• Champollion, le célèbre déchiffreur de hiéroglyphes, l'affirmait : on peut apprécier le degré de civilisation d'un peuple selon la place qu'il accorde aux femmes ! De ce point de vue, l'Égypte antique fut remarquable : égales des hommes dès les origines, elles ont tenu un rôle majeur, et pas uniquement comme épouse et mère.
    Au fil des dynasties, des personnalités féminines ont façonné la société égyptienne grâce à la fonction qu'elles exerçaient, de la plus haute à la plus modeste : cheffe d'État, supérieure d'un temple, médecin, dirigeante d'entreprise, musicienne, scribe, paysanne...
    Dans ce livre passionnant, d'illustres figures, telles les pharaons Hatchepsout, Néfertiti et Cléopâtre, côtoient d'autres Égyptiennes, moins célèbres mais tout aussi libres et flamboyantes. Toutes ces personnalités, racontées avec talent et enthousiasme par Christian Jacq, ont un point commun : elles sont les héritières de la déesse Isis, qui détenait le secret de la résurrection et donnait aux femmes cette place essentielle.
    Après des études de philosophie et de lettres classiques, Christian Jacq obtient un doctorat d'études égyptologiques en Sorbonne. Cet amoureux de l'Égypte publie une vingtaine d'essais, dont L'Égypte des grands pharaons, couronnée par l'Académie française, ainsi que des romans, qui, de Champollion l'Égyptien à Ramsès en passant par La Pierre de lumière, suscitent la passion des lecteurs, en France et à l'étranger.

  • L'Empire assyrien ; histoire d'une grande civilisation de l'Antiquité Nouv.

    Le premier grand empire de l'Antiquité enfin révélé !L'Empire assyrien est le premier empire universel connu de l'Antiquité. À son apogée, son territoire s' étend de l'Iran occidental à la mer Méditerranée, de l'Anatolie au nord du désert syro-arabique. Mais la roche Tarpéienne est proche du Capitole, et il disparut brusquement en 610 avant J.-C. Reprenant le fil de l'histoire, Josette Elayi entreprend une vaste enquête sur cet empire oublié. La Bible disait du peuple assyrien qu' il était féroce et sans culture. Les découvertes faites depuis le xix e siècle témoignent, au contraire, d'une civilisation fastueuse et éclairée : ce sont les Assyriens qui les premiers fondèrent de grandes bibliothèques, des parcs botaniques et zoologiques, et qui entreprirent des réformes sociales et religieuses. Cette dimension culturelle, comme un écho de leurs exploits militaires, demeure gravée dans les annales des rois soucieux de léguer à la postérité la gloire de leur règne. Se fondant sur les dernières découvertes, Josette Elayi lève le voile sur l'une des plus grandes civilisations de l'Antiquité et revient sur les événements majeurs qui ont marqué son histoire, comme la destruction du royaume d'Israël ou de la fabuleuse Babylone, grande rivale de l'Assyrie. Un ouvrage essentiel sur le Proche-Orient des viiie et viie siècles avant notre ère, appelé à devenir un classique.


  • La véritable vie des douze premiers Césars au sein d'une Rome antique impitoyable

    Sous le principat d'Hadrien (117-138), l'historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu'il consulte librement, il entreprend d'écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d'histoire qui ont bouleversé l'histoire de Rome. Son oeuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d'amours déçues.
    Comment Auguste et Vespasien ont-ils pris Rome en passant pour des modèles de vertu ? Pourquoi Tibère, Caligula et Néron ont-ils sombré dans la tyrannie ? Claude était-il un idiot ou un administrateur génial ? Les empereurs ont-ils réellement subi l'influence de leurs affranchis ? Et les femmes dans tout cela ? Peut-on seulement envisager que des impératrices telles que Livie ou Agrippine aient été plus éperdues de pouvoir que les hommes ? De chapitre en chapitre, les mythes sur les Césars volent en éclats, laissant place à leur humanité dans toute sa complexité.

  • Autrefois, raconte Virgile, un homme quitta son pays ravagé par la guerre, fit naufrage en Méditerranée et échoua sur la côte de Carthage. Bien qu'étranger, il fut reçu par les habitants du lieu comme un égal. Il se nommait Énée et, plus tard, fonderait Rome.
    Aujourd'hui, d'autres hommes font naufrage dans cette même mer et échouent sur nos côtes. Savons-nous les accueillir dignement ? Nous qui nous prétendons héritiers du monde classique, n'avons-nous pas perdu une part essentielle de son enseignement ?
    Avec finesse et érudition, Maurizio Bettini enquête chez les auteurs grecs et latins pour redonner du sens à notre conception des droits de l'homme. « Je suis homme, et rien de ce qui est humain ne m'est étranger », disait le poète latin Térence : en l'oubliant, ne devenons-nous pas les barbares d'aujourd'hui ?

  • Une journée dans la Rome antique sous le règne de Trajan, quart d'heure par quart d'heure, par l'auteur d'Empire et des Trois Jours de Pompéi; après ces deux succès et avec un même talent de conteur, Alberto Angela immerge si bien ses lecteurs dans l'Antiquité romaine qu'il fait presque d'eux des Romains afin qu'ils la comprennent mieux. Un livre qui s'est vendu à plus de 500 000 ex. en Italie.

  • Depuis l'Iliade jusqu'à Pompée en passant par Alexandre le Grand, les mythiques Amazones ont toujours fasciné les Grecs, puis les Romains : des guerrières qui rivalisaient avec les héros grecs par leur courage et leurs prouesses militaires, mais qui ressemblaient aussi aux Barbares - la légende dit qu'elles se coupaient le sein gauche pour tirer à l'arc et qu'elles se débarrassaient de leurs enfants mâles.
    Les Amazones sont-elles un mythe, un fantasme terrifiant inventé par les Grecs et les Romains ? Que peuvent-elles nous apprendre sur la réalité des civilisations avec lesquelles les Grecs étaient en contact ?
    Adrienne Mayor montre que les Amazones trouvent leur origine dans la réalité historique et met à bas le préjugé selon lequel il n'y aurait jamais eu de femmes guerrières. Les découvertes archéologiques faites dans ces immenses étendues où nomadisaient les Scythes - et donc les Amazones décrites par Hérodote - ont permis d'identifier les restes de guerrières mortes au combat.
    Il n'y a jamais eu de guerrières se mutilant la poitrine ou tuant leurs fils, mais il y a eu des tribus scythes où les femmes combattaient à l'égal des hommes. Adrienne Mayor se lance à leur poursuite et nous invite à un fabuleux voyage historique jusqu'aux confins de la Chine.

  • Tout à la fois archéologue et homme de télévision, l'Italien Alberto Angela reprend la formule du "docufiction sur papier", qui a fait le succès d'Empire (Payot, 2016), pour nous offrir un reportage au coeur du quotidien de Pompéi durant les deux jours ayant précédé le réveil du Vésuve, en 79 de notre ère, puis pour nous décrire la colère destructrice du volcan dans un film catastrophe qui durera l'équivalent d"une troisième journée. Un livre d'histoire qui brise bien des idées reçues à partir des dernières découvertes scientifiques (la catastrophe aurait eu lieu à l'automne et non en août), mais qui possède aussi un tel souffle romanesque qu'on se croirait embarqués à bord d'un Titanic de l'Antiquité.

    1 autre édition :

  • Nous connaissons de l'Égypte les pyramides, les hiéroglyphes et les pharaons, mais que savons-nous de sa vie sociale, culturelle ou politique ?

    o Le développement de cette civilisation, en interaction avec le Nil du coeur de l'Afrique à son delta en Méditerranée.
    o Durant l'Ancien Empire, la société se structure, dirigée par le roi et une élite royale qui exploite les ressources du territoire.
    o Les rois du Moyen Empire se rapprochent des dieux et font appel au loyalisme de l'élite régionale pour asseoir leur pouvoir sur toute l'Égypte.
    o Les pharaons du Nouvel Empire doivent, eux, faire face aux autres grands empires : leur domination sur la population passe notamment par l'assimilation aux divinités.
    o Les guerres civiles de l'époque tardive affaiblissent les dirigeants, qui perdent peu à peu leur influence au profit de leaders extérieurs.

    Cet atlas, grâce à plus de 70 cartes et documents, retrace l'histoire passionnante des trente dynasties qui se sont succédées, depuis 3000 av. J.-C. jusqu'à la conquête d'Alexandre en 332 av. J.-C.

  • En suivant l'itinéraire d'une pièce de monnaie à l'effigie de l'empereur Trajan, nous sillonnons tout l'Empire romain à l'époque de son extension maximale et découvrons toutes les couches de la société au travers de ses propriétaires successifs : un véritable docufiction sur papier qui rend l'Histoire plus passionnante qu'un roman et s'est vendu à 200 000 exemplaires en Italie.

  • Vous êtes parti(e). Sur un coup de tête, sur un coup de coeur, sur un coup de charme. Salut la Campanie ! Ave Vésuve ! Voir Naples et courir. Vous marchez sur les traces de Goethe et de Mozart, de Dumas et de Gautier, de Stendhal et de Taine, de Nerval et de Freud. Surtout prendre son temps, le temps d'une promenade. Il n'est de bonne visite que par sauts et gambades, selon l'envie, l'humeur, les goûts, les états d'âme. Devant tant de corps à jamais endormis, vous vous sentez vivants. Des fantômes d'acteurs parlent dans le théâtre, les gladiateurs dans l'ombre peuplent l'amphithéâtre. On lit sur les tombeaux des paroles de mort et partout, sur les murs, des paroles de vie. Ouvrez donc les yeux, laissez-vous transporter. Pompéi vous enivre ? Mais lisez donc ce livre.

  • Pendant 99 % de l'histoire de l'humanité, l'homme a été chasseur, pêcheur et cueilleur. Il y a douze mille ans seulement, les humains, au nombre de quelques centaines de milliers, nomadisaient par petits groupes. Aujourd'hui, sept et bientôt neuf milliards d'humains, presque tous sédentaires, peuplent la terre. Leurs sociétés sont très inégalitaires, puisque environ 1 % d'entre eux possèdent la moitié de la richesse mondiale.
    Comment en est-on arrivé là ? Que s'est-il passé pendant ces dix millénaires trop souvent absents de notre culture générale et médiatique ? Une invention décisive, en plusieurs endroits du globe : celle de l'agriculture et de l'élevage. Grâce à elle, la population humaine va s'accroître rapidement, prendre le contrôle de la planète et éliminer un grand nombre d'espèces biologiques. L'expansion démographique continue débouche sur la création des premières villes, des premiers États et, finalement, de l'écriture et de l'histoire...
    Cette « révolution néolithique » a vu se mettre en place des pratiques qui ont toujours cours aujourd'hui : le travail, la guerre ou encore la religion. Jean-Paul Demoule les explore avec la hauteur de vue de l'archéologue et la passion de transmettre. Il bouscule notre vision de la préhistoire et notre rapport au monde tel qu'il est, ou tel qu'il pourrait être.

  • Les Pharisiens ; dans les Evangiles et dans l'Histoire Nouv.

    « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! » La phrase terrible que l'évangile de Matthieu met dans la bouche de Jésus a pour deux millénaires déterminé l'image des pharisiens comme faux dévots, alimentant ainsi la polémique anti-judaïque. Depuis seulement quelques décennies, l'exégèse chrétienne et le recours aux sources historiques anciennes, de Flavius Josèphe à la littérature rabbinique, ont permis de rendre justice à ce courant du judaïsme antique. La grande historienne de la période, Mireille Hadas-Lebel, fait le point sur ce que l'on sait et sur ce qui reste encore dans l'ombre.Par quelles croyances et pratiques les pharisiens se distinguaient-ils des autres courants juifs ? Quelle était leur influence auprès des masses ? Les vifs débats que Jésus mène avec eux relèvent-ils d'une critique externe ou au contraire d'une controverse interne au mouvement pharisien - autrement dit, pourrait-on aller jusqu'à dire que Jésus lui-même était un pharisien ?

  • Le 25 octobre 79 pourrait être la nouvelle date officielle de l'éruption du Vésuve - et non le 24 août comme on le supposa fort longtemps - à l'automne plutôt qu'à l'été, quand la lumière décline et que les récoltes sont terminées. C'est l'une des nombreuses découvertes des fouilles entreprises depuis 2018 par Massimo Osanna, le directeur du site archéologique de Pompéi. Car on pensait tout savoir ou presque sur Pompéi, dont la visite offre littéralement un voyage dans le temps, sans imaginer qu'on pouvait encore y découvrir des trésors. Les premiers résultats furent au-delà des espérances, comme en témoignent les demeures magnifiques aux fresques soignées - la maison d'Orion avec ses énigmatiques mosaïques, les inscriptions de la maison du Jardin, ou l'oeuvre évocatrice de Léda et le cygne.
    Grâce aux récentes technologies, on en sait beaucoup plus sur la vie quotidienne, les rituels et les fêtes. C'est cette nouvelle histoire de Pompéi que Massimo Osanna a entrepris de raconter dans un récit qui montre à la fois le travail opéré sur un chantier de fouilles et ses riches enseignements à qui sait les décrypter. Dans les pas du chercheur, le lecteur se faufile partout : dans les maisons aux alcôves équivoques, dans les tavernes des gladiateurs, dans les rues abandonnées brutalement sous le déluge de cendres ardentes, tuant sur le coup les Pompéiens, désormais figés pour l'éternité dans leur course.

  • Le monde des mythes révèle une pensée intimement articulée au quotidien. Omniprésents à Athènes, ils surgissent dans tous les espaces du paysage grec pour construire le passé comme le présent politique. Grâce à la mythologie, les Athéniens s'ancrent et se réinventent en permanence. Au banquet, les vases à boire circulent entre les buveurs, entrainant une cohorte d'images qui voyage de main en main. Sur les décrets de l'Assemblée du peuple, c'est Athéna qui, en image, fait écho au texte des hommes. Sur la porte de la maison, le père accroche, à la naissance de son fils, une couronne d'olivier, qui inscrit le nouveau-né dans la communauté de ses frères athéniens. Au théâtre et au tribunal, les mythes dramatisent la condition humaine face aux citoyens assemblés. Quant aux pièces de monnaie athéniennes, frappées de l'effigie d'Athéna et de ses symboles, elles véhiculent parfaitement combien il est difficile de tracer une frontière entre mythe et politique. C'est tout le propos de l'auteur, qui a choisi de retracer une histoire d'Athènes entre mythe et politique, en racontant les discours et les images qui contribuent à façonner les grands enjeux de la cité.  

  • Les plus grandes batailles de Rome ; de la naissance à la chute de l'Empire romain Nouv.

    Et si la formation de l'Empire romain résultait autant de ses victoires que de ses défaites ?
    Dans cet ouvrage, Pierre Cosme retrace le récit de dix batailles romaines parmi les plus emblématiques. Ces batailles sont passées à la postérité parce qu'elles ont représenté de véritables tournants dans l'histoire du monde romain. Chaque chapitre permet au lecteur de mieux saisir ce qui a rendu la bataille évoquée décisive. Une telle approche mettra également en évidence certaines originalités de l'histoire militaire romaine.
    Alors que les légions de Rome sont volontiers présentées comme invincibles, le livre aboutira à une vision plus nuancée de la formation de l'Empire romain, qui n'a pas été un phénomène continu et irréversible. Mais il abordera aussi, par le biais militaire, deux questions qui font depuis longtemps l'objet de débats incessants : la place des barbares dans l'armée romaine et la disparition de l'Empire en Occident.

  • Barbares aux yeux des Grecs et des Romains, figures poétiques pour les Romantiques, héros nationalistes chez les historiens du XIXe siècle, les Gaulois gardent pour nous un certain mystère. Leur brillante civilisation, épanouie seulement en quelques siècles, a été submergée par celles de ses voisins, peut-être parce qu'elle en était trop proche. Grâce aux sources littéraires antiques et aux résultats les plus récents de l'archéologie, c'est à une redécouverte des Gaulois que ce guide convie.

  • Les catastrophes naturelles ne sont pas, dans l'Antiquité, très différentes de ce qu'elles sont de nos jours. Ce qui change, ce sont les façons, différentes, d'habiter la nature et de l'exploiter, si bien que les mêmes catastrophes peuvent être aujourd'hui beaucoup plus dangereuses et beaucoup plus meurtrières. En s'invitant dans ces pages, admirables mais peu connues, dans lesquelles géographes, historiens, littérateurs, poètes, philosophes et prédicateurs exaltent le monde méditerranéen antique - et sa lumière inimitable -, saisi dans les instants terribles où il se dérobe, visité dans ses décombres, évoqué en vain dans ses ruines, on retrouvera toujours la même humanité fragile, mais irrésistible : capable de transfigurer ses désarrois et de prendre le beau risque de survivre.

  • Atlas de la Grèce classique ; Ve-IVe siècle av. J.-C., l'âge d'or d'une civilisation fondatrice Nouv.

    Au-delà de la rivalité entre Athènes et Sparte, cet atlas présente la diversité et la richesse du monde grec à l'époque classique et explique en quoi cette civilisation fut fondatrice.

    Ressources, population, productions et échanges, dans un espace insulaire et semi-aride.
    Une multitude de cités indépendantes et singulières : Athènes, Sparte, Corinthe, Thèbes, Argos, Métaponte, Syracuse
    Puissance, rivalités et conflits : de la victoire athénienne sur les Perses à Marathon (490) aux conquêtes
    d'Alexandre le Grand.
    Un âge d'or des arts, des sciences et de la culture, dans les cités et les sanctuaires.

    Les 90 cartes et schémas originaux éclairent l'histoire de ces deux siècles considérés comme l'apogée de la Grèce antique.

  • Avant d'être ces hommes ou ces femmes dont le visage s'affiche dans les médias, alors même que leur vie ne tient qu'à un fil, les otages furent, depuis la plus haute Antiquité, des rouages indispensables aux relations entre puissants, garanties vivantes de la parole du chef.
    Jusqu'au XVIIIe siècle, ils furent associés malgré eux à chaque alliance, chaque traité, et même utilisés pour garantir la souveraineté d'un prince, tant au regard de ses sujets qu'au regard des dieux. Si l'avènement du droit international mit progressivement un terme à cet usage, celui-ci fut réinvesti par la guerre contemporaine puis par le terrorisme.
    À partir du XIXe, les armées utilisent des otages sous divers prétextes, et non sans en contester l'usage chez l'adversaire, repoussant, sous une forme diplomatique, les limites de la guerre totale. Considérée comme un crime de guerre dès 1945, la prise d'otages - si elle persiste dans les relations entre États - est désormais le fait du terrorisme, qui y voit une sorte de duel.
    Cet ouvrage, qui s'appuie sur des sources originales, entend retracer la généalogie d'une pratique ancienne et renouvelée, pour proposer une véritable relecture des relations internationales.

  • Toutes les civilisations de la Méditerranée grecque et orientale se sont effondrées presque simultanément, il y a plus de trois mille ans. Des régions entières ont été désertées, des villes détruites et vidées de leurs habitants. L'Égypte ne sera plus que l'ombre d'elle-même. Comment ces civilisations florissantes ont-ellesl pu disparaître aussi brutalement ? Que nous dit cette catastrophe sur notre époque ? Une enquête passionnante, best-seller aux États-Unis et en France en 2015. Un réchauffement climatique suivi de sécheresse et de famines, des séismes, des guerres civiles catastrophiques, de gigantesques mouvements de populations fuyant leurs terres d'origine, des risques systémiques pour les échanges internationaux... Nous ne sommes pas au XXIe siècle, mais bien au XIIe siècle avant J.-C. ! Toutes les civilisations de Méditerranée grecque et orientale (de la Crète à l'Égypte, de Canaan à Babylone, etc.) se sont en effet effondrées presque simultanément, il y a plus de trois mille ans. Des régions entières ont été désertées, des villes détruites et définitivement vidées de leurs habitants. L'Égypte ne sera plus que l'ombre d'elle-même. Comment un ensemble de civilisations florissantes a-t-il pu disparaître aussi brutalement ? Le grand archéologue américain Eric H. Cline mène l'enquête et nous raconte la fin de l'âge du bronze sous la forme d'un drame en quatre actes. Il fait revivre sous nos yeux ces sociétés connectées qui possédaient une langue commune, échangeaient de multiples biens (grains, or, étain et cuivre, etc.), alors que les artistes circulaient d'un royaume à l'autre. Les archives découvertes témoignent de mariages royaux, d'alliances, de guerres et même d'embargos. En somme, une " mondialisation " avant l'heure, confrontée notamment à des aléas climatiques qui pourraient avoir causé sa perte... Une passionnante plongée dans le passé qui nous oblige à réfléchir.

  • "Puissant Alcinoos, très remarquable parmi tous les hommes,
    Oui, cela est beau, écouter un chanteur
    Comme celui-ci, pareil aux dieux par la voix."
    Qui est Homère ? A-t-il seulement existé ? Il y a ses poèmes, l'Iliade et l'Odyssée, composés sous une première forme en Grèce d'Asie Mineure au VIIIe siècle avant J.-C. Mais lui ? Les Anciens, qui croyaient en son existence, ont multiplié les récits sur sa vie, sa naissance (de père inconnu, ou est-ce un fleuve, ou Apollon ?), son apprentissage, sa cécité, ses voyages, sa gloire et aussi ses faiblesses : il meurt de ne pas avoir su résoudre une énigme enfantine qui portait sur des poux. Un mythe s'est créé, très tôt, étonnant, enjoué et magnifique. Le livre en suit les lignes en partant de l'idée que ce mythe qui parle d'un artiste sans patrie, mutilé mais créateur de merveilles, comme le dieu Héphaïstos, nous en apprend beaucoup sur le choc poétique et religieux qu'a provoqué l'apparition des poèmes homériques. Non pas un auteur, mais un événement révolutionnaire.

  • Vies des douze Césars

    Suétone

    Connaissez-vous la triste fin de Jules César ? les goûts littéraires et culinaires d'Auguste ? Savez-vous que Néron, pendant le grand incendie qui ravagea Rome en 64 après J.-C., récitait des vers sur la prise de Troie ? Caligula a-t-il vraiment fait consul son cheval ? Fourmillant de détails et d'anecdotes croustillantes, les Vies des douze Césars, rédigées par Suétone vers 120 après J.-C., retracent l'existence des douze premiers empereurs : leur naissance et leur mort, leur avènement, leurs guerres, leurs crimes, leurs moeurs et les événements marquants de leur règne. Tout à la fois oeuvre d'historien et oeuvre littéraire, elles se sont imposées comme un véritable modèle pour les historiographes des siècles suivants.

  • Qu'ils soient humbles ou illustres, l'histoire romaine regorge de voyageurs ayant parcouru les immenses routes impériales. L'empereur Hadrien est probablement le plus célèbre d'entre eux. L'essentiel de son règne s'accomplit loin de Rome, des rives de la Méditerranée jusqu'aux confins de l'Empire. Voyager lui permet d'exercer son pouvoir et d'unifier un Empire à vocation universelle. Ses pérégrinations le conduisent à rencontrer les soldats des frontières, les notables des grandes cités. Savants et lettrés, mercenaires ou simples citoyens des quatre coins du monde : le voyage est propice aux rencontres en tous genre. Au fil de son périple, les villes s'embellissent et les défenses de l'Empire se consolident sous la protection des dieux. Empereur érudit et curieux, il nous invite à redécouvrir les pyramides d'Égypte, à nous émerveiller des splendeurs de la Grèce ou à contempler les ruines de l'antique cité de Troie.

    Ce voyage sur les pas d'Hadrien nous permet d'embrasser l'immensité et la vie quotidienne d'un Empire à son apogée, en même temps qu'il nous donne à voir le génie politique et la sensibilité esthétique d'un homme exceptionnel.

    Agrégé d'histoire et spécialiste de l'Antiquité, Dimitri Tilloi-D'Ambrosi est chargé de cours à l'université Lyon III. Ses recherches portent sur les voyages, l'alimentation, la diététique et la médecine à l'époque romaine.

  • Dans une épigramme adressée à sa femme, Martial écrivait : « Je veux bien que tu sois une Lucrèce pendant le jour tout entier, mais cest une Laïs quil me faut la nuit. » Ce vers décrit tout le paradoxe de lérotisme féminin dans lAntiquité romaine.

    Comme une même femme ne pouvait pas être tout à la fois le parangon de la chasteté et une amante dépravée, Virginie Girod montre que les femmes furent classées en catégories et comment leur statut social encadrait leur vie sexuelle en fonction de règles morales établies par les mythes politiques romains et par la religion. La femme mariée, la matrone, se trouvait cantonnée dans un rôle reproducteur dénué de sensualité. Cétait aux prostituées (esclaves, affranchies ou plus rarement libres) quil incombait de distraire sexuellement les hommes.
    Alors, le corps féminin érotique et le corps féminin reproducteur étaient-ils deux choses résolument différentes ? Comment les femmes vivaient-elles la sexualité au quotidien ? Quelles pratiques étaient autorisées ou non et pour qui ? Les grandes figures féminines de lEmpire telles que Messaline ou Agrippine la Jeune étaient-elles représentatives de la vie quotidienne de toutes les Romaines ? Finalement, les Romains étaient-ils des débauchés prêts à toutes les transgressions pour leur plaisir ou ont-ils posé les jalons des normes qui ont régi, des siècles durant, la sexualité occidentale ?
    À laide dune documentation considérable, Virginie Girod répond à ces questions pour apporter une nouvelle réflexion sur la condition de la femme romaine.

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