• La porte du poste de pilotage s'ouvrit à la volée. L'hôtesse du vol Paris-Bastia sortit, les mains sur la tête, le cou tordu par le canon d'un revolver. - Mesdames et messieurs... commença la jeune femme d'une voix étranglée. Elle s'interrompit effarée : au bout de l'allée, un passager s'était levé et s'avançait, tranquille, désinvolte. Il était grand, large et, sous sa tignasse blonde, luisaient deux prunelles bleu acier. Une vraie gueule d'aventurier songea-t-elle, en regrettant que sa dernière heure fût arrivée.

  • Ne rien lâcher des valeurs républicaines face aux extrémistes.L'Occident est à la croisée des chemins : fractures identitaires, vagues populistes, ingérences étrangères, communautarismes, radicalisations... Les attentats par des terroristes qui ont ensanglanté la décennie qui se termine ne sont que la partie émergée d'un gigantesque iceberg, qui a pour nom islam politique.
    L'imam Hassen Chalghoumi se bat depuis vingt ans : tout à la fois lanceur d'alerte, combattant de la paix à travers le monde et infatigable militant de terrain, sa vie sous perpétuelle protection symbolise à elle seule l'adversité à laquelle doit faire face la démocratie. Dans
    Les Combats d'un imam de la République, il pose clairement le choix qui s'offre urgemment à l'Occident : la guerre civile ou le réveil républicain, qui pourrait, au prix d'un vrai réalisme et de courage, reconstruire la fraternité des peuples. Et sur ce chemin, le seul qui donne un avenir à l'Europe, Hassen Chalghoumi propose des réflexions globales et des solutions concrètes.

  • "Bob Volta est une rock-star adulée des foules mais profondément perturbée, entre autres d'avoir amassé une fortune colossale en chantant son amour des pauvres. Micky Marlaud, journaliste mélancolique le jour, musicien joyeux la nuit, coule une bohème tranquille jusqu'au jour où Bob, un ami de jeunesse, lui demande de l'accompagner dans la Yougoslavie en guerre pour une tournée de concerts de réconciliation, censés réunir Serbes, Croates et Bosniaques.
    Bien que pas dupe de l'absurdité du projet, sans trop savoir pourquoi, Micky Marlaud accepte, sans doute par curiosité de voir la guerre en face afin d'avoir quelque chose à raconter plus tard. Flanqués d'un étrange gourou pacifiste et d'une bande de pieds nickelés persuadés que leur musique ramènera la paix, ils s'embarquent pour un road-trip comico-tragique, dont ils ignorent tout du véritable but.
    Micky Marlaud nous fait traverser les Balkans ravagés par une guerre civile qui, à l'époque, a divisé en deux camps irréconciliables le monde politico-intellectuel français. Vingt-cinq ans plus tard, Micky Marlaud a le blues et constate que si la paix est revenue dans les Balkans, en France, la bataille idéologique continue à faire rage. "

  • « Quand il m'a confié la tâche de rédiger son histoire, Philippe m'a dit : "Je voudrais, qu'à la fin, je puisse savoir ce que je garde du siècle passé pour le léguer sans rougir - ou sans frémir - à l'innocence de mon fils." Tâche délicate... Quelle autre époque française a produit autant de grands esprits qui se sont contentés de prodiguer les leçons d'une morale fondée sur le mépris de l'innocence ?
    En suivant ton père pas à pas, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à nos jours, j'ai décidé d'écrire ce livre à ton usage pour que sa conclusion prenne la forme d'une évidence qui ne soit pas très éloignée d'un effet comique. Tu sais que son premier métier, et sans doute le seul qu'il exerçât jamais, consistait à divertir les honnêtes gens. 
    À mesure que je croisais les destins des acteurs de premier plan et des anonymes - du petit commerce, du monde ouvrier, du music-hall, du journalisme ou de la politique - qui ont jalonné la vie de ton père, c'est la fresque tragi-comique du siècle qui apparaissait. C'est ce que nous désirions t'offrir.
    C'était éprouvant, mais on a beaucoup ri. Vraiment beaucoup. Dès le commencement. Bien sûr, au début, c'était les choses bêtes et laides qui nous amusaient. Puis on s'est aperçu que les choses intelligentes et belles faisaient encore plus rire, mais d'un rire différent. Un rire avec la gorge un peu serrée, comme il arrive toujours lorsque souffle le courant d'air furtif de la grâce, laquelle est l'expression ultime de la liberté que ton père désire te laisser en héritage. »

  • Philippe Val apparaît au premier plan de la scène politique quand il publie dans Charlie-Hebdo, en février 2005, les fameuses caricatures danoises de Mahomet. La polémique prend des proportions inhabituelles « au pays de la laïcité », et emporte cet intellectuel brillant et incisif.
    Fallait-il ou non reproduire ces douze caricatures - il est vrai pas toujours inspirées ? La liberté d'expression est-elle absolue ? Ou faut-il lui imposer des limites, au nom de la bienséance, au nom de la politique internationale, au nom de la paix civile. ou au nom des religions ? Bref, faut-il créer un « délit de blasphème » ?
    Philippe Val défend une ligne clairement inspirée par Voltaire : je ne suis pas d'accord avec toutes vos idées, mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer. Cette ligne le mènera au tribunal, après que le Conseil français du Culte musulman, avec d'autres organisations musulmanes beaucoup plus extrémistes, auront porté plainte contre lui.
    C'est ce combat que raconte aujourd'hui Philippe Val, combat qui n'a jamais été raconté ainsi, de l'intérieur : pourquoi le Président Chirac s'en prend-il à Charlie Hebdo en plein Conseil des ministres ? Comment Dalil Boubakeur se retrouve au côté de la Ligue islamiste Mondiale ? Que devient un intellectuel quand il ne peut sortir sans ses gardes du corps armés jusqu'aux dents ? Le ministre du culte est-il aussi celui de la justice ? Maître Kiejman écrit-il ses plaidoiries ? Nicolas Sarkozy est-il en accord avec ses arrières-pensées ?
    Cette affaire, c'est toute notre époque, avec ses fantasmes, ses peurs, ses illusions. Philippe Val nous raconte ses coulisses, d'une plume acérée, mêlant à l'actualité sa propre histoire, l'Algérie des années 70, ses lectures, ses enquêtes, sans jamais perdre de vue son objectif : pouvoir continuer à rire et se moquer en toute liberté... Un livre salutaire.

  • « A quoi bon la culture puisque le monde tient désormais en deux catégories : like et unlike ?
    C'est ainsi qu'on subit jusqu'à la nausée les dénonciations d'Edwy Plenel, les indignations d'Edgar Morin, la nostalgie totalitaire d´Alain Badiou ou les leçons de morale de Cécile Duflot, qui ont au moins un point commun avec Marine le Pen : ils sont « antisystèmes ». Le « système », c´est le mal. Ça ne veut rien dire, mais ça défoule.
    Le prêt-à-s'indigner médiatique, c'est la trop mince couche de glace sur laquelle  titubent nos démocraties modernes. Il alerte sur la disparition des escargots, mais reste indifférent à la résurgence de l´antisémitisme.
    Qu´il s´agisse de la réintroduction des ours, d´un licenciement à la Poste ou du meurtre de Juifs perpétrés par un djihadiste dans une école, c´est le sociologisme qui, immanquablement, dit le bien et le mal, repris par les rédactions, les chroniqueurs, les humoristes, les parlementaires, sous les yeux de plus en plus indifférents des citoyens désespérés.
    Les autres points de vue sont insultés, ridiculisés, marginalisés, refoulés aux confins de l´hérésie. On n´a jamais vu dans l´Histoire qu´une telle censure morale des points de vue puisse durer bien longtemps.
    Face à ce mur derrière lequel agonise le débat démocratique, Malaise dans l´inculture propose la réhabilitation du marteau-piqueur. »Philippe Val

  • C'était Charlie

    Philippe Val

    • Grasset
    • 12 Novembre 2015

    « Après les attentats du 7 janvier 2015, je me suis réveillé dans un cauchemar : rien de ce que j'entendais ne correspondait plus à la réalité. Certains, effrayés par l'horreur, ou habités par d'obscurs ressentiments, se sont permis de réinventer notre histoire : "Ils sont morts, mais ils l'ont quand même  bien cherché." Puis, la presse et Internet se sont mis à grouiller d'articles, de dossiers, de tribunes où les fondateurs du second Charlie, dont il ne reste que trois survivants, étaient représentés comme des petits malins qui avaient publié les caricatures de Mahomet pour gagner de l'argent et disparaître avec la caisse. Alors que mes amis venaient de mourir, j'ai été interrogé dans les médias par des gens qui s'érigeaient en procureurs. Depuis toujours, nous avions pris le parti des immigrés, et lutté contre les préjugés racistes. Et soudain, nous avons vu ceux pour qui nous demandions le respect et la justice brandir les poings et demander notre mort. Une partie de la gauche, prête à brader la laïcité pour ne pas perdre un réservoir de voix, nous a insultés en traitant de zombies ceux qui exprimaient leur peine et leur attachement aux valeurs démocratiques qu'incarnaient les victimes des terroristes. Dans cette confusion où règnent le mensonge et la peur, qui, aujourd'hui, peut comprendre l'étendue de l'oeuvre accomplie pendant plus de vingt ans, par cette équipe joyeuse et géniale : Cabu, Cavanna, Wolinski, Renaud, Caroline Fourest, Riss, Charb, Luz, Gébé, Oncle Bernard, Riad Sattouf, Catherine, et tant d'autres dont il sera question ici ? Alors j'ai décidé d'écrire ce livre. Pour la mémoire des morts et l'honneur des vivants. »P. V.

  • « Depuis le 11 septembre 2001, c'est par milliers que les démocraties modernes comptent leurs citoyens assassinés, victimes d'une guerre identitaire. Nous n'en sortirons victorieux qu'à la condition de transmettre la connaissance et l'amour de notre démocratie. Mais comment faire si l'histoire de celle-ci n'est pas enseignée ? Et pire encore, si cette histoire, qui est la nôtre, fait l'objet d'un rejet, d'une scandaleuse dissimulation ? Pendant des siècles, l'Europe de l'Ouest était les confins du monde connu où les exclus, les commerçants, les aventuriers, les convertis de toutes sortes sont venus s'amalgamer pour inventer une civilisation où tous seraient des citoyens de plein droit. Notre précieuse identité, c'est d'abord celle d'un peuple de bâtards, seul capable de penser le droit et la liberté universels. Il y a en chacun de nous un Grec, qui, depuis deux mille cinq cents ans, arpente l'agora en améliorant sa définition du juste et de l'injuste, un Juif qui ne cesse d'interroger la langue pour lui faire dire un droit universel, et tout un peuple de bâtards qui met son génie à leur prêter main-forte. Voilà notre véritable identité, celle que nous devons chérir (avant toutes les autres). Cette identité, elle est ce que nous sommes de plus élevé. Elle est la seule qui vaille qu'on la revendique haut et fort, que notre fierté la féconde, qu'on la défende quand elle est attaquée, et qu'on l'aime passionnément. Pour l'heure, elle est une Belle au Bois Dormant. Cachez cette identité que je ne saurais voir se penche sur elle pour lui dire que l'heure du réveil est venue. » P.V.

  • « Trouver une forme qui accommode le désordre, telle est aujourd'hui la tâche de l'artiste. » La formule de Samuel Beckett sert de ligne directrice à cette réflexion collective sur la prose narrative de l'écrivain, attentive à l'évolution de sa poétique. Prenant acte de la résistance des textes à la lecture, l'étude décrit leur organisation par la combinaison de deux ressorts fondamentaux : les opérations de configuration, qui conditionnent l'appréhension de faits de style liant texture et structure ; un mode de progression fortement thématisé, impliquant l'énonciation elle-même dans une tension entre obligation et « empêchement ». Cette dialectique de la forme et du mouvement participe du rythme gouvernant le déploiement du discours. L'analyse textuelle appliquée à différents paliers, selon divers paramètres linguistiques, permet de cerner les conditions paradoxales de la représentation, qui mettent en question le statut du sujet, l'imaginaire de la langue, les codes littéraires. Au-delà des effets de confusion, voire d'obscurité, le discours fait participer le lecteur aux jeux du langage, exploitant la palette de l'humour et de l'ironie. Le rôle croissant de l'imagination et de la perception dans la scénographie du processus d'écriture, l'évolution vers une syntaxe de la « bribe » confirment la pertinence de perspectives intersémiotiques (théâtre, peinture, musique) pour rendre compte d'une expérience esthétique toujours plus exigeante.

  • Sheep are the thread that runs through the history of the English countryside. Our fortunes were once founded on sheep, and this book tells a story of wool and money and history, of merchants and farmers and shepherds, of English yeomen and how they got their freedom, and above all, of the soil. Sheep have helped define our culture and topography, impacting on everything from accent and idiom, architecture, roads and waterways, to social progression and wealth.



    With his eye for the idiosyncratic, Philip meets the native breeds that thrive in this country; he tells stories about each breed, meets their shepherds and owners, learns about their past - and confronts the present realities of sheep farming. Along the way, Philip meets the people of the countryside and their many professions: the mole-catchers, the stick-makers, the tobacco-twisters and clog-wrights. He explores this artisan heritage as he re-discovers the countryside, and finds a lifestyle parallel to modern existence, struggling to remain unchanged - and at its heart, always sheep.

  • En facilitant le travail du sol et les transports, les animaux de trait permettent de réduire la pénibilité du travail humain et d'alléger la pauvreté dans les pays en voie de développement. Cette synthèse pratique, actualisée et illustrée des connaissances sur la traction animale est enrichie de résultats d'expériences récentes en matière de bien-être animal, de groupements de producteurs et d'artisans, et d'impact environnemental.
    La version électronique de cet ouvrage n'inclut pas le contenu du CD-ROM.

  • Depuis son précédent ouvrage, Fin de siècle en solde, Philippe Val a poursuivi ses chroniques sur France Inter, où il exprime sa vision de la société française et celle du monde d'une manière impitoyable et dérangeante. Il est, selon Philippe Labarde, préfacier de ce volume, « un chroniqueur engagé qui sait que l'objectivité n'existe pas et qu'il lui faut tendre vers cette subjectivité désintéressée dont parlait Hubert Beuve-Méry ». En lisant ces chroniques, vous allez rire souvent, vous émouvoir parfois, mais surtout, vous aurez la sensation de dialoguer amicalement avec un esprit libre. En ces temps où les catéchismes politique et religieux font encore tant de victimes, ce n'est pas si fréquent.

  • Faire « vibrer la corde bouffonne » en poésie, tel est le programme que s'assigne Théodore de Banville au seuil de ses Odes funambulesques en 1857. Et l'auteur de noter aussitôt que, depuis Les plaideurs de Racine, l'essai n'a guère été suivi d'exemples en littérature française. Alors qu'elle représente une voie résolument originale, l'histoire des liens qui unissent poésie et comique lui apparaît trop fragile et discontinue. Sans doute l'observation de Banville s'explique-t-elle dans l'immédiat par la résistance qu'opposent à un tel projet les exigences métriques. Elle a ceci de capital néanmoins qu'elle met l'accent sur trois composantes majeures. La première est liée au sens même de « poésie », conçue extensivement, et proche sur le plan notionnel du grec poïein (« création », « fabrication »). La deuxième qui prend appui sur Racine apparie cette définition à l'art dramatique, dans lequel la poésie puise à parts égales ses moyens, et tend par conséquent à brouiller de manière irréversible les limites génériques. La dernière a trait à une référence dotée de la valeur critique d'un hapax. Certes, Les plaideurs ne constituent pas un accident dans l'oeuvre racinienne, et ne dérogent pas aux principes de la raison classique. Mais ils n'en sont pas non plus la dominante.

  • D'abord, il s'était contenté d'accélérer le pas. Mais les deux hommes qui le suivaient maintenaient la distance. Maintenant, il courait pour échapper à l'horreur, dévalant les ruelles de la favela de Salgueiro, l'une des quatre cents bidonvilles bâtis sur les collines qui encerclaient Rio. Ses poursuivants trébuchaient comme lui dans les escaliers, et dérapaient dans les pentes. Il était plus jeune qu'eux, c'était sa chance. Mais ils étaient plus lourds que lui, et c'étaient leur chance. En se retournant dans un virage, entre deux cahutes de planches, il vit briller les rasoirs dans leur main.

  • Le chef des braconniers leva les bras, puis tira deux rafales. Un feu roulant se déclencha simultanément derrière lui. Les quatorze éléphants s'abattirent dans les hautes herbes, comme des quilles géantes. Les braconniers, se débarrassant de leur fusil, se précipitèrent sur les cadavres. Sous les coups de hache, les mâchoires des pachydermes éclataient avec de sinistres craquements. Au milieu de cette boucherie, erraient en gémissant des bébés éléphants, éclaboussés du sang de leur mère. Un jeune mâle, le ventre ouvert, essayait d'arracher ses propres entrailles du bout de ses petites défenses. Sans doute, espérait-il ainsi abréger ses souffrances...

  • Les deux matelots avaient déposé la cantine contenant le trésor dans le trou qu'ils avaient creusé sous le cocotier et, maintenant, ils suivaient, pelle sur l'épaule, la belle piratesse qui les guidait vers l'embarcation. D'un brusque bond, elle sauta dedans et se releva, brandissant un pistolet-mitrailleur. - Je vais vous descendre, annonca-t-elle d'une voix égale. Préférez-vous reposer dans une tombe de bon sable chaud ou être dévorés par les crabes ? - Merde, gémit Mimile, je te l'avais bien dit ! - Bah, répondit Totor, tu es toujours aussi pessimiste. Creusons, ça nous fera gagner du temps. La nuit était presque tombée. Les lucioles volaient en clignotant sous les cocotiers. Une rafale de pistolet-mitrailleur déchira le silence de la nuit tropicale...

  • Quand José Varano sortit du bordel, avec une bonne dizaine de verres d'aguardiente dans le nez, il était complètement ivre. Se prenant le pied dans une racine, il s'étala de tout son long, assommé par l'alcool. L'homme qui le suivait se pencha sur lui : - Ne crois pas que tu vas t'en tirer comme ça, pauvre con ! Je t'ai vu avaler la pierre. Il va falloir me la rendre maintenant... L'homme avait déjà tiré son couteau et, aussi tranquillement qu'on fait glisser une fermeture Éclair, il éventra Varano, du sternum jusqu'au pubis. L'énorme émeraude était bien là, dans l'estomac du type, scintillant de mille feux au milieu d'un lac d'aguardiente.

  • Des cris d'enfants s'échappaient de la fenêtre du premier étage. L'immeuble était à demi délabré, comme tous ceux de ce quartier misérable de Manille. - Madre de Dios, qu'est-ce que cette bande de pédés leur font faire encore à ces pauvres gosses ? s'écria une vieille femme qui passait en zigzaguant au milieu des tas d'ordures qui encombraient la chaussée. - Ils s'occupent de leur "bien-être" ricana un policier, assis sur une poubelle renversée. En rigolant, il désigna la plaque de tôle, apposée sur la porte d'entrée, qui annonçait pompeusement : "Association pour le bien-être de l'enfance". Là-haut, les sanglots reprirent de plus belle...

  • This timely reference analyzes the rationale, impact, and feasibility of taxation of sugar-sweetened beverages (SSBs) as a public health measure to contribute curbing obesity and diabetes rates, specifically in Canada. It presents the pros and cons of taxing soda, with the latest data on adverse health effects of its consumption, plus the various business and political issues surrounding the contentious proposition. Reviewed research is multidisciplinary, spanning health and medicine to ethics, economics, and law. Conclusions and caveats are clear and presented at a comfort level for the general reader. The result is a blueprint for analyzing the relevancy of taxes on sweetened soft drinks or other low-nutrition food products, plus a trove of valuable insights into aspects of government decision-making and consumer food behavior.

    Included in the coverage:
    · Reasons for specifically targeting SSBs
    · SSB taxation as a public health policy instrument

    · Effects of SSB taxation on energy intakes and population health

    · Potential undesirable effects relating to SSB taxation

    · Social and political acceptability of SSB taxation

    · Evaluability of SSB taxation

    Taxing Soda for Public Health will interest policymakers, public health professionals, advocacy groups, and researchers at the Canadian and international levels (e.g., in areas such as public health, nutrition, food and health policies, health economics, and evaluation), as well as students and all other parties interested in nutrition policies.

  • "L'Europe, cette civilisation née il y a près de trois mille ans sur un petit cap du continent asiatique, a survécu à tout : la fin des Empires grec et romain, les invasions barbares, les guerres de religions, le fascisme et le communisme. Elle est parfois vacillante, parfois malade, mais toujours vivante, puissante et actrice majeure des destinées de la planète. La civilisation européenne n'est pas construite sur une fiction, théologique, ou idéologique, mais sur une éthique. Ainsi cette civilisation survit-elle aux autres, comme la réalité survit aux rêves ou aux cauchemars. Pour ceux dont les yeux voient et dont les oreilles entendent, la crise du coronavirus a réveillé une évidence : demain, nous serons tous des citoyens européens. Ce sera une grande joie, un désir qui s'accomplit enfin. Celui de tenir une promesse qui engageait la mémoire des morts innombrables et les vies à venir.

    Présentation de la collection : Et après ? Notre monde post-coronavirus ne sera sans doute plus le même. Quel sera le rôle de l'État ? Doit-on remettre en cause la mondialisation ? Doit-on se méfier ou s'appuyer davantage sur les scientifiques ? Autant de questions, et bien d'autres, sur lesquelles il faudra se pencher.
    Les Éditions de l'Observatoire, depuis leur création, ont l'ambition d'anticiper et de créer les débats d'idées. Nous continuons donc notre mission dans cette période propre à la réflexion en publiant de courts livres numériques qui amorcent déjà les thèmes de ce « monde d'après ». Nos auteurs ont répondu présents, conscients de former au sein de leur maison d'édition une véritable communauté de pensée.
    Muriel Beyer
    Directrice des Éditions de l'Observatoire"

  • Mental health nursing students need to understand their legal duties towards all clients, including specific laws for care of detained patients. Yet these laws can be comples, confusing, and difficult to relate to the reality of nursing care. This book is a clear guide to the Mental Health Act and Code of Practice which explains the specific duties, responsibilities and powers of mental health nurses and the care of detained patients in particular. It explains the most frequently encountered parts of the Act and Code and clarifies common misunderstandings. It outlines dilemmas faced by nurses which may arise from possible conflicting responsibilities. It also gives an introduction to other major legal considerations that mental health nursing students need.
    Key features:
    />
    Specific guide to the law for mental health nursing students, written by experienced practitioners involved in MHA regulation in England
    Case studies and examples help the reader relate the law to their clinical practice
    Multiple choice questions and acticvities help students to develop confidence and become critical and independent learners
    Linked to relevant NMC Standards and ESCs for degree-level education.

  • Philippe Val est apparu au premier plan de la scène politique quand il a publié, en février 2005, dans Charlie-Hebdo, les fameuses caricatures danoises de Mahomet. Mais depuis plus de dix ans, cet éditorialiste affûté, brillant, moqueur, engagé à gauche mais en homme libre, n'épargne ni les uns, ni les autres. Il a affiché son « Oui » à la constitution européenne, et son « Non » aux islamistes en cravate. Il combat les multinationales inhumaines, mais aussi les arracheurs de cultures transgéniques. Ses prises de position, souvent étonnantes, toujours étayées, ont fait de lui une personnalité iconoclaste, admirée, contestée, centrale. Après des années de travail et de lecture, aiguillonné par un monde aux plaques tectoniques en perpétuelle friction, mais qu'il estime passionnant, riche, plein de beautés, Philippe Val nous confie son premier grand essai : un « traité de savoir-survivre par temps obscurs ». En vingt-trois chapitres parfaitement emboîtés, tressés de citations, de lectures, de films, de faits historiques, il tente de définir ce que pourrait être un « nouvel homme des lumières ». Comment ne pas se laisser « dominer par l'espèce » ; comment sublimer notre part sombre, faite de violence et de ressentiment ; comment agir en homme libre. Bref, comment ne pas donner prise à la culture du «malaise dans la civilisation », pente si courante dans un temps qui a connu les totalitarismes, la terreur, l'abjection ? Philippe Val nous propose aujourd'hui'hui sa « méthode ». Dans ces pages, nulle froide rhétorique, mais une approche spinoziste : « Si dieu le veut. Le but des Lumières a été de rendre absurdes et imprononçables ces mots qui scellent le mariage de l'individu avec son propre malheur. C'est par le travail de la pensée que commence le divorce. Sil est vain de penser que l'on éliminera un jour la souffrance, on peut en revanche conjurer la tristesse, qui n'est pas seulement la conséquence, mais aussi la cause de nos malheurs. Lecteur, si mon livre te donne l'intuition que la joie est moins inaccessible qu'il n'y paraît, j'aurai atteint mon but. Il est difficile de tenir une certitude dans ce monde changeant mais il en est une que Verlaine énonce dans « Écoutez la chanson » : « Allez ! rien n'est meilleur à l'âme / Que de faire une âme moins triste. »

  • La métaphore a fait l'objet de nombreuses publications, mais son exploitation argumentative a suscité peu d'investigations systématiques en dépit de ses enjeux. L'objectif de cet ouvrage est de combler cette lacune en cernant le rôle de la métaphore dans l'argumentation, mais surtout en faisant retour sur la figure elle-même, pour décrire son potentiel argumentatif et la nature de ses manifestations.

empty