• 31 décembre 1962. Rollie Fletcher et Will Drake, agents de police corrompus au flair de chien de chasse, se lancent aux trousses de l'assassin d'un Marine. Au fur et à mesure de leur progression, émaillée de guerre du Viêtnam, d'assassinat de Kennedy, de Dexamyl et d'alcool, les protagonistes découvrent une affaire d'État qui ne les laisse pas indemnes. L'enquête devient pour eux quasiment métaphysique, une partie indissociable de leur être qui les pousse à chercher, revenir, passer par les portes dérobées, qui les hante et les obsède.Magnifiquement cru dans sa langue ponctuée de citations latines et bibliques et d'allusions cinématographiques, Richard Morgiève dresse le tableau des bas-fonds d'une frontière qui cristallise les tensions entre Mexique et États-Unis. Un roman hypnotisant et parfaitement maîtrisé, de bout en bout.

  • GRAND PRIX DE LITTÉRATURE POLICIÈRE 2019.
    PRIX MYSTÈRE DE LA CRITIQUE 2020.

    1954, USA : alors qu 'il fait sa tournée de nuit à la première neige, sur les hauts plateaux désertiques du comté de Garfield, dans l'Utah, le shérif Nick Corey découvre une voiture abandonnée. Au même moment, il voit atterrir un chasseur Sabre, sans aucune lumière. Et sans pilote. C'est le branle-bas de combat. L'armée et le FBI sont sur les dents. Quant à Corey, il se retrouve confronté à son propre passé : le tueur en série qui a assassiné ses parents et gâché sa vie réapparaît. Corey se lance à sa poursuite. Mais les cauchemars ont la dent dure... Et on peut tomber amoureux d'un agent du FBI.

  • C'est un hymne aux hommes perdus des années 1950 et 1960, de ceux qui ressemblent à Lino Ventura ou à Gabin, des petits gangsters qui roulent des mécaniques et qui n'ont pas toujours le courage d'affronter la réalité. Ils aiment les femmes et les femmes le leur rendent bien car, au-delà de leur carapace, ils sont émouvants. Parfois cruels. C'est surtout l'histoire de Mietek, un individu en déshérence, amoureux d'une femme qui ne peut pas l'aimer. Mietek ne s'en sort pas, s'enlise dans des histoires dont le dénouement risque d'entraver sa liberté.
    "Depuis pas mal de temps, je me disais que c'était fini les hommes, que c'était vraiment une espèce en voie de disparition - ce qu'on appelait les hommes, c'était les derniers singes, quoi. J'ai écrit une cinquantaine de pages - et ils sont venus les hommes de ma jeunesse et ma jeunesse avec. Mais dans toutes les histoires d'hommes, il y a une fille, et même il faut une fille - sans fille, pas d'homme. Et l'autre raison du livre m'est apparue, c'était elle - ma fille, Cora. C'était pas une histoire d'homme que je voulais écrire, pas exactement, c'était une histoire de père et de fille."
    Richard Morgiève.

  • " à Tu meurs ma soeur je le sais ton coeur va trop vite ma soeur je le sais tu le sais. Je te dis - je t'aime n'aie pas peur et tu meurs. C'est un fil qui casse et voilà tu reposes contre moi morte - je t'aime. Je t'aime. Je me serre contre toi. Je veux profiter de toute ta chaleur de cette vie qui était tienne et qui entre en moi - mon amour. " Nina et Jacky sont nés dans une sale famille, pondus dans la haine par la mère Pinard qui les dressait avec son sabot surnommé " Hitler ".
    Dès l'enfance, ils se sont blottis l'un contre l'autre comme deux petites bêtes blessées. Nina son oiseau. Ils s'embrassaient, sa voix dans son couà Nina, perdue par la vie avant d'être arrachée par la maladie, était devenue putain. Son souvenir le déchire jour après jour.
    Mon beau Jacky est une déploration bouleversante : un homme brisé par la douleur laisse résonner les échos sans fin d'un premier cri d'amour.

  • Legarcon

    Richard Morgiève

    Il mendie. On l'appelle " legarçon ". Il n'a pas de nom, pas d'identité, pas de repères : le corps courbé dans l'abjection, la tête dans les étoiles, comment saurait-il à quoi ressemble la vie au-delà du couvercle de cette sous-vie ?
    Mettant en scène l'univers atrophié d'un enfant maltraité, coeur innocent réduit à la mendicité et dégradé par la prostitution, Richard Morgiève invente ici un langage déréglé et sublime.
    Ecrivain et scénariste, Richard Morgiève est l'auteur de Des Femmes et des Boulons (Ramsay, 1987), Un petit homme de dos (Ramsay, 1988, réédité en 1995 chez Joëlle Losfeld), Fausto (Seghers, 1990, Robert Laffont, 1993, prix Point de Mire et Prix Joseph Delteil, adapté au cinéma en 1993 par Rémy Duchemin), Andrée (Robert Laffont, 1993), Cueille le jour (Robert Laffont, 1994). Ses derniers livres, Sex Vox Dominam (Calmann-Lévy, 1995) et Mon beau Jacky (Calmann-Lévy, 1996) peuvent être lus comme les deux premiers cercles d'une trilogie de l'enfer dont legarçon constitue le couronnement et la clôture. Richard Morgiève y fait éclater de façon romantique et radicale les abcès de notre époque.

  • Il a tout ce qui fait qu'un homme est satisfait de son sort, y compris une cave à vin électrique. Mais un jour sa femme le quitte pour son meilleur ami. Par dérision, il décide de s'appeler Kadabideur et les seules certitudes qu'a ce golem des temps modernes sont ses organes et ses envies : le sexe, la pornographie, les vidéos, toutes ces filles qui Son vieux copain Frisquet a découpé une annonce dans un journal : Sex vox dominam. Le lieu du rendez-vous, c'est une péniche. Là, Kadabideur rencontre Miss Démoniac et le Diable. Voilà : le destin a tout mis en place, et tandis que la pluie tombe sans cesse, noie et emporte tout, Kadabideur descend aux enfers. Séquèstré, torturé, démoli, asservi, sans nulle part où trouver refuge, il lutte pour avoir le droit de vivre et d'aimer.
    Non pas roman érotique, mais roman sur le sexe et la contagion du mal, sur la pornographie et la fascination qu'elle peut exercer, Sex vox dominam est un thriller psychologique au rythme haletant.
    Ecrivain et scénariste, Richard Morgiève est, entre autres, l'auteur de Des femmes et des boulons (Ramsay, 1987), Un petit homme de dos (Ramsay, 1988, Joëlle Losfeld, 1995), Fausto (Seghers, 1990, Robert Laffont, 1993, Prix Point de Mire et Prix Joseph Delteil, adapté au cinéma en 1993), Andrée (Robert Laffont, 1994).

  • Pourquoi le gouvernement français s'intéresse-t-il tant à un bled paumé du désert ardéchois ? Beaucoup de types, pas vraiment recommandables, vont se poser cette question. Et Alcide Cavaignac, choisi par le président pour mener à bien la mission du siècle, va risquer douze ulcères et mille infarctus...

  • Richard Morgiève ; délits : Membre permanent du gang Sanguine ; haine féroce des crétins : se déteste parfois. Objet du délit : roman. Grand talent - malheureusement, ce n'est pas lui qui écrit ses livres. Non. C'est Sliwo. L'ange aux mains merveilleuses. L'ange meurt : à brève échéance, San Weig sera pauvre. Insupportable. Il est trop beau. Trop fin. Trop "amical". Heureusement il hait sa femme et sa très riche belle-famille... quand on est amoral et intelligent, on sait quoi faire dans pareil cas...

  • Richard Morgiève ; délits : Membre permanent du gang Sanguine ; haine féroce des crétins : se déteste parfois. Objet du délit : roman. Grand talent - malheureusement, ce n'est pas lui qui écrit ses livres. Non. C'est Sliwo. L'ange aux mains merveilleuses. L'ange meurt : à brève échéance, San Weig sera pauvre. Insupportable. Il est trop beau. Trop fin. Trop "amical". Heureusement il hait sa femme et sa très riche belle-famille... quand on est amoral et intelligent, on sait quoi faire dans pareil cas...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Vous vous rappelez de mai 1972 ?... Les Américains engendraient Rambo dans leur débâcle vietnamienne, le président Georges Pompidou rêvait tristement d'un futur impossible, Eddy Merckx s'apprêtait à gagner le Tour de France en cent huit heures. Mai 1972, tout semblait encore possible. Mais 1972, on blindait sur les routes, on fumait de la banane, on buvait des tonneaux de Pastis, on piquait à tour de bras... Mai 1972, la Statue aimait le Poète et lustrait les réacteurs planqués sous sa jupe de marbre. Mai 1972, j'étais con comme aujourd'hui... et comme aujourd'hui, j'avais le menton en galoche. Mai 1972, ma femme aimée me plaquait. Mai 1972, la vie c'était de l'arnaque, mes potes mouraient à deux cents sur l'autoroute et je restais seul avec le Chien. Mai 1972, toute ma vie, j'espère aimer la vie.

  • Paris des « années folles ». Paris des « Arts Déco » qui « tangotte », fredonne « Dans la vie faut pas s'en faire... », frémit aux aventures cinématographiques du Kid, vrombit de nouveaux bolides automobiles, délire sur des rythmes de jazz, flamboie de sa Tour Eiffel illuminée. Paris qui danse pour oublier les années couleur de sang et de boue. De la loge des concierges d'un immeuble du Faubourg Saint Honoré, une petite fille observe, les yeux écarquillés sur un monde à deux niveaux : grand escalier et escalier de service. Défilent pour Isabelle : le marquis, le vicomte, Coco Chanel et son dernier « fiancé en chef », le duc de Westminster, ce mauvais sujet de M. Cocteau, et puis M. Edme, le chauffeur de la Générale, M. Denis, celui de la Marquise, Mademoiselle Germaine, la modiste à la « garçonne » Passants têtes, ou passants pieds, suivant que la petite fille les regarde par la fenêtre de la loge ou le soupirail de la cuisine, ils ne sont pourtant que de vagues figurants... Le vrai héros du petit théâtre d'Isabelle, c'est son père, si prestigieux lorsqu'il endosse sa livrée de maître d'hôtel pour aller servir chez Rothschild. Un père parfois lointain aussi, incompréhensible... Vision douce-amère d'une enfant sur un monde rétréci, encore enclavé dans un dix-neuvième siècle qui ne veut pas finir ; tandis qu'au dehors le vingtième siècle éclate...

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