• À quelles conditions les individus décident-ils, aujourd'hui, de s'automédiquer ? Quels sont les ressorts de leurs décisions en matière de consommation médicamenteuse ? Cet ouvrage examine, à partir d'une enquête de terrain, les dimensions matérielles, cognitives, symboliques et sociales du recours à l'automédication, ainsi que les motivations, les pratiques et ce qu'elles révèlent, en creux, du rapport à l'institution médicale. Il aborde en outre la question du libre accès aux médicaments, objet d'un vif débat entre les acteurs concernés, autour de thèmes comme la compétence, le savoir ou la responsabilité. Avec rigueur, sans prise de position partisane et à partir de matériaux empiriques, l'ouvrage analyse également les stratégies des individus pour maîtriser les risques ou pour accroître l'efficacité des médicaments. Enfin, il s'interroge sur le traitement social de l'auto­nomie dans le contexte de l'automédication en vue de cerner ses conditions et ses limites au sein d'un pro­cessus d'« auto-médicalisation ».

  • Etudier la place de la maladie dans une société africaine permet d'apporter un éclairage à la fois sur son système de pensée et sur ses mécanismes sociaux. C'est ce que prouve l'auteur de cette étude qui souligne en particulier le rôle prépondérant joué par le devin à qui il revient d'expliquer l'apparition de la maladie et, plus généralement, de tout événement. Dans le contexte des débats actuels en anthropologie sociale et culturelle, cet ouvrage propose une réflexion sur la fonction sociale des représentations de la maladie et en particulier de son interprétation. Il montre que la gestion intellectuelle de l'événement-maladie a ici non seulement une fonction de contrôle social mais, plus largement, de reproduction sociale. Le système n'est cependant pas clos puisqu'il permet parfois au malade de se soustraire à l'analyse sociale assumée par l'institution divinatoire. C'est le jeu combiné de la soumission et de la résistance des individus à cette institution qui est au principe de leurs pratiques quotidiennes.

  • Comment l'alcoolisme est-il pensé et vécu par les alcooliques et leur famille ? Comment ces derniers réorganisent-ils leur existence en vue de lutter contre la rechute ? Comment se donnent-ils les moyens de choisir entre la liberté et la mort pour reprendre leur formule ? L'auteur répond à ces questions en proposant une analyse des systèmes symboliques dans lesquels est intégré l'alcoolisme.

  • On s'interroge beaucoup actuellement sur la consommation des médicaments et sur les conduites envers la santé. La sociologie a mis en évidence l'influence du milieu social sur les comportements individuels, mais on connait mal les variations existant au sein d'une même catégorie sociale. A partir d'une observation sur plusieurs années dans des services hospitaliers, au domicile des malades, l'auteur s'interroge sur l'observance, l'automédication, la perception des médicaments psychotropes ou les relations à l'égard des médecins. Elle montre ainsi que les comportements des patients, leurs attitudes face à l'autorité médicale, portent l'empreinte de leur origine culturelle et la trace de leur histoire.

  • Cet ouvrage est le résultat d'une étude menée pendant quatre ans sur les échanges entre médecins et malades, sur la nature des informations transmises durant la relation médicale. Il met en évidence des pratiques de rétention de l'information mais aussi de "mensonge par omission" de la part des médecins ainsi que de la part des malades. L'auteur analyse les échanges avec ceux à qui on donne l'information et ceux à qui l'on ment et examine les frontières entre ce que l'on dit, ce que l'on ne dit pas. Elle renouvelle l'approche de la problématique du mensonge en adoptant une perspective résolument anthropologique, attentive aux conditions et aux modalités sociales de son accomplissement.

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