• Les lectures fondamentalistes des Livres saints font peser sur la liberté un péril grandissant. Pour lutter contre leurs ténèbres, les lectures historiques et critiques enseignent à comprendre les Livres en fonction du passé et des intentions de leurs auteurs. Cette réfutation scientifique du fondamentalisme n'omet-elle pas toutefois des questions essentielles ?Ce livre explique comment une lecture spirituelle - ici selon la tradition juive - met en lumière d'autres paramètres. Elle pose que la langue des textes étudiés porte des significations à déployer dans le temps, grâce à leurs innombrables lecteurs. Par ailleurs et surtout, elle ne sépare jamais la quête du sens et de la vérité d'un travail exigeant sur soi-même. Dès lors, lire la Torah, c'est aussi voyager avec elle dans l'histoire, avec d'autres, hommes et femmes, qui n'avancent pas au même rythme. De nos jours, c'est rencontrer des questions brûlantes comme celle relatives à la terre d'Israël et à Jérusalem, au destin singulier du peuple juif et à la politique. La lecture spirituelle a alors son mot à dire : elle avise d'oeuvrer pour une paix vouée à l'inquiétude du sort d'autrui.Catherine Chalier est philosophe, spécialiste du judaïsme. Elle a notamment publié : Transmettre, de génération en génération (Buchet-Chastel, 2008), La Nuit, le Jour (Seuil, 2009), qui a reçu le prix des Écrivains croyants, Le Désir de conversion (Seuil, 2011), Kalonymus Shapiro, rabbin au Ghetto de Varsovie (Arfuyen, 2011), Présence de l'espoir (Seuil, 2013).

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    A l'heure des replis communautaires et des identités figées, que signifie appartenir et transmettre ? Contrairement à ce qu'affirment tous les fondamentalismes, la transmission d'un héritage ne doit pas être une réplication à l'identique. Elle dépend d'une infidélité partielle, garante de surgissements inattendus, aujourd'hui comme hier. Mariant filiation et rupture, la tradition juive ne se renouvelle qu'en étant bousculée et nourrie par sa rencontre avec d'autres ; cela implique l'ouverture à l'Etranger, ainsi que l'ouverture au Féminin. Cet ouvrage est donc d'abord un plaidoyer pour une « religion matricielle » qui, à la manière d'un utérus, est un lieu de fertilisation. Les textes sacrés eux-mêmes y sont fécondés par des lectures inédites. Illustrant brillamment cette vision ouverte de la religion, Delphine Horvilleur revisite, loin des interprétations convenues, quelques épisodes fameux de la Genèse, notamment Adam et Eve, Caïn et Abel, l'histoire biblique des premiers parents et des premiers enfants de l'humanité. Elle montre aussi sa capacité à repenser les grands problèmes contemporains à partir de la tradition rabbinique. Trois thèmes sont successivement abordés : Comment, selon le judaïsme, se fabriquent un parent, une identité et un désir, c'est-à-dire la possibilité d'enfanter l'avenir. Procédant avec clarté et humour, citant aussi bien Emile Ajar et Amos Oz que la Genèse et le Talmud, elle conclut son livre par une analogie entre le Texte et le Féminin, dotés d'une même capacité de croître et de multiplier.

  • Le Livre brûlé A côté de la Bible - la Loi écrite - le Talmud, depuis sa clôture vers l'an 500 de notre ère, constitue la Loi orale, l'enseignement jamais interrompu de la tradition juive, sa mémoire et les racines de sa culture. Le Livre brûlé se déploie en trois livres : le premier présente une introduction systématique à l'univers talmudique, à ses méthodes, à ses débats, à sa logique, à son histoire. Le deuxième, qui commente deux textes importants de la Michna et de la Guémara, offre un modèle d'étude séculaire confronté aux réflexions philosophiques contemporaines. Le troisième enfin, qui donne son nom à l'ouvrage, interroge la figure énigmatique et puissante d'un maître hassidique, Rabbi Nahman de Braslav, qui, sentant la mort venir, détruisit par le feu un de ses écrits... Trois livres qui en suscitent d'autres, à l'infini, et qui posent la même question : ne faut-il pas, au fond, "détruire" les livres pour donner naissance à la pensée, pour créer le renouvellement du sens ? Pour que la fidélité aux écritures ne se pétrifie pas en respect têtu et en refus aveugle du temps et de l'Histoire. Car, comme dit R. Nahman de Braslav : "Il est interdit d'être vieux." Marc-Alain Ouaknin Né à Paris en 1957, rabbin et docteur en philosophie, auteur de nombreux ouvrages et articles sur la pensée juive, est directeur du centre de recherches et d'études juives ALEPH (Paris) et enseigne la philosophie et la littérature comparée.

  • Qui est l'Eternel ? En quoi est-il un et unique ? Pourquoi parle-t-il et que nous dit-il ? A la croisée des cultes et de la culture.
    Comment définir l'essence du monothéisme dans un monde où les religions paraissent désuètes, dangereuses, voire évanouies et absentes ? Qu'en est-il réellement du judaïsme ? Et que nous dit-il aujourd'hui ?
    C'est à une relecture des sources de l'expérience et de l'existence juive qu'invite ce livre, témoignant combien la tradition peut être créatrice. Alors que la Bible et le Talmud, ainsi que les autres grands corpus juridiques ou mystiques, visent à en garantir la pratique afin d'en assurer la transmission et la pérennité, le coeur du projet n'en ressort pas moins opaque pour beaucoup. Ce sont donc les véritables enjeux qui l'animent qu'il s'agit d'éclaircir.
    Entrant en dialogue avec des siècles de commentaire, des Maîtres du Talmud à Maïmonide, de Rashi à Rabbi 'Haïm de Volozhin, Aaron Eliacheff et Frank Alvarez-Pereyre interrogent des expressions dont on croyait tout comprendre, comme " se faire un nom ", des notions dont on croyait tout savoir, comme le " monothéisme ", des concepts à propos desquels on croyait avoir tout lu, comme le tsimtsoum.
    Un ouvrage indispensable pour saisir les fondements du judaïsme, le pourquoi de son apparente complexité, le comment de sa simple proximité.

  • Nos racines juives

    Antoine Nouis

    « Je crois aux racines juives parce que je crois que Jésus de Nazareth est la réalisation d'une attente qui a été portée par des générations de croyants. Si Jésus n'est pas le fruit de cette attente, tout le Nouveau Testament est mensonge. »
    Le christianisme a vite fait de renvoyer l'ancien testament au passé, comme le brouillon du nouveau qui serait l'ultime témoignage.
    En retrouvant « nos racines juives », le bibliste Antoine Nouis nous révèle toute l'importance du premier testament, véritable fondation des évangiles.
    Plus encore : la connaissance de la tradition juive, du talmud et de la pensée rabbinique font entrer dans un formidable héritage qui vient nourrir notre pensée, notre humanité, notre foi.

  • Formé à la philosophie contemporaine la plus exigeante, l'un des maîtres rabbiniques d'aujourd'hui enseignant en Israël offre ici sa lecture innovante parce que résolument traditionnelle de ce qui fait la permanence révolutionnaire de la Torah.
    Comment la Révélation d'essence divine peut-elle s'inscrire dans la conscience humaine ? Comment un univers religieux, le judaïsme, a-t-il pu, au fil des siècles, entrer en relation avec ce que le monde des idées a produit de plus moderne ?
    De la Révélation sinaïque à nos jours, en passant par les pré-socratiques, Platon, Aristote, Épicure, Thomas d'Aquin, les penseurs de la Renaissance et bien d'autres, Raphaël Sadin analyse et commente le dialogue ininterrompu entre la Torah et la pensée occidentale. Ce livre est aussi une réflexion magistrale sur la modernité : sont ainsi passés en revue les écrits de Franz Rosenzweig, Walter Benjamin, Guershom Scholem, Martin Buber ou encore Levinas, que l'auteur confronte avec les études hébraïques les plus rigoureuses.
    Somme éblouissante, cet ouvrage est la démonstration flamboyante qu'il n'y a pas d'Europe lumineuse sans judaïsme.

  • Élément décisif de la compréhension juive de l'Histoire, l'attente messianique a connu au cours des temps les expressions les plus diverses. Gershom Scholem étudie dans cet ensemble d'essais les mutations profondes qu'elle a subies, l'apparition des nombreuses utopies qu'elle a suscitées, et s'interroge sur le sens de cette idée dans l'oeuvre des maîtres du judaïsme contemporain, comme Buber ou Rosenzweig. À travers ce thème privilégié, il propose une formidable ouverture à la grande tradition culturelle juive. Gershom Scholem (1897-1982), né à Berlin, émigre en 1923 en Palestine et devient professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem dès 1925. Il entame alors une réflexion sur l'histoire et la philosophie du judaïsme, dont il deviendra une grande voix. Il a été président de l'Académie israélienne des sciences.

  • La proclamation de l'évangéliste Jean « Le salut vient des juifs » n'a guère retenu l'attention de l'Église pendant de nombreux siècles. Pour les chrétiens, le salut ne vient-il pas de Jésus-Christ ? Cette apparente contradiction ne peut se dépasser que par une meilleure connaissance du judaïsme. C'est précisément le propos de cet ouvrage. Tout en retraçant l'histoire tragique des relations entre juifs et chrétiens, l'auteur présente la plus ancienne religion monothéiste, sa référence à la Tora, ses fêtes, ses rites. Le lecteur redécouvre ainsi « le lien qui, selon le concile Vatican II, relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament avec la lignée d'Abraham ». Les déclarations de repentance de la hiérarchie catholique - et des églises chrétiennes dans leur ensemble - ont ouvert le chemin de la réconciliation. Cependant, la question d'une meilleure prise en compte de la judéité de Jésus par les chrétiens demeure. Accessible à tous, cette nouvelle édition actualisée constitue une référence pour comprendre le judaïsme et son lien avec l'Église. Dominique de La Maisonneuve est religieuse de Notre-Dame de Sion. Diplômée de l'Université hébraïque de Jérusalem, après vingt ans à l'Institut catholique de Paris, elle enseigne aujourd'hui l'hébreu et le judaïsme au Collège des Bernardins.

  • Le corps humain fut longtemps considéré comme un objet d'étude secondaire. Or les textes de la tradition juive comprennent un ensemble impressionnant de références portant sur les réalités somatiques qui, toutes, nous montrent que l'être humain est un monde en miniature. L'ouvrage foisonnant de Jean Baumgarten, en s'appuyant sur l'analyse de sources juives mises en regard avec des textes issus d'autres traditions religieuses et philosophiques, montre comment les discours juifs sur le corps se sont formés, développés et transformés, depuis la Bible jusqu'au xviiie siècle. Leur étude donne accès aux valeurs, aux codes culturels, et éclaire tout particulièrement les controverses entre les différents courants religieux qui particularisent le judaïsme. En marge des conceptions sur la prééminence de l'âme, cette synthèse inédite des représentations du corps humain nous permet d'accéder à la compréhension des catégories légales, des principes philosophiques, des normes morales et des idées mystiques propres à la religion et à la culture juives.

  • La paix des religions est-elle possible ? L'histoire n'en offre-t-elle pas des exemples ? La période d'Al Andalus ne fut-elle pas en effet celle d'une coexistence harmonieuse entre juifs, musulmans et chrétiens ? Refusant légende dorée des uns et manichéisme des autres, Georges Bensoussan montre que le monde arabe fut pour les minorités, juives notamment, une terre de protection mais aussi de soumission. À l'appui d'archives de toutes provenances, militaires, diplomatiques et administratives, ce sont ces relations qui sont ainsi restituées. Mais, plus qu'une histoire d'émancipation et de domination, il s'agit ici de comprendre comment se noue, sur la longue durée, depuis les racines médiévales jusqu'à la période tourmentée de la décolonisation, le rapport du monde musulman à la modernité occidentale. Georges Bensoussan est historien, spécialiste d'histoire culturelle de l'Europe des XIXe et XXe siècles, et notamment des mondes juifs. 

  • Heureux comme un juif en France ? réflexions d'un rabbin engagé Nouv.

    Bien que la communauté juive soit de plus en plus attaquée sur le sol français, Yann Boissière veut croire qu'elle a toute sa place dans la vie de la nation et qu'elle a les atouts pour apporter sa contribution à notre vivre-ensemble.

    Passant en revue les grands enjeux qui interrogent les juifs de France - l'antisémitisme, la laïcité, le rapport à Israël, le dialogue interreligieux -, l'auteur montre comment le judaïsme peut aujourd'hui faire oeuvre de paix et de liant au sein du cadre républicain.

    Un essai enthousiaste et roboratif, un cri d'amour pour la France.

  • Pour explorer le lien profond qui existe entre le judaïsme et le christianisme, Eugenio Zolli passa de longues années à étudier les Écritures. Une partie de ses découvertes fit l'objet d'une série de conférences aux États-Unis en 1953, dont il ne nous est parvenu que quelques prises de notes. Dans ce livre, Judith Cabaud s'efforce de reconstituer la logique interne et le contexte historique qui nous permettent de le suivre dans sa démarche. En effet, un éclairage nouveau de la Pâque juive dans son essence mystique nous conduit directement à comprendre son aboutissement à la dernière Cène de Jésus-Christ avec ses disciples, le sang protecteur de l'agneau pascal trouvant tout son sens dans le sang rédempteur versé sur la Croix.

  • Cet essai relate le cheminement, à travers la Bible, d'une pensée libre, en opposition à la « rétention honteuse, chez les musulmans, pour aller à la découverte de la Torah et des Évangiles » (Youssef Seddik), et à leur « indifférence pour ce qui relève de la connaissance du monde juif, de son passé ou de sa pensée » (Victor Malka).
    En relevant, à travers l'épopée du peuple « inventeur du dieu unique », les codes qui fondent la morale juive, l'auteur a eu le sentiment de découvrir en Yhwh un « Grand Ordonnateur de feuilles de route ». Une route rigoureusement balisée, avec ses bornes et ses « haies » de protection - qu'en hébreu on appelle des syagim.
    Ainsi, après quatre années passées à glaner sur les « terres » du judaïsme biblique, telle Ruth glanant sur les terres de Booz, après avoir étudié plus de cent textes juifs, anciens et contemporains, l'auteur interroge ici le rapport du Juif à son prochain (parent, voisin, étranger, allié ou ennemi). Une découverte.


    Salah Guemriche, essayiste et romancier algérien, est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages, dont Dictionnaire des mots français d'origine arabe (Seuil, 2007), Le Christ s'est arrêté à Tizi-Ouzou (Denoël, 2011) et Abd er-Rahman contre Charles Martel (Perrin, 2010).

  • Le livre de Thomas Kaufmann propose une brillante synthèse sur l'attitude du célèbre réformateur face aux juifs. Cette attitude s'est modifiée au cours de son existence, Luther passant d'une position plutôt conciliante envers les juifs à une phase terriblement agressive à la fin de sa vie. Comment expliquer un tel revirement?

    Thomas Kaufmann montre que les prises de position tardives de Luther, qui exige la destruction des synagogues et l'expulsion des juifs, sont en partie dues à des peurs apocalyptiques qui trahissent la grande anxiété du réformateur dans ses dernières années. Mais il souligne aussi la continuité d'une théologie antijuive, repérable dès les premiers cours de Luther. Dans un essai lucide et brillant, Thomas Kaufmann analyse les circonstances historiques des écrits de Luther sur les juifs, mais aussi les modalités de leur récupération par l'antisémitisme moderne et les nazis.

  • Depuis des siècles, Jérusalem veille sur cet Orient si fécond quand il est question de Dieu. Sanctifiée par le judaïsme, le christianisme et l'islam, elle est invoquée dans les prières d'une multitude d'hommes. Mais au-delà de l'image qu'elle donne aujourd'hui, quels sont les soubassements qui la rendent unique au monde ? Chacun des trois auteurs est enraciné dans l'une des trois traditions qu'il aborde avec sa personnalité sans engager les autres. Cet ensemble inédit propose un éclairage précieux aux brûlantes interrogations sur Jérusalem. Ce livre n'aborde pas l'aspect politique, certes primordial, pour ce millefeuille qui a changé plus de vingt fois de souveraineté après de multiples destructions. Il ne s'agit pas de le nier, mais le choix a été de faire vivre le rayonnement spirituel de Jérusalem qui permet de comprendre son importance dans l'Histoire. Ville mythe, ville livre, ville rêve, Jérusalem se dresse tel un vigile des temps à venir. Elle regarde le ciel en guettant une parole juste. Voici des ouvertures. Professeur associé de l'université de Bar-Ilan (Israël), Marc-Alain Ouaknin est rabbin et docteur en philosophie. Auteur d'une trentaine d'ouvrages traduits dans le monde entier, il est producteur (avec Françoise-Anne Ménager) de Talmudiques sur France Culture. Frère Philippe Markiewicz est moine bénédictin de l'abbaye de Ganagobie. Il dirige la revue Arts sacrés, qu'il a fondée en 2009, dédiée à la connaissance des religions et spiritualités à travers leurs arts sacrés. Philosophe algérien, Mohammed Taleb enseigne l'écopsychologie. Il est engagé dans un travail de synergie entre le droit des peuples, l'écologie et la spiritualité. Il a publié Éloge de l'Âme du monde, L'écologie vue du Sud, Nature vivante et Âme pacifiée.

  • Alors que notre temps sacralise la liberté, dénie l'autorité et récuse la norme, ne doit-on voir dans la loi qu'un vestige d'un passé révolu où dominaient l'obligation, la coercition et la répression ? Ou faut-il concevoir au contraire que la soumission à

  • Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, l'Amérique se lance dans l'aide à la reconstruction de la France. Les Juifs américains, à l'instar de leurs compatriotes, participent pleinement à cette mobilisation, avec, cependant, un objectif spécifique : reconstruire la vie juive après la Shoah. Paris devient, en conséquence, un centre pour un éventail d'organisations juives américaines, en particulier l'American Joint Distribution Committee (le Joint). Ces organisations orchestrent un projet philanthropique sans précédent, envoyant plus de 27 millions de dollars en France entre 1944 et 1954. Cette rencontre franco-américaine inédite, qualifiée de « Plan Marshall juif », permet une nouvelle réflexion sur la présence américaine dans la France de l'après-guerre et ouvre le débat de l'influence américaine sur la structure contemporaine de la vie juive française. Laura Hobson Faure est maîtresse de conférences à l'Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3. Cet ouvrage, issu de sa thèse soutenue en 2009 à l'École des hautes études en sciences sociales, a été initialement publié en 2013 par les éditions Armand Colin. Elle a co-dirigé son deuxième livre : L'OEuvre de Secours aux Enfants et les Populations juives au XXe siècle : prévenir et guérir dans un siècle de violences (Armand Colin 2014).

  • S'inspirant de la sagesse juive, Pauline Bebe, première femme rabbin de France, aborde ici les grands thèmes de la vie à travers trente-six textes, trente-six moments saisis sur le vif. Un mot, un texte, une rencontre, comme autant de gouttes de lumière qui éclairent notre vie.

  • Après son premier ouvrage, Les Racines de l'existence, Eric Daniel El-Baze poursuit sa présentation sur la Kabbale, en dévoilant au lecteur l'enseignement fondamental du « Ari Zal », Rabbi Isaac Louria (1534-1572) et son interprétation contemporaine, faite par le « Baal Ha Soulam », ...

  • Le traité S'il est vrai et crédible que les juifs étouffent en secret les enfants chrétiens et utilisent leur sang est l'un des rares essais, et même le seul, au XVIe siècle, au sein de la Réforme, visant la défense des juifs contre les accusations, infondées, dont ils étaient régulièrement l'objet depuis le Moyen Âge, en particulier celle d'assassiner des enfants chrétiens pour s'approprier leur sang.
    Hébraïsant, fin connaisseur des sources rabbiniques, Andreas Osiander démontre en vingt propositions qu'il est impossible que des juifs commettent un tel acte, au regard de leur propre tradition et de l'éthique juives, notamment si l'on pense aux lois bibliques et rabbiniques concernant l'usage du sang. Contre l'irrationalité de la rumeur et le poids d'un antijudaïsme séculaire, Osiander met en avant des arguments théologiques, philosophiques et logiques pour démontrer l'absurdité de telles accusations.
    Cette traduction française, la première qui soit réalisée de ce traité, est proposée avec une importante introduction, resituant Osiander et son traité dans le contexte du XVIe, et des notes permettant de mesurer l'ampleur de la culture hébraïque du Réformateur.

  • Le judaïsme, c'est-à-dire l'ensemble de la Tradition et de la pensée juives, a pour vocation de lire les évènements avec acuité, à l'aune des valeurs spirituelles et morales qu'il prône, et qui sont transmises de génération en génération depuis des millénaires.
    C'est ce regard aiguisé sur le monde et nos sociétés qui est ici proposé sous forme de dialogue. Sans concession et dans un style ferme et clair, l'auteur aborde les grands thèmes de l'époque moderne, dans ce que le XXe siècle a vécu, ainsi que les bouleversements récents nés avec le XXIe siècle.
    Né à Casablanca, le Grand Rabbin Mordekhaï Bensoussan choisit de s'inscrire dans la lignée de Rabbins et de Juges rabbiniques dont il est issu. Son parcours le mène de France, à Grenoble puis à Nice-Côte d'Azur où il dirigea la Communauté juive, à Jérusalem, où il se consacre à la formation rabbinique pour les francophones.
    Mordekhaï Bensoussan est actuellement Grand Rabbin de Perpignan et des Pyrénées-Orientales.
    Il est déjà l'auteur de trois autres ouvrages.

  • L'histoire du peuple juif se caractérise par une impressionnante série de tragédies, dont la Shoah demeure la plus épouvantable. Habité d'une foi inébranlable en son Dieu, considéré comme tout-puissant et miséricordieux, ce peuple ne cessa de l'implorer de manifester sa toute-puissance. En vain ! Ébranlé, il demanda les raisons de cette « non-assistance à personne en danger » à ses guides religieux. Cet essai tente de cerner les réponses que ceux-ci lui donnèrent et lui donnent encore aujourd'hui.
    Professeur d'histoire, François Zosso s'est attaché à donner à ses étudiants des clés pour comprendre le monde dans lequel ils s'engageaient. À la retraite, il s'est lancé dans l'étude de l'histoire des religions, espérant trouver, peut-être, le sésame ouvrant à la compréhension de sa propre destinée.
    Le silence de Dieu, au coeur de cet essai fort bien documenté, évoque certes l'indicible, mais aussi la quête initiatrice d'un croyant en recherche d'un dialogue avec son créateur.

  • Doit-on traiter de doux rêveurs ceux qui croient que seule la venue du Machia'h pourra nous sortir du grand chambardement mondial actuel - politique, économique, religieux, sanitaire - face auquel notre impuissance éclate ?
    Qui d'autre qu'Israël peut être porteur de ce Machia'h, le seul en mesure de renverser les valeurs inversées ? La destinée de ce peuple détenteur des 10 Paroles qui ont marqué toutes les religions reste prophétique.
    Doit-on souligner encore que la paix qu'apportera le Machia'h à Israël et au monde entier n'a aucun lien commun avec toute autre sorte de paix factice nouée au niveau des hommes dont la dangerosité est toujours à redouter, et ce, pour la simple raison que, prévue depuis des millénaires, elle seule sera en harmonie avec la volonté divine.
    S'appuyant sur de nombreuses recherches, « Sh'ma Israël » nous invite à emprunter un chemin inédit pour reconsidérer avec humilité et ferveur une approche autre de concepts bibliques. Dans quel but ? Afin que davantage de Lumière divine puisse descendre dans les coeurs de ceux qui aspirent à faire naître une ère nouvelle d'harmonie, de justice et de paix.
    Le devenir de l'humanité aux prises avec le Sacré est depuis longtemps une préoccupation essentielle d'Elie Venat, en raison notamment de sa double appartenance aux cultures juive et chrétienne. En témoigne son investissement dans le secteur humanitaire, à travers notamment la création d'une organisation en faveur des orphelins cambodgiens, « Les Enfants de Lumière ».

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