• Ci-gît l'amer ; guérir du ressentiment

    Cynthia Fleury

    • Gallimard
    • 1 Octobre 2020

    La philosophie politique et la psychanalyse ont en partage un problème essentiel à la vie des hommes et des sociétés, ce mécontentement sourd qui gangrène leur existence. Certes, l'objet de l'analyse reste la quête des origines, la compréhension de l'être intime, de ses manquements, de ses troubles et de ses désirs. Seulement il existe ce moment où savoir ne suffit pas à guérir, à calmer, à apaiser. Pour cela, il faut dépasser la peine, la colère, le deuil, le renoncement et, de façon plus exemplaire, le ressentiment, cette amertume qui peut avoir notre peau alors même que nous pourrions découvrir son goût subtil et libérateur. L'aventure démocratique propose elle aussi la confrontation avec la rumination victimaire. La question du bon gouvernement peut s'effacer devant celle-ci : que faire, à quelque niveau que ce soit, institutionnel ou non, pour que cette entité démocratique sache endiguer la pulsion ressentimiste, la seule à pouvoir menacer sa durabilité ? Nous voilà, individus et État de droit, devant un même défi : diagnostiquer le ressentiment, sa force sombre, et résister à la tentation d'en faire le moteur des histoires individuelles et collectives.

  • Introduction à la Psychanalyse

    Sigmund Freud

    • Éditions payot
    • 24 Juin 2015

    Cette série de conférences (1915-1917) montrent le mouvement de la psychanalyse où apparaissent tous les problèmes majeurs qu'elle aborde.

  • Vers une psychanalyse émancipée : renouer avec la subversion

    Laurie Laufer

    • La découverte
    • 21 Avril 2022

    La psychanalyse a-t-elle encore des choses à dire ? À une époque où les études de genre, les analyses de Foucault et les mouvements LGBTQI+ ont inventé d'autres perspectives en matière de genre et de sexualité, comment peut-on encore parler de l'OEdipe, de l'" envie de pénis ", de la " différence des sexes " ? Près de cent cinquante ans après son invention par Freud, soixante-dix ans après sa relecture par Lacan, la psychanalyse peut-elle prendre en compte les évolutions sociales sans être dénaturée ?
    Certains psychanalystes s'érigent en experts de la " vie psychique ", en détenteurs des normes sexuelles et sociales : ils considèrent l'homoparentalité, la PMA ou la transidentité comme des symptômes du règne de la toute-puissance de l'individu. Selon eux, Foucault, Butler, Bourcier, Preciado ne comprennent rien à leur discipline et, pire, la défigurent.
    Pourtant, Freud puis Lacan ont eu à coeur de laisser la psychanalyse ouverte à la " réinvention " : elle est un champ et une pratique traversés par les sciences, la culture et les mouvements de chaque époque. Si elle souhaite se réinventer et renouer avec ses origines subversives, la psychanalyse pourrait aujourd'hui dialoguer avec les théories féministes, les études queers et les mouvements trans, et se laisser instruire par d'autres expériences érotiques et politiques. C'est en redevenant une théorie critique et inventive, à l'affût des nouveaux savoirs et pratiques, que la psychanalyse peut renouer avec l'émancipation.

  • Freud : la guérison par l'esprit

    Stefan Zweig

    • Éditions payot
    • 2 Juin 2021

    Zweig aimait Freud ; Freud appréciait Zweig. L'auteur de «La Confusion des sentiments» lui rendit hommage en 1932 avec ce portrait saisissant qui célèbre la puissance de l'esprit.

  • L'art de la thérapie

    Yalom Irvin

    • Le livre de poche
    • 10 Octobre 2018

    S'inquiétant de voir la psychothérapie de plus en plus altérée pour des raisons d'ordre économique, et appauvrie par des formations allégées, Irvin Yalom a voulu s'adresser aux nouvelles générations de thérapeutes et de patients. Dans cet ouvrage, construit en une sorte d'inventaire libre et généreux, il aborde les thèmes propres à la thérapie existentielle. En s'appuyant sur son expérience et ses talents de conteur, il y explore les différentes approches et pratiques présentes dans toute thérapie, offrant à ses lecteurs un enseignement précieux, une plongée au coeur de l'entreprise thérapeutique, sa complexité et ses incertitudes.Un demi-siècle de savoir-faire : à la fois manifeste psychanalytique et interpellation philosophique, florilège d'anecdotes vécues et confession essentielle, ce livre, traversé de bienveillance éclairée, continue de nous habiter en secret, de nous faire exister. Dominique Mathieu-Nazaire, Télérama.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Anne Damour.

  • Hériter, une histoire de famille Nouv.

    Hériter, une histoire de famille

    Patrick Avrane

    • Presses universitaires de france
    • 11 Mai 2022

    Que celui ou celle dont nous recevons le legs soit un proche parent ou qu'il soit étranger à notre généalogie, il nous devient familier le temps de la succession. C'est l'impudeur obligée des inventaires et des partages. Se dessine alors la figure d'un homme, d'une femme. Les biens qu'il transmet rendent compte des désirs conscients et inconscients du disparu ; ils témoignent également de ce qu'il a ou n'a pas reçu de ses aïeux, ceux et celles qui l'ont précédé. Hériter, c'est s'inscrire dans la lignée humaine, c'est le signe que l'existence d'un être humain relève aussi d'un passé qu'il n'a pas connu. Le temps de la succession est aussi l'un des rares moments d'une existence où le sujet croise les règles juridiques de la société qui l'héberge. Actes notariés, droits à payer, il est parfois des partages difficiles : sans doute ceux-ci relèvent-ils moins du notaire que du psychanalyste quand il est question d'amour, de haine, d'envie ou de déception.

  • Les chemins de la thérapie

    Samuel Dock

    • Flammarion
    • 16 Février 2022

    « Lever une souffrance psychique qui ravage l'existence, résoudre une difficulté que l'on croit insoluble, retrouver un sens à sa vie : on démarre souvent une thérapie quand tous les autres espoirs ont été déçus. Mais si les discours "psys" sont omniprésents dans notre société et si la consultation psychothérapeutique semble plus démocratisée que jamais, le soin psychique conserve toujours la même opacité. Ce mystère persistant peut dissuader de s'y engager ou, plus grave encore, conduire un patient à supporter une thérapie inféconde, voire dangereuse.
    Quand faut-il consulter ? Comment choisir son thérapeute ? Toutes les psychothérapies peuvent-elles répondre à toutes les demandes ? Quelles sont les règles à respecter en séance ? Que signifie le silence d'un thérapeute ou son refus de poser un diagnostic ? Que faire en cas d'urgence ? De quelle manière la parole et l'écoute peuvent-elles soigner ? Comment le transfert participe-t-il au soin ? Peut-on faire une thérapie en ligne ? Quand faut-il interrompre sa prise en charge ?
    Cet ouvrage répond aux interrogations qui peuvent entraver le soin mental, à toutes ces questions que l'on se pose avant, pendant et après une thérapie. J'ai voulu dévoiler les coulisses des consultations en présentant des séances réelles avec mes patients et offrir à chacun une boussole pour s'orienter dans cette odyssée vitale de la douleur à la rencontre de soi-même. »
    S. D.

  • La sauvagerie maternelle

    Anne Dufourmantelle

    • Calmann-lévy
    • 10 Octobre 2001

    Toute mère est sauvage. Sauvage en tant qu'elle fait serment, inconsciemment, de garder toujours en elle son enfant. De garder inaltéré le lien qui l'unit à son enfant dans cet espace matriciel à laquelle elle-même, petite, fut livrée. Ce serment se perpétue ainsi, secrètement, de mères en filles et en fils, jusqu'à l'étouffement et parfois même le meurtre, si de la différence ne vient pas en ouvrir le cercle, et briser l'enchantement. C'est ce serment, que doit rompre l'enfant pour devenir lui-même, accéder à sa vérité, son désir. Le risque qu'il affronte, pour pouvoir aimer, c'est d'abandonner la mère à la mélancolie et de traverser la peur d'être lui-même abandonné.
    Comment des individus exposés avec une violence particulière à cette sauvagerie s'en sortent-ils ?
    Pourquoi la parole et l'écoute psychanalytique peuvent elles ouvrir un nouvel espace de vie chez ces êtres menacés d'ensevelissement ?

  • L'interprétation du rêve

    Sigmund Freud

    • Seuil
    • 25 Novembre 2014


    Freud
    L'Interprétation du rêve
    Traduit de l'allemand et présenté par Jean-Pierre Lefebvre
    " L'Interprétation du rêve a d'abord été négligée par ses destinataires. Elle évoque à ce titre la Phénoménologie de l'esprit de Hegel. Mais il n'y avait pas ici – bien au contraire – l'alibi épistémologique de l'obscurité du discours. L'une des formes de cette négligence fut un accueil critique de l'intention générale, du sens du travail : un symptôme qui signalait en fait la dimension totalement innovante de celui-ci. Et effectivement, dans le souci méthodique obstiné de prendre en compte toutes les objections, mais aussi dans son horizon théorique et culturel, et par la qualité même de son écriture, elle évoque surtout Le Capital de Karl Marx et L'Origine des espèces de Charles Darwin.
    D'où un paradoxe qui intéresse notamment le traducteur : un livre d'auteur, apparemment lisse, articulé, systématique, linéaire, aujourd'hui encore identifié à ce que Stefan Zweig appelait une "heure étoilée de l'humanité', à une création géniale, mais qui se présente aussi comme un défi déroutant à l'édition scientifique tant il est le produit d'un atelier bourdonnant de lectures, de batailles, de reprises, de contacts avec les patients, de rapports plus ou moins allusifs avec un public. Paradoxe quasi onirique, objectivement inévitable, dont l'écriture est un acteur essentiel. Métaphore, aussi, de ce que la traduction affronte. "
    J.-P. L.
    Jean-Pierre Lefebvre est titulaire de la chaire de littérature allemande à l'École normale supérieure. Ses traductions de Hegel, Marx ou Paul Celan ont fait date.

  • Psychologie de la colonisation Nouv.

    Psychologie de la colonisation

    Octave Mannoni

    • Seuil
    • 20 Mai 2022

    En 1947 éclate à Madagascar une insurrection considérée comme le signe avant-coureur de la décolonisation en Afrique. Elle est très violemment réprimée, mais se poursuit jusqu’à la fin 1948. Octave Mannoni, qui vit dans le pays, écrit alors ce texte fondateur, qui constitue une critique radicale du colonialisme. Il y montre, par la voie de la psychanalyse et de la psychologie, comment les images que le colonisateur s’est fabriquées du colonisé le nient : « Le Nègre, c’est la peur que le Blanc a de lui-même. » Mannoni analyse le mécanisme de dépendance unissant le colonisé au colon par l’écran imaginaire que chacun a dressé entre lui et l’autre. La perspective anthropologique est donc aussi essentielle dans cette réflexion que les préoccupations politiques qui l’ont motivée.

    Cette analyse, totalement nouvelle en 1950, provoqua de vigoureuses critiques d’Aimé Césaire et de Frantz Fanon, qui visèrent particulièrement le « complexe de dépendance » du colonisé. Mannoni y répondit dans des articles ou de nouvelles introductions aux rééditions successives du livre, dont cette nouvelle édition rend compte. Aucune analyse du racisme n’est neutre, il le sait. C’est donc aussi une « décolonisation de soi-même » qui s’impose, toujours à recommencer, comme il l’écrira dans un article ultérieur, donné ici à la suite du livre.Octave Mannoni (1899-1989), psychanalyste, était aussi philosophe et ethnologue, une polyvalence qui l’a installé comme une voix originale dans le champ de la psychanalyse française.Préface de Livio Boni, philosophe et psychanalyste, qui travaille sur l’implication de la psychanalyse dans la critique de la condition coloniale. Il a notamment publié L’Inde de la psychanalyse. Le sous-continent de l’inconscient (Campagne première, 2011) et, avec Sophie Mendelsohn, La vie psychique du racisme (La Découverte, 2021).

  • En novembre 2019, Paul Preciado s'exprime devant 3 500 psychanalystes lors des journées internationales de l'Ecole de la Cause Freudienne à Paris. Devant la profession qui l'a diagnostiqué « malade mental » et « dysphorique du genre », il s'appuie sur Kafka et son Rapport pour une académie, dans lequel un singe parlant discourt devant une assemblée de scientifiques. Loin de toute émancipation, le singe parlant de Kafka explique que son apprentissage du langage ne fut qu'un passage d'une cage à une autre : des barreaux de fer à la subjectivité humaine.
    Depuis sa cage de « mutant », il ne s'agit pas pour Preciado de parler de l'homophobie ou la transphobie des pères fondateurs de la psychanalyse, mais de montrer la complicité de celle-ci avec une idéologie de la différence sexuelle datant de l'ère coloniale, aujourd'hui rendue obsolète par les moyens dont nous disposons pour influer sur nos corps et notre façon de procréer.
    Surtout, le philosophe lance un appel à la transformation des discours et des pratiques psychologiques et psychanalytiques : dans les années à venir, nous devrons élaborer collectivement une épistémologie capable de rendre compte de la multiplicité des vivants, sans réduire le corps à sa force reproductive hétérosexuelle, et qui ne légitime pas la violence hétéro-patriarcale et coloniale.
    La conférence provoque un séisme dans l'auditoire et depuis les associations psychanalytiques se déchirent. Filmé par des smartphones, le discours est mis en ligne et des fragments sont retranscrits, traduits et publiés sur internet sans souci d'exactitude. Afin d'élargir le débat, il importait de publier ce texte dans son intégralité.

  • Cinq psychanalyses

    Sigmund Freud

    • Éditions payot
    • 22 Février 2017

    La psychanalyse repose en grande partie sur cinq cas célèbres : Dora, Le Petit Hans, L'Homme aux Rats, L'Homme aux Loups, et Le Président Schreber, qui abordent des notions clés : l'hystérie, la phobie, l'obsession, la castration, la paranoïa. Freud les a regroupés dans Cinq psychanalyses. Cet ouvrage lu par des générations d'étudiants et de thérapeutes, qui n'était disponible que dans la traduction des PUF, est publié aujourd'hui par Payot dans une édition attractive (traduction nouvelle, préface substantielle pour chaque cas).

  • Voici l'histoire, presque le roman vrai, de James et Alix Strachey, passeurs de la psychanalyse en langue anglaise au début des années 1920. Ils appartiennent au groupe de Bloomsbury, une bande d'intellectuels et d'artistes dont Virginia Woolf et son mari Leonard, fondateur des  éditions Hogarth,  deviendront les figures phares. 
    James Strachey et sa femme Alix partent à Vienne en 1920 se former auprès de Freud à la psychanalyse et à la traduction. L'entente avec le fondateur est immédiate. Il leur confie des textes à traduire et discute avec eux du choix des termes. De retour à Londres, le couple achève la  traduction des Cinq Psychanalyses de cas de Freud et  la  publie au coeur du Bloomsbury littéraire  :  à la Hogarth Press. 
    De façon inattendue, vingt ans plus tard, en 1946, l'aventure de traduction reprend. Après la mort de Freud, son fils Ernst souhaite  une édition complète de référence et pressent James Strachey et Leonard Woolf, seuls à la hauteur de  cette  tâche pharaonique. A soixante ans, James, devenu un psychanalyste renommé, accepte de tout abandonner pour s'y  consacrer, mais pas sans. Ce sera la  Standard Edition  en 24 volumes, achevée  en 1966. Le rêve de Freud est exaucé : il est devenu  un  auteur anglais.
     
    Cet ouvrage est à ce jour la seule et unique introduction au chef-d'oeuvre,  sans égal même en allemand,  que constitue la  Standard Edition. 
     
    Henriette Michaud, psychanalyste, membre du Cercle freudien, angliciste et germanophone, déchiffre et met en scène le lien intime qui unit Freud aux Anglais et à la langue anglaise, dans  Les Revenants de la mémoire, Freud et Shakespeare  (PUF, 2011),  Freud éditeur, les Almanachs de la psychanalyse, 1925-1938  (Campagne Première, 2015).
     

  • Les femmes ? Elles sont depuis le début le moteur de la psychanalyse : elles ont fait son histoire aussi bien en étant étudiées par elle qu'en tant que théoriciennes, créatrices, penseuses ; fougueuses, parfois excessives, pleines de feu, elles ont refusé de se couler dans la norme et les assignations liées à leur sexe. Tel est le fil rouge de ce livre qui raconte, en une cinquantaine de courts chapitres, la relation de la psychanalyse au sexe et à l'amour. En quoi la vie de Lou Andreas-Salomé nous indique-t-elle ce qu'est une femme libre ? Peut-on désirer sans dominer, contrairement à ce que fit Jung avec Sabina Spielrein ? Pourquoi certains, comme Victor Tausk, se suicident-ils au moment où l'amour entre dans leur vie ? Comment en venons-nous à haïr notre conjoint, comme Winnicott avec sa femme ? Que faire quand, comme la Lol V. Stein de Duras relue par Lacan, la jalousie nous crucifie ? Pourquoi acceptons-nous parfois que la personne qu'on aime en aime une autre sans cesser pourtant de nous aimer, comme le firent Virginia Wool, Keynes et les membres du groupe de Bloomsbury ? Peut-on rester l'analysant(e) de la personne avec qui l'on vit une grande histoire d'amour, comme Catherine Millot et Lacan ? Et plus largement, la psychanalyse peut-elle encore nous aider, aujourd'hui, dans notre vie amoureuse et sexuelle ?

  • Lacan versus Foucault : la psychanalyse à l'envers des normes

    Aurélie Pfauwadel

    • Editions du cerf
    • 14 Avril 2022

    Penser les normes, ou l'absence de normes, penser le besoin de normes et la nécessité de s'en défaire à travers l'oeuvre de Lacan et la critique de Foucault, tel est le dessein de cet ouvrage qui entend renouveler tant notre connaissance que nos interrogations sur ces questions.
    À l'heure de l'
    empowerment des minorités, la norme devient une préoccupation essentielle, et la psychanalyse, praxis radicalement hors normes, vient s'extraire du binaire du normal et du pathologique propre à la médecine et transposé au social. Forte d'une double qualification, à la fois psychanalyste et universitaire, Aurélie Pfauwadel questionne le processus de normalisation sociale, l'inventivité des sujets et la régulation qu'elle permet au prisme des critiques foucaldiennes adressées à l'encontre de la psychanalyse.
    Voici, pour la première fois avec une telle ampleur et une telle exhaustivité, la confrontation décisive entre les pensées de Michel Foucault et du dernier Jacques Lacan. Donnant naissance à un véritable
    aggiornamento de la pratique lacanienne, ce livre s'érige aussi contre les préjugés environnant la psychanalyse, qui ont beau jeu de la reléguer à une pratique réactionnaire.
    Exceptionnel d'intelligence et d'écriture.

  • Pourquoi répétons-nous toujours les mêmes erreurs ?

    Juan-David Nasio

    • Éditions payot
    • 5 Mai 2021

    Rejouer sans le savoir les traumatismes de son enfance, multiplier les ruptures amoureuses, souffrir de troubles obsessionnels compulsifs, souffrir d'addictions (au jeu, à la drogue, au sexe, etc.), échouer sans cesse devant les mêmes épreuves... Si la répétition nous permet d'apprendre, de créer et de nous affirmer toujours davantage, elle peut aussi être le moteur de nos échecs. Pourquoi ? Et peut-on s'en sortir ?

  • Malaise dans la Civilisation

    Sigmund Freud

    • Éditions payot
    • 31 Janvier 2014

    Freud explique pourquoi l'agressivité, l'hostilité et la cruauté sont inhérentes au genre humain. Il relie ce qui les relie au plaisir et à l'amour et il montre à quelles conditions la culture permet de contrôler les pulsions de mort.

  • Je sais bien, mais quand même... Nouv.

    Je sais bien, mais quand même...

    Octave Mannoni

    • Seuil
    • 20 Mai 2022

    Au milieu des années 60, Octave Mannoni écrit un article dans lequel il précise sa réflexion psychanalytique sur le fonctionnement de la croyance et celui du déni, conceptualisés par Freud mais considérés comme des thèmes marginaux en psychanalyse. Il va décortiquer l’expression si banalement employée « Je sais bien, mais quand même… », la placer au centre des problématiques propres à la Verleugnung (« déni de réalité ») et l’illustrer par des exemples passionnants tirés de l'ethnologie ou de la littérature : le récit d’un rite initiatique chez les Indiens Hopi ou encore celui d’un extrait des Mémoires de Casanova dans lequel le célèbre séducteur est saisi de superstition un soir de gros orage. D'une grande clarté, la prose vive et non dénuée d'humour d'Octave Mannoni avance avec précision dans les sinuosités du concept.Octave Mannoni (1899-1989) était psychanalyste. Cet esprit libre, passionné de poésie et de botanique, enseigna durant 30 ans, en Martinique et à Madagascar, la philosophie et la littérature jusqu'à sa rencontre avec Lacan, fin 1945, qui l'installe en écriture. Il n’aura de cesse de s’appuyer sur sa connaissance fine de l'ethnologie, de la philosophie et de la littérature pour étoffer sa pratique psychanalytique. Ses principaux écrits sont publiés au Seuil, dont Psychologie de la colonisation, Clefs pour l’Imaginaire ou l’Autre Scène et Ça n’empêche pas d’exister.Préface de Sophie Mendelsohn, psychanalyste, qui est à l’initiative de la constitution du Collectif de Pantin, réunissant psychanalystes, philosophes et anthropologues autour de l'incidence de la race en psychanalyse. Elle a récemment coécrit avec Livio Boni La Vie psychique du racisme (La Découverte, 2021).

  • L'art d'aimer

    Erich Fromm

    • Belfond
    • 5 Novembre 2015

    Nous sommes tous assoiffés d'amour, nous vivons dans l'idée romantique que l'amour va nous tomber dessus sans crier gare. Et si nos relations amoureuses échouent, c'est bien souvent parce que " nous n'avons pas trouvé la bonne personne ".
    Pour Erich Fromm, éminent psychanalyste d'après-guerre, l'amour, qu'il soit parental, fraternel, érotique ou amour de soi, est un art. Et comme tout art, il s'apprend et se cultive. Apprendre à aimer, c'est prendre conscience de sa place dans la société ; c'est comprendre qu'en se tournant vers l'autre, on explore ses propres ressources ; c'est aussi, paradoxalement, réaliser que c'est en s'aimant soi-même qu'on se rend libre.
    Accessible, profondément humaniste,
    L'Art d'aimer est un ouvrage majeur, un classique indispensable, plus que jamais en résonance avec notre époque.

  • Aïon : études sur la phénoménologie du soi

    Carl Gustav Jung

    • Albin michel
    • 10 Novembre 2021

    Études sur la phénoménologie du SoiÉcrit en 1951, Aiôn est l'un des principaux essais de C. G. Jung, alors âgé de 75 ans. Son thème central est la représentation symbolique de la totalité psychique dénommée Soi, qui transcende le moi, rassemble en elle les contraires et offre empiriquement les caractéristiques du « dieu intérieur » de la philosophie éternelle. Comparant l'archétype du Soi et la figure du Christ, Jung étudie le poisson, l'un des premiers symboles du Christ et signe zodiacal gouvernant l'ère (aiôn) chrétienne, à travers son utilisation chez les Gnostiques et dans le symbolisme alchimique.Psychiatre de renommée internationale, président de la première Association psychanalytique internationale et dauphin désigné de Freud avant de rompre avec lui en 1912-1914 sur la question du religieux et du sens à accorder à la mythologie, Carl Gustav Jung (1875-1961) a été l'inventeur et le fondateur de la psychologie analytique.

  • Le malaise dans la civilisation

    Sigmund Freud

    • Points
    • 29 Avril 2016

    " La question cruciale pour le genre humain me semble être de savoir si et dans quelle mesure l'évolution de sa civilisation parviendra à venir à bout des perturbations de la vie collective par l'agressivité des hommes et leur pulsion d'autodestruction. Sous ce rapport, peut-être que précisément l'époque actuelle mérite un intérêt particulier. Les hommes sont arrivés maintenant à un tel degré de maîtrise des forces de la nature qu'avec l'aide de celles-ci il leur est facile de s'exterminer les uns les autres jusqu'au dernier. Ils le savent, d'où une bonne part de leur inquiétude actuelle, de leur malheur, de leur angoisse. Il faut dès lors espérer que l'autre des deux "puissances célestes', l'éros éternel, fera un effort pour l'emporter dans le combat contre son non moins immortel adversaire. Mais qui peut prédire le succès et l'issue ? "
    Sigmund Freud
    Traduit de l'allemand par Bernard Lortholary
    Présentation, notes et bibliographie par Clotilde Leguil

  • Le rabbin et le psychanalyste - deux professions qui pour beaucoup représentent une promesse de révélation du sens. C'est par exemple la démarche très caricaturale du patient qui souhaite à tout prix que son psychanalyste interprète son rêve et lui en révèle sa signification sans ambiguïté, mettant fin à toute équivoque possible. Celui qui écoute, qui lit, serait donc détenteur d'une lecture «?vraie?», d'un sens authentique, signant la fin de la possibilité de toute autre lecture.
    Delphine Horvilleur explique ici combien cette théorie de l'interprétation comme théorie du signe serait en réalité gage de la mort de l'interprétation, en l'enfermant dans une fidélité stérile et sourde.

  • Les phobies

    Paul Denis

    • Que sais-je ?
    • 9 Mars 2022

    La phobie, peur irrationnelle d'une situation sans danger manifeste, nous concerne tous. Chacun a connu sa ou ses phobies et a pu les perdre ou les garder. Peur des souris ou des araignées, vertige, claustrophobie, peur de rougir, phobies scolaires soulèvent la menace d'une angoisse gênante et parfois panique. Elles contraignent à des manoeuvres d'évitement ou à des conduites « contre-phobiques », mais elles marquent aussi le caractère et influencent les relations sociales, amoureuses, tout comme l'ensemble de la vie psychique.

  • Histoire de la psychanalyse

    Roger Perron

    • Que sais-je ?
    • 10 Novembre 2021

    La psychanalyse est née dans l'esprit d'un homme, Sigmund Freud. Retracer l'histoire de la psychanalyse, c'est ainsi d'abord faire celle de la découverte freudienne, en comprendre les tâtonnements, les confusions, les erreurs, les succès. C'est montrer aussi qu'il s'agit de l'oeuvre d'un homme profondément immergé dans la culture de son temps et qu'elle reste pourtant la matière sur laquelle tous les psychanalystes après lui ont travaillé et travaillent encore. Mais la psychanalyse est à présent plus que centenaire et Roger Perron nous invite à en suivre aussi les principaux développements théoriques, pratiques comme institutionnels depuis sa naissance jusqu'à nos jours.

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