Editions L'Harmattan

  • Ce recueil se veut un regroupement de mots livrés à leur liberté d'être. La Méditerranée y est pour beaucoup, l'olivier et le croissant aussi, mais c'est du Sud infatigable, de sa pauvreté, de sa lumière, de sa chair rugueuse, et de ses autochtones étranges que jaillit ce texte. Comme pour nous rappeler que dans la poésie il y a " peau ", et que même celle des mots est souvent de couleur.

  • Ceci n'est pas un recueil de poèmes, c'est un essai de physique poétique, un vadémécum de chimie mystisque, bref, les carnets d'un chercheur du coeur. Voici donc une invitation à enfiler nos scaphandres, à revenir aux racines, au sud fondateur et fondamental [...] à cet âge de pureté et de complétude où le seul vrai jihad est d'amour et se mène à la quête de soi microscopique et macroscopique.

  • Une décennie après Sudalterne, et dans la même lignée, Sud exsudant nous replonge dans la dialectique des peuples et des hémisphères, mais, par les mots de Hegel, l'esclavage du Sud serait-il en voie de devenir le maître ? Veut-il réellement de cette seigneurie ?

  • C'est en Tunisie, soeur aînée du soulèvement arabe, qu'a jailli le verbe d'une ignition si ardente, qu'elle soufflera encore à travers néogène et paléogène jusqu'à ce que le pain au poing hurle satiété. Ce recueil se revendique aide-mémoire de révolution ; il tente de remonter le cours de sa gestation, aller à contre-sève de la rage, à travers ses décombres et ses flamboyances, forçant les barricades de la peur, les masques hirsutes de fossoyeurs, jusqu'au cou prurit de volcan, à la source du cran originel, là où silexe la parole.

  • Ce recueil établit un parallèle entre deux trilogies : sur un carré de terre, la femme, le sud et la civilisation; sur l'autre, l'homme, le nord et l'incivilisation. Ces deux mondes, berceaux de la dialectique de la vie, tantôt se télescopent et tantôt s'embrassent. Loin de l'hyménée, depuis quelques centaines d'années, nous assistons, muets, au plus terrible attentat à la pudeur perpétré par le boréal à l'encontre de son homologue outre hémisphère.

  • De tous les éléments, le sol est peut-être le plus humble, le plus mesuré ; il est le présent des présents, l'anachorète de matière, la brûlure itinéraire. Je partage avec le sol une promesse intrinsèque de déploiement. Sans lui, je serai oiseau ou poisson ardent. Récit d'une cosmogonie, d'un jaillissement aboutissant à la déclamation par le sol de sa condition, tout comme la négritude est l'état fondamental et absolu du nègre, la solitude est l'état insécable et incrée du sol.

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