• " Nous avons écrit ce livre pour garder espoir. Pour parler de ce qui ne s'est pas bien passé, et raconter pourquoi, mais aussi de tout ce qui est allé dans le bon sens. "
    Esther Duflo et Abhijit V. Banerjee
    Face aux inégalités qui explosent, aux désastres politiques et aux catastrophes environnementales qui menacent de toutes parts, cet ouvrage montre que tout n'est pas perdu. Si des choix de politiques publiques nous ont menés où nous sommes, rien n'empêche d'en faire d'autres. À condition de dresser, d'abord, un constat honnête. Ces pages traquent les fausses évidences sur toutes les questions les plus pressantes : immigration, libre-échange, croissance, inégalités, changement climatique. Elles montrent où et quand les économistes ont échoué, aveuglés par l'idéologie.
    Mais l'ouvrage ne fait pas que renverser les idées reçues. Il répond à l'urgence de temps troublés en offrant un panel d'alternatives aux politiques actuelles. Une bonne science économique peut faire beaucoup. Appuyée sur les dernières avancées de la recherche, sur des expériences et des données fiables, elle est un levier pour bâtir un monde plus juste et plus humain.
    En cela, Économie utile pour des temps difficiles est aussi un appel à action.
    Esther Duflo et Abhijit V. Banerjee ont reçu le prix Nobel d'économie en 2019. De réputation internationale, tous deux sont professeurs d'économie au MIT (Massachusetts Institute of Technology). Ils y ont cofondé et y co-dirigent le J-PAL, laboratoire d'action contre la pauvreté. Ils ont signé, en 2012, Repenser la pauvreté (Seuil).

  • Comment continuer à nourrir la population de nos régions une fois que notre système alimentaire industriel, devenu très vulnérable à cause de sa dépendance au pétrole, aura atteint ses limites ? Comment anticiper simultanément les chocs climatiques, la fin des énergies fossiles et le manque de terres fertiles ? Après avoir dressé le constat accablant et sans concession de la fragilité de notre situation, Pablo Servigne propose un tour d'horizon des pistes et solutions déjà existantes...

  • La covid-19 a initié un nouveau monde, a ouvert des voies qui nous semblaient improbables... Mais que nous devons accueillir !
    Au printemps 2020, l'improbable a surgi. L'impensable aussi: l'économie mondiale que rien ne semblait pouvoir arrêter a été stoppée. Qui aurait imaginé ce jeûne économique ? Des avions cloués au sol, des matchs sans public, des industries polluantes à l'arrêt... Nous savons désormais que la trajectoire peut être infléchie; l'interrupteur existe. L'effondrement annoncé n'est pas une fatalité, c'est un choix.
    Ce choc inattendu nous rappelle que les prévisions sont régulièrement démenties. L'Histoire est une succession d'évènements improbables qui s'enchaînent, s'affrontent et s'entremêlent pour donner naissance à un futur inimaginable quelques mois auparavant.
    Depuis la pandémie des évènements nouveaux, des décisions inespérées, surgissent dans le monde. Un autre futur tente de s'imposer. Cet ouvrage imagine les évènements improbables qui peuvent faire advenir ce scenario concurrent. Il explore aussi les récentes découvertes scientifiques sur nos capacités à influer sur l'avenir via nos intentions. Tout peut arriver au cours de la décennie 2020-2030. Tout doit arriver. Elle est celle de tous les dangers et de tous les espoirs, celle de la bifurcation.
    Cet ouvrage explore les futurs autres que la pandémie va engendrer !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après avoir côtoyé le monde de la Bourse durant plus de 15 ans en tant que journaliste économique et financier, Yannick Roudaut a changé de vie dans le courant des années 2000 pour s'intéresser aux limites de la vision néolibérale. Il s'est alors tourné vers l'écologie pour explorer les scenarios d'un monde vivable en 2050. Père de deux filles, Yannick est très engagé auprès des jeunes via des interventions comme vacataires dans des écoles et universités. Il intervient aussi auprès des jeunes en difficulté dans les quartiers.
    Il a publié trois autres essais : L'Alter Entreprise (Dunod 2008), La Nouvelle Contro-verse (La Mer Salée 2013), Zéro Pollution (La Mer Salée 2016).

  • Combattre l'utopie libérale et la société de classes renforcée qu'elle engendre inévitablement passe aujourd'hui par une rupture radicale avec l'imaginaire intellectuel de la gauche. Certes, l'idée d'une telle rupture pose à beaucoup de graves problèmes psychologiques, car la gauche, depuis le XIXe siècle, a surtout fonctionné comme une religion de remplacement (la religion du « Progrès ») ; et toutes les religions ont pour fonction première de conférer à leurs fidèles une identité, et de leur garantir la paix avec eux-mêmes. J'imagine même sans difficulté que de nombreux lecteurs tiendront cette manière d'opposer radicalement le projet philosophique du socialisme originel et les différents programmes de la gauche et de l'extrême-gauche existantes pour un paradoxe inutile, voire une provocation aberrante et dangereuse, de nature à faire le jeu de tous les ennemis du genre humain.
    J'estime, au contraire, que cette manière de voir est la seule qui donne un sens logique au cycle d'échecs historiques à répétition, qui a marqué le siècle écoulé et dont la compréhension demeure obscure pour beaucoup, dans l'étrange situation qui est aujourd'hui la nôtre. De toute façon, c'est à peu près la seule possibilité non explorée qui nous reste, si nous voulons réellement aider l'humanité à sortir, pendant qu'il en est encore temps, de l'impasse Adam Smith.

    J.-C. M.

  • Le "capitalisme démocratique" - ce régime économique qui, jusqu'aux années 1970, achetait l'adhésion des populations occidentales grâce à la promesse d'un constant progrès de leur condition sociale - est entré en crise dès les années 1980 : suite à la résistance à l'impôt des producteurs de richesses financières et à leur lutte pour les allègements fiscaux, un nouveau régime se met en place, marqué par l'inflation et les déficits budgétaires nationaux. Le financement de la dette publique passe à des institutions privées qui exigent en retour la dérégulation des marchés financiers, puis passé 2008, la compensation de leur faillite par les États.
    La globalisation économique masque la réalité politique : à l'État fiscal classique a succédé dans les années 1970 l'État débiteur, qui entendit par les emprunts publics et les crédits privés désamorcer les antagonismes sociaux et maintenir une forme de croissance. Aujourd'hui, nous vivons dans l'État de la consolidation - celui qui fait payer aux citoyens le service de la dette par des réformes de structure visant à se délester de ses fonctions régaliennes et de certaines missions de service public
    au profit d'institutions hors de portée des représentations démocratiques nationales : l'euro et la Banque centrale européenne en sont deux exemples avérés.

    Plus que jamais, l'économie relève non pas d'une gestion technicienne, mais d'une instabilité constante dans les rapports de force entre producteurs de biens et producteurs de profits.

  • Les signes d'une crise profonde se multiplient dans les organisations et plus largement dans le monde du travail : stress, burn out, dépressions, suicides, perte de sens, précarité, pertes d'emplois, révoltes, manifestations, séquestrations, occupations ; autant de manifestations destructives qui semble toucher l'ensemble des entreprises et des institutions, privées et publiques... Mais peut-on encore parler de crise lorsqu'elle devient permanente ?
    Ce livre explore les sources de cette situation inquiétante. Il décrit les liens entre la dimension psychologique du mal être, les mutations organisationnelles et les transformations du capitalisme financier. La "révolution managériale" qui devait réconcilier l'homme et l'entreprise conduit à la lutte des places et au désenchantement. L'idéologie gestionnaire transforme l'humain en ressource au service de la rentabilité de l'entreprise. La souffrance au travail manifeste une nouvelle exploitation psychique, tout aussi réelle que l'ancienne exploitation du prolétariat dans le capitalisme industriel. La colère gronde chez les salariés confrontés à des restructurations, des réorganisations permanentes qui leur semblent aussi violentes qu'injustifiées.
    Dans les institutions publiques, la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) engendre désorganisation et désespérance. La frénésie modernisatrice, la culture du résultat et l'obsession évaluatrice créent un monde pathogène et paradoxal. Face aux violences innocentes de cette " nouvelle gouvernance ", les salariés semblent n'avoir pas d'autre choix que de se révolter ou se détruire.
    Entre la colère et la dépression, d'autres voies sont pourtant possibles. En sociologue clinicien, l'auteur propose un diagnostic approfondi à partir duquel il définit les conditions qui permettraient de " travailler mieux pour vivre mieux ".
    Vincent de Gaulejac est directeur du Laboratoire de changement social à l'université Paris VII-Diderot. Membre fondateur de l'Institut international de sociologie clinique, il a écrit une vingtaine d'ouvrage dont Le Coût de l'excellence, La Lutte des places et La Société malade de la gestion.

  • Le nouveau livre de Robert T. Kiyosaki nous apprend comment être un gagnant, plutôt qu'un perdant, en prenant le contrôle de votre avenir financier !La plupart des gens réalisent seulement aujourd'hui que le monde est plongé dans une crise financière. Malheureusement, nos dirigeants font les mêmes choses, encore et encore, utilisant des solutions datant de l'ère industrielle pour résoudre des problèmes propres à l'ère de l'information.
    Dans cet ouvrage, vous verrez, à l'aide de diagrammes et de tableaux simples, à quel point cette folie est insensée.
    Ce livre a été écrit à l'intention de ceux qui prennent conscience qu'il est temps de faire les choses différemment. Cet ouvrage a été rédigé à l'intention de l'individu qui comprend qu'il est insensé d'économiser de l'argent alors que les banques impriment des trillions de dollars; qu'il est insensé d'investir à long terme alors que les marchés boursiers s'effondrent; et qu'il est insensé de retourner sur les bancs d'école alors que les établissements scolaires n'enseignent pas grand-chose à propos de l'argent.
    Dans cet ouvrage, vous en apprendrez davantage sur les dangers de la crise financière mondiale, ainsi que sur les opportunités qu'elle offre.LE PASSÉ : Vous apprendrez comment nous nous sommes retrouvés dans cette crise financière et ce qu'il faut retenir du passé.
    LE PRÉSENT : Tirant un enseignement du passé, vous aurez l'occasion de prendre de nouvelles décisions dans l'instant présent, de manière à jouir d'un meilleur avenir financier.
    L'AVENIR : Vous apprendrez à manoeuvrer dans cette crise financière persistante, ainsi qu'à guider les êtres qui vous sont chers.

  • Quel est le point commun entre l'invention de la roue, Pompéi, le krach boursier de 1987, Harry Potter et Internet ?

    Pourquoi ne devrait-on jamais lire un journal ni courir pour attraper un train ?

    Que peuvent nous apprendre les amants de Catherine de Russie sur les probabilités ?

    Pourquoi les prévisionnistes sont-ils pratiquement tous des arnaqueurs ?

    Ce livre révèle tout des Cygnes Noirs, ces événements aléatoires, hautement improbables, qui jalonnent notre vie : ils ont un impact énorme, sont presque impossibles à prévoir, et pourtant, a posteriori, nous essayons toujours de leur trouver une explication rationnelle.

    Dans cet ouvrage éclairant, plein d'esprit d'impertinence et bien souvent prophétique, Taleb nous exhorte à ne pas tenir compte des propos de certains « experts », et nous montre comment cesser de tout prévoir ou comment tirer parti de l'incertitude.

  • - 60%

    " Je m'attacherai surtout à expliciter les clés de lecture, les codes de langage, les logiques et les modèles de pensée qui façonnent le discours des économistes, mais aussi de tous ceux qui vous parlent d'économie à la télévision, de ceux qui vous gouvernent ou qui sollicitent vos bulletins de vote. Je souhaite donc concentrer cet entretien sur le décryptage des raisonnements économiques courants et faire apparaître ce qui, dans l'état actuel des connaissances, est raisonnablement acceptable, passablement discutable ou parfaitement farfelu. "
    J. G.
    Sommaire
    1. L'économie morale
    La sagesse des anciens
    2. L'économie politique
    Les mercantilistes, les libéraux et les " classiques "
    3. Une science sociale et historique
    Genèse de l'approche marxiste
    4. Une science des choix rationnels
    Les approches néoclassique et néolibérale
    5. L'économie de marché idéale
    La concurrence parfaire et l'" économie de l'offre "
    6. Les marchés et les prix dans l'économie réelle
    Le mythe de l'équilibre général
    7. Face aux crises, face au chômage
    La logique keynésienne ou l'" économie de la demande "
    8. Budget, dette et déficits
    Le débat sur la relance keynésienne
    9. Monnaie, inflation et taux d'intérêt
    La politique monétaire et le rôle de la banque centrale
    10. Balance des paiements, taux de change et spéculation
    Les marges de manœuvre des États face à la finance internationale
    11. De la fin du SMI à la crise de l'euro
    L'autodestruction des politiques macroéconomiques
    12. Biens publics et biens privés
    Les défaillances du marché et le domaine réservé de l'État
    13.L'être humain est-il unhomo oeconomicus?
    Les limites de la rationalité et la nature sociale des comportements économiques
    14. Compétition et coopération
    Les vertus et les limites de la concurrence
    15. Libre-échange, protectionnisme et capitalisme
    Comment transformer le système ?
    16.En guise de conclusion
    Jacques Généreux, professeur à Sciences Po, est l'un des économistes les plus lus en France. Ses manuels et ses ouvrages d'initiation à l'économie sont tous des best-sellers, plébiscités chaque année par des dizaines de milliers d'étudiants, lycéens et enseignants. Il a reçu le "Prix lycéen du livre d'économie" pour Les Vraies Lois de l'économie. Il est aussi connu pour ses travaux, qui mêlent philosophie, économie et anthropologie ( La Dissociété, L'Autre Société, La Grande Régression ).

  • Après le succès en librairie de Nos mythologies économiques - plus de 20.000 exemplaires - l'économiste Éloi Laurent poursuit son travail de démystification économique ! Avec le style vif et la pertinence intellectuelle qui ont fait de lui l'un des économistes les plus brillants de sa génération, il encourage tout à chacun à retrouver le goût du questionnement économique ! Parce que « l'économie est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux seuls économistes ! »

  • La théorie du donut

    Kate Raworth

    • Plon
    • 15 Novembre 2018

    La façon dont nous pensons et enseignons l'économie depuis le XIXe siècle est périmée! Revisitant les principaux concepts de l'économie en y introduisant les dimensions sociale et environnementale, Kate Raworth nous propose une nouvelle vision de l'économie, plus juste et plus durable, qui doit permettre de relever les défis du XXIe siècle.Crises financières à répétition, inégalités extrêmes de revenus et d'accès aux ressources, exploitation destructrice de l'environnement... tout le monde peut se rendre compte par lui-même que notre système économique dysfonctionne.
    Kate Raworth propose de revisiter les principaux concepts et principes sur lesquels est fondée la science économique, en introduisant, outre les concepts classiques de croissance, de marché, d'agents économiques, le facteur humain et la préoccupation environnementale au coeur de la réflexion. Consciente de la force des schémas et des images, elle s'attaque à sept schémas-clés de l'économie pour montrer à quel points ils sont galvaudés et méritent d'être remplacés.
    Pour en venir au donut du titre : l'auteur propose de remplacer l'objectif économique général de croissance du PIB, par un objectif de stabilisation de l'activité économique entre deux "frontières" : la frontière des besoins humains de base comme "plancher", et la frontière de la préservation de l'environnement comme "plafond". C'est la représentation de ce plancher et de ce plafond, sous forme de cercles, qui donne l'image du donut dans lequel l'activité économique doit s'inscrire.
    Outre la croissance du PIB, le livre démonte ainsi plusieurs mythes économiques comme la "main invisible du marché", le sujet économique rationnel, l'équilibre de loffre et de la demande... Une lecture rafraichissante, qui propose une vision renouvelée, accessible et optimiste de la pensée économique.

  • « Too big to fail » constatait-on durement en 2008 au sujet de Lehman Brothers, alors que sa faillite mettait l'économie mondiale à genoux. Trois ans plus tard, le G20 reconnaissait l'existence de 28 banques dites « systémiques », à la puissance telle que la défaillance d'une seule pourrait nous faire derechef culbuter dans l'abîme.
    Ces 28 banques, explique François Morin dans ce petit ouvrage, constituent un oligopole qui est tout sauf d'intérêt public. Leur position dominante sur les grands marchés de la finance globalisée leur confère de facto des pouvoirs analogues à ceux des grandes institutions publiques - parmi lesquels rien de moins que la capacité de fixer le prix de l'argent - sans bien sûr partager ni leurs objectifs ni leurs devoirs. À coups de prises de risques massives et d'ententes frauduleuses, elles fragilisent les marchés, mais surtout exercent une influence politique telle qu'on chercherait en vain des puissances publiques en mesure de faire contrepoids. Faut-il chercher plus loin les causes de la crise politique qui traverse les démocraties occidentales ?
    Faisant ici parler des données inédites, François Morin se montre catégorique : si nous voulons mettre les citoyens à l'abri de désastres financiers à venir, il nous faut abattre l'hydre bancaire et rapatrier la monnaie dans le giron du public.

  • Lorsque nos infrastructures se détériorent, que les prestations sociales sont gelées, que nos conditions d'existence se précarisent, c'est à cause des paradis fiscaux. Source d'inégalités croissantes et de pertes fiscales colossales, le recours aux paradis fiscaux par les grandes entreprises et particuliers fortunés explique les politiques d'austérité. Qui plus est, les États ont légalisé des stratagèmes offshore qui contreviennent au principe même du fisc. En cinq chapitres d'une redoutable efficacité, Alain Deneault soulève la question politique de cette escroquerie légalisée. Comment définir les législations de complaisance, quelles sont les conséquences dramatiques de cette spoliation et comment contrer la souveraineté privée ainsi conférée aux puissants? Il est urgent de mettre fin à cette architecture insensée par laquelle les contribuables financent non seulement les services publics dont les entreprises profitent, mais aussi les banques via le service de la dette, le tout en s'appauvrissant.

    Cet essai, d'abord publié au Québec, a été entièrement adapté au contexte européen avec la collaboration de Lucie Watrinet.

  • L'obsolescence programmée, c'est un processus stupéfiant qui, pour développer notre addiction à la consommation et donc nous rendre captif du système économique, fut conçu puis mis en application au milieu du xixe siècle aux États-Unis. Des trois formes d'obsolescence programmée, le recours aux techniques pour rendre un produit suranné, à la publicité pour nous convaincre d'acquérir de nouveaux biens dont nous n'avons nul besoin, le plus symptomatique et le plus pervers est le fait d'introduire dans les produits une pièce défectueuse pour en limiter la durée de vie. Ampoules (pourtant conçues par un ingénieur au xixe siècle pour avoir une vie illimitée) automobiles, appareils ménagers, ordinateurs... la plupart des biens que nous consommons sont sciemment affectés d'une durée limitée afin que nous soyons contraints de les renouveler ! C'est ce processus infernal que raconte Serge Latouche dans une société aujourd'hui en pleine "crise de croissance" et de gaspillage, dépassée par les déchets et les dégâts environnementaux qu'elle engendre. Serge Latouche est professeur émérite d'économie.

  • Revu et mis à jour par les auteurs, ce livre donne un éclairage entièrement nouveau sur le fonctionnement du marché du travail, la manière de penser le chômage et les politiques pour le combattre. Non, le chômage n'est pas une fatalité liée à la mondialisation et au capitalisme financier ; non, un bon salaire n'est pas toujours l'ennemi de l'emploi ; non, la législation sur les licenciements ne protège pas l'emploi ; non, la formation n'est pas le remède à tous les maux du chômeur ; non, le travail ne se « partage » pas, car il se recompose par d'incessants mouvements de création et de destruction d'emplois.
    Voilà ce qu'enseignent les recherches les plus récentes conduites en France et dans de nombreux pays. On n'a pas « tout essayé » pour combattre le chômage. Loin de là. Ce livre traque les ennemis de l'emploi et nous dit comment les abattre.
    À sa première parution, en 2004, sous le titre Le Chômage, fatalité ou nécessité ?, l'ouvrage a été salué par une critique unanime et a reçu le prix Mutations et Travail, le Prix européen du livre d'économie, le prix Manpower de l'ouvrage de ressources humaines en 2005 et le prix Zerilli-Marimo de l'Académie des sciences morales et politiques en 2006.


  • "Deuxième révolution numérique", "ubérisation ultime", "machine à confiance"... la blockchain laisse présager une révolution des usages comparable à celle portée par l'Internet dans les années 90.

    La promesse de la blockchain est en effet maje

  • Nos sociétés vivent aujourd'hui une crise de sens profonde. Libérales et individualistes, dépourvues de spiritualité, soumises à une économie souvent destructrice de l'environnement, elles produisent de plus en plus un sentiment de vide chez les individus. Environ 30% des Français ne trouvent ainsi pas de sens à leur vie.

    Développement personnel, engagement caritatif, carrière, sport, expériences... les chemins de la quête de sens sont nombreux et conduisent parfois à des impasses.

    A partir des recherches récentes en psychologie, Mickaël Mangot, économiste du bonheur, examine les mutations dans notre relation au travail, à la consommation, aux loisirs et à l'épargne. il nous aide à évaluer les nouvelles pratiques autant qu'à démêler les fils de notre questionnement existentiel.

  • La mondialisation est-elle responsable de la hausse sans précédent des inégalités dans le monde ? Condamne-t-elle tout espoir d'égalité et de justice sociale ? En réalité, elle a eu des effets antagonistes. D'un côté, en raison de la croissance des économies émergentes, l'inégalité mondiale a diminué : le niveau de vie des Brésiliens, des Chinois et des Indiens se rapproche de celui des Américains et des Européens. En une vingtaine d'années, plus de 500 millions de personnes sont sorties de la pauvreté. Mais, d'un autre côté, les inégalités ont explosé à l'intérieur d'un grand nombre de pays, alimentant injustices et tensions sociales.
    Ce livre examine les tenants et les aboutissants de ce paradoxe, ainsi que les instruments dont disposent les décideurs nationaux et internationaux pour le maîtriser. Le développement de l'économie mondiale doit continuer à faire converger les niveaux de vie, mais ce progrès ne sera durable que s'il respecte un principe d'équité au sein même des nations.
    Ancien économiste en chef de la Banque mondiale, François Bourguignon est directeur de l'École d'économie de Paris. Spécialiste des inégalités, il a notamment publié, avec Anthony Atkinson, Handbook of Income Distribution (North-Holland, 2000).

  • Depuis une vingtaine d'années, on entend dire qu'une " nouvelle économie " est en passe de supplanter les anciens modes d'échange des biens matériels - une économie dont l'attention constituerait la première rareté et la plus précieuse source de valeur. À quoi ressemble donc cette économie de l'attention ? Que faut-il en craindre ou que pouvons-nous en espérer ?
    Depuis une vingtaine d'années, on entend dire qu'une " nouvelle économie " est en passe de supplanter les anciens modes d'échange des biens matériels - une économie dont l'attention constituerait la première rareté et la plus précieuse source de valeur. À quoi ressemble donc cette économie de l'attention ? Quels nouveaux outils sont nécessaires pour en comprendre les mécanismes ? Que faut-il en craindre ou que pouvons-nous en espérer ?
    Des neurosciences à la sociologie, de la création de logiciels à la philosophie éthique, une grande diversité de disciplines sont convoquées ici pour éclairer l'économie de l'attention à partir de multiples perspectives critiques. Il en ressort qu'il est aujourd'hui indispensable de penser le destin de nos économies en termes d'attention - mais qu'il serait calamiteux de laisser les seules logiques capitalistes reconfigurer nos régimes attentionnels.
    Remède au productivisme forcené qui épuise nos ressources matérielles, ou symptôme de la colonisation qui soumet nos esprits à l'emprise du capital ? L'économie de l'attention ne se situe pas seulement au carrefour des disciplines : elle est surtout au carrefour des chemins où se tracera notre avenir.

  • Pascal Lebrun offre au public francophone la première synthèse présentant l'économie participaliste. Il expose ses fondements philosophiques, théoriques et idéologiques ainsi que son fonctionnement.

  • Comment reconstruire la réflexion économique après la crise de 2007 et la débâcle d'une « science » aux ordres de la finance ? En quoi la lecture de Keynes peut-elle nous y aider ? S'appuyant largement sur ses écrits, Paul Jorion nous rappelle le destin hors du commun de John Maynard Keynes : pur produit de Cambridge et de sa culture scolastique, proche de Virginia Woolf et du cercle littéraire de Bloomsbury, il a certes produit une oeuvre immense, mais il fut aussi pleinement homme d'action et homme d'État. De cette lecture réfléchie de son oeuvre que pouvons-nous tirer ? D'abord, un scepticisme salutaire concernant l'usage des mathématiques et des statistiques en économie. Ensuite, Keynes dénonça très tôt les méfaits du capitalisme et d'une fausse rationalité, destructrice de l'ordre social. Rebâtir avec lui, c'est admettre qu'il n'y a pas de solution purement économique aux problèmes de société et que la science économique n'aurait jamais dû cesser d'être, dès la fin du XIXe siècle, une économie politique. Pointant les aspects révolutionnaires mais aussi les zones d'ombre d'une oeuvre foisonnante, Paul Jorion restitue ce qui nous la rend tellement stimulante pour penser notre époque. Paul Jorion est anthropologue et sociologue de formation. Il s'est fait connaître du grand public par La Crise du capitalisme américain (2007), livre où il annonçait la crise des subprimes. Il occupe la chaire Stewardship of Finance à la Vrije Universiteit Brussel. Chroniqueur pour le journal Le Monde et, en Belgique, pour L'Écho et Trends-Tendances, il tient un blog qui fait référence en matière de finance. 

  • Trente ans de politiques économiques et autant d'échecs : chômage, crises à répétition, croissance défaillante, inégalités grandissantes... Comment la plupart des économistes et des responsables politiques peuvent-ils se tromper à ce point ? Selon quels ressorts appliquent-ils toujours les solutions qui ont échoué auparavant ? Pourquoi sont-ils esclaves d'un modéle délabré ? Pourquoi cette incapacité à penser autrement ?... Et que donc faudrait-il faire aujourd'hui ? Quel nouvel imaginaire économique est-il vital de mettre en musique pour affronter toutes les crises dans leur ensemble : financière, sociale, environnementale ?... Par l'un de nos économistes les plus prestigieux, Professeur à l'université LUISS de Rome, ex président de l'ofce, auteur de livres décisifs comme Politique de l'impuissance (Arléa, 2004), voici un opus décapant, une remarquable analyse à la fois économique, psychologique et politique de notre monde.

  • Assiste-t-on à un creusement des inégalités ? L'économie s'oppose-t-elle au respect de l'environnement ? Le bitcoin peut-il concurrencer l'euro ? La croissance économique a-t-elle une fin ? Ces questions sont centrales dans les débats politiques et médiatiques, et font l'objet de travaux et de controverses en science économique. Cet ouvrage se propose de restituer les résultats récents de la science économique autour de vingt questionnements afin de permettre à chacun de s'approprier les différents enjeux économiques de la période contemporaine, et pouvoir mobiliser les concepts et outils nécessaires à leur compréhension.Le lecteur trouvera vingt thèmes de l'actualité économique composés :d'une synthèse explicative des principaux termes du débat soulevés en science économique aujourd'hui ;de fiches de lecture d'ouvrages présentant les résultats d'ouvrages qui ont marqué l'actualité économique contemporaine, et qui apportent chacun un éclairage pertinent sur la question poséed'une bibliographie indicative offrant des pistes d'approfondissement ;d'un schéma-bilan pour mémoriser rapidement les principales notions.Adapté pour les étudiants de licence en économie, AES, science politique, en école de commerce ou dans les Institut d’Études Politiques, tout comme aux élèves de Terminale désireux de préparer leur entrée dans l'enseignement supérieur, l'ouvrage peut également satisfaire toute personne désireuse de comprendre le monde contemporain grâce aux outils de la science économique.

  • « Le développement de la crise actuelle présente est caractérisé par une incertitude fondamentale, rarement observée, qui renforce les thèmes de la résilience économique nécessaire et du développement économique durable au niveau national comme au niveau mondial. Développement durable, résilience économique en toutes circonstances et à tous les niveaux : nous sommes là au coeur du ''patriotisme économique'' ».

    Jean-Claude Trichet, extrait de la Préface

    La remise en cause du libéralisme économique et du multilatéralisme avait commencé bien avant la crise de la Covid-19. Un début de fragmentation de l'économie mondiale, certains diraient de « démondialisation », est apparu avec la guerre commerciale à épisodes multiples entre les Etats-Unis et la Chine, l'essor d'initiatives protectionnistes, la « guerre des changes », le Brexit...Toutes ces tendances, antérieures à 2020, ont été et sont encore aujourd'hui accentuées par la crise sanitaire.
    L'objet de ce livre, qui rassemble des auteurs venant d'horizons différents, est de prendre la mesure des processus en cours dans presque tous les pays : retour des frontières, désir des Etats de recouvrer un peu plus de souveraineté, volonté des opinions publiques de mieux contrôler le destin collectif. Le retour des stratégies industrielles, les volontés de relocalisation de certaines filières et de réindustrialisation sont au coeur des politiques publiques qui, face aux dégâts économiques et sociaux de la Covid-19, après avoir cherché à limiter ces dégâts, financent des relances massives en s'efforçant de marier économie et écologie.

    Quel est le bon niveau de conception et de mise en oeuvre : l'échelon national ou l'échelle européenne ? Faut-il espérer des progrès dans la gouvernance mondiale dans un monde qui, malgré tout, va rester pour l'essentiel globalisé ?

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