• "De 1953 (elle a alors quarante ans) à 1960, Taos Amrouche est à une période de sa vie où des phases de bonheur et d'épanouissement amoureux alternent avec des moments de désespoir et de profonde solitude. Elle a alors le sentiment que tout se précipite, car après l'extase de sa liaison passionnée avec Jean Giono, elle est en proie à des doutes, à l'angoisse de la rupture, à la douleur de la disparition et la perte d'êtres chers. Taos Amrouche est à un moment charnière de sa vie, qu'elle ressent elle-même comme particulièrement important, et l'écriture de son journal va agir tel un exutoire, lui permettant de se raconter, de se comprendre et d'essayer de comprendre également le comportement et la psychologie de personnes appréciées et aimées, ou exécrées, qui l'ont accompagnée à différents moments de sa vie." Yamina Mokaddem.

  • Dès les premiers mots, Jean Giono nous transporte à Manosque, sa ville natale, pour vivre les aventures de son enfance provençale. Il nous raconte le fi er Carmin, la jeune Adèle, la belle dame à l'auto... pépites improvisées d'un conteur hors pair. Causeries où il ne manque que le coin du feu, ces entretiens sont une invitation à plonger dans l'imaginaire chatoyant de l'auteur alors en train de rédiger la suite au Hussard sur le toit. Et Jean Giono, en hôte généreux et attentionné, veille à rendre ces moments inoubliables. Lola CAUL-FUTY FRÉMEAUX
    « Je crois que Gutenberg nous a rendu un très mauvais service, parce que dès que l'on a vu sa pensée imprimée, on lui a donné beaucoup plus de valeur qu'elle n'en avait. On s'est dit : « Mon Dieu, c'est moi qui suis capable d'écrire cela ? C'est prodigieux ! » (...) Si au lieu de l'écriture, nous ne disposions que de la voix, il y aurait peut-être un très grand déchet dans le contingent des écrivains... » Jean GIONO

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