : les ados de 1944, devenus des adultes, courent d'un bout à l'autre d'un Paris figé dans la grève générale tandis que les ados de 1968 dressent d'autres barricades, celles de la contestation, et mettent la capitale à feu et à sang au nom des mêmes idéaux qu'eux autrefois.
      L'auteur de ce roman « transgénérationnel » où août 1944 téléscope mai 1968 ne s'est accordé que quelques libertés mineures avec l'Histoire. La réalité est en effet si riche qu'elle donne toujours plus de puissance à la fiction.

  • Voici un livre exceptionnel : il retrace l'épopée de la DGSE, le service de renseignement français à l'international, tout juste trentenaire, et des services qui l'ont précédée. Cette centrale d'espionnage et de contre-espionnage est en effet l'héritière

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