• Une jeune femme fantasme sur un homme entrevu dans un bar. Le désir devient bientôt obsessionnel, et s'étend à tous les hommes...
    Mais entrecroisant dans son délire amoureux les fruits défendus de son imaginaire, les bribes d'une réalité magnifiée, des éclats de mémoire enfantine et le scénario d'une histoire qui s'écrit, la narratrice est-elle réellement la « possédée » qu'elle prétend ? Ou plutôt, s'abandonnant sans tabou à l'éveil des sens, une « délivrée » qui dessine, sous couvert d'une pseudo-confession intime, un authentique autoportrait du désir féminin universel ?
    Ce cocktail de fièvre abrasive et de candeur limpide hisse vers les hauteurs de la littérature un texte où il n'est plus dès lors possible de voir un simple livre de genre, tant l'érotisme - pourtant livré à l'état brut - est ici comme clarifié, dépuré, et nous entraîne irrésistiblement du côté de l'âme.

    Sandrine Rotil-Tiefenbach, romancière, poète, illustratrice, peintre et photographe, est l'auteur de J'air, roman (éditions Michalon) ; Dernière fin du monde avant le matin, poésie & aquarelles (éditions Mélis) et Grise, roman (éditions Sulliver). Elle signe également nouvelles, chroniques, poèmes ou images au sein de différents anthologies et collectifs, reconnus ou underground. Karma X est une nouvelle édition de son premier roman, paru initialement sous le titre Sarah K 477 (éditions Que).

  • Brusque intrusion de l'étrange dans la vie ordinaire...
    Ce matin dans la rue, se rendant à son travail, Grise a l'impression qu'elle est devenue invisible. Et les événements les plus inexplicables se succèdent: sa station de métro s'avère inaccessible, les aiguilles de la grande horloge sont bloquées sur 9h32, et, quand elle revient sur ses pas pour rentrer chez elle, sa rue a disparu.
    Perplexité d'abord, puis anxiété. Les manifestations de l'irrationnel se multiplient... Rêve, hallucination, machination ? Le mystère s'épaissit, l'angoisse monte, l'urgence gagne. Peu à peu, la tangibilité du monde devient floue tandis que Grise voit son être perdre sa propre lisibilité, s'effacer progressivement.
    Que restera-t-il au bout de cette folie qui, paradoxalement, n'est pas sans provoquer parfois une certaine jubilation ? Quand les frontières qui séparent le réel et l'irréel seront complètement évanouies, que va-t-elle trouver ?

    Sandrine Rotil-Tiefenbach, romancière, poète, illustratrice, peintre et photographe, est l'auteur de Sarah K. 477, roman (éditions Que) ; J'air, roman (éditions Michalon) et Dernière fin du monde avant le matin, poésie & aquarelles (éditions Mélis). Elle signe également nouvelles, chroniques, poèmes ou images au sein de différents anthologies et collectifs, reconnus ou underground.

    Postface de Jean Orizet

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