• Louis XIV

    Jean-Christian Petitfils

    Par la longueur de son règne (1643-1715), la fermeté de son caractère, sa volonté de s'inscrire dans la durée, par les mutations sociopolitiques du pays, le rayonnement des arts et des lettres, Louis XIV occupe une place majeure dans l'Histoire.

    Outre un portrait renouvelé du Grand Roi, ce livre retrace les grandes étapes de la construction de l'État royal, la lutte pour l'ordre, la grandeur du royaume, après les turbulences du premier XVIIe siècle, sans omettre les erreurs tragiques du souverain (la révocation de l'édit de Nantes notamment), les guerres, les souffrances des peuples, les difficultés économiques, sociales et religieuses.

  • Le mercredi 17 octobre 1685 est un jour parfaitement ordinaire. Louis XIV, qui réside à Fontainebleau, chasse le matin, assiste le soir à une comédie, et dans l'intervalle signe l'édit révoquant l'édit de Nantes, régissant depuis 1598 les rapports entre catholiques et protestants.
    Très vite apparurent les conséquences désastreuses, tant intérieures qu'internationales, de cette volonté d'éradiquer la religion réformée. Contemporains puis historiens se sont interrogés sur les circonstances et les responsabilités de la décision.
    Le parti ici pris par Philippe Joutard est celui du temps long : l'importance de l'édit de Fontainebleau tient autant dans les violences de sa première application que dans sa longévité active. Comment expliquer l'incapacité de 'révoquer la Révocation' en plein siècle des Lumières, avec des dirigeants souvent indifférents en matière religieuse ? Cette permanence, malgré les preuves de son inefficacité, crée une véritable 'culture de la Révocation' qui est facteur d'intolérance et marque durablement l'histoire de notre pays. Au-delà de l'émancipation civile des protestants par la Révolution, les résonances de l'événement, dont la mémoire était encore vivante au XIXe siècle, alimenteront le combat républicain pour la laïcité.

  • La guerre de Trente ans (1618-1648) fut le plus grand et le plus important des conflits qui ont marqué l'Europe moderne. Son échelle, sa durée et l'intensité des violences lui ont donné un caractère singulier. Structurellement, il ne s'agissait pourtant que d'une partie d'un affrontement plus large qui opposait les deux branches de la dynastie des Habsbourg à leurs nombreux adversaires.
    Cet ouvrage propose une synthèse claire et détaillée des différentes phases de ce conflit. Il explique la naissance et l'évolution de la guerre de Trente Ans en donnant à son centre de gravité (le Saint Empire) germanique tout le poids qui lui revient, mais en l'analysant dans son contexte européen, voire mondial. Il interroge son caractère spécifique, entre guerre de Religion, guerre civile et guerre entre Etats. Outre les développements politiques et diplomatiques de la période, il s'attache également à décrire les impacts d'un conflit qui marquera en profondeur les Etats (politiquement et économiquement) comme les populations, confrontées aux violences guerrières.
    Enfin, il montre comment le traité de Westphalie qui clôt le conflit est l'acte fondateur de l'Europe moderne, en constituant un espace et une communauté politique, de l'Espagne jusqu'à la Suède, en y intégrant ou, au moins, en y associant l'Angleterre et la Russie. Car c'est bien la guerre de Trente ans qui a établi cette Europe en formulant des règles du jeu (et de la guerre) qui valaient pour tous et en faisant naître la nécessité d'un équilibre entre les royaumes.
    Des cartes, des illustrations et des généalogies complètent le volume.

  • Une vingtaine de portraits de femmes emblématiques et incontournables du règne de Louis XIV. Espionnes, maîtresses ou courtisanes, elles évoluent toutes dans l'ombre du Roi-Soleil. Agent secret de Louis XIV, femme de lettres et de pouvoir, aventurière, rebelle, épouse bafouée, intrigante ou favorite... toutes les femmes réunies par Juliette Benzoni évoluent dans l'ombre du Roi-Soleil. Toutes sont des figures emblématiques et incontournables du Grand Siècle. Alliant le souffle de l'aventure à la rigueur de l'histoire, Juliette Benzoni redonne vie à ces figures de femmes exceptionnelles, qu'elles soient espionnes, maîtresses ou courtisanes, qu'il s'agisse des soeurs Mancini, de la princesse des Ursins, de la Grande Mademoiselle, d'Henriette d'Angleterre, de la marquise de Sévigné, de Louise de La Vallière ou encore de Ninon de Lenclos...

  • La révolution, 150 ans plus tôt qu'en France.Cent trente-quatre ans avant les États-Unis, cent cinquante ans avant la France, l'Angleterre accomplit sa double révolution politique et sociale. Cet événement a eu une portée considérable, en facilitant l'accouchement d'un monde moderne caractérisé notamment par son régime parlementaire, son hostilité à l'arbitraire et son attachement irrévocable à la propriété privée.
    Par son talent et sa profondeur, Bernard Cottret renouvelle les perspectives et éclaire notre présent, au moment où l'Europe elle-même est entrée dans l'âge du soupçon. Un livre qui permet de mieux comprendre notre voisin le plus proche et pourtant le plus dissemblable.
    " Bernard Cottret est à la Révolution anglaise ce que François Furet était à la Révolution française. Il en connaît les moindres aspects, tout en renouvelant la lecture de l'évènement dans une oeuvre remarquable. "
    Le Figaro Histoire

  • Comment le diable est-il possible ?
    En 1632, la ville de Loudun est durement éprouvée par la peste. Les croyants se retirent, s'enterrent dans leurs petites communautés assiégées par cette épreuve de la colère divine. Parmi elles, les ursulines.
    La possession des soeurs prend alors le relais de la peste : les premières apparitions - fantôme d'un homme de dos - sont nocturnes, puis elles deviennent diurnes, se précisent, et revêtent la forme obsédante d'un curé, Urbain Grandier.
    L'affaire commence. Loudun, ville ouverte, devient le centre et le théâtre d'un monde : six mille spectateurs assisteront à la mort de Grandier, sur le bûcher, le 18 août 1634. Entre-temps, les pouvoirs s'affrontent, les savoirs s'inquiètent, l'âme catholique s'émeut. Le corps social se déchire ; partout le diable est là, mais il est partout ailleurs : dans le silence des textes, les lacunes du langage.
    Michel de Certeau montre, dans ce grand ouvrage, comment guérit une société malade d'elle-même.

  • L'Ancien Régime et la figure de Louis XIV fascinent. Comment un royaume en guerre six ans sur dix a pu fonctionner  ? Parce que Richelieu, puis Mazarin et surtout Colbert ont fédéré autour de leur personne les grandes familles fortunées, répond Daniel Dessert. Sans ces grands financiers, il n'y aurait pas eu de monarchie absolue  : l'État, c'est eux  !
    Colbert est la dernière incarnation de ce système corrompu fondé sur ce qu'on appellerait aujourd'hui le pouvoir des lobbies et reposant sur des solidarités de clan. Esprit froid, minutieux et calculateur, excellent organisateur, mais cupide et amoral. Le Rémois a su léguer à la postérité l'image ambiguë de ce que ses successeurs nommeront avec ravissement un «  grand homme d'État  ». Lui qui exercera le pouvoir réel quand le roi n'en aura plus que l'apparence.
    Il aura fallu trente ans à Daniel Dessert pour restituer un fonctionnement fisco-financier complexe, dont Colbert fut l'héritier, puis le praticien le plus redoutable.
     
    Disciple de Pierre Goubert, Daniel Dessert est spécialiste de la finance et des financiers sous l'Ancien Régime. Il a notamment publié l'ouvrage classique sur le sujet  : Argent, pouvoir et société au Grand Siècle (Fayard, 1984, Pluriel, 2018), et plus récemment L'Argent du sel, le sel de l'argent (Fayard, 2012).


  • Le témoignage vivant d'un soldat qui a véu toutes les campagnes de la Révolution et de l'Empire.

    Claude Le Roy a vécu une existence entière de soldat sous trois régimes : né en 1767 à Talmay (Côte-d'Or), il s'engage à 14 ans comme mousse dans la marine royale avant d'intégrer les armées révolutionnaires - il est à Valmy et à Fleurus - puis celles de l'Empire ; il participe à toutes les campagnes de la Grande Armée, dont l'épouvantable retraite de Russie. Il est mis à la retraite en novembre 1815, quelques mois après la défaite de Waterloo, et mourra en 1851 dans sa Bourgogne natale.
    Parus en 1914, jamais réédités depuis, les souvenirs vivants du major Le Roy sont un document exceptionnel sur une carrière militaire de plus de 35 ans, un témoignage irremplaçable de l'épopée napoléonienne vue de l'intérieur.
    Les Mémoires de Claude Le Roy ont été exhumés et sont présentés par Christophe Bourachot, à qui l'ont doit Les Hommes de Napoléon,
    Napoléon, la dernière bataille et Avec Napoléon aux éditions Omnibus.

  • Nouvelle histoire de la France moderne1. Janine Garrisson, Royauté, Renaissance et Réforme (1483-1559)2. Janine Garrisson, Guerre civile et Compromis (1559-1598)3. Yves-Marie Bercé, La Naissance dramatique de l'absolutisme (1598-1661)4. François Lebrun, La Puissance et la guerre (1661-1715)5. André Zysberg, La Monarchie des Lumières (1715-1786)

  • En 1690, un petit livre intitulé Les Infortunes d'Alonso Ramírez était imprimé à Mexico. Il racontait comment un charpentier de Porto Rico, capturé aux Philippines par des pirates anglais, avait enduré les sévices des forbans et assisté à leurs déprédations de la mer de Chine jusqu'en Atlantique.
    Relâché aux commandes d'une frégate, il avait ensuite fait naufrage sur une côte déserte du Yucatán. L'ouvrage, rapportant d'invraisemblables aventures, a longtemps été considéré comme un roman (picaresque), le premier jamais écrit en Amérique espagnole.
    Dans une enquête passionnante introductive à la traduction française des Infortunes, Fabio López Lázaro démontre qu'il s'agit d'un récit véridique - quoique fort suspect. Mais surtout, traquant Ramírez au long de son tour du monde, il ouvre des perspectives nouvelles sur l'histoire de la piraterie dans ses relations ambivalentes avec les premiers empires coloniaux planétaires.

    Fabio López Lázaro est professeur associé d'histoire à l'université d'Hawaï (Honolulu), où il est directeur du centre d'études d'histoire mondiale.

  • Comment disait-on le droit sur les mers à l'époque moderne ? Par quels dispositifs les pouvoirs politiques dotés d'une façade maritime tentaient-ils de faire respecter un pouvoir de " juridiction ", entendu comme un " droit de dire le droit ", sur un espace liquide particulier ? Ces questions sur la liberté, la communauté et l'empire des mers ont donné lieu à une grande controverse juridique livrée à l'échelle du globe. Une mer jalousée propose d'en faire l'histoire à partir de l'observatoire méditerranéen. De la mer Adriatique aux mers du Levant, du golfe du Lion aux littoraux nord-africains, l'enquête décline à différentes échelles, depuis les bureaux des juristes jusqu'aux ponts des navires, un large éventail de conceptions concurrentes des limites maritimes et des eaux " territoriales ". Ce faisant, l'ouvrage revient, au carrefour de l'histoire, du droit et de la philosophie, sur des notions juridiques cardinales de la pensée politique moderne, telles que la " propriété ", l'" occupation ", la " possession " et la " souveraineté ". Guillaume Calafat les inscrit dans une généalogie de longue durée embrassant l'histoire antique et médiévale, les textes du droit romain et leurs commentaires médiévaux, les lois byzantines comme la normativité musulmane. Une mer jalousée s'appuie ainsi sur une centaine de textes imprimés à propos de la domination des mers, en les croisant avec des libelles manuscrits, des atlas, des cartes, des traités, des gravures, afin de brosser le portrait d'une mer au statut disputé et incertain.
    Guillaume Calafat est maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Institut d'histoire moderne et contemporaine). Ses recherches portent sur la Méditerranée de l'époque moderne, et notamment sur les échanges marchands et maritimes entre Europe occidentale et monde ottoman.

  • Le 23 mai 1618, les états protestants de Bohême, soucieux de préserver leurs libertés religieuse et politique, se rendent en armes au Hradschin et défenestrent les représentants impériaux. L’insurrection de Prague embrase alors le Saint-Empire romain germanique et plonge l’Europe dans une des guerres les plus effroyables de son histoire, la Guerre de Trente Ans.Une guerre complexe aux motifs religieux et politiques enchevêtrés, aux contours mouvants, les partis confessionnels étant eux-mêmes profondément divisés et les alliances souvent improbables. Une guerre interminable qui se nourrit elle-même. Cependant en 1648, après moult tentatives avortées, la paix, une paix qui se veut perpétuelle, est enfin signée.Cet ouvrage se propose de retracer le conflit et d’interroger également le vécu et le ressenti des témoins de l’époque ainsi que l’imaginaire de peintres, d’écrivains et de cinéastes qui, mesurant leur présent à l’aune de cet événement historique, dénoncent l’oppression et la guerre et tentent d’esquisser un monde nouveau, loin du fracas des armes.Marie-Noëlle Faure est professeure de chaire supérieure en khâgne et hypokhâgne BL au lycée Henri IV (Paris). Ses recherches portent sur la quête d’une identité nationale et confessionnelle ou d’une identité multiple dans la littérature allemande des XVIe et XXIe siècles.

  • Le 17e siècle

    François Lebrun

    Qu´est-ce que le 17e siècle ?Depuis longtemps déjà, les historiens cherchent, au-delà des récits traditionnels de l´histoire politique, les réalités plus complexes d´une histoire totale. Totale parce que, ne se limitant plus à la seule Europe, voire à la seule France, elle veut faire leur place légitime aux autres continents. Totale parce que, sans négliger l´événement, elle entend mettre l´accent sur toute la vie du passé, s´efforçant d´en éclairer tous les aspects.Ce « nouveau » 17e siècle, ne peut se ramener à une image simple, pas même celle du Roi-Soleil. C´est à la fois le siècle de Cromwell et de Louis XIV, des procès de sorcellerie et de Descartes, de Calderon et de Racine, de Rubens et de Rembrandt, et aussi d´Aureng-Zeb et de K´ang-hi, des « réductions » jésuites et des débuts de la traite des Noirs. Siècle foisonnant, complexe, comme la vie même.

  • Les guerres de religion qui ont ensanglanté le royaume de France, nous lèguent de la religion une image de violence et de fanatisme, faisant écho à notre situation contemporaine.

    Les guerres de religion qui ont ensanglanté le royaume de France, nous lèguent de la religion une image de violence et de fanatisme, faisant écho à notre situation contemporaine. Pourtant dès 1598, grâce à son édit de Nantes, la France a expérimenté un mode de coexistence original entre ses confessions religieuses. C'est la révocation de l'édit de Nantes en 1685 qui a mis fin à ce face-à-face, gommant pour longtemps des esprits la singulière réussite de ces temps d'exception.

    Vingt millions de catholiques et un million de protestants, à la suite de Luther, de Calvin ou du concile de Trente, partageant une culture largement commune, ont évolué ensemble sur notre territoire et fait l'expérience d'une cohabitation inédite. Leur confrontation s'est accompagnée de multiples emprunts et échanges qu'explore ce livre au travers de quelques grandes figures engagées, de Théodore de Bèze à François de Sales, de Catherine Lévesque à Marie de l'Incarnation.

    Un moment charnière de près d'un siècle généreusement mis en valeur par Bernard Cottret, mais aussi un temps exemplaire de confrontation pacifique entre tenants de religions différentes, précédant les Lumières.

  • En contradiction avec l'image du personnage sédentaire que l'on garde trop souvent de lui, d'un souverain n'ayant pas ou presque pas quitté ses trois résidences successives (Paris, Saint-Germain et Versailles), Louis XIV fut un roi voyageur au cours de la plus grande partie de son règne.

    En contradiction avec l'image du personnage sédentaire que l'on garde trop souvent de lui, d'un souverain n'ayant pas ou presque pas quitté ses trois résidences successives (Paris, Saint-Germain et Versailles), Louis XIV fut un roi voyageur au cours de la plus grande partie de son règne.

    Suivant le Roi-Soleil jour après jour, lieu après lieu, dès sa première jeunesse et pendant plus d'un demi-siècle, Christophe Levantal montre qu'il se déplaça presque chaque année, parcourant non seulement la France mais aussi plusieurs pays étrangers. Voyageur persévérant et même endurant pour des motifs très variés (éducatifs, religieux, familiaux, politiques, diplomatiques, militaires ou d'agrément), il trouvait dans cette activité une façon à la fois différente et complémentaire de régner, de gouverner et de vivre.

    Chronologie et périodicité des déplacements, calendrier et horaires, météorologie, caractéristiques géographiques naturelles et artificielles, distances, moyens et vitesses de locomotion, repas, étapes et logements, visites et même accidents : le présent ouvrage propose une présentation et une analyse fouillées, cartes à l'appui, de ces voyages sous tous leurs aspects.

  • Enivré de fête, de théâtre, de faste et d'ores et déjà passionnément épris de grandeur, le jeune Louis XIV avait tout pour être séduit par le cavalier Bernin. Pourtant la rencontre du jeune roi de gloire et du maître de la splendeur baroque allait 'achever piteusement, par une rebuffade qui n'osait pas dire son nom. Mais cet échec fut curieusement fécond, et peut-être aura-t-il fallu la visite à Paris du plus grand des artistes italiens pour que Louis XIV prenne pleinement conscience que la grandeur du royaume à laquelle il entendait si passionnément travailler ne pouvait se faire qu'en créant les conditions d'éclosion d'un art proprement français, qui ne dût rien à personne.

  • Le " Siècle d'or " (XVIIe siècle) des Provinces-Unies fut une réalité reconnue dès l'époque, tant par les Néerlandais eux-mêmes que par les innombrables étrangers, voyageurs, commerçants ou réfugiés, qui affluèrent de toutes parts.

    Le " Siècle d'or " (XVIIe siècle) des Provinces-Unies fut une réalité reconnue dès l'époque, tant par les Néerlandais eux-mêmes que par les innombrables étrangers, voyageurs, commerçants ou réfugiés, qui affluèrent de toutes parts. Phare de l'espace européen de leur temps, les Pays-Bas se sont illustrés par des innovations dans les domaines les plus variés : politique avec leur système républicain, technique avec les poldérisations, économique avec leurs établissements bancaires, artistique avec des peintres d'exception, religieux avec une gestion des cultes marquée par un impératif de tolérance alors exceptionnel en Occident.

    C'est ce pays en effervescence que nous présente ce dictionnaire à travers 450 notices dues à plus de 100 spécialistes, couvrant tous les domaines de la vie : de la traite des esclaves à l'interprétation de l'Écriture sainte, du commerce avec les colonies à la peinture à l'huile, des guerres de Hollande à la production du fromage, du patinage aux Lumières radicales. Philosophes, artistes, personnages historiques, familles de notables complètent cette présentation du pays. L'eau, enfin, que ce soit celle de la mer ou celle des fleuves, occupe une place spécifique : des inondations à la construction navale, des écluses aux canaux, et à la cartographie. Une incursion vivante dans l'histoire du XVIIe siècle.

  • Louis XIV t.1

    Max Gallo

    • Lizzie
    • 12 Septembre 2019

    " Un roman bien écrit, bien informé, où Louis XIV n'est pas un monolithe dressé sur un piédestal mais un être humain qui n'est pas dépourvu de majesté. " Madame Figaro
    " Le roi est mort, vive le roi ! " Mai 1643, un nouveau soleil s'est levé sur le royaume de France. Sous l'oeil aimant d'une mère rompue à la politique, un roi-enfant découvre la charge que son sang et Dieu lui-même lui destinaient. Son amour pour sa mère, Anne d'Autriche, sa relation à Mazarin, son goût pour l'art, le jeu, les femmes et la chasse, rythment son adolescence. Car, non content de devenir un homme, le jeune Louis doit incarner l'État, guider la France vers l'âge d'or qu'il lui a promis. Malgré les embûches, il lui faudra régner. Seul.
    Cet ouvrage a été récompensé par le Prix Hugues Capet.

  • Cet ouvrage ne propose pas une histoire de la fiscalité : il examine les conflits qui entourent le paiement de l'impôt d'Empire dans le Saint-Empire romain germanique aux xviie et xviiie siècles. Au coeur de l'analyse se trouvent les ressorts de la construction spatiale et sociale du pouvoir, le consentement à la soumission et son refus. En suivant l'impôt, on découvre un fourmillement de relations de pouvoir, leur proclamation et leur renégociation permanentes. Car la fiscalité n'est pas un simple transfert d'argent : vecteur de l'ordonnancement du monde social, prérogative régalienne et instrument d'affirmation du pouvoir, elle est au coeur du maintien de l'ordre social et politique. Mais elle est également vecteur de contestation, et à travers son refus s'élaborent des espaces d'émancipation et des pratiques de participation politique, par la révolte et la procédure judiciaire. Du simple contribuable jusqu'au prince d'Empire, l'impôt permet de tracer le réseau des allégeances et des dépendances, la proclamation de la supériorité et la contestation de l'infériorité. L'impôt d'Empire est donc un poste d'observation de la manière dont le monde social tient et se maintient, dans une Allemagne marquée par la persistance de formes de pouvoir surprenantes, bien éloignées de l'idéal type de l'État « moderne ».


  • L'existence passionnante et haute en couleurs de 10 financiers d'exception.

    Est-il possible d'être le créancier d'un roi sans mettre en danger sa fortune et sa vie ? La réponse est non. La vie des grands argentiers, ainsi appelait-on les financiers sous l'Ancien Régime, nous en convainc. Il n'était pas prudent alors d'être le personnage le plus riche du royaume, et pourtant il y eut toujours des hommes aventureux pour le tenter. Les 10 personnalités influentes que met en scène le présent ouvrage le prouvent bien : Enguerrand de Marigny, Jean de Montagu, Jacques Coeur, Jacques de Semblançay, Sébastien Zamet, Nicolas Fouquet, John Law, Jean-Joseph de Laborde, Jacques Necker, Gabriel-Julien Ouvrard. Quatre sont exécutés sur ordre du pouvoir qu'ils ont servi : Marigny, Montagu, Semblançay et Laborde. Fouquet, pour sa part, disparaît en prison. Cinq seulement meurent de leur belle mort, naturelle ou accidentelle : Jacques Coeur (mais après s'être evadé de prison où il avait été condamné à la perpétuité), Zamet, Law (mais ruiné et déshonoré), Necker et Ouvrard (ce dernier lui aussi ruiné).
    A travers le récit enlevé de la vie de ces 10 êtres d'exception dans leur domaine respectif, on voit des fortunes souvent colossales s'élever en un temps record - songeons à Fouquet se contruisant Vaux-le-Vicomte en moins de sept ans, au grand dam de Louis XIV, ou encore à Jacques Coeur, devenu, avant d'en être spolié de manière parfaitement inique, une des plus grosses fortunes de son temps -, ascencion accompagnée par une accumulation de chausses-trappes, de coups du sort, de haines et de jalousies féroces, de retournements de situation, qui laissent parfois pantois.

  • Cet ouvrage analyse la gouvernance et l'administration de cette petite colonie à l'époque moderne. Centrée sur le système général des Antilles françaises et sur les grandes îles comme Saint-Domingue, la recherche historique a négligé les petits espaces ultramarins. Or, ceux-ci possèdent d'évidentes singularités : à la Grenade, les gouverneurs particuliers, chargés de tâches principalement militaires, doivent aussi y assurer l'essor économique et démographique. Tribunaux et magistrats participent également de l'ordre colonial, au point de s'opposer parfois aux riches et puissants planteurs, mais aussi aux autorités royales. La Grenade, longtemps dépendante de la Martinique, est intégrée à un réseau d'échanges qui englobe les colonies françaises de l'espace atlantique, de la Nouvelle-France à la Guyane.

  • La société de l'Ancien Régime - et particulièrement celle du XVIIe siècle - nous est aujourd'hui à peu près aussi exotique que celle de l'Antiquité classique ou de l'Amérique précolombienne... Nous avons d'elle une vision figée par les trois siècles qui nous en séparent, et longtemps une lecture idéologique du passé de la France a stérilisé les recherches des historiens.

    Il n'en va heureusement plus ainsi de nos jours, car de nombreux travaux d'érudition ont fait " bouger les lignes " : les synthèses deviennent possibles. De cette " société d'ordres " - et en aucun cas de classes ! - Michel Vergé-Franceschi dresse ici un tableau complet et vivant, l'analysant sous un triple prisme : celui de la tradition (avec ses charges de grand veneur, grand louvetier, grand fauconnier, etc.) ; celui de l'innovation (avec par exemple ses chirurgiens qui ne sont plus barbiers, ses ingénieurs, ses officiers de marine...), enfin celui de l'ouverture, car, sous Louis XIV, et contrairement aux idées reçues, un fils de pêcheur illettré peut devenir officier général (Jean Bart), le descendant de simples artisans champenois ministre (Colbert), le rejeton de grenetiers au grenier à sel chanceliers de France et gardes des Sceaux (les d'Aligre père et fils) , etc.

    Pour reposer sur des fondements radicalement différents de ceux que nous connaissons, la société française du XVIIe siècle n'en a pas moins été, à sa manière, une société ouverte.

  • Dans l'imaginaire collectif, Louis XIV est le roi par excellence. Un Roi-Soleil orgueilleux qui a marqué de son empreinte le monde des arts et des lettres et domestiqué sa noblesse en l'asservissant à Versailles. Un monarque absolu, indifférent à son peuple, soumis aux désirs de ses maîtresses, qui aurait trop aimé la guerre et ainsi ruiné la France.
    Or, cette vulgate recouvre bien des légendes qui sont surtout des mensonges. Pour les démasquer, Jean-François Solnon propose une nouvelle approche : en quarante chapitres, il pose les principales questions sur l'homme et le règne. Louis XIV a-t-il présidé une jeune cour débauchée ? A-t-il vraiment déclaré : " l'Etat, c'est moi " ? Qui était le Masque de fer ? Les réponses, fournies et incisives, rétablissent une vérité à rebours des idées reçues.

  • Versailles

    Mathieu Da Vinha

    Pourquoi Louis XIV a-t-il voulu Versailles ? Au fil de la série de CANAL +, on va enfin découvrir les coulisses de la construction du château que le monde entier nous envie. Sait-on que Versailles est né de la peur d'un enfant ? Celle du jeune roi Louis XIV pendant la Fronde qui se promet de gouverner seul et de soumettre la noblesse. Pour parvenir à ses fins, il va « inventer » Versailles. Comment ce monarque de 28 ans va-t-il transformer le pavillon de chasse de son père en un magnifique château à sa gloire ? Au prix de travaux gigantesques, Louis XIV y installe la Cour et impose une vie réglée par l'étiquette, qui inspire le respect à ses sujets et aux nations étrangères. Membres de la famille royale, favorites et maîtresses, courtisans et domestiques, ministres, commis, serviteurs, ouvriers, marchands, presqu'un millier de personnes assurent la bonne marche quotidienne de la mécanique versail-laise, de l'État et de la Cour. C'est un monde clos où les trahisons et les secrets d'alcôve ne manquent pas, où se déroulent les manoeuvres politiques les plus subtiles, et où le Roi se met en scène à chaque instant. Grâce à sa connaissance parfaite de Versailles, Mathieu da Vinha, conseiller historique de la nouvelle Création Originale de CANAL +, nous apporte des explications étonnantes et inédites sur cette formidable histoire d'amour entre un roi et sa demeure.

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