Langue française

  • Le traité Sur les substances séparées, bien que resté inachevé, n'en est pas moins l'un des chefs d'oeuvre de Thomas d'Aquin. Dans cet écrit de maturité composé à Paris ou à Naples dans la seconde moitié de 1271, l'auteur aborde les questions de l'origine, de la nature, du statut et du rôle des créatures spirituelles que la tradition biblique, distinguant les bons des mauvais, appelle anges et démons. Adoptant une perspective aussi bien philosophique que théologique, il se confronte tout d'abord aux diverses opinions antiques sur le sujet, depuis les présocratiques jusqu'aux philosophes de langue arabe, en passant par Platon, Aristote, les penseurs médio et néo platoniciens, avant de reprendre dans un deuxième temps les mêmes questionnements à la lumière de la doctrine chrétienne (Bible et Pères de l'Église). Les problèmes, abordés de façon à la fois historique et systématique, couvrent des thématiques d'une grande richesse et complexité, telles l'hylémorphisme universel d'Avicébron et la théorie émanatiste d'Avicenne, la connaissance divine des singuliers ou encore la présence du mal dans les anges. Devant la démultiplication des médiations philosophiquement posées entre Dieu et le monde sublunaire (moteurs célestes, Idées, hénades, âmes des sphères), Thomas d'Aquin cherche à établir le caractère immédiat et universel de la causalité divine créatrice, tout en soulignant la consistance des substances séparées dans leur ordre propre.

    Nicolas Blanc est docteur de l'École Pratique des Hautes Études (Paris) en Philosophie, Textes et Savoirs. Il a soutenu sa thèse sur le De natura hominis de Némésius d'Émèse. Ses recherches portent sur la philosophie antique, la théologie patristique et la métaphysique médiévale.

  • Les sermons de saint Thomas ne sont pas la partie la plus connue de son oeuvre. Hormis certaines prédications sur les grandes prières chrétiennes ayant connu une excellente diffusion, la transmission de ses enseignements oraux a souffert des affres du tem

  • Entre 1263 et 1265, à Orvieto, Thomas d'Aquin donne son premier enseignement magistral sur l'ensemble des épîtres de Paul. C'est dans ce cadre qu'il commente, verset après verset, l'épître aux Philippiens. Et c'est au cours d'un séjour à Rome, dans les an

  • Le travail du théologien Thomas d'Aquin a consisté en partie à commenter des oeuvres d'autres auteurs, et certains livres bibliques. Ces commentaires venaient compléter l'enseignement ex professo des Sommes et des Questions, qui ont donné lieu à un premier recueil : Thomas d'Aquin, Penser le politique (Dalloz, 2015, 608 p).À part la Politique d'Aristote, les oeuvres commentées par s. Thomas ne traitaient pas uniquement de questions de cet ordre, mais certaines de leurs parties y avaient trait : Sentences de Pierre le Lombard, synthèse, au XIIe siècle, des questions suscitées par l'explicitation du contenu de la foi chrétienne ; Éthique à Nicomaque et Métaphysique d'Aristote ; passages du Nouveau Testament importants pour l'évangélisation de la Cité humaine.Traitant de politique, Thomas use de références philosophiques plutôt que théologiques. Car la foi théologale ne dispense pas du travail d'analyse rationnelle dont les philosophes grecs ont été les premiers promoteurs : elle stimule ce travail comme une condition et un moyen de sa propre intelligence. La foi ne disqualifie pas plus la raison que la grâce ne supprime la nature : elles apportent un surcroît de perfection à ce qu'elles présupposent.
    Michel Nodé-Langlois, ancien élève de l'École Normale Supérieure, agrégé de philosophie, professeur honoraire de philosophie en Première supérieure (khâgne classique) au lycée Pierre-de-Fermat, et chargé d'enseignement honoraire à l'Institut Catholique de Toulouse.

  • Sermons

    Thomas D'Aquin

    "Un an passé à l'étude de Saint Thomas peut apporter plus que toute une vie dans n'importe quel autre auteur", écrivait Jean XXII. Dans ces sermons, tout autant que la profondeur théologique, c'est l'intimité spirituelle du Docteur de l'Eglise qui affleure. La dignité humaine ne s'atteint que grâce au secours divin, source de la béatitude à laquelle chaque croyant aspire.

  • Pour la première fois en langue française, cette traduction du Commentaire des douze livres de la Métaphysique d'Aristote rédigé par Thomas d'Aquin, veut être la transmission d'un relai, à l'heure où la pratique de la langue latine disparaît, même parmi les intellectuels. Thomas d'Aquin méconnaissait, semble-t-il, la langue grecque et dut, lui aussi, faire appel à des traductions pour son propre travail de commentaire.

  • C'est au Carême 1273, à Naples, que Thomas d'Aquin donne son enseignement sur le décalogue. OEuvre de circonstance, les sermons sur le décalogue sont à inscrire dans le renouveau que suscitent les trois commandements sur la relation à tenir avec Dieu et l

  • Le texte intégral de Saint Thomas d'Aquin, ouvrage de référence dans le monde de la spiritualité.
    Un traité philosophique rédigé entre 1266 et 1273, oeuvre majeure, toujours autant d'actualité. Livre passionnant, extrêmement riche, s'étalant sur plusieurs milliers de pages.
    La table des matières permet de se rendre immédiatement au chapitre désiré, puis revenir au sommaire à tout instant. Sans doute à ce jour l'édition la plus fluide et pratique de ce livre d'exception.
    Idéal pour étudiants, chercheurs, philosophes et passionnés. Cette Somme Théologique vous accompagne partout et saura vous éveiller, vous fasciner, vous faire réfléchir.
    Différentes illustrations viennent agrémenter la lecture.

  • Qu'est-ce qui distingue la physique, la mathématique et la métaphysique et les rendrait légitimes dans leur ordre propre ? Dans ce petit traité sur la division de la science spéculative et ses différents modes, Thomas distingue physique, mathématique et logique, selon les trois opérations logiques : appréhension, jugement et raisonnement. La physique est abstraction d'un universel selon la matière sensible. La mathématique est abstraction d'une forme selon la matière intelligible. Et la métaphysique est séparation, dans un jugement sur l'être purement intellectuel.

  • De la naissance à la mort, en passant par le mariage, la maladie, les liens d'amitié et la construction de la famille, le poulet dans la société dagara occupe une place de choix et son élevage dans chaque concession familiale dit bien l'importance qui lui est accordée. L'homme et le poulet sont des cohabitants de longue date et l'usage quotidien du poulet est déterminant pour le bonheur de l'individu, de la maisonnée et, partant, du peuple dagara.

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