• Corps dansé : confidences photographiques Nouv.

    La danse, qui est inscrite dans l'histoire de l'humanité, peut être considérée comme l'art de relier. Elle renvoie à la peinture, à sa plastique et à la pureté de ses lignes, elle valorise aussi la sculpture par sa façon de répartir les volumes, de mettre à l'honneur l'architecture par la richesse de ses compositions spatiales, et bien sûr, de rendre éloquent par l'expression du corps, la musique. Sa spécificité, qui est le mouvement, implique une temporalité propre au vivant qui est de l'ordre de l'instant. Son rapport au présent, qui la rend éphémère, est aussi une façon de défendre des valeurs philosophiques et techniques qui relèvent du patrimoine culturel.

    En pénétrant ainsi le monde de l'art de la danse avec l'appui de photographies du célèbre Guy Delahaye, Isabelle Namèche invite le lecteur à la suivre dans ce grand voyage du mouvement dansé qu'elle entreprend aux côtés de figures qui ont marqué cet art. De l'hégémonie du classique à l'apparition de contre-modèles, la danse nous montre qu'elle est aussi l'histoire d'une biologie, celle de notre nature humaine.

  • Manuel de créativité et d'animation par le mouvement Nouv.

    L'auteur offre au lecteur de découvrir son travail et ses recherches sur le mouvement et la danse biodynamique à tous ceux qui sont en quête d'une vérité basée sur la conscience du corps.
    Pour l'animateur, ce livre est une mine d'idées concernant l'animation en général et plus particulièrement chorégraphique. L'occasion parfaite pour retrouver son enfant intérieur à travers les exercices et les jeux chorégraphiques
    Sont abordés aussi dans ce manuel des thèmes de réflexion importants concernant l'animation chorégraphique tels que la différence entre créativité et création, le masculin/féminin, la différence entre l'expression théâtrale et chorégraphique, la symbolique de l'espace scénique, l'expression chorégraphique comme facteur de résilience...

  • Comment la danse peut nous rendre heureux.
    Wayne Byars est américain, professeur de danse depuis 35 ans et fondateur du studio Harmonic à Paris. Tous les danseurs classiques et contemporains ont suivi son enseignement très particulier, à contre-courant des méthodes d'apprentissage habituelles. Plus que de la danse, Wayne Byars transmet une philosophie, une manière d'être au monde, de penser la peur, la douleur, la confiance, l'amour du métier, le plaisir d'être au monde et de le partager en public.

  • Si la mémoire des oeuvres en danse peut s'entretenir à travers des traditions, qu'advient-il lorsqu'il y a rupture dans la transmission, quand des danseurs et chorégraphes modernes, tels Mary Wigman, Valeska Gert, Joséphine Baker ou Rudolf Laban, envisagent une mémoire discontinue de leurs gestes ? Et qu'arrive-t-il, presque un siècle plus tard, lorsque des artistes contemporains découvrent des danses passées et se laissent ravir au point d'en faire quelque chose ? Reprendre, c'est alors créer un court-circuit dans le temps qui « allume la mèche de l'explosif enfouie dans l'Autrefois », selon Walter Benjamin. Mettant au coeur de sa réflexion l'analyse des oeuvres chorégraphiques, de leur processus et de leurs enjeux, Isabelle Launay observe la façon dont des artistes contemporains (Vera Mantero, le Quatuor Knust, Jérôme Bel, Latifa Laâbissi, Mark Tompkins, Loïc Touzé) réactivent des danses du passé. Dégagée du continuum d'une tradition, la mémoire des oeuvres circule et travaille alors par surprises, transferts, montages et par l'inquiétante force de la citation.

  • Dominique Delouche est le réalisateur de 24 heures de la vie d'une femme, de L'homme de Désir, de Divine. Il est aussi le Cinéaste de la Danse. Puisant dans ses souvenirs de tournage, au regard de sa caméra et des liens qu'il a tissés avec eux, il évoque ici les plus grands danseurs et chorégraphes, de Lifar à Jerome Robbins, de Vassiliev et Plissetskaïa à Markova, de Chauviré à Guillem, de Vassiliev à Noureev en passant par les plus grandes étoiles de l'Opéra de Paris.

    Anecdotes, admiration, études stylistiques éclairent cette trentaine de portraits et constituent un Essai sur l'histoire récente du Ballet.

  • Danse et musique

    Claire Paolacci

    La musique et la danse n'ont jamais cessé de se nourrir l'une l'autre.
    Le répertoire occidental abonde en pièces, formes musicales et théâtrales dans lesquelles musique et danse sont associées en partant de la marche, pas de danse le plus élémentaire. À propos du bal, nous verrons comment des pièces de danses deviennent progressivement des suites instrumentales destinées au concert, dont Bach devient un modèle.
    Des compositeurs s'emparent de musiques de danse non plus seulement dans le but de divertir mais pour affirmer une identité, notamment nationale.
     Par ailleurs, la création de pièces de danse dans des cadres de plus en  plus spectaculaires conduit au développement de multiples genres théâtraux mêlant musique et danse, tel l'opéra ballet que Molière et Lully ont illustré, ou les grands ballets classiques dont Tchaïkovski a fait des chefs-d'oeuvre.
    Si la danse a longtemps imposé ses exigences à la musique, elle a aussi été une source de renouvellement des formes, des plans, des styles et du langage musical.
    Au XXe siècle s'affirment à la fois l'interaction et l'autonomie des deux arts, compositeurs et chorégraphes collaborant étroitement : la musique est danse et la danse, musique.
                              
    Historienne et musicologue, Claire Paolacci est conférencière au Musée de la musique (Philharmonie de Paris) et enseigne à l'Université Paris Sorbonne. Elle poursuit ses recherches sur l'Opéra de Paris et a récemment publié Les Danseurs mythiques (éd. Ellipses, 2015).
      
     
     

  • Pendant plus de trente ans, Laurence Louppe a ouvert la route à de nombreux danseurs et chorégraphes. Son apport théorique à la Culture chorégraphique est énorme, tout autant que l'apport sensible qu'elle a diffusé au monde chorégraphique et artistique. Cet ouvrage propose, en deux volumes, la transcription de cours donnés au Cefedem Sud d'Aubagne dans le cadre de la formation de formateurs en Culture chorégraphique. Ce premier volume retranscrit les cours consacrés à la problématisation des outils en histoire de la danse : image, document et reproduction.

  • Nos relations au corps et nos « mises en geste » ne sont en rien des pratiques autonomes et autocentrées, déconnectées des transformations sociétales et culturelles vécues. Par essence, le corps dansant et l'art chorégraphique sont traversés par ces mutations et les pratiques performatives apparaissent comme régime de présence critique, expérience à être et à advenir. À la manière d'une constellation, cette série d'articles numérotés, initiée en 2007, explore les préoccupations performatives dans le paysage chorégraphique français de ces dernières années.

  • La liberté, ce n'est plus s'affranchir des limites du corps pour aller dans je ne sais quel au-delà, dans je ne sais quel rêve, quelle fuite. La liberté c'est retrouver le geste et le corps dans toute sa simplicité. C'est revenir à des sensations simples, marcher, lever les bras, tourner la tête et goûter au plaisir du mouvement. Retrouver le chemin de son expressivité naturelle, se frayer le chemin vers sa légèreté de mouvement et sa spontanéité, dans la construction, tout ça va être le travail du chorégraphe.

  • Quoiqu'il y ait une grande diversité de danses, toutes ont un même pouvoir d'entraînement. Il suffit, en effet, de voir danser pour désirer soi-même entrer dans la danse. On a donc affaire à un mouvement qui tend à se propager aussi irrésistiblement et spontanément que la vie. Aussi évidente que néanmoins énigmatique, c'est cette communicabilité du mouvement qui est ici analysée. D'où vient que toute danse soit une invitation à la danse ?

  • L'héritage européen dans la danse théâtrale nord-américaine : du début du XXe siècle à nos jours Nouv.

    Dès le début du X Xe siècle aux États-Unis, le rejet de l'art académique classique en faveur d'une danse expressive et expressionniste est à l'origine d'une révolution esthétique. Les chorégraphes nord-américains aspirent à se débarrasser des conventions artistiques du XIXe siècle et américanisent le ballet resserrant ses affinités avec le spectacle populaire : le théâtre musical vers lequel convergent le music-hall, le ballet et la danse moderne. Les frontières entre l'art élitiste et l'art populaire s'estompent, les divergences entre le ballet et la danse moderne s'atténuent. L'artiste nord-américain bouleverse les codes, les conventions esthétiques et les canons pour démocratiser l'art chorégraphique, à l'image de la démocratie étatsunienne.

  • Comment un mouvement devient-il danse ? Le présent ouvrage propose d'envisager et d'étudier l'hypothèse suivante : un mouvement devient danse dès lors qu'il construit du sens. Plutôt que d'aborder la danse comme une catégorie en soi sous laquelle seraient subsumés certains mouvements, on choisira de la considérer comme un évènement, dont la survenue peut être intermittente. Cette perspective offre la possibilité de rendre compte de son éventuelle apparition dans toute forme de mouvement, de la danse artistique à la danse festive, du mime au cinéma, du rite à la création numérique.

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