• " Ce que les Blancs doivent faire, c'est essayer de trouver au fond d'eux-mêmes pourquoi, tout d'abord, il leur a été nécessaire d'avoir un "nègre', parce que je ne suis pas un "nègre'. Je ne suis pas un nègre, je suis un homme. Mais si vous pensez que je suis un nègre, ça veut dire qu'il vous en faut un. " James Baldwin.

    Dans ses dernières années, le grand écrivain américain James Baldwin a commencé la rédaction d'un livre sur l'Amérique à partir des portraits de ses trois amis assassinés, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr. Partant de ce livre inachevé, Raoul Peck a reconstitué la pensée de Baldwin en s'aidant des notes prises par l'écrivain, ses discours et ses lettres. Il en a fait un documentaire - salué dans le monde entier et sélectionné aux Oscars - aujourd'hui devenu un livre, formidable introduction à l'oeuvre de James Baldwin. Un voyage kaléidoscopique qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d'humanité de l'histoire des Noirs aux États-Unis et de l'aveuglement de l'Occident.
    " Attention, chef-d'oeuvre ! "La Croix (au sujet du film documentaire I Am Not Your Negro)

  • Le 30 avril 1871, sur le Territoire de l'Arizona, dans le canyon d'Aravaipa, une troupe d'Indiens Tohono O'odham, de Mexicains et d'Américains massacrait dans leur sommeil plus de 140 Apaches. il est demeuré une masse d'informations sur ce drame, qui a permis à Karl Jacoby de proposer une approche inédite de l'événement, connu sous le nom de Massacre de Camp Grant. Son ouvrage possède un caractère, en quelque manière, totalisant : son enquête interroge les modalités de la reconstitution des faits passés autour de la question de la violence non seulement dans l'histoire, mais en même temps de la violence de l'histoire. C'est d'abord par le choix de la structure narrative que la démarche de Karl Jacoby frappe par sa pertinence. Plutôt que de conduire un seul fil narratif, il en propose quatre, chacun constituant l'histoire de chacune des communautés impliquées dans le massacre : ce sont autant de perspectives particulières, contradictoires et complémentaires qui s'ouvrent de la sorte. Le livre en outre se dédouble en deux moments, celui de l'histoire de chacune de ces communautés avant le massacre, puis celui de la mémoire de chacune après le massacre. Avec ces regards subjectifs croisés, cette narration entrelacée portant sur le même événement, Karl Jacoby met à jour toute la difficulté de l'entreprise historique ; et, surtout, il stimule remarquablement le lecteur, auquel il propose au fond une méditation sur le travail de l'historien. Cette approche, dès lors qu'il s'agit d'aborder la question de la pulsion génocidaire chez les gens ordinaires, est radicalement originale sur ce terrain. Apparenté au maître-ouvrage de Christopher Browning, Des Hommes ordinaires, Des ombres à l'aube, s'agissant de l'histoire américaine, reconsidère ainsi au plus près le problème de la violence faite aux autochtones américains, trop souvent réduite à quelques archétypes, mais aussi propose un examen en profondeur des entreprises mémorielles et de leurs conséquences - parfois terribles - y compris dans et par l'histoire.

  • « Le 16 septembre 1620, le célèbre navire qui compte parmi les 102 passagers à son bord ceux que l'on appellera les Pères pèlerins (The Pilgrim Fathers) quitte le port de Plymouth pour les côtes du Nouveau Monde. »

    Quelle est l'origine de Thanksgiving et à quoi renvoie le mythe de la « Destinée manifeste » ? Quels événements ont marqué les esprits et fait débat au coeur de la société américaine ? Quelles sont les grandes figures qui ont façonné le visage de cette « jeune » nation ?
    Depuis le débarquement des premiers colons en Nouvelle-Angleterre jusqu'à la présidence de Donald Trump, en passant par la Déclaration d'indépendance ou encore le mouvement pour les droits civiques, cet ouvrage retrace les étapes charnières qui ont jalonné l'histoire des États-Unis. Présenté sous la forme d'une chronologie raisonnée, il dessine les contours de l'identité américaine et permet de comprendre la place complexe de cette grande puissance dans notre monde.

  • Au-delà du récit convenu, centré sur ses seules grandes figures héroïques, Black America retrace la lutte des Afro-Américains, en redonnant toute leur place aux actrices et acteurs anonymes mais essentiels de cette histoire inachevée. Une grande fresque appelée à devenir une référence incontournable sur cette question centrale de l'histoire des États-Unis.
    Martin Luther King, Malcolm X, Rosa Parks. Dans la mémoire collective, ces trois noms résument trop souvent à eux seuls le long combat des Noirs américains pour l'égalité, la justice et la dignité. Au-delà du récit convenu centré sur ces grandes figures héroïques, ce livre retrace la lutte des Africains-Américains, depuis l'émancipation des esclaves en 1865 jusqu'au mouvement Black Lives Matter aujourd'hui, en redonnant toute leur place aux acteurs - et aux actrices - anonymes mais essentiels de cette histoire inachevée.
    Proposant une analyse globale des mouvements de revendications noirs, l'auteure décrit avec talent la longue sortie de la ségrégation dans l'ancien Sud esclavagiste et les luttes radicales engagées par les Noirs pour y mettre un terme. Mais elle raconte aussi une histoire moins connue : celle de l'" apartheid américain " dans le Nord et l'Ouest et des mobilisations quotidiennes des Africains-Américains pour l'amélioration de leurs conditions de vie.

  • Le manoir

    Maurin Picard

    • Perrin
    • 22 Octobre 2020

    Une autre histoire des USA à travers celle de son lieu emblématique
    " Versailles " citoyenne d'une jeune république née à la force des armes, " maison du peuple " américain, la Maison Blanche exerce, plus de deux siècles après son inauguration, une fascination sans égal parmi les hauts lieux de pouvoir sur la planète.
    Rien ne lui a été épargné, du moins sur celluloïde et dans la littérature. Combien de fois a-t-elle rasée, détruite, prise d'assaut, y compris par des envahisseurs venus de l'espace ? Combien d'intrigues sanglantes s'y sont noué sur le grand ou le petit écran ? Combien de crises internationales y ont-elles trouvé leur dénouement? Combien de films et de séries télévisées lui sont-elles consacrés, à commencer par la plus célèbre d'entre elles, The West Wing ?
    Symbole de pouvoir absolu, véritable mythe constitutionnel et source de folklore du roman national américain, la grande demeure patricienne fut pourtant le théâtre d'événements singuliers et dramatiques, que le temps a fini d'estomper. La Maison Blanche attire autant qu'elle révulse les Américains, méfiants vis-à-vis du gouvernement fédéral mais passionnément attachés à leur histoire présidentielle.
    Ces dirigeants ne furent pas toujours amènes envers l'intimidant " manoir exécutif ". Harry Truman l'appelait la " grande prison blanche " et ne rêvait que de s'en échapper. Sans doute ressentait-il le poids d'un passé écrasant, éminemment glorieux mais ô combien tragique. Le fantôme d'Abraham Lincoln y déambule, dit-on, à sa guise, depuis cette funeste soirée d'avril 1865 et cette représentation théâtrale à laquelle il eût bien volontiers renoncé. Les spectres de Première dames inconsolables y rôdent, eux aussi : Jane Pierce et Mary Todd Lincoln, orphelines d'enfants arrachés trop tôt à leur affection. Tout comme ceux des esclaves qui oeuvrèrent à ériger la bâtisse entre 1792 et 1800, et dont Michelle Obama finit par honorer la mémoire en 2016.
    De cette histoire épique émerge le portrait haletant d'un lieu de pouvoir jadis ouvert aux quatre vents mais aujourd'hui inaccessible au commun des mortels.
    Une histoire , servie par une rare talent d'écriture, racontée en une vingtaine de chapitres haletants qui constituent une véritable série narrative.

  • 4 septembre 1957, Little Rock, Arkansas, rentrée des classes sous le signe de la fin de la ségrégation scolaire. Les neuf enfants noirs inscrits au lycée jusque-là réservé aux seuls blancs sont encerclés par une foule hystérique.
    La photographie de l'une des Neuf, Elizabeth Eckford, 15 ans, huée et insultée, fait la une des journaux le lendemain. L'Amérique est bouleversée. Commence alors un bras de fer qui oppose le gouverneur de l'Arkansas Orval Faubus au président des États-Unis Dwight Eisenhower.
    Thomas Snégaroff, spécialiste des États-Unis, est allé sur place pour enquêter sur cet épisode majeur de l'histoire de la lutte pour l'égalité des droits. Grâce à des témoignages inédits et des archives publiques exploitées pour la première fois, il nous livre un récit captivant et émouvant qui brosse un portrait de l'Amérique d'hier et d'aujourd'hui.
    Une plongée fascinante dans un pays toujours hanté par la ségrégation raciale.

  • La chute de Nixon

    Georges Ayache

    • Perrin
    • 8 Octobre 2020

    Retour sur une chasse à l'homme qui s'achève par le casse le plus célèbre de l'histoire politique : le Watergate.Issu d'une famille modeste, Richard Milhous Nixon fut juriste et servit dans la Marine durant la Seconde Guerre mondiale avant d'entamer une carrière politique. Membre du Parti républicain, il fut élu sénateur en 1950 (Californie) puis vice-président en 1952, poste qu'il occupera jusqu'en 1961. S'en suivra une traversée du désert jusqu'à son élection à la Maison Blanche en 1969. Son mandat fut marqué par son engagement dans la fin de la guerre du Vietnam, le premier choc pétrolier et, surtout, le Watergate.
    C'est précisément ce scandale qu'interroge Georges Ayache : à travers la fin de sa carrière, il revient sur l'acharnement dont a été victime le 37e président des États-Unis. Dans une Amérique post-soixante-huitarde, en pleine dérive vers le politiquement correcte, le mot d'ordre était de l'abattre. Vilipendé et avili par la bonne conscience libérale, démoli par la presse qui le surnommait " Tricky Dick ", ou " Richard le tricheur ", Nixon fut l'un des hommes les plus détesté de son temps. Pourquoi ?
    D'une plume enlevée, Georges Ayache met en lumière les rouages et les raisons de cette chasse à l'homme lancée par le clan Kennedy, une affaire qui dépasse largement le cas du Watergate.

  • Le 25 juin 1876, sur les rives de la Little Big Horn, le  7e de cavalerie, commandé par le général Custer, est massacré par une coalition de Cheyennes et de Sioux. Cette victoire, la plus importante jamais remportée par les Indiens, est l´oeuvre de Sitting Bull, un chef sioux. Guerrier, homme-médecine et guide spirituel, il a vécu l´avancée des pionniers américains et les a déjà affrontés dans de longues guerres. Palpitant et remarquablement documenté, cet ouvrage retrace à la fois la vie de Sitting Bull mais également le mode de vie et la conception de la guerre des Sioux.

  • Comment vivent et meurent les civilisations? On connaît leurs pyramides. On sait peu sur leurs bâtisseurs. Il manquait un livre total sur les Mayas. Le voici, par notre plus grand historien de la Méso-Amérique. Un monument appelé à devenir un classique et d'une profonde actualité.
    Catastrophe écologique causée par une surexploitation agricole et une déforestation illimitée, débâcle politique provoquée par la sclérose des institutions, les luttes intestines et les guerres à répétition désorganisant une société fatiguée, disettes et épidémies accentuant l'irrationalité religieuse : plus que jamais l'énigme de la civilisation maya, de son essor et de son effondrement, nous interpelle.
    Mille ans après sa disparition, elle n'a pas fini de nous surprendre tant ses trésors demeurent encore enfouis dans la jungle et rebelles à la science. Quel était vraiment ce peuple parmi les moins bien connus de l'humanité et qui se voulait l'enfant du maïs ? À quoi lui servaient ses pyramides ? Pourquoi a-t-il d'un coup déserté ses cités ? En quoi l'Europe a-t-elle contribué à son extinction et à sa divulgation ?
    De l'exploration archéologique des temples perdus à l'étude critique des légendes noires, des récits contemporains de la conquête aux dernières découvertes scientifiques, en passant par le mythe romantique du monde englouti, Éric Taladoire livre un panorama unique qui éblouira le lectorat que passionnent les grands secrets de l'histoire.
    La somme incontournable, aux fortes résonances actuelles, d'un maître.

  • En octobre 1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique. En cinquante ans, le Nouveau Monde est exploré par des marins, des soldats et des aventuriers. Ce sont les conquistadors.

    Il y a Cortès, le conquistador du Mexique, Balboa qui découvre le Pacifique, Pizarre et ses frères qui aboutissent au Pérou, Valdivia qui conquiert le Chili... Sur leurs pas, nous pénétrons dans le fabuleux empire des Incas, nous assistons aux grandes cérémonies aztèques et aux sacrifices humains, aux banquets cannibales des tribus caraïbes, à la magnifique résistance des Araucans. Comme dans un roman d'aventures, Jean Descola nous raconte l'histoire de ces hommes qui ont poursuivi sans relâche la conquête de l'Amérique.

  • Les incas

    Henri Favre

    Lorsque les Espagnols arrivèrent au Pérou en 1532, l'Empire des Incas s'étendait depuis le Cuzco jusqu'à la Colombie au nord, jusqu'au Chili et l'Argentine au sud. Henri Favre retrace l'histoire de l'expansion de cette tribu qui est parvenue à dominer l'ensemble des Andes en moins d'un siècle. À la lumière des fouilles archéologiques les plus récentes et des sources documentaires nouvelles, il décrit la civilisation inca si éloignée de la civilisation européenne et révèle ainsi sa puissante originalité.

  • Les Aztèques ou Mexicains dominaient avec éclat la plus grande partie du Mexique quand les conquérants espagnols y pénétrèrent en 1519. Leur langue et leur religion s'étaient imposées de l'Atlantique au Pacifique, au cours du XIIIe siècle, au détriment des anciennes populations mexicaines. Avec la défaite des Aztèques disparaissait la dernière civilisation autochtone du Mexique.

  • De l'époque des premiers habitants de l'Amérique du Nord jusqu'à nos jours, Paul-Andé Linteau retrace l'histoire du deuxième plus grand pays au monde. Il offre ainsi au lecteur un éclairage essentiel à la compréhension du Canada d'aujourd'hui en mettant notamment en perspective le caractère distinct du Québec et les débats constitutionnels qu'il a provoqués, les revendications autonomistes des Autochtones ou encore l'intégration économique du Canada dans l'ensemble nord-américain.

  • L'ouvrage de José Luis Romero constitue un condensé remarquable de l'histoire de la conquête de l'Amérique du Sud et du développement par les villes de ce continent. Il situe son analyse à partir de l'Europe et, plus particulièrement, de la péninsule ibérique à la fin du XIVe siècle, et la poursuit jusqu'à l'Amérique latine du XXe siècle. Quatre décennies après sa publication, cet ouvrage est devenu un classique de l'historiographie latino-américaine. À la fin de sa vie, José Luis Romero tire de son expérience d'historien des sciences urbaines européennes une hypothèse sur le processus historique latino-américain. Celle-ci apparaît dans son livre comme le résultat d'une tension, d'un conflit et d'une intégration entre la ville et la campagne. José Luis Romero reconstruit les divers plans d'une même réalité : l'économie, les groupes sociaux, les modes de vie, la politique et le pouvoir, les mentalités, les idéologies, se rencontrent et s'affrontent au sein de l'espace urbain. Le cheminement de sa théorie parcourt plusieurs étapes qui ont fait date en sociologie urbaine : la ville parvenue, la ville créole, la ville aristocratique, la ville bourgeoise et la ville des masses. Ce livre déroule l'histoire d'une société bouillonnante, captivante et contradictoire à partir de très nombreuses sources, à la fois historiques, artistiques, littéraires et architecturales.

  • C'est l'histoire d'une frontière toujours repoussée...

    Cet atlas inédit offre plus de 100 cartes et documents pour raconter les États-Unis du XVIe siècle à nos jours :

    o Du XVIe au XVIIIe siècle, la naissance d'un pays : les vagues successives d'immigration et l'expansion territoriale qu'elles engendrent
    o Au XIXe, les mutations d'une ampleur et d'une rapidité inédites : la jeune Amérique devient une puissance grâce à l'urbanisation, l'industrialisation et une nouvelle immigration
    o Le XXe siècle est marqué par d'importantes crises auxquelles succèdent une immense prospérité et un rôle géopolitique toujours plus incontournable
    o Enfin, un XXIe siècle qui débute en révélant des failles dans les institutions et des inégalités grandissantes.

    Les Américains réussiront-ils à réinventer, une fois de plus, le « rêve américain » ?

  • 19 dates-chapitres qui ont fait l'histoire américaine :un exposé principal en anglais et un éclairage complémentaire en français,des rubriques d'accompagnement (keywords, figures, people, places),des cartes et des illustrations, un index et des tableaux récapitulatifs.

  • Pour chaque thème : 
    un exposé informatif, accompagné d'un bref rappel historique ;  une série de documents variés : extraits d'ouvrages, cartoons, articles de presse, graphiques accompagnés d'une brève présentation et de quelques questions.

  • L'histoire des États-Unis est d'abord celle d'un essor : celui d'une petite colonie lointaine devenue une immense « nation d'immigrants » et la première puissance de notre époque. C'est ensuite celle d'une nation-phare, première colonie « auto-libérée » et première « république » du monde moderne. C'est enfin celle d'un rêve - hétéroclite - composé d'égalité et de prospérité, de vertu et de progrès, de liberté individuelle et de culte du droit, de puritanisme et d'aspiration au bonheur, de conformisme et de respect des différences, d'unité nationale et de droits des États. Les contradictions de ce grand pays font partie de la fascination qu'il a toujours exercée, au même titre que ses célèbres principes fondateurs, son génie technologique ou sa culture populaire. C'est sous cet éclairage que les auteurs du présent ouvrage ont cherché à retracer l'histoire complexe des États-Unis. Cette édition inclut le texte intégral de la Déclaration d'indépendance, de la Constitution fédérale des États-Unis et de ses vingt-sept amendements. Édition revue et mise à jour, 2016

  • Cet ouvrage propose en treize thèmes une synthèse des connaissances permettant de mieux comprendre ce que sont véritablement les Etats-Unis aujourd'hui.
    Pour chaque thème, le lecteur trouvera un bref rappel historique suivi d'un développement structuré et organisé pour appréhender au plus juste les différents aspects de la société américaine actuelle. De nombreux tableaux et graphiques, à jour des dernières données (dont les élections présidentielles de 2020), nourrissent utilement cette synthèse.
     
    PLAN DE L'OUVRAGELes institutionsLes mythes fondateursL'immigrationLa populationLes minoritésLe monde du travailL'enseignementSanté, protection sociale et pauvretéLa religionLes médiasL'American way of lifeLes dysfonctionnements de la sociétéLes États-Unis dans le monde 
    L'auteur : Marie-Christine Pauwels est maître de conférences à l'université Paris Nanterre et à LIEP de Saint-Germain-en-Laye, spécialisée en civilisation américaine contemporaine.

  • L'histoire de la Révolution mexicaine se résume pour beaucoup à ses emblèmes, Pancho Villa et Emiliano Zapata, figures mythiques, mélanges de folklore et d'aventure. Pourtant, le conflit qui a secoué le pays entre 1910 et 1917 fera un million de morts, et préfigure par certains aspects la Première Guerre mondiale tant par les techniques employées que par le jeu des grandes puissances. Une révolution populaire qui se déroule aux portes des États-Unis, un voisin agressif, qui n'hésitera pas à intervenir : Pershing, Eisenhower ou MacArthur y feront leurs premières armes.

    Phénomène national, alimenté par les profondes divisions sociales et les antagonismes régionaux, la Révolution mexicaine n'ignore pas l'étranger : dans ce pays divers, vivent des dizaines de milliers d'immigrés de toutes origines (Américains, Chinois, Japonais, Français). Beaucoup sont liés à l'Europe, et notamment à la France. Mercenaires, diplomates, hommes d'affaires ou employés, mais aussi militants, anarchistes et bandits y jouent un rôle important, souvent méconnu. Situer ces étrangers dans le conflit, c'est revoir la Révolution mexicaine sous un nouvel angle, résolument mondial.

  • Comment raconter l'histoire des peuples originaires du nord, du centre et du sud de cet immense continent américain   appelés «  Indiens  » par les conquistadores et missionnaires  ? En ne se limitant pas à la seule période circonscrite aux sources écrites rédigées généralement par des chroniqueurs, des prêtres, des lettrés, fussent-ils d'origine indigène. Et en dépassant les barrières nationales, qui ne datent que du xixe  siècle.
    Dans ce récit d'une richesse exceptionnelle et agrémenté d'illustrations, Carmen Bernand relève le défi avec brio. Elle s'intéresse aux trajets et réseaux d'échanges, à la violence sacerdotale et au sacrifice, qui est la dette que les hommes payent pour vivre, à la force agissante des signes sacrés gravés, peints, modelés sur des supports variés, à la Montagne sacrée, source de vie, et enfin au chamanisme, arrivé en Amérique avec les migrations asiatiques préhistoriques.
    Coquillages, maïs, drogues, dieux ou temples ponctuent ce grand voyage qui nous entraîne sur la trace des Mayas, des Aztèques, des Incas et bien d'autres encore, depuis les origines jusqu'à la Conquête, de la période coloniale à la formation des États-nations modernes.
     
    Ethnologue et anthropologue, Carmen Bernand a enseigné à l'université Paris X-Nanterre jusqu'en 2005. Après avoir travaillé sur les populations andines et effectué plusieurs recherches de terrain en anthropologie, elle s'est consacrée à l'histoire de l'Amérique latine. Elle a publié de très nombreux livres, en français et en espagnol.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Le Mexique est une utopie. Il vous nourrit autant qu'il vous épuise. La mort y est saluée avec dérision dans les fêtes populaires. La violence des narcotrafiquants renvoie une image de chaos. Mais le pays ne se réduit pas à l'actualité angoissante de ces dernières années. Car ici, au coeur du continent américain, tout mérite le détour. Ici s'est forgée l'histoire du Nouveau Monde colonisé par les conquistadors. Ici vivent les mythes des révolutionnaires latino-américains. Ici se mobilisent les rebelles du Chiapas. Ici grandit un peuple jeune qui reprend le flambeau de la révolte.
    Ce petit livre n'est pas un guide, c'est un décodeur. Il raconte le Mexique et les passions mexicaines : une soif effrénée de liberté sans cesse contrariée par la mainmise d'un vieux système prédateur sur ses ressources naturelles et économiques. Un vrai roman latino-américain !
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Soledad Loaeza (Au Mexique c'est l'Etat central qui a crée la nation), Ricardo Raphael (L'identité mexicaine va se réinventer au nord du rio Bravo et repénétrer au Mexique) et Jorge Volpi (Au Mexique, il n'est jamais de vérité claire. Notre vérité est toujours ambiguë).
    Un voyage historique, culturel et linguistique pour mieux connaître les passions mexicaines. Et donc mieux les comprendre.
    EXTRAIT
    Derrière ces estampes, où se cache l'identité mexicaine ? Si tant est qu'elle existe dans un État fédéral où se déploie une mosaïque de cultures et d'ethnies, où 68 langues indiennes, comme le nahuatl, sont parlées en plus de l'espagnol, et où la géographie complexe a creusé une infinité de recoins isolés, où des communautés vivent en toute autonomie. Sur une population de 120 millions d'habitants, ceux de Mexico, Monterrey, Guadalajara et Mérida peuvent se ressembler, partager un mode de vie et un terreau culturel. Mais un Indien tzotzil du Chiapas, un Afro-Mexicain de la Costa Chica du Pacifique, un Yaqui du Sonora et un ranchero mennonite du Chihuahua se reconnaissent difficilement du même pays, s'il n'était cette bannière nationale qui les unit. Entre l'Amérique du Nord, à laquelle il appartient géographiquement et vers laquelle tous ses regards sont rivés, et l'Amérique latine à laquelle on le rattache culturellement et qu'il méconnaît profondément, le Mexique déroute. Il déboussole dans ses métropoles modernes et peuplées de références aux anciennes civilisations. Le Mexique incarne, par-dessus tout, une Amérique mythique et éternelle, faite de cités perdues et d'eldorados à venir.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - [...] Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un « décodeur » des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités [...]. À chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - Comment se familiariser avec « historique, les traditions ? » Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir. - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Correspondante basée à Mexico de plusieurs médias francophones, Emmanuelle Steels a voulu comprendre autant que raconter. Son Mexique est celui des Mexicains : puissant, parfois désabusé, mais toujours résolu à nous surprendre.

  • Le 20 août 1700, à Salvador de Bahia, au Brésil, « la noire Páscoa aujourd'hui libre, qui fut la captive de Francisco Álvares Távora », est arrêtée par l'Inquisition. Elle est embarquée sur un bateau vers Lisbonne où siège le tribunal du Saint-Office. Páscoa est accusée de bigamie : elle s'est mariée au Brésil alors que son premier conjoint, épousé en Angola, est encore vivant. Les sources du procès de Páscoa nous sont parvenues, mettant au jour la réalité des sociétés esclavagistes de l'Atlantique Sud ainsi que le contrôle de l'Église tant sur les esclaves que sur leurs maîtres. Les minutes du procès témoignent du caractère pointilleux de la justice inquisitoriale, dont l'enquête minutieuse est menée sur trois continents, révélant ainsi une étonnante préoccupation pour le mariage des esclaves. Elles donnent la parole à une femme qui, face au terrible Tribunal de la Foi, ne s'avoue jamais vaincue. C'est la voix de Páscoa, esclave d'abord en Afrique puis en Amérique, que ce récit fait entendre.

  • Du voyage fondateur de Christophe Colomb en 1492 jusqu'à l'élection de Donald Trump, cette magistrale Histoire des États-Unis retrace la naissance et le prodigieux essor d'une société multiculturelle sans cesse en mutation et du « rêve américain ».
    L'histoire des États-Unis puise son origine dans les bouleversements liés à l'apparition soudaine d'un Nouveau Monde dans la géographie mentale des Européens. Du XVIe au XVIIIe siècle, les Anglais fondent des colonies le long du littoral du continent nord-américain de Terre-Neuve à la Géorgie : ils importent des esclaves africains et repoussent les sociétés amérindiennes au-delà des Appalaches. En 1776, l'Amérique s'embrase. Les révolutionnaires défient la Grande-Bretagne et déclarent l'indépendance de treize colonies qui s'unissent pour donner naissance aux États-Unis. Un pays est né, une république fédérale.
    L'histoire de ce pays neuf est celle d'une inexorable avancée territoriale, d'un développement démographique et économique phénoménal et d'une construction politique et constitutionnelle reposant sur un équilibre complexe. À l'orée du XXe siècle, les États-Unis prennent place au sein des puissances mondiales pour, un demi-siècle plus tard, devenir la première d'entre elles. C'est le siècle américain.
    Par une fine approche socioculturelle et un grand art de la synthèse, Bertrand Van Ruymbeke relate avec passion plus de cinq siècles d'histoire, petite et grande - la fondation des colonies, la Révolution, la guerre de Sécession, la conquête de l'Ouest, la ségrégation, l'assassinat de Kennedy, le Vietnam, le Watergate, les otages de l'ambassade américaine à Téhéran, le scandale Monica Lewinsky, la présidence Obama, l'élection de Trump, etc. Cette histoire, celle d'un pays qui a connu certes des succès et des élans d'optimisme, de croissance et d'inventivité, mais aussi des échecs, des hésitations, des revirements, des malheurs et des erreurs, est étonnante, fascinante même, voire exceptionnelle.

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