• Le Palais des Tuileries a été incendié par la Commune de Paris en 1871 avant d'être rasé par la République en 1883. Aujourd'hui, combien de Français savent qu'entre le Pavillon de Marsan et celui de Flore s'élevait le Palais des Tuileries qui fermait logiquement le quadrilatère du Louvre ?
    Dans ce palais qui n'existe plus, parmi tous les héritiers des maîtres des lieux, parmi tous ces Fils de France élevés comme des demi-dieux, aucun n'est monté sur le trône !
    Louis XVII, le fils de Louis XVI. Séquestré dès l'âge de huit ans à la Prison du Temple, victime d'un véritable lavage de cerveau, « Chou d'Amour » finira par affirmer que sa mère, la Reine Marie-Antoinette, l'a obligé à coucher avec elle !
    Napoléon II, le fils de Napoléon Ier. Exilé à Vienne, étouffé par la Cour des Habsbourg, l'Aiglon ne peut oublier qu'il est l'héritier du Roi des Rois, celui qu'ils appellent l'Ogre, il se laissera mourir à vingt et un ans...
    Louis-Philippe II, le fils de Louis-Philippe Ier. Beau, intelligent, courageux et passionné par les problèmes sociaux, le Duc d'Orléans aurait pu instaurer en France une Monarchie moderne, mais il se tuera à Neuilly dans un stupide accident de calèche, à l'âge de trente et un ans !
    Henri V, le petit-fils de Charles X. Fils posthume du Duc de Berry, « l'Enfant du Miracle » est élevé par la fille de Louis XVI qui lui inculque une vision telle de la Monarchie que lorsqu'en 1873 une réelle possibilité de Restauration se présente, le Comte de Chambord la fait échouer en refusant le Drapeau Tricolore...
    Napoléon IV, le fils de Napoléon III. « Loulou » veut être un grand héros, un vrai Bonaparte, mais l'Armée Française ne veut pas de lui, alors il s'engage dans la British Army pour partir en Afrique du Sud où il sera bêtement tué à vingt-trois ans par les Zoulous, un suicide !
    Dès la sortie de son fameux Louis XX en 1986, Thierry Ardisson s'était promis de raconter l'histoire de ces cinq petits dauphins qui n'ont jamais régné : les Fantômes des Tuileries.
    La voici.

  • Thierry Ardisson présente les meilleures répliques de son émission culte. Plus de 500 vannes face à 300 invités aussi variés que Jean d'Ormesson, Marine Le Pen, Yann Moix, Marc Levy ou encore Karl Lagerfeld.
     
    À Frédéric Lopez : « Dix ans de "Rendez-vous en terre inconnue", ça fait combien de boîtes d'Imodium ? »
    À Kev Adams : « Vous êtes la star incontestée des ados, avec le Clearasil et la masturbation. »
    À Marine Le Pen : « Maintenant, quand vous dites "J'aime surtout les Blancs", c'est dans la Revue des Vins de France ! »
    À La Fouine : « Vous êtes de la famille de René la Taupe ? »
    À Michel Onfray : « Si Dieu n'existe pas, alors le Vatican, La Mecque, Deauville, c'est des arnaques ? »

  • Ils ont fait la une de l'actualité. Les médias les ont starifiés, voire statufiés. On ne parlait que d'eux, on ne voyait qu'eux... Et puis, du jour au lendemain, ils ont quitté l'éphémère panthéon de la gloire moderne. Les projos de l'info ont éclairé ailleurs, et le public les a zappés.
    Qui sont-ils ? D'où venaient-ils ? Pourquoi et comment avaient-ils acquis leur célébrité ? De quelle façon eux et leurs proches avaient-ils vécu ce vedettariat ? Pour quelles raisons ont-ils disparu de l'actu ? Que s'est-il passé depuis ? Bref, que sont-ils devenus ?
    Dans « Tout le monde en a parlé », l'émission de Jimmy, comme dans le livre, je rallume la lumière sur eux et je leur fais raconter leur histoire.
    T. A.

    Illustration : © Valentin Robert

  • Pondichery

    Thierry Ardisson

    Le 1er novembre 1954, à Pondichéry, la France abandonne ses Comptoirs. Au coeur de la Ville Blanche, dans un petit palais XVIIIe rongé par la mousson, un homme voit s'engloutir ses rêves. Du destin fastueux et démesuré de Dupleix, véritable vice-roi des Indes deux cents ans plus tôt, à celui, exemplaire et tragique, du premier administrateur colonial à avoir abaissé le drapeau tricolore sur un morceau de l'Empire, c'est toute l'aventure des Indes françaises et de Pondichéry que le nouveau roman de Thierry Ardisson nous raconte pour la première fois. Au-delà de la saga d'une ville mythique, au-delà de la chronique et des intrigues d'une « sous-préfecture sous les cocotiers », Thierry Ardisson, l'auteur de Rive droite et de Louis XX, nous offre une autre lecture, aussi authentique qu'anti-conformiste, du charme discret des colonies, pour conclure avec une troublante impertinence : « Et si la colonisation était une idée d'avenir ? »

  • - C'est quoi ton bouquin ? - ... - Eh ben, l'histoire ! - Ça commence... au début, tous les hommes et toutes les femmes de tous les pays du monde font un rêve... la même nuit. - Y rêvent de quoi ? - Une femme. Enfin, jamais la même. Les blancs voient les blanches, les jaunes des jaunes, les noirs... tu vois quoi. Mais à chacun la femme dont il rêve dit la même chose. Elle lui dit qu'un enfant va naître. - Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? - Ça, c'est toute l'histoire, c'est la Bilbe.

  • Le monde m'arrive à travers cet étrange hublot aux coins arrondis que découpe le faisceau de la projectionneuse sur un écran de cinéma. Thierry apparaît. (Attention, ça va commencer.) Il s'embarque sur le Poisson d'argent et s'enfonce dans ma mémoire : mille et une fois, notre héros va risquer que son film se casse. (En cas de blanc, les spectateurs sifflent.) Thierry défiera les terribles albinos, Laurel et Hardy, et l'impitoyable Baxter, alias Basseterre. Il se laissera séduire par l'ange Caméra, la capiteuse Madelyn Mozrow, et le satanique docteur Farlok. (Chut au balcon, mon âme est en jeu.) Mais parviendra-t-il à échapper à ces acteurs dégrimés, à ces dessins passés, à ces stars qui s'évadent chaque nuit de tous les films du monde pour venir vivre mes histoires ? Cinéma, cinématographe, cinoche, tout est cinénous. A mon père qui me lance : « C'est du cinéma tout ça », je réponds : « Je suis un cinéma. »

  • Qui mieux que Thierry Ardisson pouvait initier un dictionnaire des provocateurs ? De Serge Gainsbourg à Oscar Wilde, de Coluche au Professeur Choron, en passant par Flaubert, Baudelaire ou Anaïs Nin, un livre d'une culture savoureuse.
    Les provocateurs : ces individus qui adoptent, momentanément ou tout au long de leur vie, un comportement considéré comme " hors norme " parce qu'à l'encontre des us et coutumes, des usages en vigueur, ou tout simplement parce qu'ils se permettent ce que d'autres n'oseront jamais.
    La provocation est un art. Et nul ne saurait s'improviser provocateur d'un simple claquement de doigts. Cela demande du talent et des circonstances favorables. Ce peut être une façon de vivre ou de survivre, un mode de communication pour faire avancer une cause, ou tout simplement une façon d'exister, mieux encore, un moyen de donner à voir que l'on existe. Des noms viennent spontanément à l'esprit, Serge Gainsbourg, Oscar Wilde, Charles Bukowski, Coluche ou le professeur Choron ; d'autres sont aussi spontanément retombés dans l'oubli sitôt leur forfait accompli. Il en est même qui sont parvenus à faire oublier leurs turpitudes. Car en ce domaine il y a des rois et des faussaires. Et des maîtres en la matière qui sont entrés dans l'histoire par un coup d'éclat ou parfois même à leur insu.
    Il convenait donc de séparer le bon grain de l'ivraie et d'établir la liste des deux cents provocateurs " patentés ", vérifier leur pedigree et dévoiler enfin leur curriculum vitae à l'aune de leurs exploits en la matière.
    Deux cents provocateurs donc, aussi divers par le style, les origines, les coups d'éclat, les genres que par la trajectoire.

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