• Quelle est la toute première religion de l'humanité ? Comment sont apparues les notions de dieu, de sacrifice, de salut, de délivrance, de prière, de clergé ? Pourquoi est-on passé du culte de divinités féminines à celui de divinités masculines ? De la croyance en plusieurs dieux à la foi en un Dieu unique ? Pourquoi la violence est-elle souvent liée au sacré ? Pourquoi y a-t-il plusieurs religions ? Qui sont les fondateurs des grandes traditions et quel est leur message ? Quelles sont les ressemblances et les différences fondamentales entre les religions ?
    Des premiers rituels funéraires des hommes préhistoriques aux grandes religieuses actuelles, Frédéric Lenoir explore de manière limpide l'univers foisonnant du sacré. Une question parcourt ce livre : à quoi servent les religions et pourquoi accompagnent-elles l'aventure humaine depuis l'aube des temps ?

  • Si le judaïsme et, à sa suite, le christianisme et l'islam proclament l'unicité d'un dieu régnant seul de toute éternité sur le ciel et la terre, la Bible hébraïque elle-même témoigne, pour qui la lit attentivement, de ses racines polythéistes. De fait, le « dieu d'Abraham » auquel se réfèrent, chacune à sa manière, les trois religions du Livre n'a pas été unique depuis toujours.Comment un dieu parmi les autres est-il devenu Dieu ? Telle est l'énigme fondatrice que cette plongée aux sources du monothéisme se propose d'élucider en parcourant, sur un millénaire, les étapes de son invention. D'où vient ce dieu et par quel biais s'est-il révélé à « Israël » ? Quels étaient ses attributs et quel était son nom avant que celui-ci ne devienne imprononçable ? Quand accéda-t-il au statut de dieu tutélaire des royaumes d'Israël et de Juda ? Sous quelles formes était-il vénéré et représenté ? Pourquoi les autres divinités au côté desquelles il trônait déchurent-elles ? Au terme de quel processus et en réaction à quels événements le culte exclusif qui lui a progressivement été rendu s'est-il imposé ?À la lumière de la critique historique, philologique et exégétique et des plus récentes découvertes de l'archéologie et de l'épigraphie, Thomas Römer livre les réponses d'une enquête rigoureuse et passionnante sur les traces d'une divinité de l'orage et de la guerre érigée, après sa « victoire » sur ses rivaux, en dieu unique, universel et transcendant.Spécialiste mondialement reconnu de l'Ancien Testament, Thomas Römer occupe la chaire « Milieux bibliques » au Collège de France ; il est également professeur à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Lausanne.

  • Rituels

    Philippe Charlier

    Scarifications, tatouages, transes, sorcellerie, envoûtements, inhumations : le médecin-légiste qui a popularisé sa discipline à la télévision exhume le fond anthropologique inédit du musée Branly. Une superbe leçon sur les origines en 60 photos époustouflantes et commentées.
    Les rituels sont un lien entre l'Homme et ses dieux. Face à l'inconnu (maladie, mort, lendemain), ils sont une façon d'organiser le chaos, de " savoir quoi faire ", d'éloigner la peur et d'affronter les épreuves. Mais comment passe-t-on du profane au sacré ? Quelle est l'histoire du rituel, son ancrage, sa raison d'être ? Quelle fonction occupent chamans, guérisseurs, hommes-médecines ? Quels supports servent à ces échanges verticaux, entre l'humain et le divin ? Comment comprendre la signification précise des gestes millénaires qui se répètent et se transmettent de génération en génération, de maître en initié, de père en fils ?
    Dans cet essai rassemblant de nombreuses cultures issues des cinq continents. Philippe Charlier entraîne le lecteur dans une description et une analyse originale de ces rituels du quotidien et de l'extraordinaire, illustrés par des clichés rarement reproduits, issus du fond d'archives photographiques du musée du quai Branly - Jacques Chirac.

  • En 1520, Martin Luther brûle la bulle lui signifiant son excommunication. Par ce geste, sa contestation menée jusqu'alors à l'intérieur de l'Église catholique se mue en protestation hors d'elle. Dans les années qui suivent, des mouvements de réforme deviennent la Réforme, la Réforme se transforme en protestantisme, la rupture en organisations et institutions, la protestation en pouvoirs, l'hérésie en nouvelles orthodoxies. Aujourd'hui, l'expansion de cet ensemble confessionnel dans le monde entier et, en particulier, la vitalité du mouvement évangélique contrastent avec les difficultés que le protestantisme rencontre dans un Occident de plus en plus sécularisé. Jean Baubérot, en retraçant l'histoire du protestantisme, interroge son rapport à une modernité qu'il a contribué à faire émerger et qui est à présent en crise.

  • Dès ses débuts, le protestantisme a rencontré l'islam. C'est l'histoire inédite de cette rencontre aujourd'hui vieille de cinq siècles que raconte en théologien et en historien l'une des jeunes voix les plus remarquables de la Réforme. Automne 1611 : de passage en France, un jeune étudiant protestant hollandais affine sa connaissance de l'arabe avec un musulman d'origine castillane rencontré en région parisienne. Thomas Erpenius, qui sera le premier professeur d'arabe de l'université de Leyde, découvre ainsi que la religion musulmane est d'une richesse insoupçonnée et que les théories médiévales au sujet de celle-ci ne sont pour la plupart que des légendes. À la fin des Lumières, le philosophe luthérien Gotthold Ephraïm Lessing fera quant à lui de l'islam un modèle de la religion naturelle de l'humanité, tandis que le pasteur et philosophe Johann Gottfried Herder chantera les beautés de la poésie islamique. Dès ses origines, la tradition protestante a été traversée par un intérêt récurrent pour l'islam, son prophète et son livre saint. De Luther à Herder et de Michel Servet à Pierre Bayle, Pierre-Olivier Léchot retrace l'histoire de cette passion protestante pour l'islam, qu'elle ait été faite d'angoisse et de répulsion ou de fascination et d'admiration. Un récit passionnant qui place au coeur de ce rapport protestant à l'islam l'étude du Coran et montre combien celle-ci fut déterminante dans la construction de l'identité protestante, y compris lorsqu'il en allait de l'interprétation du texte biblique lui-même.

  • Avec Marcel Detienne Nouv.

    Ce livre n'est pas une biographie scientifique de Marcel Detienne (1935-2019) -  enfin, il l'est sans l'être vraiment. Ce n'est pas non plus l'éloge d'un des hellénistes, philologues et anthropologues de la Grèce ancienne les plus reconnus dans le monde, traduit, considéré comme le fils brillant et tumultueux de Jean-Pierre Vernant.
    Il faudrait ajouter Claude Lévi-Strauss, Michel de Certeau et Georges Dumézil. Son ami Philippe Sollers, aussi. Le havre de paix qu'il avait trouvé à l'École pratique des hautes études, à Paris, venant de sa Belgique problématique. L'ostracisme qu'il a connu, enfin, des rives italiennes à celles des États-Unis. Tout ceci fait de lui un sujet infiniment incertain.
    Il s'agit plutôt d'un essai subjectif, écrit à partir de nombreuses archives inédites, suivi d'une annexe de lettres. Il s'agit surtout de sonder un homme au plus profond, la manière dont un être se laisse marginaliser, pour aller au bout de lui-même. Ce livre est le fruit d'une visite que l'auteur a rendue à Detienne, quelques semaines avant sa mort, et d'une volonté de l'écrire après l'avoir vu. Vincent Genin a voulu rester un moment avec Marcel. Lire son oeuvre, celle du structuraliste au coeur de la Grèce, du camarade des dieux (Dionysos, Apollon), de l'intellectuel qui doute, puis l'enfant de la guerre inquiet devant une Grèce étant la valeur-or des nationalismes.
    Tentative de cerner un être, ses moteurs, ses errances, sans doute. Une autre manière d'envisager l'histoire des sciences humaines  ? Peut-être.
    Une plongée en apnée dans la tête, la main et l'oeil de Marcel Detienne, certainement.
     

  • Peu de gens le savent : Jésus occupe dans le Coran une place éminente. À partir de deux versets de la sourate IV qui évoquent la crucifixion de Jésus de manière inattendue, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur cherchent à reconstituer ce que l'on peut comprendre des origines de la prédication de Mahomet, de son développement dans un milieu païen très marqué pourtant par les références et les influences bibliques. Une religion ne naît jamais de rien. L'islam s'est voulu l'ultime révélation après la révélation juive et la révélation chrétienne. Elle en est à la fois l'héritière et la concurrente. Au carrefour des trois monothéismes, dans la succession du judaïsme de Moïse et du judéo-christianisme de certains disciples de Jésus, ce livre explore pour nous la formation de l'islam au début du VIIe siècle de notre ère.Pourquoi et comment le juif de Galilée mué en Christ fondateur du christianisme est finalement devenu dans la péninsule arabique « le messie Jésus, fils de Marie, envoyé d'Allah », l'ultime prophète avant le Prophète.Jérôme Prieur et Gérard Mordillat sont écrivains et cinéastes. Les auteurs de la mémorable série de films Corpus Christi ont publié au Seuil Jésus contre Jésus. Leur premier essai, qui demeure un grand succès, a été suivi de Jésus après Jésus sur les origines du christianisme puis de Jésus sans Jésus sur la christianisation de l'Empire romain. Jésus selon Mahomet accompagne et prolonge Jésus et l'islam, la nouvelle série qu'ils ont réalisée pour Arte où interviennent vingt-six des plus grands chercheurs internationaux sur l'islam.

  • Les Pouvoirs du sacré pose une question brûlante : celle de la place persistante du sacré et de la religion dans la vie sociale contemporaine. Ni une vision linéaire de la sécularisation comme déclin progressif et mondial de la religion, ni une compréhension mystique du " retour du religieux " ne conviennent pour appréhender ce phénomène complexe. Hans Joas parcourt, synthétise et discute les grands paradigmes qui ont été élaborés par la philosophie et la sociologie, depuis le xviiie siècle, pour penser la vie religieuse.
    En discussion critique avec Max Weber, Joas construit une alternative au récit du " désenchantement du monde ". Il estime qu'une compréhension du devenir de la religion ne peut se séparer d'une interprétation des tensions entre le politique et le religieux, l'État et les Églises, qui ont paradoxalement créé des interstices dans lesquels les individus ont pu construire leur liberté et redéfinir leur vie en commun.
    Il s'agit aussi d'un livre engagé en faveur d'un universalisme des droits de la personne qui se traduirait, au plan théologico-politique, par le double rejet des théocraties et des dictatures laïques, et par une mise en garde contre la tentation d'une " auto-sacralisation de l'Europe " contre l'islam.
    Hans Joas est aujourd'hui l'un des plus éminents représentants de la sociologie des religions et de la " philosophie sociale " allemande, illustrées jadis par Max Weber ou Georg Simmel. Ont été traduits en français La Créativité de l'agir (Le Cerf, 1999), George Herbert Mead. Une réévaluation de sa pensée (Economica, 2007) et Comment la personne est devenue sacrée. Une nouvelle généalogie des droits de l'homme (Labor et fides, 2016).
    Traduit de l'allemand par Jean-Marc Tétaz.

  • Les premiers missionnaires débarqués au Brésil sont confrontés à un curieux paradoxe  : alors que les Tupimamba acceptent volontiers la doctrine chrétienne et se convertissent, ils ne renoncent pas pour autant à leurs coutumes féroces, au cycle infernal des guerres intertribales, au cannibalisme et à la polygamie. Cette apparente inconstance, cette oscillation entre respect de la nouvelle religion et oubli de sa doctrine, entraîne finalement les Européens à déclarer que les Tupinamba sont fondamentalement sans religion, incapables de croire sérieusement en une quelconque doctrine. Dans cet essai, le célèbre anthropologue brésilien Eduardo Viveiros de Castro, figure tutélaire des études actuelles en ethnologie amazonienne, revisite les sources du XVIe siècle pour restituer les enjeux de cette «  inconstance de l'âme sauvage  », en laquelle se disputeraient deux manières fondamentalement différentes de penser le monde et la société. Il nous invite à remettre en cause, dans une perspective à la fois historique et anthropologique, le rapport entre culture et religion.

  • L'enfer a terrorisé des générations de croyants. Même si c'est dans le christianisme que l'imaginaire infernal a été le système le plus durable et le plus organisé, il existe dans toutes les civilisations. Miroir de nos hontes, de nos remords et du mal partout répandu, ses métamorphoses sont aussi vieilles que l'humanité. Et il y a fort à parier qu'elles dureront autant qu'elle...

  • - Pourquoi mon collègue ne fréquente-t-il pas la cantine pendant certaines périodes de l'année ?
    - Pourquoi les prêtres catholiques ne peuvent-ils se marier ?
    - Pourquoi les chrétiens prient-ils les mains jointes quand les musulmans se prosternent les mains sur le sol ?
    - Quelles sont les différences entre la Pâque juive et la Pâque chrétienne ?
    - Le hallal est-il l'équivalent du casher ?
    - Quel est le sens du pèlerinage à La Mecque ? Lourdes ?
    - Quels sont les rites des trois grands monothéismes ?
    Autant de questions qui nous taraudent et de réponses qui nous manquent pour comprendre les comportements religieux de l'autre. Très maniable, ce livre est un guide nécessaire aujourd'hui pour tout connaître des dogmes, des fêtes, des rites et des symboles du judaïsme, du christianisme et de l'islam.
    Un outil indispensable à tout esprit curieux.

  • Qui étaient les gnostiques ? Comment le mouvement gnostique a-t-il influencé le développement du christianisme dans l'Antiquité ? L'Église a-t-elle rejeté le gnosticisme ?
    La somme de David Brakke introduit le lecteur dans les débats les plus récents à propos du « gnosticisme » et de la diversité du premier christianisme. En reconnaissant que la catégorie « gnostique » est imparfaite et doit être reconsidérée, David Brakke plaide pour un rassemblement plus prudent des preuves sur le premier christianisme, connu comme école de pensée gnostique. Il met ainsi en évidence la manière dont le mythe et les rituels gnostiques se sont adressés à des questionnements humains élémentaires (notamment à propos de l'aliénation et du sens), répandant le message d'un Christ sauveur et permettant aux hommes de regagner leur connaissance de Dieu en tant que source ultime de l'être. Plutôt que de dépeindre les gnostiques comme des hérétiques ou comme les grands perdants de la lutte pour la définition du Christianisme, David Brakke soutient la thèse d'une participation active des gnostiques à la réinvention de la religion monothéiste. Si les autres chrétiens ont pu rejeter les idées gnostiques, ils les ont aussi et surtout adaptées et transformées.

  • L'éthique de la liberté vise non pas à résoudre des problèmes mais à aider à mieux les poser par une confrontation entre ce que nous pouvons comprendre du texte biblique et ce que nous vivons concrètement dans notre société technicienne. De page en page, la liberté paraît comme une dominante de la vie chrétienne  : pour Jacques Ellul, la liberté n'est pas une simple vertu, elle  est  la vie chrétienne même et doit donc s'incarner dans un agir individuel spécifique. Dans ce grand-oeuvre de Jacques Ellul, la pénétration de son analyse sociologique et la solidité de son exégèse biblique s'unissent pour exhorter les chrétiens, à la suite de l'apôtre Paul, à ne plus se conformer au monde présent. Car la liberté chrétienne est cette liberté orientée par l'amour, celle de Dieu, qu'il s'agit de glorifier, et de mon prochain, qu'il s'agit de servir.
     

  • Le sacré semble inséparable de la pratique religieuse. De fait, il relève d'une expérience symbolique de l'altérité (la transcendance) constitutive des religions, qui se nourrit de mythes et de rites. Par le biais d'images et d'affects, il met l'homme en relation avec l'invisible sur différents modes. Mais en dépit de la laïcisation et de la sécularisation des sociétés modernes, le sacré réapparaît sous d'autres formes (poétiques, politiques, écologiques...), jusqu'à parfois conduire aujourd'hui à un retour du religieux. Ces métamorphoses récentes incitent à tenir compte des apports des sciences humaines pour en renouveler la compréhension et pour en dégager la complexité : quoique ambigu, le sacré n'en est pas moins au fondement de l'expérience humaine.

  • Le jour où Sandrine reçoit en cadeau une aquarelle, elle est loin de s'imaginer que son auteur, un grand chaman décédé depuis deux ans, va lui transmettre le don de guérisseuse.

    Depuis, elle soigne les maladies simples mais surtout, elle aide les personnes en profonde souffrance. Son constat est le suivant : le corps possède son propre langage et envoie des avertissements ; chaque maladie a un sens qui se cache sous un symptôme apparent. Il appartient au malade de comprendre le sens de sa douleur. Qu'est-ce que cette maladie, douleur ou infection essaie de me dire ? Qu'ai-je besoin de comprendre ? Qu'est-ce que je néglige dans ma vie ? Souvent, le malade crée lui-même sa maladie en maltraitant son corps, ou en ne maîtrisant pas son mental. Il se peut qu'il absorbe et entretienne de mauvaises énergies.

    Forte de son expérience, Sandrine Bohard vous explique comment reprendre possession de votre corps, vous libérer de la tyrannie de votre mental, gérer les mauvaises énergies qui fragilisent votre corps ; mais aussi comment capter, fabriquer et ancrer les énergies positives, tout en faisant grandir votre âme.

  • Une anthologie des plus belles prières de notre monde, religions et époques confondues.
    À la source de la spiritualitéLa prière, conversation de l'homme avec Dieu, est un moment d'intense communion et une occasion de recueillement.Dans la douleur ou dans la joie, pour demander du secours comme pour remercier, les hommes et les femmes n'ont cessé de s'adresser aux puissances de l'Esprit.Ce petit livre compte quelque trois cents prières du monde entier et de tous les temps, rassemblées par Gerald Messadié.Autant de témoignages de la soif irrépressible d'in ni que ressent l'homme lorsqu'il regarde en lui-même et s'interroge sur le sens de la vie.

  • La visite guidée de l'enfer que nous propose Hervé Clerc est « une merveille d'érudition souriante », écrit dans sa préface Emmanuel Carrère.« Vous apprendrez beaucoup en lisant ce livre, ajoute-t-il. Pas seulement sur le ciel et l'enfer, dont peut-être vous vous souciez peu, mais aussi sur vous-même. Car Hervé Clerc y pose des questions si importantes, et sous un angle si original, qu'en vous amenant à vous les poser, vous, à vous demander si vous êtes d'accord ou non avec lui, il vous éclaire sur vos orientations les plus intimes ». Dans un style vif et original, l'auteur fait dialoguer religion et philosophie, Orient et Occident, les idées et les faits pour percer quelques-uns des secrets de l'enfer, cette forteresse vide. Ce faisant, il évoque les grandes questions qui agitent le coeur de l'homme : le bien, le mal, l'amour, la solitude, le sens de l'art et celui de la vie.

  • Contre toutes les idées reçues, la science révèle l'imbrication des juifs et des chrétiens aux premiers siècles de notre ère. Une somme internationale pour comprendre autrement aujourd'hui.
    Qui est le Jésus de l'histoire ? Comment désigner les premières communautés judéo-chrétiennes ? Quand s'est constitué le pouvoir des rabbins du Talmud ? Quels sont les critères de l'identité juive ? Et chrétienne ? Qu'en a-t-il été de chaque côté de la messianité et de la martyrologie ? Qu'indiquent les regards des littératures patristique grecque, latine et syriaque face au judaïsme ? Réciproquement, des textes antiques juifs face au christianisme ?
    Les meilleurs spécialistes internationaux sont rassemblés ici pour répondre à ces questions controversées. Dire l'essentiel en préservant la rigueur scientifique et embrasser cinq siècles d'histoire en s'attardant sur les notions fondamentales : voici le double objectif de cette odyssée des sources.
    Un traité historique sans précédent pour comprendre autrement aujourd'hui.

  • La religion n'est-elle pas une affaire sérieuse  ? N'appelle-t-elle pas les humains à vénérer et à respecter la divinité et à mener une vie conforme aux prescriptions religieuses plutôt qu'à vivre joyeusement et à rire à temps et à contretemps  ? Oui, et il en sera question tout au long de ce livre. La première approche sera donc de présenter ce que les textes en disent, négativement certes, mais aussi positivement, car de nombreux textes dans ce sens existent  ! Il s'agira d'autre part de montrer qui rit dans l'espace des religions abordées et de quoi l'on rit.
    Il s'agira enfin de faire réfléchir sur le côté humain des religions, sur les dérives et les failles de leurs représentants et de leurs fidèles, sur leur liberté aussi et sur leur oui à la vie. Ce faisant, ce livre ne s'adresse pas seulement aux spécialistes de l'histoire religieuse ou aux sociologues, mais à tous ceux qui, croyants ou non, s'intéressent à l'héritage religieux et à ce qu'il peut apporter à la joie de vivre et à l'envie de rire.

  • La question religieuse occupe beaucoup l'espace de la discussion civile et politique. Mais c'est le plus souvent pour décliner les formes, réussies ou en échec, de l'intégration sociale. Ou pour en appeler à des programmes de déradicalisation. On y recourt aux sciences sociales, ou psychologiques, mais en se gardant d'entrer sur le terrain du religieux et des croyances. Or c'est là un appauvrissement et un aveuglement, du coup une voie sans issue. C'est que le religieux est porté par des pulsions humaines dont le déni se paie. Que ce soit dans ses visées, refoulées, ou dans certaines de ses inflexions, dangereuses. Le présent essai entend en ouvrir la «  boîte noire  », pour y faire voir ce qui s'y joue et comment. Il est notamment attentif à en circonscrire la forme de «  religion totale  », en articulation à une généalogie de l'histoire européenne, christianisme compris. Et attentif aux correctifs ici requis et possibles, sur le terrain même des croyances.

  • Ce thème a acquis durant ces douze dernières années une extraordinaire actualité et a fait l'objet de débats qui ont amené l'auteur à développer ici plus avant sa position sur ces questions.
    Un premier chapitre est consacré au langage de la rupture et de la conversion, le deuxième chapitre éclaire la résistance que la nouvelle religion oppose à la religion dominante et à laquelle la nouvelle religion se trouve à son tour confrontée de la part de la religion dominante, et le troisième chapitre explore la relation entre parole et actes, entre un langage de la violence et sa mise en pratique.
    En étudiant le monothéisme biblique et son rapport à la violence, et la question d'une «vérité révélée», Jan Assmann nous interroge sur notre propre rapport au religieux aujourd'hui. Il montre notamment que « la meilleure défense contre le radicalisme religieux reste toujours le pluralisme, tel que l'incarne la Bible hébraïque avec sa polyphonie. »
    Une lecture nécessaire pour éclairer les débats contemporains sur le radicalisme religieux et le fondamentalisme.

  • LES ESSÉNIENS... QUI D'ENTRE NOUS N'A JAMAIS ÉTÉ FASCINÉ OU INTRIGUÉ À LA SEULE ÉVOCATION DE CE NOM, CHARGÉ DE MYSTÈRES ET DU SENS DU SACRÉ ? Dans ce livre, l'auteur relate l'histoire des Esséniens et, à sa suite, nous pénétrons dans l'univers de Jésus, de Moïse ou de la déroutante Égypte pharaonique. Il démontre qu'au-delà de la petite communauté juive d'il y a 2 000 ans, les Esséniens sont le lien vivant qui unit les trois grandes religions monothéistes mais également toutes les religions et cultures du monde. La force de ce témoignage n'est pas le fruit d'une recherche fondée sur des données archéologiques, mais bien le résultat de perceptions spirituelles et d'expériences vécues à travers le grand livre de la vie et du temps. L'Histoire, telle qu'elle nous est transmise, s'éclaire d'un nouveau jour. En résulte un ouvrage surprenant qui bouleverse bien des idées reçues. Éminemment pratique, il fourmille d'idées, de techniques et d'exercices pour se recentrer, pour cultiver sa force intérieure et marcher vers la lumière de sa propre vie.

  • Dans cet essai d'autobiographie spirituelle, l'auteur tente de caractériser trois liens qui ont marqué son existence. De famille juive, marxiste par formation et par choix, Denis Guénoun n'a cessé d'être questionné par le christianisme. À chacune de ces pensées, il reste profondément fidèle, mais chacune soulève en lui une interrogation critique. Il n'esquive pas les errements historiques, les fautes, les chutes. Mais le regard lucide n'affaiblit pas la fidélité : au contraire, elle s'en nourrit. Entre tensions et failles, sans éclectisme, le livre décèle dans ces Trois soulèvements une source commune, une histoire partagée, une résonance intime. Récit et réflexion se croisent, dans une méditation sur une vie de notre temps : disparate et affamée d'unité.

  • « L'urgence, pour les juifs, pour les musulmans, mais aussi pour le pays lui-même, est aujourd'hui à retisser les liens, à renouer le dialogue, en renonçant aux faux-semblants, aux paroles creuses, à la bonne volonté de pur affichage. À dire - à se dire - les choses avec franchise et dans le respect mutuel. Avec un objectif immédiat, qui est le vivre-avec. Sans renoncer pour autant à un autre, plus lointain mais plus ambitieux, faire société au-delà de ce qui nous sépare »

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