• Que vais-je porter ? C'est l'une des questions fondamentales que nous nous posons chaque jour. Aujourd'hui, l'industrie textile produit 80 milliards de vêtements par an et emploie une personne sur six sur terre. Historiquement, le commerce du vêtement a accumulé les profits en bafouant les droits du travail, de l'environnement et de la propriété intellectuelle. Au cours des trois dernières décennies, avec le déploiement simultané de la fast fashion, de la mondialisation et de la révolution technologique, ces abus se sont multipliés de façon exponentielle.

    Nous avons grand besoin d'un tout nouveau modèle, plus humain. Dana Thomas a parcouru le monde pour rencontrer des créateurs visionnaires et des entreprises qui sont en train de propulser l'industrie vers un avenir plus positif en revenant vers l'artisanat traditionnel ou en développant des technologies durables de pointe afin de rendre la mode plus vertueuse.

    Dans « Fashionopolis », elle met en lumière le renouveau du secteur à travers un ensemble de développements technologiques, comme l'impression de vêtements en 3-D, le traitement du denim plus respectueux de l`environnement, la fabrication intelligente, l'hyperlocalisme, le recyclage des tissus et même la fabrication de matériaux en laboratoire.

  • Le recours aux énergies fossiles a été à la source de la croissance du xxe siècle et de ses impacts sur la planète. La sortie du règne des fossiles sera la grande affaire du xxie siècle. Cette transition énergétique a démarré, mais elle ne met pas nos sociétés à l'abri du risque climatique. En effet, son rythme n'est pas en phase avec le tic-tac de l'horloge climatique et elle ne permet pas de faire face à l'appauvrissement du milieu naturel qui réduit sa capacité d'absorption du CO2.
    Pour viser la neutralité carbone, il convient d'opérer une double mutation :accélérer la transition énergétique en désinvestissant des actifs liés aux énergies fossiles et protéger les puits de carbone terrestres et océaniques en investissant dans la diversité du vivant. Il faut simultanément se préparer au durcissement des impacts du réchauffement, inévitables compte-tenu du trop-plein de gaz à effet de serre déjà accumulé dans l'atmosphère.
    Au-delà des constats solidement documentés, la thèse de l'auteur est que le changement climatique va contraindre nos sociétés à remettre en cause leurs modèles de croissance. Pour opérer ces mutations, il convient d'introduire une tarification carbone à grande échelle et des normes contraignantes. Pour mobiliser l'action du plus grand nombre, ces nouvelles régulations devront répondre à des critères rigoureux de justice climatique.

  • La publication de Prospérité sans croissance a marqué une étape cruciale dans le débat sur le développement durable. Dans cette édition substantiellement revue et réécrite, Tim Jackson apporte la démonstration que la mise en place d'une économie « post-croissance » est une tâche à la fois précise, définissable et chargée de sens. Sept ans après sa première publication, Prospérité sans croissance n'est plus un scénario radical chuchoté par quelques marginaux, mais une vision incontournable du progrès social dans le monde de l'après-crise. Donner une forme concrète à cette vision est la tâche la plus urgente de notre époque.

  • Une nouvelle et terrible «révolution verte» gagne le monde, l'agrobusiness.
    Dopée par une demande alimentaire croissante, elle gagne du terrain au Sud et dévaste tout sur son passage.
    Son modèle commercial et productiviste colonise de nouveaux territoires, du bassin amazonien aux confins de la Papouasie-Occidentale en passant par le continent africain, l'«ultime frontière».
    Avec l'appui de gouvernements, d'institutions inter­nationales, d'agences de coopération et d'une poignée de fondations philanthropiques, ce nouveau mode de production et de commercialisation agricole s'impose peu à peu sur la planète.
    Pointées du doigt pour leur responsabilité dans la crise alimentaire de 2008 et dans le mouvement d'accaparement des terres qui a suivi, les grandes firmes de ce secteur ont renouvelé leur discours et remodelé leurs stratégies. Comble! Elles se veulent désormais actrices «incontournables» de la lutte contre la faim.
    Épousant le langage onusien de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, elles se positionnent comme les garantes d'une transition durable et inclusive, axée sur la modernisation des agricultures familiales.
    Séduits par leurs promesses financières et techno- logiques, les pays en développement leur déroulent le tapis rouge et scellent avec elles des alliances décisives.
    Tandis que les organisations paysannes dénoncent l'imposture, les recettes proposées, prétendument «gagnant-gagnant» risquent d'aggraver le morcellement des communautés rurales, d'accentuer la dépendance des petits producteurs et d'accélérer le processus de privatisation des ressources au profit des acteurs dominants.
    Fort de la contribution de plusieurs spécialistes de différents pays du Sud, l'ouvrage offre toutes les données factuelles et éclaircit les enjeux actuels et futurs de cette folie agricole et écologique.

  • L'économie circulaire est un pilier de la transition vers une utilisation efficace des ressources. G7, Club de Rome, ONU, GIEC, Union européenne... un consensus s'est dégagé pour voir dans l'économie circulaire un changement de paradigme propice à la concrétisation d'un développement durable.
    Guidant le développement des politiques publiques de nombreux Etats et les stratégies d'entreprises à différentes échelles, elle propose un cadre d'observation mais aussi des solutions dont se saisissent les citoyens, les entreprises et les Etats.
    Les différentes dimensions constituant l'économie circulaire sont d'abord examinées pour inscrire sa trajectoire dans la vie des idées. S'appuyant sur des champs scientifiques existants et productifs en termes de méthodes et d'outils, les deux premières parties de l'ouvrage visent à situer et comprendre.
    La troisième partie est dédiée aux méthodes et outils destinés à mesurer, depuis les dimensions les plus macros dédiées aux Etats et territoires jusqu'à celles concernant les entreprises et leurs produits.
    Enfin, la dernière partie vise la mise en application, de l'échelle du citoyen à celle de l'Etat, s'appuyant sur de nombreuses études de cas.
    Entièrement actualisé et enrichi pour sa 2e édition, cet ouvrage constitue ainsi la référence pour comprendre, mesurer et agir dans le domaine de l'économie circulaire.
     

  • Climatiser le monde

    Stefan C. Aykut

    • Quae
    • 30 Janvier 2020


    Cet ouvrage porte sur la gouvernance du climat. L'auteur étudie les évolutions en cours comme résultant du double mouvement d'une « globalisation du climat » et d'une « climatisation du monde ». Deux domaines spécifiques, fortement affectés par la montée en puissance de la question climatique, sont pris comme exemples : les politiques énergétiques et les recherches en sciences du sol.


  • Le changement climatique est en train de modifier notre monde en profondeur, et ce, de diverses façons qui entraînent des risques dantesques pour les sociétés humaines et les systèmes naturels. Nous sommes entrés dans le « Casino climatique » et avons lancé les dés du réchauffement, avertit William Nordhaus. Mais nous avons encore le temps de tourner les talons et de sortir de ce casino. Dans cet ouvrage essentiel, l'auteur explique comment y parvenir.

    Convoquant toutes les problématiques importantes qui s'articulent autour du débat sur le climat, Nordhaus décrit les aspects scientifiques, économiques et politiques en jeu... ainsi que les mesures nécessaires pour réduire les dangers du réchauffement climatique. Dans des termes accessibles à tout citoyen engagé et en prenant soin de présenter avec objectivité différents points de vue, il expose le problème de bout en bout : du début, le réchauffement trouvant son origine dans notre utilisation individuelle de l'énergie, à la fin, les sociétés employant les réglementations, taxes ou subventions pour réduire les émissions de gaz responsables du changement climatique.

    Nordhaus propose une analyse nouvelle des raisons pour lesquelles les premières politiques, telles que le protocole de Kyoto, ont échoué à diminuer les émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre. Il démontre en quoi des approches neuves peuvent s'avérer fructueuses et quels outils politiques réduiront le plus efficacement les émissions. En résumé, il clarifie un problème central de notre époque et indique les prochaines mesures cruciales à prendre pour ralentir le réchauffement planétaire.

  • En quelque trente ans, peu d'industries ont connu une mutation comparable à celle qui a « changé la donne » dans les différents secteurs de l'énergie : pétrole, gaz, charbon, électricité, nucléaire, renouvelables.

    Les changements technologiques, les rapports de force entre pays, le comportement des acteurs, les décisions politiques mettant le marché au coeur de toutes les réformes, autant de déterminants majeurs qui ont bouleversé les fondamentaux mêmes de ces activités.

    Comment les prix se forment-ils sur ces différents marchés ? Comment tenir compte des deux dimensions de l'énergie : un bien stratégique, mais aussi de service public ? Ce qui vaut pour une énergie est-il pertinent pour les autres ? Le marché peut-il toujours se substituer à la planification et à quelles conditions ? Quels sont les liens entre énergie et environnement ?

    Voilà quelques questions, parmi beaucoup d'autres, auxquelles cet ouvrage - dans sa troisième édition actualisée - apporte des réponses.

    Il dresse un bilan de ces changements, basé sur une analyse économique rigoureuse des secteurs et du « bien-énergie » dans son ensemble. Il fournit également de nombreuses données chiffrées et institutionnelles présentées de manière synthétique et propose des analyses critiques des politiques menées en Europe et dans le monde.

    Si la démarche est d'abord méthodologique, le texte fournit également de nombreux exemples de situations pratiques observées et des études de cas.

    Ce livre peut satisfaire un large public : étudiants ingénieurs, en licence ou maîtrise d'économie et de sciences politiques, responsables et observateurs de l'industrie de l'énergie et de l'économie dans son ensemble.

    La 1re édition de l'ouvrage Énergie a obtenu le prix AFSE du meilleur manuel d'économie (2011).

  • La crise du coronavirus a démontré à quel point nos sociétés sont fragiles et vulnérables. Cette vulnérabilité provient de la construction d'une économie basée sur la croissance du profit qui conduit à la surexploitation des ressources, à une perte dramatique de biodiversité, aux changements climatiques et inégalités sociales. Cet ouvrage propose une nouvelle économie qui devra s'insérer dans l'écosystème terre, source d'inspiration pour optimiser la circulation de l'énergie, le recyclage de la matière et prendre en compte la diversité. Elle nécessite une véritable démocratie participative pour recentrer l'économie localement comme un service à la personne. Annulation de la dette et revenu de base universel conduiront à la libération du temps nécessaire à l'individu pour s'impliquer socialement, recréer la convivialité et prendre soin de la planète.

  • Le monde est confronté à un défi inédit et complexe : assurer l'accès à l'électricité pour tous, tout en luttant contre le réchauffement climatique.

    Pour y parvenir, une refondation complète des modes de production et de consommation de l'énergie est primordiale. Or, un certain nombre de mythes et de dogmes empêchent la construction d'un modèle capable de relever ce défi. Parmi les plus répandus : « La libéralisation bénéficie aux consommateurs », « Le gaz de schiste est un remède contre le chômage », « Le nucléaire sera toujours compétitif », « La production décentralisée d'électricité est une illusion »...

    Avec pédagogie, les auteurs déconstruisent 20 idées reçues et proposent des recommandations concrètes pour des politiques énergétiques et climatiques à la hauteur des enjeux du XXIe siècle.

  • Ce manuel inédit rapproche l'analyse économique et le monde naturel. Cette 2e édition actualise les grandes notions développées en matière d'économie de l'environnement et étudie les avancées contemporaines de l'économie écologique. Elle montre comment combiner le maintien d'un environnement vivable, le développement économique et une organisation sociale équitable. EIle présente les méthodes de valorisation économique des écosystèmes et de la biodiversité et traite de la question de la justice et des inégalités environnementales. Cette 2e édition présente les enjeux de la Conférence climat de Paris qui se déroulera à partir de novembre 2015.
     
     

  • Réussir notre transition énergétique vers un monde à zéro émissions nettes (ZEN) va être difficile et coûteux, mais nous n'avons pas le choix. Si nous voulons que la planète soit vivable pour nos enfants, nous devons basculer la production d'énergie depuis les sources fossiles vers les sources décarbonées et transformer l'économie. L'horloge climatique tourne très vite : une telle transition ne peut attendre
    Progrès technologique, changement de préférences individuelles et de normes sociales, politiques fiscale et réglementaires, finance verte... - les leviers pour faire baisser les émissions de carbone sont nombreux. Certains sont plus efficaces, d'autres plus faciles à mettre en place, mais aucun, utilisé seul, ne peut être suffisant. Il nous faut les mobiliser tous, au sein d'un ensemble de mesures structuré autour d'un prix du carbone qui reflète la diminution du budget y afférant.

  • L'avènement d'une bioéconomie et en particulier le remplacement des ressources fossiles par des ressources renouvelables paraissent éminemment souhaitables. Cet ouvrage met en évidence les influences des prix de l'énergie et leurs variations sur des ressources renouvelables provenant de productions agricoles, voire de déchets municipaux et ceci par l'entremise de différentes technologies. Ces résultats très détaillés vont nourrir les réflexions des décideurs, investisseurs, concepteurs des politiques publiques.

  • Parmi les enjeux auxquels la planète va devoir faire face dans les années à venir, figurent la réduction des gaz à effet de serre et le tarissement progressif des énergies fossiles. Or l'hydrogène peut et doit jouer un rôle important dans la transition énergétique. Les technologies permettant d'en maîtriser la production et l'usage étant matures, cette molécule dépourvue de carbone peut permettre de basculer dans un monde "propre".

    L'hydrogène a la faculté de stocker l'énergie primaire, en particulier les énergies renouvelables. Combiné à une pile à combustible, il peut en outre restituer cette énergie sous forme d'électricité dans un grand nombre d'applications, notamment dans le domaine de la mobilité. Mais si les difficultés techniques sont aujourd'hui en passe d'être résolues, il reste encore à trouver des réponses aux défis économiques et financiers : il importe désormais de structurer les déploiements industriels et commerciaux à grande échelle. Pour cela, de nouvelles formes de coopérations entre acteurs privés et avec les acteurs publics internationaux sont nécessaires. Le décollage de la transition énergétique passe en somme par des changements de paradigme.

  • Une malheureuse grenouille mise à cuire dans une marmite tolère une élévation régulière de la température de l'eau, alors qu'un ébouillantement brutal la ferait réagir aussitôt. De même, le réchauffement climatique est insidieux : il n'est perceptible qu'à l'échelle de la décennie, voire du siècle, n'implique aucune décision urgente et, de fait, est régulièrement repoussé sur l'agenda des politiques dont l'horizon excède rarement quelques années. Or, dans le domaine de l'environnement, le délai entre l'action et son impact est au minimum de cinquante ans. Seul un point de vue éthique et anthropologique prenant en compte la survie de l'espèce humaine pourrait résoudre le dilemme, mais en tant qu'Homo oeconomicus nous sommes des individus calculateurs agissant par intérêt personnel, et pour lesquels l'environnement est une ressource infinie et gratuite. Dans le jeu économique ordinaire, il n'y a pas de « taux d'intérêt écologique », comme le montre l'inéluctable disparition, sous l'effet des lois économiques, des ressources halieutiques. C'est donc à une conception plus large de l'humanité et à un renouveau de l'éthique que nous convie l'auteur, à défaut de voir l'espèce humaine, victime de la pensée économique, partager le triste sort de la morue, du thon rouge... et de la grenouille. Mathématicien et économiste, Ivar Ekeland a participé à la chaire Finance et développement durable de l'université Paris-Dauphine, qu'il a présidée. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation. 

  • Nous entretenons un lien particulier avec le miel. Il est paré de toutes les vertus, il contribue à notre santé, il évoque les senteurs dété, le soleil, les fleurs, les fruits. Nous aimerions quil demeure un produit de proximité, loin des lois impérieuses de léconomie, et quil reste authentique, naturel, une source de douceur dans un monde en bouleversement.
    Hélas, il nen est rien. Le miel est devenu une « commodité », comme disent les économistes, cest-à-dire une matière première comme une autre. Plus de 50 % du miel importé en Europe est dorigine chinoise. Cette matière na souvent quun lointain rapport avec ce produit naturel que nous aimons tant, incorporant parfois autant de sucres ajoutés que de miel authentique. Face à la baisse des populations dabeilles, la pollinisation de certains arbres fruitiers prend des allures de procédé industriel, mobilisant en Chine des milliers de travailleurs agricoles. En Californie, qui produit 80 % des amandes vendues dans le monde, on importe des abeilles de la côte Est et même dAustralie pour polliniser les arbres.
    Ce sont ces nouvelles routes du miel quexplore ce livre, qui révèle une réalité bien éloignée de limage que nous avons de ce produit afin que le travail des authentiques apiculteurs soit préservé et valorisé.

  • Certes, l'Afrique est un continent potentiellement riche en ressources pétrolières et gazières mais elle n'a jamais pu profiter de tous ses atouts géologiques uniques sur le plan économique et géopolitique pour la prospérité de ses populations. Ainsi, alors que tous les experts et toutes les organisations internationales prédisent depuis des décennies que l'Afrique est le dernier grenier énergétique du monde, sera-t-elle enfin à la hauteur des espérances fondées sur ses ressources naturelles, humaines, économiques ? La transition énergétique passe par l'Afrique mais non sans conséquence car elle entraîne dans sa course des transitions démocratiques, démographiques, numériques, économiques, monétaires, bancaires, sociales, environnementales et écologiques complexes qui modifient la stabilité et l'ordre mondial.

  • Si l'histoire de l'aide au développement repose désormais sur de nombreuses analyses, celle de ses modes opératoires reste moins connue. Après avoir consacré un ouvrage à l'Agence française de développement en Côte d'Ivoire, François Pacquement s'intéresse à sa filiale Proparco.
    Ce livre montre comment s'est construite son activité de promotion du secteur privé, aux confins de l'aide au développement, avec une gouvernance unique associant partenaires publics et privés, du Nord comme du Sud. D'abord consacrée à l'Afrique, cette institution déploie progressivement ses financements en faveur d'un nombre croissant de pays et de domaines d'intervention.
    Jouant de multiples effets de levier, Proparco est aujourd'hui au coeur de transformations internationales pour faire face aux défis du développement durable et de la lutte contre le dérèglement climatique. Cet ouvrage renouvelle ainsi la compréhension du rôle du secteur privé dans le développement.
    Chargé de mission Histoire et Réflexion stratégique à l'Agence française de développement, François Pacquement a servi l'aide au développement tant au siège que sur le terrain, ainsi qu'à la Commission européenne, au Trésor et aux Affaires étrangères. Il est membre titulaire de l'Académie des sciences d'outre-mer.

  • Au Cameroun, en fonction de leur richesse, de leur vulnérabilité et de leur importance internationale, les espaces sont classés en réserves de forêt, réserves de faune ou parcs nationaux et sanctuaires. C'est ainsi que les parcs de la Bénoué et de Waza ont été reclassés puis élevés au rang de réserves de biosphère en 1981 et 1982. Bien que bénéficiant de ce statut, ayant chacune un plan d'aménagement et cogérées entre l'administration des eaux et forêts et les populations riveraines, les deux aires protégées se dégradent au fil du temps. La cogestion est en phase de produire les résultats inverses de ceux qu'elle était supposée générer.


  • Le mécanisme REDD (Réduction des Émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation forestière) est un mécanisme créé pour inciter économiquement les grands pays forestiers tropicaux à éviter la déforestation et la dégradation des forêts. Le programme REDD+ va au-delà de la déforestation et de la dégradation des forêts et inclut la gestion durable et la conservation des forêts ainsi que le renforcement des stocks de carbone liés à la forêt. La REDD+ représente-t-elle alors une opportunité pour la RDC de promouvoir un développement humain et durable ? Fondée sur une recherche documentaire importante et l'observation participante, cette étude montre que la gouvernance du processus REDD+ en RDC est fragile et inachevée.

  • Des catastrophes climatiques sans pareil, notamment l'aridité des sols cultivables et les inondations régulières, provoquent des flux migratoires qu'intensifient les crises socio-politiques et alimentaires causées, en partie, par la « mauvaise gouvernance » et les attaques terroristes fréquentes. Cet ouvrage présente les multiples facettes de ces différents phénomènes et de leurs conséquences environnementales, socio-économiques et politiques et montre que cette partie de l'Afrique située au sud du Sahara est particulièrement mal lotie, à cause de son milieu naturel défavorable et de la mauvaise gestion de la part de certains de ses dirigeants autocrates.

  • Les populations du monde rural généralement pauvres sont les plus dépendantes des ressources naturelles à partir desquelles elles tirent leurs moyens d'existence. La gestion des terroirs en tant qu'approche, permet de mieux gérer l'espace rural en tirant profit de ses ressources, tout en assurant leur pérennité. Basée sur la concertation et le dialogue, elle permet de contribuer au développement local. L'ouvrage tente de montrer, à partir d'un exemple concret, comment les conflits communautaires peuvent être prévenus et gérés par cette approche.

  • Ce numéro des cahiers pluridisciplinaires de L'Ouest saharien met à l'honneur la question environnementale. Y sont traitées aussi bien la problématique de la conservation des espèces marines menacées dans le Parc National du Banc d'Arguin que la question de la gestion de l'eau douce menacée de pollution par l'orpaillage à Chami. Il aborde également les compétitions autour des ressources naturelles de la région, les accords de pêche Union européenne-Maroc, l'économie du tourisme, le changement climatique et ses impacts sur la sécurité alimentaire.

  • Au Bénin, le cadre normatif de la protection de l'environnement est exhaustif. Mais il est fragmenté et non adapté aux réalités socioculturelles des Béninois. Certaines dispositions semblent contradictoires, tandis que d'autres restent faibles et à peine répressives. Cet état de situation rend difficile l'applicabilité des textes et crée l'inefficacité des systèmes de mise en oeuvre de la législation environnementale.

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