• Hugo Marchand s'est réveillé un matin avec un rêve. Il avait neuf ans. C'est à ce rêve de danse que ce virtuose de la nouvelle génération d'étoiles de l'Opéra de Paris s'est accroché. Quatre ans après son entrée au conservatoire de Nantes, médaillé d'or à treize ans, il est admis à l'École de danse de l'Opéra national de Paris. Malgré son profil atypique, Hugo Marchand intègre le corps de ballet de l'Opéra à dix-sept ans. Il gravit les échelons, se mesure aux autres, comme à lui-même, dans les concours internationaux et accède au grade ultime de danseur étoile en mars 2017.
    En partageant son apprentissage, Hugo Marchand pose un regard sur la danse comme école de l'acceptation. Celle de l'immensité du travail qu'impose la concrétisation d'un rêve. De la quête d'excellence au façonnage de la confiance en soi pour le réaliser. Le bras de fer entre doutes et détermination. De la solitude à la surexposition, de l'amitié possible malgré la compétition. La perpétuelle confrontation au miroir, reflet des imperfections à dépasser.
    L'expérience d'une métamorphose.

  • La danse représente un réel défi pour les historiens. Art de l'éphémère, elle ne laisse dans son sillage que des traces très partielles une fois évanouie, et continue souvent à être oubliée dans les récits de l'histoire de l'art. Afin de combler ce manque, Laura Cappelle a réuni vingt-sept des meilleurs spécialistes internationaux de la danse occidentale, dont les travaux mettent en avant sur la longue durée, depuis la Préhistoire jusqu'à nos jours, une multiplicité de techniques et de pratiques.

    Des premiers indices de transes dansées à la libération moderne du corps, des ballets de la Renaissance à la création chorégraphique actuelle, cet ouvrage décrypte le mouvement à la lumière des dynamiques sociales, culturelles et artistiques qui l'ont façonné en Occident. La danse y est contemporaine, classique, apollinienne, dionysiaque, politique, esthétique, populaire ; de la ville à la scène, elle brouille les frontières et revendique aussi bien l'élévation que l'ancrage au sol, la virtuosité que le dépouillement.

    Projet essentiel pour que les fruits de la recherche nourrissent la culture générale de la danse ainsi que la compréhension des oeuvres et des pratiques aujourd'hui, cette traversée de l'histoire s'adresse à tous les publics.

  • La danse contemporaine, née avec Merce Cunningham d'une rupture avec le ballet classique, est aujourd'hui l'une des formes artistiques les plus surprenantes et les plus vivantes de la création artistique. Sensible à l'état du monde, elle montre souvent le chaos mais préfigure également à travers les relations entre les danseurs de nouvelles formes de lien social. Avec une partie du théâtre actuel dans ce qu'il a de plus vigoureux, elle permet de réintégrer dans la connaissance une dimension du sensible largement méconnue par la pensée occidentale : le souffle. Ces deux activités, à l'instar des traditions artistiques asiatiques, ne consistent pas tant à exprimer des formes qu'à capter des forces. Elles sont animées par une énergie d'incorporation et d'extériorisation qui posent une série d'interrogation : les relations entre le regard et l'écoute, le corps et le langage, les voies du dire et du non-dire, la transformation du temps en espace.
    À l'heure de la communication à distance, des écrans, des médias, des multimédias, ces arts du spectacle vivant permettent de ne pas nous laisser happer par le virtuel et de revenir au réel tout en nous faisant percevoir d'autres manières d'exister. Ils créent de la pensée. Non pas un mouvement de pensée mais une pensée en mouvement.


  • " Le feu et la grâce "

    Lorsqu'elle assiste à son premier ballet, Dorothée a tout juste dix ans et danse au conservatoire de Toulouse depuis trois ans.
    À l'issue de la représentation, elle n'a plus qu'une idée en tête : devenir danseuse étoile. Après un premier échec qui, loin de la mettre à terre, lui donne encore plus de détermination et de force, Dorothée intègre l'école de l'Opéra de Paris l'année suivante. Elle vient d'avoir douze ans.
    Puis, parce qu'elle ne peut s'imaginer un autre parcours et qu'elle sait qu'elle n'atteindra son bonheur qu'en interprétant les plus grands rôles du répertoire, la jeune ballerine va s'accrocher à son rêve, à son étoile, encouragée et soutenue par ses parents qui n'hésitent pas à tout quitter pour la suivre à Paris. Elle va gravir toutes les marches qui la mèneront à la consécration : le 19 novembre 2007, à vingt-quatre ans, à l'issue de la représentation de Casse-Noisette, elle est nommée étoile.
    Dans cet ouvrage superbement illustré par les photographies de James Bort, Dorothée Gilbert dévoile avec une sincérité touchante son parcours exceptionnel, depuis ses mauvaises notes à l'école de danse et les difficultés d'une adolescence " pas comme les autres ", consacrée au travail et à la compétition, jusqu'aux immenses rôles d'interprétation qui l'entraînent sur les plus belles scènes du monde, en passant par les blessures et les moments de doute mais aussi en évoquant son immense bonheur d'être mère. Autant d'événements qui émaillent sa jeune et fulgurante trajectoire.
    Mais plus encore, elle nous donne à voir combien la détermination et la force de caractère peuvent conduire au firmament.

  • Corps dansé : confidences photographiques Nouv.

    La danse, qui est inscrite dans l'histoire de l'humanité, peut être considérée comme l'art de relier. Elle renvoie à la peinture, à sa plastique et à la pureté de ses lignes, elle valorise aussi la sculpture par sa façon de répartir les volumes, de mettre à l'honneur l'architecture par la richesse de ses compositions spatiales, et bien sûr, de rendre éloquent par l'expression du corps, la musique. Sa spécificité, qui est le mouvement, implique une temporalité propre au vivant qui est de l'ordre de l'instant. Son rapport au présent, qui la rend éphémère, est aussi une façon de défendre des valeurs philosophiques et techniques qui relèvent du patrimoine culturel.

    En pénétrant ainsi le monde de l'art de la danse avec l'appui de photographies du célèbre Guy Delahaye, Isabelle Namèche invite le lecteur à la suivre dans ce grand voyage du mouvement dansé qu'elle entreprend aux côtés de figures qui ont marqué cet art. De l'hégémonie du classique à l'apparition de contre-modèles, la danse nous montre qu'elle est aussi l'histoire d'une biologie, celle de notre nature humaine.

  • Cent ans -; un siècle de théâtre, de cinéma et d'amour ! La doyenne des comédiens français livre son abécédaire intime, celui d'une femme et d'une artiste d'exception, à l'incroyable joie de vivre. Un livre qui rend heureux.
    " Quand je serai grande, je serai comédienne et j'aurai des enfants ", déclare Gisèle Casadesus dès son plus jeune âge. Ses proches s'attendrissent, sans se douter qu'elle transformera ses rêves en une vie de rêve.
    Née en 1914 dans une famille de musiciens, Gisèle Casadesus a mené une magnifique carrière à la Comédie-Française, au cinéma et à la télévision, tout en élevant ses quatre enfants avec Lucien, l'amour de sa vie.
    " Mademoiselle " est aujourd'hui devenue une belle arrière-arrière-grand-mère, pétillante et joyeuse, qui joue encore volontiers pour le cinéma.
    Revisitant les événements d'un siècle, des deux guerres mondiales aux nombreux bouleversements de société, cet abécédaire personnel raconte la comédie humaine et les coulisses de la scène, comme le destin d'une grande famille d'artistes. Sans jamais se départir d'un humour subtil, Gisèle Casadesus y dévoile son amour de la vie et de la famille, sa foi profonde et sa curiosité insatiable du monde.
    Lire Gisèle Casadesus, c'est partager la chaleur d'un thé chez elle, se laisser bercer par sa douceur naturelle et goûter à une joie de vivre communicative. Voici un livre qui rend heureux !

  • Et si vous laissiez votre corps danser, dessiner et écrire ses histoires, que vous raconterait-il ? Découvrez une méthode novatrice : Daria Halprin considère que notre corps contient l'intégralité de notre expérience de vie et que le mouvement exprime et révèle notre personnalité profonde. En croisant la pratique artistique et la psychologie, elle propose une méthode inédite en France, invitant le lecteur à considérer la force transformatrice de l'art.
    Riche des expériences qui l'ont construite, Daria Halprin a développé durant plus de trente ans un travail unique, nourri par son intérêt pour les relations qui existent entre le processus créatif, l'expression artistique et la psychologie.
    La Force Expressive du Corps vous invite à comprendre comment, lorsque nous travaillons sur notre art (une danse, un dessin, un poème...), nous travaillons aussi sur quelque chose de notre vie. Les métaphores qui se révèlent et le sens que nous pouvons leur donner composent alors la base d'un travail créatif et réflexif.
    Cet ouvrage est une référence dans le domaine de l'art expressif.

  • C'est le premier ouvrage qui retrace le parcours et l'oeuvre de Lia Rodrigues. La chorégraphe brésilienne occupe une place importante sur la scène chorégraphique française, à la fois iconoclaste et engagée, depuis ses premiers pas dans les années 1980 dans la compagnie de Maguy Marin jusqu'à cette saison 2021, où le Festival d'Automne salue à Paris ses trente ans de carrière par la programmation de plusieurs de ses pièces. Ce livre, à partir de textes originaux, de dialogues et d'entretiens avec ses proches collaborateurs, relate son parcours artistique majeur, trois décennies pendant lesquelles la chorégraphe brésilienne s'est jouée des frontières de la création, de l'improvisation et de la pédagogie. Nourri par ses lectures et ses rencontres artistiques, son itinéraire de création est inséparable de son action sociale, depuis le centre d'arts et l'École libre de danse qu'elle a fondés en partenariat avec l'ONG Redes, dans la favela de la Maré, quartier de la banlieue nord de Rio de Janeiro. Cet ouvrage nous plonge dans le quotidien créatif et tumultueux de Lia Rodrigues et de sa compagnie.
    Cet ouvrage est la concrétisation du travail méticuleux et intime d'Isabelle Launay, enseignante-chercheuse en Études en danse à l'université Paris 8 et de Silvia Soter, enseignante-chercheuse en Danse et Sciences de l'éducation à l'Université Fédérale de Rio de Janeiro, dramaturge et collaboratrice de Lia Rodrigues depuis plus de quinze ans. La Passion des possibles contient un cahier photographique en couleur réalisé par Sammi Landweer.

  • D'un traité du XVIIe siècle aux procédés aléatoires de composition, de la présence scénique de l'interprète aux « gargouillade », « saut de chat » et « sissonne » du ballet classique, de la respiration à la répétition, les mots de la danse sont nombreux. Geisha Fontaine en retient 100 qui, selon elle, disent le mieux les multiples facettes de cet art de l'espace qui est aussi un art du temps. Le mouvement, le corps, la création chorégraphique, les courants esthétiques sont abordés sous toutes leurs formes. Histoire et techniques, enjeux théoriques et questions pratiques : c'est la place de la danse dans nos sociétés qui est ici interrogée, et le dialogue qu'elle entretient avec les autres arts, notamment la musique. Passant d'un terme à l'autre, le lecteur est ainsi invité à créer sa propre chorégraphie, mot à mot, pas à pas...

  • La danse est une histoire de passeurs. Après les transmissions « en douceur » du XIXe siècle, le XXe apparaît comme sorte de feu d'artifice continu, qui nourrit la création et invente toujours de nouveaux pas, de nouvelles formes, un nouveau rapport au son, au costume, à l'espace scénique, au public, à la lumière, cherchant à voir jusqu'où l'on peut exploiter le corps humain. Les grands chorégraphes dont Gérard Mannoni campe ici les portraits sont les véritables artisans de cette passionnante histoire, illustrée par une sélection de photographies originales.
    Avec, par ordre d'apparition dans le livre :
    Ruth Saint-Denis et Ted Shawn Michel Fokine Mary Wigman Fedor Lopoukhov Bronislava Nijinska Kossian Goleizovsky Jean Brlin Martha Graham Leonide Massine Kurt Jooss George Balanchine Frederick Ashton Leonide Lavrovski Serge Lifar Agnes de Mille Aurel Milloss Anthony Tudor Birgit Cullberg Catherine Dunham Alwyn Nikolais Jerome Robbins Merce Cunningham Roland Petit John Cranko Bob Fosse Maurice Béjart Youri Grigorovitch Kenneth MacMillan Paul Taylor Alvin Ailey Pierre Lacotte Trisha Brown John Neumeier Lucinda Childs Pina Bausch Carolyn Carlson Germaine Acogny Mats Ek Jiri Kylian William Forsythe Ushio Amagatsu Jean-Claude Gallotta Dominique Bagouet Maguy Marin Saburo Teshigawara Angelin Preljocaj Thierry Malandain Anne Teresa de Keersmaeker Jean-Christophe Maillot Philippe Decouflé Wim Wandekeybus Sasha Waltz

  • Manuel de créativité et d'animation par le mouvement Nouv.

    L'auteur offre au lecteur de découvrir son travail et ses recherches sur le mouvement et la danse biodynamique à tous ceux qui sont en quête d'une vérité basée sur la conscience du corps.
    Pour l'animateur, ce livre est une mine d'idées concernant l'animation en général et plus particulièrement chorégraphique. L'occasion parfaite pour retrouver son enfant intérieur à travers les exercices et les jeux chorégraphiques
    Sont abordés aussi dans ce manuel des thèmes de réflexion importants concernant l'animation chorégraphique tels que la différence entre créativité et création, le masculin/féminin, la différence entre l'expression théâtrale et chorégraphique, la symbolique de l'espace scénique, l'expression chorégraphique comme facteur de résilience...

  • Mannequin par hasard et sur le tard.

    Je vais être diorisée ! Oui, habillée de Dior. Chignon, make-up, talons. Je tiendrai en laisse un caniche royal et me promènerai au rayon beauté, l'air pimbêche à mort. Mon rêve d'enfant se concrétise : rester enfermée dans un grand magasin. Deux nuits de répétition. Les models, cinq ladies d'âge mûr - comme on dit au rayon fruits et légumes - dont moi, ont passé des heures sur un escalator en marche. Un show somptueux se prépare. Moi qui n'ai jamais fait de spectacle de ma vie, sauf Cendrillon à l'école primaire, j'exulte.

    Londres, Upper Street. Sylviane, fraîchement débarquée de France, cinquante-cinq ans, cheveux blancs et silhouette de jeune fille, est repérée lors d'un casting sauvage. Sa vie prend un virage à angle droit.
    Castings, shootings et défilés se suivent et ne se ressemblent pas. Désormais model, elle découvre la fashion sphère et ses paillettes. Les excentricités de la capitale britannique, sa population bigarrée et sa liberté face aux conventions l'enchantent : elle s'y sent comme chez elle.
    Mais, pendant ce temps, en Sologne, son père se meurt et sa mère s'épuise. La vraie vieillesse tisse sa toile...
    Dans Moi, vieille et jolie, Sylviane Degunst dévoile, avec humour, les coulisses du mannequinat, et livre une vision décalée du temps qui passe, sur fond de culture british.

  • C'est l'un des plus célèbres chorégraphes du monde. Qui se cachait vraiment derrière ce fameux barbu aux grands yeux bleus, qui créa Boléro, Le Sacre du printemps, L'Oiseau de feu, et plus de trois cents autres ballets au sein de son Ballet du XXe siècle puis du Béjart Ballet Lausanne ?
    Ariane Dollfus nous raconte ce créateur infatigable, homme très érudit, fils aimé d'un père philosophe, courtisé mais très ascète, zen et obstiné, qui voulait dire son ressenti du monde en mettant la danse, ses danseurs et son public aux prises avec la modernité. En s'appuyant sur de nombreux entretiens inédits, avec Béjart comme avec ses proches, elle dévoile les coulisses de la création, mais aussi la personnalité ambivalente de Maurice Béjart, médiatique et humble, aimant et distant, généreux et exigeant.

  • En 2007, alors qu'il danse Set and Reset de la célèbre chorégraphe Trisha Brown, Noé Soulier découvre avec surprise sa difficulté à interpréter cette danse qui ne présente pourtant aucun problème technique. Il prend alors conscience que sa manière d'envisager le mouvement, issue de sa formation classique, ne lui permet pas de bien appréhender des gestes ou des actions relevant d'autres styles ou pratiques de danse.
    Cette révélation est à l'origine de ce livre. L'artiste y distingue plusieurs manières de prêter attention au mouvement en s'appuyant sur une analyse des pratiques chorégraphiques ou de la performance, de la danse classique à William Forsythe, mais aussi de divers concepts empruntés aux philosophes, linguistes ou théoriciens de l'art.
    « Implicitement, j'avais analysé et mémorisé les deux premiers mouvements de la manière suivante : le bras forme une ligne droite qui décrit un arc de cercle vers le bas ; au moment précis où il passe devant le genou, celui-ci se fléchit, puis le tronc bascule d'environ 20 ° vers l'avant, etc. Il était impossible d'exécuter correctement la phrase de Set and Reset avec cette lecture du mouvement. La suivante fonctionnait mieux : je laisse tomber le poids du bras étendu, le bras entraîne dans sa chute le genou dont le fléchissement fait basculer le torse, et ainsi de suite. »
    Danseur, chorégraphe, Noé Soulier articule ici des manières de prêter attention au mouvement en s'appuyant sur une analyse des pratiques chorégraphiques. Il développe ainsi des focales d'attention : des cadrages conceptuels qui proposent différentes façons d'appréhender le mouvement et le corps. Cette recherche se situe à la frontière ténue entre une pratique artistique qui se concentre sur l'attitude du spectateur et une réflexion sur l'art qui cherche moins à décrypter le sens des oeuvres qu'à enrichir les multiples manières d'en faire l'expérience. Actions, mouvements et gestes est une proposition chorégraphique qui prend la forme d'un livre. C'est une oeuvre d'observation qui fait de l'élaboration de différents modes de regard sur le mouvement la danse elle-même.

  • Comment la danse peut nous rendre heureux.
    Wayne Byars est américain, professeur de danse depuis 35 ans et fondateur du studio Harmonic à Paris. Tous les danseurs classiques et contemporains ont suivi son enseignement très particulier, à contre-courant des méthodes d'apprentissage habituelles. Plus que de la danse, Wayne Byars transmet une philosophie, une manière d'être au monde, de penser la peur, la douleur, la confiance, l'amour du métier, le plaisir d'être au monde et de le partager en public.

  • Un geste dansé n'est pas nécessairement éphémère : il peut connaître une longue vie s'il trouve des milieux pour l'accueillir et l'entretenir. C'est ainsi que des ballets « classiques » ou des chorégraphies « contemporaines » circulent, se transmettent et se transforment avec le temps. Croisant esthétique, histoire et anthropologie, cet essai critique s'attache à la mémoire des oeuvres en danse. Il expose les conditions artistiques et politiques de leur survie et de leurs devenirs à travers trois cas de répertoires emblématiques : celui du Ballet de l'Opéra de Paris, de Merce Cunningham (1919-2009) et de Dominique Bagouet (1951-1992). Mettant au coeur de sa réflexion le travail des danseurs et des chorégraphes, leur savoir-faire, les représentations et les imaginaires qui nourrissent leurs pratiques, Isabelle Launay analyse et historicise diverses façons d'activer (voire d'inventer) une tradition en danse ainsi que les débats contradictoires qui animent celle-ci.


  • « Peter Goss est un sorcier. Il a une connaissance presque infinie du corps humain en général et de chacun de nos corps en particulier - à nous qui suivons son enseignement. Il est un maître attentif et exigeant. » Emmanuel Carrère


    Tel que l'exprime Emmanuel Carrère dans sa préface, Peter Goss est un maître, l'un des grands pédagogues actuels de la danse et du yoga.

    Ce livre raconte son histoire, de son enfance et de sa jeunesse sud-africaines marquées par l'apartheid au swinging London des années 1960, jusqu'à ses années parisiennes où il est devenu chorégraphe. Son parcours artistique croise de grandes figures de la danse - classique, jazz ou contemporaine - mais aussi de la culture hippie et du showbiz. Mosaïque d'un artiste qui s'est toujours tenu à distance des modes et des influences du milieu professionnel.

    Ce livre nous parle de pédagogie, de la bonne distance à tenir entre l'enseignant et l'élève, de la façon d'éprouver son corps et ses mouvements, du savant dosage à déployer entre rigueur et liberté. Il est à mettre entre les mains de tous ceux qui sont engagés dans l'éducation et dans la transmission, au-delà du monde de la danse.

  • Dans une langue poétique et polyphonique, c'est le trajet d'un artiste en recherche que retrace ce livre. Analysant son propre travail mais aussi les oeuvres emblématiques des artistes brésiliens Luiz de Abreu, Micheline Torres et Marcelo Evelin, le danseur et chorégraphe Volmir Cordeiro invente ici, à travers l'écriture, une forme sensible où la création est inextricablement liée à sa position de chercheur et à son regard de spectateur.

    « À partir de Ciel, mon premier solo, et d'un réseau poétique d'oeuvres avec lesquelles j'entretiens une certaine proximité, je m'intéresse aux marges qui dansent. Je plonge ainsi dans l'exercice de l'écriture. L'artiste-chercheur qui écrit prend et refuse la distance. Je sais d'emblée qu'à la fin du projet, que ce soit une thèse, un livre ou une pièce dansée, je ne serai tout juste qu'au commencement, au début de mon propre jeu. Progressivement, j'essaye de produire une extension de mon travail artistique, une analyse ex-corpo de la scène, vitale pour moi. Car derrière ces lignes, une nouvelle danse se dessine déjà, qui m'habite et m'incorpore. » (Volmir Cordeiro)

  • « S'appuyer sur l'air », « partager l'espace », « donner son poids », « danser à l'écoute »... Les danseurs et les danseuses sont dépositaires de savoirs implicites dont on trouve trace dans leur langue. Mais comment faire la lumière sur ces savoirs issus de l'expérience du geste et de la perception ? Sur quelle pensée de l'imaginaire ou de l'émotion prendre appui pour saisir au mieux les enjeux du geste dansé ? Comment « lire » ce geste, et avec quels outils ? Comment peut-il faire sens pour celui qui bouge, comme pour celui qui regarde ?
    Dans le prolongement des travaux des chercheurs en danse Michel Bernard et Hubert Godard, Christine Roquet nous invite ici à penser la corporéité dansante comme un système complexe d'éléments en interaction. Nourrie de son expérience de terrain au contact des danseurs, elle interroge également la manière dont la danse peut contribuer à inventer de la relation et offrir en partage la joie de danser. Car, du cours à l'atelier, du bal à la scène, du point de vue du danseur à celui du spectateur, Christine Roquet nous révèle comment l'analyse du mouvement peut enrichir notre perception, interroger notre relation à l'autre et au monde.

  • " Le tango réside entre un pas et un autre, là où s'entendent les silences et où chantent les muses ", disait le danseur Gavito, comme si c'était dans cette pause, cet interstice, que s'exprimaient les émotions qui donnent naissance au pas suivant. Dans cet entre-deux, naît et vit le tango que nous aimons.
    Ni guide, ni encyclopédie exhaustive, ce dictionnaire se veut une déambulation subjective dans un univers en perpétuelle mutation. Car si le tango est bien un monde en soi, une musique, une danse, une poésie, il définit aussi une certaine conception de l'existence. Une promenade en liberté qui, si elle parcourt les sentes balisées de l'histoire et des références communes de Buenos Aires à Paris et au-delà, emprunte aussi des chemins de traverse au gré de nos investigations et de notre fantaisie.
    Plus de cinq cents entrées font ainsi la part belle aux biographies de personnages (musiciens, chanteurs, danseurs, poètes...), mais aussi aux lieux, aux paroles, aux techniques et aux concepts, et permettent de reconstituer le voyage de cette alchimie métisse née dans le Río de la Plata au tournant du XXe siècle et vécue aujourd'hui autour du monde par des milliers de passionnés.
    Journaliste de presse écrite et télévision, documentariste, chroniqueur à la radio, Jean-Louis Mingalon est un spécialiste des musiques du monde.
    Philosophe de formation et docteur en science politique, Gwen-Haël Denigot est journaliste en sciences humaines et sociales et vit entre Paris et Buenos Aires.
    Ethnologue de formation, spécialiste des musiques populaires, Emmanuelle Honorin est journaliste et productrice de musiques du monde, auteur de Astor Piazzolla, Le Tango de la démesure (Demi Lune, 2011).
    Cet ouvrage est l'heureux lauréat du coup de cœur de l'Académie Charles Cros.

  • La figure de l'« amateur » est multiple, voire contradictoire. Elle intensifie et trouble les notions de travail, de création et de transmission, d'expertise et d'expérience. Elle déplace et transforme les normes et les catégories esthétiques, éthiques, politiques, qui sont à l'oeuvre dans le spectacle et dans la pratique de la danse contemporaine. Des choeurs de mouvement aux expérimentations les plus récentes, selon l'âge, les identités et les appartenances, les lieux et les dispositifs, le corps du danseur amateur peut être à la fois ordinaire - ni virtuose ni en représentation, mais humainement présent - et extraordinaire, surprenant, témoin d'« autre chose ».
    Ouvrage collectif, Corps (in)croyables propose un ensemble d'analyses qui tentent de saisir la fragilité diverse de ces figures d'« amateurs », tout en mettant en question les pratiques dans lesquelles elles entrent en jeu.

  • L'ouvrage retrace le parcours de la chorégraphe franco-algérienne Nacera Belaza (1969), venue à la danse en autodidacte et aujourd'hui présente sur la scène internationale et dans de nombreux festivals internationaux en France. Le livre engage une réflexion sur le geste dansé et sur la puissance du vide comme sculpture du vivant.

  • La représentation du monde de la danse classique oscille entre fascination et condamnation. Fascination pour les danseurs et danseuses qui se consacrent " corps et âme " à la recherche de l'excellence artistique. Condamnation de la souffrance et des sacrifices d'une vie d'ascète dans un univers compétitif à l'extrême.

    La représentation du monde de la danse classique oscille entre fascination et condamnation. Fascination pour les danseurs et danseuses qui se consacrent " corps et âme " à la recherche de l'excellence artistique. Condamnation de la souffrance et des sacrifices d'une vie d'ascète dans un univers compétitif à l'extrême. Le cinéma, la littérature et les médias véhiculent sans cesse une telle tension, comme en témoigne le fi lm à succès
    Black Swan.

    Le Ballet de l'Opéra de Paris est au cœur de cette représentation fantasmatique, au point d'en être le modèle. Dévoilement des coulisses de cette institution prestigieuse, cet ouvrage montre comment les désirs des jeunes aspirants sont façonnés, entretenus ou remis en cause au fil d'une vie tout entière consacrée à la danse malgré des chances de réussite très incertaines.

    L'enquête menée auprès des élèves et de leurs parents, des professeurs et des anciens danseurs permet de saisir sur le vif les mécanismes sociaux qui amènent les danseurs à donner du sens à leur engagement. En suivant les danseurs et les danseuses dès l'entrée dans la pratique, durant la scolarité et jusqu'à leur départ à la retraite, Joël Laillier donne à voir la fabrique d'une élite artistique.

  • Une vie flamboyante.
    Né le 18 juin 1931, j'ai devancé l'appel du général de Gaulle, ce qui m'a longtemps valu le surnom de "Belle du 18 juin". En 2016, mon cabaret a fêté ses 60 ans d'existence : l'occasion pour moi de me replonger dans mes souvenirs.
    J'ai alors eu envie de remettre mes pas dans ceux de mon enfance, de revenir sur mon parcours hors du commun, du jeune homme d'Amiens au "prince bleu de Montmartre".
    D'hier à aujourd'hui, j'ai franchi tous les obstacles, avec toujours cette même envie dévorante, pour que mon cabaret devienne un lieu aussi flamboyant qu'incontournable. Il est important que je laisse une trace de mon fabuleux destin. Ce livre, je souhaite qu'il soit une ode à la vie, moi qui ai toujours cru en mes rêves.
    Je me confie ici en toute simplicité et me risque, enfin, à révéler ce qui se cache derrière mes légendaires lunettes bleues.

empty