• Comment les Gwich'in, une société de chasseurs-cueilleurs athapascans du nord-est de l'Alaska, parviennent-ils à se défendre face à l'Occident et à ses crises ? La beauté de cet ouvrage, servi par un style d'écriture subtil et rapide, et l'émotion qu'il procure, viennent de la stupéfiante présence de l'auteur, restée deux ans sur le terrain, constamment attentive à ce qui lui arrive, à ce qu'elle ressent, à ce qu'elle comprend ou non.
    C'est l'hiver et la température avoisine les moins quarante degrés. Les yeux levés vers les aurores boréales qui animent le ciel arctique, nous écoutons. Le chasseur commence à siffler dans leur direction. C'est un son continu, aigu mais contenu, qui résonne dans le silence de la nuit polaire. Qui appelles-tu ? Elles, les aurores, et ceux qui transitent avec elles, les esprits des disparus, des hommes, des animaux, des plantes, qui courent sur un ciel glacial dans les explosions de couleurs.
    Qui sont ces hommes qui se nomment eux-mêmes les Gwich'in et peuplent les forêts subarctiques ? Sont-ils encore de fiers guerriers qui poursuivent les caribous jusque sur l'échine arctique de la Terre, ou ressemblent-ils plutôt à des humains dévastés par la colonisation occidentale qui titubent dans les rues verglacées des villes du Nord sous les effets de l'alcool ? Et que dire du territoire qu'ils habitent, l'Alaska contemporaine ? Cette terre demeure-t-elle fidèle aux images de nature sublime et préservée qui peuplent nos esprits d'Occidentaux, ou disparaît-elle face aux réalités énergétiques, politiques et économiques qui la transforment en un champ de bataille jonché de mines à ciel ouvert et d'exploitations pétrolières ?
    À l'heure du réchauffement climatique, aucun de ces clivages ne subsiste. Les mutations écologiques du Grand Nord sont telles qu'elles brouillent le sens commun et balayent toutes les tentatives de stabilisation, de normalisation et d'administration des écosystèmes arctiques et de leurs habitants. Loin de toute folklorisation indigéniste et de tout manifeste écologiste, ce livre s'attache à retranscrire les réalités des hommes qui parlent encore à l'ombre des arbres et sous le sceau de leur secret. Les âmes sauvages de l'Alaska sont celles qui se meuvent dans les plis d'un monde en révolution, et qui font de la métamorphose continuelle des choses et de l'incertitude des êtres un mode d'existence à part entière.

  • La vallée des rubis

    Joseph Kessel

    Plus secrète que La Mecque, plus difficile d'accès que Lhassa, il existe au coeur de la jungle birmane une petite cité inconnue des hommes et qui règne pourtant sur eux par ses fabuleuses richesses depuis des siècles : c'est Mogok, citadelle du rubis, la pierre précieuse la plus rare, la plus chère, la plus ensorcelante. Mogok, perdue dans un dédale de collines sauvages par-delà Mandalay. Mogok autour de laquelle rôdent les tigres. La légende assure qu'aux temps immémoriaux un aigle géant, survolant le monde, trouva dans les environs de Mogok une pierre énorme, qu'il prit d'abord pour un quartier de chair vive tant elle avait la couleur du sang le plus généreux, le plus pur. C'était une sorte de soleil empourpré. L'aigle emporta le premier rubis de l'univers sur la cime la plus aiguë de la vallée. Ainsi naquit Mogok...

  • Bourlingueuse des années folles, Titaÿna parcourt le monde à la recherche d'expériences extrêmes et de sujets hors du commun. Au fin fond de la jungle indonésienne, elle rend visite aux Toradjas, aussi surnommés « les chasseurs de têtes ». Depuis la Perse, elle traverse le désert et accompagne des cadavres pour un dernier pèlerinage à la Mecque. Aux États-Unis, c'est à bord des « avions ivres » qui transportent l'alcool de contrebande pendant la prohibition que Titaÿna survole le pays. Pour compléter ce triptyque, ses « Mémoires de reporter », publiés pour la première fois, révèlent les coulisses de sa carrière de femme journaliste au long cours.

  • 1953. Voici Joseph Kessel dans un Kenya en révolte contre la Couronne d'Angleterre. Puis sur la route des Merveilles, du lac Victoria au Kilimandjaro, entre colons et guerriers Masaï. Partout, il s'émerveille d'une poésie à l'état brut, d'un paysage spirituel de tapisserie de Dame à la Licorne : Quand je me réveillai une minuscule gazelle couleur de châtaigne, avec deux aiguilles pour cornes et deux dés de velours pour sabots, se promenait autour de mon lit... Des reportages exceptionnels, à l'origine du Lion.

  • S'il y a une approche primordiale sacralisée de la mythologie du Diné, les Navajos, c'est bien celle qui procède des rituels de guérison. Au-delà des symptômes et des soins apportés au corps physique, ces rituels cherchent toujours à replacer la psyché de l'individu en harmonie avec l'ensemble des forces naturelles et surnaturelles qui l'entourent. Le livre expose les processus symboliques de guérison développés par les rites ancestraux qui mettent en application des principes redécouverts par la psychanalyse jungienne. Le principal support physique, comme artistique, de ces processus se traduit par la réalisation de peintures de sable créées uniquement dans un contexte rituel et religieux. Elles représentent les formes symboliques issues du mythe du Diné de la Création. L'auteur, psychanalyste jungien, évalue et compare son savoir à la tradition navajo ; en cela, il s'est souvent entretenu avec plusieurs hommes-médecine. Nous découvrons ainsi la Voie de la Beauté, de la Bénédiction, du Grand Dieu, du Vent, de l'Ennemi, du Projectile, de la Grande Étoile mais aussi le Chant de la Nuit comme celui de la Voie Malfaisante, le Chemin du Pollen, les fumigations sacrées à base d'armoise. Ultimement, nous pouvons aussi considérer ces rituels ancestraux de guérison comme une forme de réflexion sur notre héritage et nos anciennes médecines holistiques.
    Donald F. Sandner (1928-1997) mondialement connu comme analyste jungien, a été président du Carl G. Jung Institute de San Francisco, a enseigné à Stanford et a été résident à l'Institut C. G. Jung de Zurich. Il est notamment l'auteur de The Sacred Heritage : The influence of Shamanism on Analytical Psychology.

  • Cet ouvrage pose un regard inédit sur la "crise sans fin" que traverse le monde musulman : il éclaire la faillite politique de ces pays par le culte de la virilité, qui affecte non seulement les rapports entre les sexes, mais aussi les relations des hommes entre eux et, fondamentalement, la vie en société. La virilité n'est pas appréhendée ici dans sa dimension érotique, mais dans sa portée politique. Une traversée qui s'ouvre dans l'Arabie préislamique et s'achève avec les talibans afghans, à la fin du XXe siècle, après s'être arrêtée sur l'empire des Steppes, l'empire ottoman, le puritanisme des wahhabites, la révolution khomeiniste, le destin de Saddam Hussein et les tribulations des hommes ordinaires au Maghreb. 
     

  • « Le terme de Berbère, écrivait Jean Servier, par lequel nous avons l'habitude de désigner les plus anciens habitants de l'Afrique du Nord est, en fait, un terme inadéquat puisque dérivé du grec barbaroi et, par-delà, du sémitique, puis de l'arabe brabra. Il désigne en premier des gens dont on ne comprend pas la langue. C'est une appellation méprisante donnée par un vainqueur à un vaincu ou par un voyageur sûr d'appartenir à une civilisation supérieure. Ce n'est pas le nom qu'un peuple se donne à lui-même. »
    Embrassant l'art, la civilisation, la population, la langue et l'histoire, cet ouvrage propose, pour reprendre les mots d'Ibn Khaldoun, « une série de faits qui prouvent que les Berbères ont toujours été un peuple puissant, redoutable, brave et nombreux ». À lire également en Que sais-je ?...
    La guerre d'Algérie, Guy Pervillé
    L'ethnologie, Sylvaine Camelin et Sophie Houdart

  • À côté de monographies célèbres comme Mythes et dieux des Germains, Loki, La Saga de Hadingus (Du mythe au roman et Les Dieux des Germains, le grand historien des religions rédigea toute une série d'études sur nombre de thèmes mythiques et de figures divines de la Scandinavie ancienne. Elles concernaient en particulier le personnage féminin de Gullveig, qui fut comparé à la figure de Tarpeia dans la Roma archaïque, mais aussi des dieux tels que Baldr, Heimdall et Vidar, qui jouèrent un rôle de premier plan dans le drame eschatologique des anciens Scandinaves (Le Ragnarok) ou encore plusieurs épisodes mythologiques ou légendaires connus tant de la littérature norroise (en particulier l'Histoire des rois de Norvège et l'Edda de Snorri Sturluson) que des Gesta Danorum de Saxo Grammaticus et des récits folkloriques recueillis à l'époque moderne.

    Mythes et dieux de la Scandinavie ancienne rassemble une vingtaine de ces études qui étaient jusqu'alors disséminées dans des revues savantes ou insérées dans des recueils d'hommages ou d'esquisses.

  • À partir du mois d'août 2017, une offensive de l'armée birmane a provoqué le départ de plus de 624 000 Rohingyas vers le Bangladesh. Tandis que les Nations unies qualifiaient les violences à l'origine de cet exode de nettoyage ethnique, le monde entier découvrait le sort de cette minorité musulmane de Birmanie.
    Comment comprendre l'attitude d'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix et figure centrale de la lutte pour la démocratie en Birmanie, aujourd'hui à la tête du gouvernement birman, passée d'un quasi silence à un discours mensonger ayant pour effet de couvrir les exactions de l'armée ? Car elle est également à l'origine de la mise en place d'une commission consultative, présidée par l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, qui a demandé le rétablissement des Rohingyas dans leurs droits.
    Resituant les événements dans le contexte historique de la Birmanie, pays obsédé par la question de l'ethnicité, cet ouvrage offre un éclairage précieux sur la situation actuelle. Attentif aux ambiguïtés de la « Dame », il s'attache à montrer de quelle marge de manoeuvre elle dispose réellement, et quelle stratégie elle semble conduire. Une stratégie des petits pas ?

  • Pour aller plus loin que les tapas et la sangria !

    L'Espagne apparaît souvent comme un pays binaire soumis à une fatalité historique d'ordre tragique, marqué d'oppositions idéologiques brutales, travaillé de querelles territoriales intestines, et mis à genoux par une crise économique et budgétaire drastique. Cette image, comme bien d'autres, est fausse. Le climat de l'Espagne actuelle n'est pas crépusculaire, mais il est bien marqué par une profonde volonté de renouveau. Les auteures, parties à la rencontre des Espagnols, avocats, coiffeuses, Députés, femmes de ménage..., révèlent des individus qui portent un regard sans complaisance sur eux-mêmes, sur leurs dirigeants, sur le destin de leur pays. Oui, les pistes d'une régénération démocratique et sociale se dessinent déjà, avec un peuple... déterminé.

  • La danse demeure encore l'une des productions culturelles les plus fortes dans le Pacifique. Loin d'être de simples manifestations folkloriques, les danses océaniennes ont diverses fonctions. Des exemples pris au répertoire kanak pour la Nouvelle-Calédonie, tongien et hawaïen pour la Polynésie, ont été choisis pour illustrer la complexité de ces chorégraphies. Le droit d'auteur, la protection des savoirs et l'art sont évoqués pour restituer les danses océaniennes dans un contexte en mutation.

  • Peu à peu, la politique d'assimilation des Indiens d'Amazonie disparaît des nouveaux textes constitutionnels qui reconnaissent la richesse procurée par la diversité des peuples qui composent les différentes nations. Pourtant, les droits fondamentaux des autochtones (ceux qui ont trait aux territoires et à leurs ressources) ne sont toujours pas respectés. Ce livre donne des d'exemples de la réalité du terrain : routes, barrages, entreprises minières, pétrole et gaz, concessions forestières, tout cela prime de plus en plus sur tout autre droit.

  • « La France est l'amie du Maroc », « Le Maroc vit du tourisme », « Le vrai Maroc, c'est les villes impériales, pas Casablanca ! », « Les Marocains sont différents des Algériens », « La monarchie marocaine tient par la force », « Les Marocains sont tolérants »...

  • « Ce sont les Africains les plus pauvres qui migrent vers l'Europe. Les guerres de religion déstabilisent l'Afrique. Les agriculteurs familiaux subsahariens sont dans l'incapacité de nourrir les villes. Le chaos urbain est alimenté par une urbanisation galopante. Les Africaines sont soumises et peu investies dans le développement. » Qui n'a pas entendu ou lu ce florilège d'idées reçues sur l'Afrique subsaharienne ? En 2015, l'optimisme économique a braqué le regard sur « l'État fort » et la « bonne gouvernance », la nécessaire « accumulation » et l'irruption des « classes moyennes ». L'afro-pessimisme se nourrit toujours de la montée en puissance de l'islamisme radical, d'une croissance démographique mal maîtrisée et s'appuie sur une analyse des comportements. L'Afrique est ainsi terroriste ou victime, gagnante ou dynamique.Pourquoi les Africains restent-ils encore pauvres dans une Afrique très convoitée ? Le passé permet-il de construire le présent ? Mentalités rétrogrades et comportements irrationnels seraient-ils à l'origine du mal-développement ? Urbanisation prédatrice et campagnes archaïques permettront-elles le développement ? De quels changements l'Afrique est-elle porteuse ?À partir de 50 idées reçues retenues, cet ouvrage répond à ces questions en utilisant le savoir acquis pour identifier la part de vérité et d'erreur qu'elles peuvent receler. Sans complaisance, mais avec lucidité.Cet ouvrage, paru voici 10 ans, a été entièrement repensé et actualisé. Ce travail a été dirigé par Georges Courade, directeur de recherche honoraire à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et professeur à l'Université de Paris 1 (Iedes). Ayant travaillé sur l'Afrique depuis 1969, il a publié récemment Les Afriques au défi du XXIe siècle (Belin, 2014).

  • Cette recherche menée en Camargue s'intéresse à la présence de femmes dans les élevages de taureaux et de chevaux principalement destinés à la course camarguaise. Il s'agit de comprendre comment ces femmes deviennent gardianes ou manadières dans un monde d'hommes.

  • Le Hezbollah libanais irrite, intrigue et fascine. S'il a pu être d'abord décrit comme un parti des mustad`afîn (les « démunis ») et des mahrûmîn (les « déshérités ») dans les régions négligées de la Bekaa et du Sud-Liban puis dans la banlieue sud de la capitale, le Hezbollah joue aujourd'hui un rôle central dans la mobilisation de l'ensemble de la communauté chiite libanaise, toutes classes sociales confondues.
    L'essentiel de la production scientifique sur ce parti a principalement été consacré à son histoire, à sa mobilisation et au parcours de ses principaux dirigeants, à sa « libanisation », à sa structure politique et idéologique ainsi qu'à ses pratiques religieuses. Ce livre met l'accent sur un autre aspect : les militants du parti, qui le vivent au quotidien.
    Retraçant les histoires des femmes et des hommes qui, à un certain moment de leur vie, ont décidé de s'engager de diverses manières dans les rangs du Hezbollah, il analyse la pluralité des motivations, des parcours de vie et des types d'engagement, tout en reconstituant le système symbolique et quasi liturgique qui conditionne et entretient la mobilisation politique pour ce parti.
    Cet ouvrage repose sur une centaine d'entretiens réalisés auprès de militants et de cadres du Hezbollah entre 2005 et 2011, sur l'analyse de nombreux documents du parti (tracts, discours, vidéos...) et sur de multiples observations. Ainsi, l'auteur déconstruit le stéréotype de militants socialement marginalisés, très religieux, voire « terroristes », et relativise l'assimilation mécanique entre l'adhésion au Hezbollah et l'ensemble des expériences politiques vécues par les chiites libanais.
    Loin de se réduire à son Conseil exécutif principal, à son leadership ou à son expression officielle, ce parti est aussi l'ensemble de ses militants, qui en représente bien plus profondément la réalité. Les ressorts de la mobilisation se trouvent également dans le façonnage organisationnel que le Hezbollah offre à ses militants et qui combine coercition et sensibilisation, rétributions matérielles et symboliques.
    Pour comprendre ce que fait et ce que dit le Hezbollah, il faut saisir ce qu'il est, et la société qu'il forme. Ce livre plonge ainsi dans la société du Hezbollah, une dimension peu documentée et pourtant essentielle à la compréhension des engagements qu'il peut susciter.

  • Raconter l'expérience.
    Celle d'un atelier-chantier d'insertion. Inscrire le souvenir.
    Celle de la rencontre avec neuf artisans du quotidien.
    Questionner son rapport au travail.
    Celui lié au corps de métier de peintre en bâtiment dans une approche culturelle et artistique.
    Laisser une trace.
    Celle d'un voyage singulier où le réel et la fiction s'entremêlent.
    Chercher dans ses ressources.
    Fouiller dans ses savoirs.
    Appréhender ses imaginaires.
    Investir les espaces.
    Accepter les regards.
    Affiner ses gestes.
    Remobiliser ses compétences.
    Vaincre ses résistances.
    S'approprier les propositions.
    Tâtonner.
    Témoigner.
    Oser.

  • « Pourquoi les Pygmées, ces hommes de petite taille qui habitent la forêt équatoriale, sont-ils petits ? » Depuis 2007 et pendant 13 années, l'auteur a suivi la croissance corporelle d'à peu près 600 pygmées Baka âgés entre 0 et 25 ans, au Cameroun. Il a déterminé les causes de leur stature réduite et de leur adaptation à la vie en forêt. Pendant ses séjours, il a découvert une autre réalité, un univers complètement différent du nôtre avec des activités quotidiennes qui peuvent sembler venues d'un autre monde et d'une autre époque, mais qui sont bien réelles et ont persisté. »

  • La drummologie dans sa définition se perçoit comme l'étude des tambours parleurs africains, notamment du peuple Akan élevé à la connaissance transversale des aspects sociologiques, anthropologiques, culturels et historiques. Véritable instrument musical de communication, ce tronc-tambour dont elle découle, est la marque de l'existence du Dieu vivant qui transmet la parole et met l'homme au coeur du processus de sa propre réalisation. Elle jouit, de ce fait, de multiples fonctions dans la société.

  • Transcription sculpturale d'une pensée chamanique par la pierre, l'os et l'ivoire, l'art inuit traditionnel est épiphanie d'un "réel magique" et matérialisation d'une cosmovision. D'une troublante beauté, les miniatures zooanthropomorphes des périodes Dorset et Thulé expriment, dans leur polysémie, une "esthétique de la fonctionnalité", ainsi qu'une vision animiste fondée sur la connaturalité entre les règnes et le métamorphisme.

  • Au pays de l'ensète et du coton, où la Reine de Saba et l'empereur Ménélik sont encore présents, Nicole Faucon-Pellet nous offre, avec cette onzième parution une fiction en hommage à l' Éthiopie, à ses coutumes et à ses femmes encore malmenées.

  • Le vili, langue maternelle dans le Kouilou, est menacé d'extinction. Cordon ombilical de la société Loango, legs culturel des ancêtres, cette langue mérite d'être sauvegardée et pérennisée par les générations présentes et futures. Cet ouvrage est un outil précieux pour saisir la culture et l'histoire du Kouilou.

  • Cet essai confronte scientifiquement le poids des astres sur les destinées singulières et collectives, à partir des discours postcoloniaux. Ses auteurs éclaircissent des questionnements au confluent des sciences divinatoires (astronomie, astrologie, cosmologie). Les évènements mis en discours ont des valeurs prémonitoires et symboliques dans les mentalités des peuples de la postcolonie et imposent ici de scruter leur imaginaire à partir de la littérature ou des sciences sociales et humaines.

  • Le but de cet ouvrage est d'expliquer le conflit qui oppose les Abouré èhè et les Nzima Kotoko quant aux problèmes de terre à Grand Bassam. Historiens, enseignants, chefs de village, cadres, paysans, pêcheurs, commerçants témoignent. Le décor de ce débat d'idées est planté par des professeurs et chercheurs qui rappellent l'histoire des deux peuples, sans occulter les rituels et traités signés avec le colonisateur français pour faire de Grand-Bassam un creuset multiethnique propice à son développement économique et socioculturel.

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