• Ce volume présente la version définitive en langue française du jounal d'Anne Frank. Ainsi que l'a montré l'édition critique publiée par Calmann-Lévy en 1989, Anne Frank avait en effet rédigé successivement deux versions de son journal, retravaillant son propre texte pour qu'il réponde à ses ambitions d'écrivain. La présente édition comporte, à côté de la version du journal retouchée par Anne Frank, des extraits de sa première rédaction, repris sans aucun changement. L'établissement de cette édition a été confiée à l'écrivain et traductrice allemande Mirjam Pressler à l'initiative de l'Anne Frank Fonds de Bâle. Mirjam Pressler en a profité pour rétablir les passages supprimés par Otto Frank pour des raisons de décence ou de discrétion. Traduit en français par Philippe Noble et Isabelle Rosselin-Bobulesco, le teste est précédé d'un avant-propos éditorial dû à l'Anne Frank Fonds de Bâle et suivi d'un épilogue retraçant le destin d'Anne et de ses compagnons de clandestinité et de déportation.

    1 autre édition :

  • Mon frère

    Daniel Pennac

    "Je ne sais rien de mon frère mort si ce n'est que je l'ai aimé. Il me manque comme personne mais je ne sais pas qui j'ai perdu. J'ai perdu le bonheur de sa compagnie, la gratuité de son affection, la sérénité de ses jugements, la complicité de son humour, la paix. J'ai perdu ce qui restait de douceur au monde. Mais qui ai-je perdu ?"
    Daniel Pennac.

  • Les femmes françaises - des portraits inédits de Hallyday, Gainsbourg, Gary - les 5 leçons de Churchill - les mots d'une infirmière - les glaciers bleus et le tronc d'un aspen - le frère disparu - Picasso et Prévert face à la mer - Belmondo qui meurt dans les bras de Denner - la tendresse infinie des enfants - Luchini, Trintignant, Chirac - les résistantes... C'est comme une rivière qui coule, celle d'une vie.

    Surprenant, révélant la face intime de Philippe Labro, sagesse et passions, aveux et citations, voici le roman vrai d'un homme qui évoque "les choses fondamentales" et vient nous dire : "L'amour existe."

  • "J'ai voulu l'oublier cette fille. L'oublier vraiment, c'est-à-dire ne plus avoir envie d'écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n'y suis jamais parvenue."

    Annie Ernaux replonge dans l'été 1958, celui de sa première nuit avec un homme, à la colonie de S dans l'Orne. Nuit dont l'onde de choc s'est propagée violemment dans son corps et sur son existence durant deux années. S'appuyant sur des images indélébiles de sa mémoire, des photos et des lettres écrites à ses amies, elle interroge cette fille qu'elle a été dans un va-et-vient entre hier et aujourd'hui.

    1 autre édition :

  • "Moi-même je le raconte, je le vois, et je me dis c'est pas possible d'avoir survécu..."
    Arrêtée par la Gestapo en mars 1944 à Avignon avec son père, son petit-frère de douze ans et son neveu, Ginette Kolinka est déportée à Auschwitz-Birkenau : elle sera seule à en revenir, après avoir été transférée à Bergen-Belsen, Raguhn et Theresienstadt. Dans ce convoi du printemps 1944 se trouvaient deux jeunes filles  dont elle devint amie, plus tard : Simone Veil et Marceline Rosenberg, pas encore Loridan - Ivens.
    Aujourd'hui, à son tour, Ginette Kolinka raconte ce qu'elle a vu et connu dans les camps d'extermination. Ce à quoi elle a survécu. Les coups, la faim, le froid. La haine. Les mots. Le corps et la nudité. Les toilettes de ciment et de terre battue. La cruauté. Parfois, la fraternité. La robe que lui offrit Simone et qui la sauva. Que tous, nous sachions, non pas tout de ce qui fut à Birkenau, mais assez pour ne jamais oublier ; pour ne pas cesser d'y croire,  même si Ginette Kolinka, à presque 94 ans, raconte en fermant les yeux et se demande encore et encore comment elle a pu survivre à "ça"...

  • Les mots

    Jean-Paul Sartre

    "J'ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute : au milieu des livres. Dans le bureau de mon grand-père, il y en avait partout ; défense était de les faire épousseter sauf une fois l'an, avant la rentrée d'octobre. Je ne savais pas encore lire que, déjà, je les révérais, ces pierres levées : droites ou penchées, serrées comme des briques sur les rayons de la bibliothèque ou noblement espacées en allées de menhirs, je sentais que la prospérité de notre famille en dépendait..."

  • Pour se défendre dans un procès qu'il s'intente à lui-même, l'auteur fait défiler au galop un passé évanoui. Il va de l'âge d'or d'un classicisme qui règne sur l'Europe à l'effondrement de ce "monde d'hier" si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon.

    Mais les charmes d'une vie et les tourbillons de l'histoire ne suffisent pas à l'accusé :
    "Vous n'imaginiez tout de même pas que j'allais me contenter de vous débiter des souvenirs d'enfance et de jeunesse ? Je ne me mets pas très haut, mais je ne suis pas tombé assez bas pour vous livrer ce qu'on appelle des Mémoires."

    Les aventures d'un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l'éternité, et qui nous emportera.

    Prix des députés 2016

  • Ces souvenirs ne sont pas venus selon un ordre chronologique comme le sont habituellement les Mémoires. Ils sont venus à ma rencontre selon l'inspiration, les circonstances. S'interpellant les uns les autres, certains en ont fait émerger d'autres de l'oubli.
    Ils témoignent que j'ai pu admirer inconditionnellement des hommes ou femmes qui furent à la fois mes héros et mes amis.
    Ils témoignent des dérives et des dégradations, mais aussi des grandeurs et des noblesses que les violents remous de l'Histoire ont entraînées chez tant de proches.
    Ils témoignent des illuminations qui m'ont révélé mes vérités  ; de mes émotions, de mes ferveurs, de mes douleurs, de mes bonheurs.
    Ils témoignent que je suis devenu tout ce que j'ai rencontré.
    Ils témoignent que le fils unique, orphelin de mère que j'étais, a trouvé dans sa vie des frères et des soeurs.
    Ils témoignent de mes résistances : sous l'Occupation, puis au cours des guerres d'Algérie, de Yougoslavie, du Moyen-Orient, et contre la montée de deux barbaries, l'une venue du fond des âges, de la haine, du mépris, du fanatisme, l'autre froide, voire glacée, du calcul et du profit, toutes deux désormais sans freins.
    Ces souvenirs témoignent enfin d'une extrême diversité de curiosités et d'intérêts, mais aussi d'une obsession essentielle, celle qu'exprimait Kant et qui n'a cessé de m'animer : Que puis-je savoir ? Que puis-je croire ? Que puis-je espérer ? Inséparable de la triple question : qu'est-ce que l'homme, la vie, l'univers ?
    Cette interrogation, je me suis donné le droit de la poursuivre toute ma vie.
     
      Edgar Morin
     
    Né en 1921, ancien résistant, sociologue et philosophe, penseur transdisciplinaire et indiscipliné, Edgar Morin a conçu la «  pensée complexe  » dans son oeuvre maîtresse, La Méthode. Il est l'un des derniers intellectuels à avoir observé et vécu une grande partie du XXe siècle et les premières décennies du XXIe. Il est docteur honoris causa de trente-quatre universités à travers le monde.

  • Les philosophes ont la chance d'avoir Minerve pour déesse protectrice. Sa chouette prend son vol au crépuscule. Heureuse coïncidence, c'est là où j'en suis. Ce volatile, juste avant la nuit, nous prête sa vue plongeante sur l'enfilade des hasards qui nous a fait grandir. On peut alors rembobiner le film et discerner comme une courbe reliant nos saisons l'une à l'autre. Pardon pour l'outrecuidance mais il m'a semblé que la parabole d'un ' intellectuel ' français, ayant connu plus d'un pays et quelques écarts de conduite, pouvait, comme un document parmi d'autres, contribuer à la cartographie d'une époque très bousculée et encore un peu floue.
    Régis Debray

  • Vous avez les plus belles jambes du monde, vous serez ma femme ou
    ma maîtresse. Voilà ce qu'est devenu l'amour de ma vie. Moi, épouser
    un Juif, jamais ! Barbara juive ? Tais-toi donc mon garçon, elle est si
    gentille. Avec un instinct sûr, vous choisirez votre siège. Vous prenez
    votre petit déjeuner à la table de ce nazi ! Comme c'est gentil de me
    reconnaître, Jacques Lacan. It's no greek ! Madame, Madame, j'ai
    compris l'étymologie de con-cierge. À partir de combien de livres est-on
    cultivé ? Que pensez-vous de ce que vous voyez ? J'aime quand tu as le
    corps gai. Arrêtez de le regarder, laissez-le partir...
    Ces phrases font passer de l'anecdote à l'idée. Elles sont comme
    /> des noms propres qui titrent les souvenirs. Elles fabriquent une
    autobiographie philosophique, racontée à mon fils Victor et
    écrite avec lui. En les disant, je comprends pourquoi et comment
    elles m'ont fait vivre-et-penser. Si dures soient-elles parfois, elles
    donnent accès à la tonalité du bonheur.
     
    Un travail mère-fils qui fait redécouvrir Char, Heidegger, Lacan,
    la Grèce, l'Afrique du Sud, la Corse, les juifs, les cathos, des
    Hongrois, des Allemands... Avec Ulysse en figure de proue,
    l'homme d'Homère qui passe là où il n'y a pas de passage, entre
    Hélène qui ravit et Barbara bla-bla-bla.

  • Dara McAnulty est un naturaliste, un amoureux de la faune et de la flore, un être hypersensible. Cette chronique des quatre saisons, écrite entre 2018 et 2019, relate une année charnière dans la vie de ce collégien nord-irlandais devenu, à tout juste quinze ans, une figure du militantisme écologique et un auteur célébré par ses pairs. Il nous fait partager son émerveillement au contact de la nature et sa lassitude face à l'inconséquence humaine ; il nous dévoile le quotidien d'un adolescent tiraillé entre les préoccupations inhérentes à son âge et un combat pour la conservation de l'environnement. Incantatoire et brutalement honnête, son Journal nous offre la perspective unique d'un jeune autiste sur le monde du vivant.

  • De sable et de neige Nouv.

    "L'insaisissable m'a donné la clef du monde."
    De sable et de neige, ou l'art de vivre l'instant. Une splendide fresque pour célébrer la beauté des choses et la puissance de leur silence, de la Grande Dune d'Arcachon et la lumière du Cap Ferret jusqu'à la ville de Kyoto sous la neige, un 31 décembre. Les vagues venant rythmer le récit, comme si l'océan était le résumé de la vie, avec sa dimension tragique, inséparable du sentiment de joie et d'harmonie qu'il sait donner.
    Chantal Thomas poursuit ici son voyage dans l'intimité de la mémoire, à travers une langue d'élégance et de grâce, pour exprimer les sensations les plus fugitives et les plus essentielles dont nous sommes tissés. Et pour dire le lien d'amour entre une fille et son père : sa force d'absolu.

  • Silhouette imposante, port de tête altier, elle fait résonner la voix d'une femme noire, fière et volontaire, qui va devoir survivre dans un monde d'une extrême dureté, dominé par les Blancs. Une voix riche et drôle, passionnée et douce qui, malgré les discriminations, porte l'espoir et la joie, l'accomplissement et la reconnaissance, et défend farouchement son droit à la liberté.
    Après l'inoubliablement beau Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage, Maya Angelou poursuit ici son cycle autobiographique. Maya Angelou fut poétesse, écrivaine, actrice, militante, enseignante et réalisatrice. Elle a mené de nombreux combats avant de devenir une icône contemporaine qui a inspiré la vie de millions de personnes. Elle a côtoyé Nelson Mandela, Martin Luther King, Malcolm X et James Baldwin. À sa mort, Michelle Obama, Rihanna, Oprah Winfrey, Emma Watson, J. K. Rowling et beaucoup d'autres encore lui ont rendu hommage.
    « L'un des plus grands esprits que notre monde ait jamais connus. (...) Ses mots m'ont soutenue à chaque étape de mon existence. »
    Michelle Obama
    « Maya Angelou, c'est un feu. Un feu d'invincible joie, qui anéantit l'adversité et embrase la combativité. Un feu qui éclaire, m'éclaire encore. »
    Christiane Taubira
    Maya Angelou fut poète, écrivaine, actrice, enseignante et réalisatrice. En 2013, en tant que militante des droits civiques américains, elle a reçu le National Book Award pour « service exceptionnel rendu à la communauté littéraire américaine ». Elle est décédée le 28 mai 2014 à l'âge de 86 ans.

  • Idiotie

    Pierre Guyotat

    • Grasset
    • 29 Août 2018

    «  Cet Idiotie traite de mon entrée, jadis, dans l'âge adulte, entre ma dix-neuvième et ma vingt-deuxième année, de 1959 à 1962. Ma recherche du corps féminin, mon rapport conflictuel à ce qu'on nomme le "réel", ma tension de tous les instants vers l'Art et vers plus grand que l'humain, ma pulsion de rébellion permanente  : contre le père pourtant tellement aimé, contre l'autorité militaire, en tant que conscrit puis soldat dans la guerre d'Algérie, arrêté, inculpé, interrogé, incarcéré puis muté en section disciplinaire.
    Mes rébellions d'alors et leurs conséquences  : fugue, faim, vol, remords, errances, coups et prisons militaires, manifestations corporelles de cette sorte de refus du réel imposé  : on en trouvera ici des scènes marquantes.
    Drames intimes, politiques, amitiés, camaraderies, cocasseries, tout y est vécu dans l'élan physique de la jeunesse. Dans le collectif.  »
      Pierre Guyotat

  • Aux éternels perdants Nouv.

    Il y a quelques années, le romancier Ian McEwan entend parler d'un homme aussi mystérieux que fascinant, Andrew Szepessy, vivant en ermite près de la frontière transsylvanienne. Ancien journaliste et scénariste en Angleterre puis en Norvège, il a fait un an de prison en Hongrie dans les années 60, sans connaître la raison de son incarcération. De cette expérience , il a tiré un roman en partie autobiographique. Après enquête, McEwan parvient à mettre la main sur le texte, Aux éternels perdants. Ebloui par sa puissance littéraire et par sa résonnance avec notre époque, il décide de le proposer à un éditeur anglais, Penguin, qui le fera paraître à l'automne 2020. Ce texte immerge le lecteur dans l'expérience carcérale, mêlant réalisme et onirisme à la manière de Bernard Malamud dans L'Homme de Kiev.  

  • Munkey diaries ; 1957-1982

    Jane Birkin

    • Fayard
    • 3 Octobre 2018

    « J'ai écrit mon journal à partir de 11 ans, adressé à Munkey, mon confident, ce singe en peluche, gagné dans une tombola. Il a dormi à mes côtés, il a partagé ma vie avec John, Serge, Jacques, il a été le témoin de toutes les joies et toutes les tristesses. Devant la dévastation de mes enfants, j'ai déposé Munkey dans les bras de Serge dans le cercueil où il reposait, tel un pharaon. Mon singe pour le protéger dans l'après-vie.
    En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. Les journaux sont forcément injustes, on montre ses cartes, il y a des versions de tout, mais là, il n'y a que la mienne. J'ai pris comme principe de ne rien arranger, et croyez-moi, j'aurais préféré avoir
    des réactions plus sages que celles que j'ai eues... ».
    On croyait tout connaître de Jane Birkin, tant elle fait partie de notre histoire depuis cinquante ans, jusqu'à ce livre qui nous fait vivre une époque flamboyante, du Swinging London au Saint-Germain-des-Prés des années 70, et donne à lire le quotidien d'une grande amoureuse, désopilante et fantasque, et d'une artiste exceptionnelle.
    Un journal à la fois intime et universel.
     

    1 autre édition :

  • Voyage au pays du silence Nouv.

    Après avoir exploré les déserts et les sommets de plus de cinquante pays, voyageant au gré de sa fantaisie et de ses rencontres, Neil Ansell, pris d'une urgence soudaine, rentre à Londres, se réfugie dans un squat, avant d'accepter un poste de gardien au fi n fond de la campagne galloise, où il vit reclus. Une expérience d'extrême solitude, qui le transformera : débarrassé du brouhaha, il lui semble enfin se retrouver.
    Ermite ? Pas vraiment. Seulement le temps de réapprendre le monde. Voilà qu'il entreprend des randonnées, toujours en solitaire, sans jamais avoir de carte, jusqu'aux confins de l'Écosse - pour découvrir, au fil des routes, qu'il est en train de perdre l'ouïe -, une expérience qui s'avérera bouleversante et source d'une ouverture autre.
    Car s'il peut de moins en moins entendre, Ansell semble de mieux en mieux voir, et nous fait ainsi ouvrir les yeux, autrement.
    Un chant d'amour émerveillé à l'Écosse des Highlands, raconté avec un lyrisme intense, tenu de bout en bout. Une élégie en l'honneur d'un paradis déjà presque perdu, que la littérature continuera à nous faire entendre.

  • Voici un livre de grâce, porté par la grâce.
    Comme un funambule qui avance, yeux grands ouverts, sur une corde au-dessus du vide, Bulle Ogier parcourt les étapes de sa vie d'enfant, de femme, d'actrice, de mère. Une vie jamais banale, pour le meilleur (l'art, la création, la fréquentation de grandes figures comme Duras, Rivette ou Chéreau), ou pour le pire (la mort de sa fille Pascale, évoquée avec délicatesse et intensité).
    On pourrait énumérer les péripéties, les événements, établir des listes, mais un seul mot dit à quelle expérience le lecteur est convié : enchantement. Sur un ton qui n'appartient qu'à elle, l'actrice de tant de films, de tant de mises en scène théâtrales, la protagoniste de tant d'aventures, exerce une sorte de magie, on est avec elle, on est parfois effaré, et toujours touché, ému, bouleversé. On rit aussi, ou on sourit. Bref, les mystères parfois contradictoires de la vie, mis en langue : ce qu'on appelle, simplement, la littérature.
    J'ai oublié a reçu le prix Médicis essai en 2019.

  • "J'ai longtemps rêvé que ma mère était noire. Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais personne, où j'étais devenu un étranger. Puis j'ai découvert, lorsque mon père, à l'âge de la retraite, est revenu vivre avec nous en France, que c'était lui l'Africain. Cela a été difficile à admettre. Il m'a fallu retourner en arrière, recommencer, essayer de comprendre. En souvenir de cela, j'ai écrit ce petit livre."

  • En 1845, Henry David Thoreau part vivre dans une cabane construite de ses propres mains, au bord de l'étang de Walden, dans le Massachusetts. Là, au fond des bois, il mène pendant deux ans une vie frugale et autosuffisante, qui lui laisse tout loisir de méditer sur le sens de l'existence, la société et le rapport des êtres humains à la Nature. Une réflexion sereine qui montre qu'il faut s'abstraire du monde et de ses désirs pour devenir réellement soi-même. Walden est un monument de l'histoire littéraire américaine à l'immense postérité.

  • à travers la mort ; mémoires inédits, 1886-1890 Nouv.

    L'histoire de la publication des
    Mémoires de Louise Michel est étonnante : elle débute en 1886, chez l'éditeur Roy, sous le titre - maintes fois réédité - de
    Mémoires de Louise Michel écrits par elle-même. Tome I. Aucun autre tome n'a suivi. Et si, par la suite, sont venus s'accoler d'autres écrits de la célèbre anarchiste, les soixante-dix feuilletons qui constituent le véritable second tome, parus dans la presse de 1890, avaient " disparu ", peut-être victimes collatérales d'une entreprise de récupération de l'autobiographie de Louise Michel juste après sa mort. Aussi l'édition de ce second tome, inédit en librairie, constitue-t-elle un événement.
    Couvrant les années 1886-1890 (période qui s'ouvre après la mort de Marianne Michel, la mère, et de Victor Hugo, l'idole, pour se refermer en août 1890, à son départ pour Londres), ce gisement incroyablement riche révèle une écrivaine viscéralement engagée dans l'écriture, vivant ensemble le rapport à l'histoire, à la mémoire, au présent de sa lutte et à l'écriture.
    L'édition critique de ces
    Mémoires, accompagnée d'un dossier documentaire, est établie par Claude Rétat, directrice de recherche au CNRS.

  • Leur couple est une légende, leur biographie une épopée. Pourtant, rien ne prédestinait cette fille d'un soldat de la Wehrmacht et ce fils d'un Juif roumain mort à Auschwitz à devenir le couple mythique de « chasseurs de nazis » que l'on connaît. Leur histoire commence par un coup de foudre sur un quai du métro parisien entre une jeune fille au pair allemande et un étudiant de Sciences Po. Très vite, avec le soutien de Serge, Beate livre en Allemagne un combat acharné pour empêcher d'anciens nazis d'accéder à des postes à haute responsabilité. Sa méthode : le coup d'éclat permanent. Elle traite ainsi de nazi le chancelier Kurt Georg Kiesinger en plein parlement, puis le gifle en public lors d'un meeting à Berlin, geste qui lui vaut de devenir le symbole de la jeune génération allemande. Leur combat les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus Barbie devant les tribunaux et ont un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon. Ni les menaces ni les arrestations - notamment lors de leur tentative d'enlèvement de Kurt Lischka, ancien responsable de la Gestapo - ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé jusqu'à aujourd'hui.
    Dans cette autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah.

  • Chemins

    Axel Kahn

    • Stock
    • 3 Octobre 2018

    Marcher n'est pas une activité pour Axel Kahn, c'est une manière d'être. Il se définit comme un homme qui marche, un chemineau de la vie. Au rythme de son pas, sur les chemins et les sentiers, sur les pavés parfois, il a pensé, cherché, douté, le cas échéant, trouvé. Il a aimé, aussi, passionnément. Son ouvrage est un hymne à l'esprit, à la beauté et à la liberté. Un hymne à l'amour. L'existence d'un homme en chemin, au fil de ses souvenirs de l'enfance à la vieillesse. Cent cinquante ans après Julien et André dans Le Tour de la France par deux enfants, Axel Kahn, marcheur obstiné et attentif, peint de ce pays un tableau émerveillé mais lucide.

  • « Le petit chat est mort. Les mots sont une détonation. Les choisir pour l'annoncer aux enfants n'a pas été chose facile, alors je me suis résigné à faire simple, cinq mots et un point final. Court, cruel, monstrueux. »

    Des petites choses et des plus grandes pour mieux vivre sous les orages à la saison des hécatombes.

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