• Défaire le discours sexiste dans les médias Nouv.

    Qu'est-ce qu'elle faisait dehors à cette heure ? Avait-elle bu ? Que portait-elle ? Il ne peut pas l'avoir violée, je m'en porte garant, c'est mon ami. C'était une autre époque. Il faut séparer l'homme de l'artiste. C'est un drame, un crime passionnel, le geste fou d'un amoureux éconduit. Pourquoi n'a-t-elle pas porté plainte avant ? C'était un dérapage, une maladresse, un geste déplacé. Il ne pensait pas à mal, c'est quelqu'un de bien. On ne peut plus rien dire. Les féministes sont des folles hystériques.« Depuis trois ans, je collecte et décortique des centaines d'exemples d'un discours sexiste dans la presse, à la télévision ou à la radio. Ce sexisme ne dit jamais son nom, mais c'est bien lui qui conduit les rédactions à taire ou à reléguer les violences sexuelles en périphérie des journaux. Lui qui se loge dans le choix d'un mot ou d'une virgule, participant à la culpabilisation des victimes et à la déresponsabilisation des accusés.Comment lutter contre le sexisme quand il est perpétué et amplifié par les médias  ? Il est temps d'explorer les fondements de ce discours, pour en défaire les mécanismes et nous en libérer.  » R. L.
    « Rose Lamy surveille le poids des maux. »  Clémentine Goldszal  -  M le magazine du Monde  « Sur le fond, c'est passionnant et terrifiant. Mais ce qui m'a le plus touché, c'est l'honnêteté de Rose Lamy. »  Victorine de Oliveira -  Philosophie Magazine  « On ne va pas se mentir, c'est à une démonstration que nous convie Préparez-vous pour la bagarre. En 300 pages, elle expose méthodiquement les mots pour en découvrir les intentions. Son analyse illustrée du discours sexiste puise dans une colère saine qui aura vite fait de carrément mettre le feu aux poudres, et de vous faire bondir de votre chaise. »  Elsa Pereira -  Cheek Magazine  « Un livre indispensable, brillant, qui m'a appris énormément de choses. Ce livre amène un nouveau point de vue : ce sont des faits et uniquement des faits. »  Marion Seclin  « Livre de chevet !! À lire de toute urgence. »  Enora Malagré  « Ce n'est pas à une attaque des médias qu'elle se livre mais à une attaque implacable des discours sexistes qui, lorsqu'ils sont répétés, finissent par passer inaperçus et même par nous convaincre à notre Insu. »  Isabelle Sorente  « Un livre excellent, très source, anglé, sérieux. C'est une arme pour penser, réfléchir, comprendre. »  Illana Weizman 

  • Esprit n.479 ; l'espace public numérique Nouv.

    La régulation du débat public sur Internet est devenue un impératif pour les démocraties européennes, compte tenu du pouvoir exercé par les grandes plateformes numériques. Mais comment la discussion en ligne peut-elle devenir propice à l'exercice de la rationalité critique ? Le dossier, coordonné par Romain Badouard et Charles Girard, examine la propagation des fausses nouvelles, la mobilisation de nouveaux publics, les pouvoirs de régulations privés et la déstabilisation des cadres juridiques. À lire aussi dans ce numéro : le naufrage moral de l'Église, qui sont les talibans ?, gouverner la pandémie, la question woke, et une rencontre avec Pierre Bergounioux.

  • L'histoire de la presse est d'une richesse quasiment sans limite. Les personnalités hautes en couleur y abondent, depuis Théophraste Renaudot, le fondateur mythique, jusqu'aux plus brillants des entrepreneurs contemporains. Les reporters les plus audacieux, les éditorialistes les plus déterminés, les chroniqueurs les plus inventifs se retrouvent, d'âge en âge, pour animer ce monde-là, chacun à sa manière, de leur plume, de leur voix et souvent de leur courage.
    Comme un puzzle peu à peu reconstitué révèle, de pièce en pièce, l'entièreté d'un dessin, ce livre s'attache à faire resurgir, au long de près de quatre siècles, épisode par épisode, l'évolution de la presse française : passionnée, tourmentée, brillante.

  • A travers une sélection d'articles du Guardian de l'année 2020, ce manuel rassemble les sujets de société liés aux questions économiques d'aujourd'hui que les étudiants en économie, gestion, sciences sociales ou prépas économiques et scientifiques sont censés connaître, et sur lesquels ils doivent pouvoir exprimer un avis éclairé.  Par le biais de la lecture d'articles de journaux et l'écoute de documents audiovisuels en ligne (ainsi que les exploitations langagières et thématiques dont ils font l'objet), l'étudiant non-angliciste peut couvrir de nombreux aspects de l'un des huit domaines d'étude proposés. Pour chacun des domaines, un texte d'introduction, un glossaire bilingue et des exercices de révision complètent le chapitre. Ils sont tous indiqués en fonction de leur niveau de difficulté, de B2 à C1.  L'ensemble du manuel utilise l'anglais comme seule langue de travail. 

  • Pénétrez dans les coulisses de la plus grande encyclopédie du monde !
    Qui décide des règles de Wikipédia ? Certains articles peuvent-ils être censurés? Y a-t-il un rédacteur en chef ? Quel est le modèle économique qui la régit ? Combien y a-t-il d'articles à ce jour ? Qu'est-ce qu'un wikipédien ?
    Nous l'utilisons tous les jours, et pourtant elle reste très mystérieuse à nos yeux. Certains en sont adeptes, d'autres l'accusent de tous les maux. En 2020, l'encyclopédie Wikipédia fêtera ses 20 ans, avec plus de 2 millions d'articles publiés. Rémi Mathis, président du conseil scientifique de Wikimédia France de 2014 à 2017, connaît l'encyclopédie mieux que personne. Il répond dans ce livre à toutes les questions que vous vous êtes toujours posées sur l'encyclopédie libre.

  • Nous le constatons tous les jours: la nouvelle économie numérique qui carbure aux algorithmes et aux mégadonnées (Big Data) pose des défis de plus en plus préoccupants à nos sociétés, surtout en ce qui a trait à la protection de la vie privée, au travail ou au vivre-ensemble. Au-delà des promesses de progrès et de liberté que nous chantent ses principaux laudateurs, dont Google, Amazon et Facebook, quelles logiques, quels intérêts se cachent dans la lumière de nos écrans? Qui possède nos donnée? Quels dangers recèle la rencontre de l'automatisation du travail, de la cybernétique, de la quantification et du néolibéralisme à travers le Big Data?
    Ces logiques numériques capitalistes participent à l'amenuisement, voire à la suppression de l'espace politique, à l'érosion de la pertinence économique et sociale du travail humain et à la destruction de la société comme lieu de mutualisation des activités, des projets et des risques. Les moindres aspects de nos existences sont paramétrés en données, c'est-à-dire en marchandises ou en outils de surveillance. Il s'agit de tout mesurer, de numériser le réel et de réduire la vie à des indicateurs: seul ce qui est compté compte. Qui plus est, ces dynamiques accélèrent la mise en place d'oligopoles de la donnée d'une puissance financière et technologique sans précédent. En un mot, elles menacent ni plus ni moins nos sociétés de dissolution.
    Pierre Henrichon déploie une analyse percutante des dynamiques sous-jacentes à ce véritable complexe sociotechnique et financier qu'est le phénomène du Big Data, mais offre également un vibrant plaidoyer contre cette tendance à réduire l'humain à une forme de capital dont il faut uniquement mesurer le rendement.

  • Les médias

    Francis Balle

    En pleine mutation technologique, les médias jouent un rôle chaque jour plus important tant en matière d'information et de communication que de loisir et d'éducation. Presse, cinéma, radio, télévision, Internet : tous ces moyens d'échange multiplient les passerelles entre les personnes, les peuples, les cultures. Francis Balle propose un panorama historique des différents médias. Il examine leurs objectifs ou leurs finalités pour mieux souligner les enjeux majeurs dont ils sont aujourd'hui porteurs : les médias sont-ils en passe de devenir le « quatrième pouvoir » dénoncé par certains ? Soumis aux lois de l'économie marchande, mettent-ils la culture en péril ? L'essor des médias favorise-t-il, à l'ère de la mondialisation de l'économie, l'avènement du village planétaire ?

  • Depuis les années 1950 la sexualité des jeunes inquiète les autorités. À lheure dinternet, laccès facilité à la pornographie, lexposition de la sexualité sur les réseaux sociaux ou le cyberharcèlement angoissent car ils sexerceraient dans des espaces incontrôlables.Mais sait-on vraiment ce que les jeunes font sur internet en matière de sexualité ? Et en quoi ces pratiques influent sur leur vie ? Cest à ces questions que répond ce livre, fruit dune enquête menée auprès de 1 500 Français de 18 à 30 ans. Prenant en compte lâge, la classe ou le genre des personnes interrogées, il en résulte une analyse des relations que les jeunes entretiennent avec la sexualité qui va souvent à lencontre des préjugés. Une réflexion passionnante sur les frontières de lintime à lheure du numérique.

    Yae?lle Amsellem-Mainguy est chargée de recherche à lInstitut national de la jeunesse et de léducation populaire (INJEP). Elle a publié l'Atlas des jeunes en France (Autrement, 2012) et Enque?ter sur la jeunesse (Armand Colin, 2018, avec Arthur Vuattoux).Arthur Vuattoux enseigne la sociologie à lUniversité Paris 13 et est chercheur à lINJEP. Il a travaillé sur le genre et la sexualité et a notamment traduit Raewyn Connell, Masculinite?s. Enjeux sociaux de lhe?ge?monie (Amsterdam, 2014).

  • Qui n’a jamais appréhendé le moment où il lui faudrait prendre la parole ? Qui n’a jamais rêvé d’être capable de communiquer à l’oral non seulement sans crainte mais aussi avec aisance, voire plaisir ? Qui n’a jamais été subjugué par la virtuosité d’un orateur ?Il est souvent d’usage de penser que l’art oratoire relève du talent inné donc d’une sorte de don. Pourtant, il n’en est rien. Car on ne naît pas orateur, on le devient. Celles et ceux qui sont les plus habiles pour communiquer à l’oral utilisent en vérité des techniques, parfois même des stratégies. Et c’est justement ce que vous propose cet ouvrage : vous révéler quelques-unes de ces techniques et stratégies.  Ainsi apprendrez-vous à travers ces pages à préparer au mieux une prestation orale. Ainsi comprendrez-vous comment la mettre en œuvre efficacement. Ainsi découvrirez-vous qu’il est possible d’affirmer votre charisme et de le développer. Ainsi appréhenderez-vous les vertus de l’empathie dont vous saurez faire votre alliée.Clair, accessible, illustré de nombreux exemples et exercices, ce Petit guide pratique de l’orateur s’adresse donc à toutes les personnes qui désirent améliorer leur capacité à s’exprimer à l’oral, qu’elles soient débutantes non expérimentées ou encore professionnelles de la prise de parole. Franck Bellucci est comédien, écrivain et professeur. Il enseigne notamment la communication orale à l’école polytechnique de l’Université d’Orléans et anime des ateliers de pratique théâtrale et d’éloquence. Il a déjà publié plusieurs livres (romans, théâtre, nouvelles, essais).

  • La communication

    Lucien Sfez

    La communication envahit tous les domaines : communication d'entreprise, marketing politique, pages « communication » de nos journaux, technocommunication, psychothérapies de groupe pour apprendre à « communiquer », etc. En soi, communiquer ne veut rien dire. Il y a en revanche des théories, des pratiques et des techniques de la communication que Lucien Sfez expose et discute. Représentative, expressive ou confondante : les formes de la communication y sont décrites ainsi que les idéologies qui les portent afin de permettre à chacun de décrypter ce phénomène fondamental de nos sociétés contemporaines.

  • La disparition progressive des kiosques et marchands de journaux rétrécit l'espace public de la démocratie qui se replie dans l'univers borné des smartphones et des tablettes où l'information est assignée à résidence par le jeu des algorithmes. L'intelligence artificielle - plus d'artifice que d'intelligence - prend le pas sur l'intelligence humaine pour fixer désormais à toute vitesse - érigée en vertu de l'époque - la hiérarchie des événements, selon des critères ou le clic commercial, le « putaclic » à vocation publicitaire, l'emporte sur le discernement éditorial. Éric Fottorino, directeur de publication du 1, s'engage.

    Éric Fottorino est un journaliste et écrivain français. Après 25 années passées au quotidien Le Monde, qu'il dirige de 2007 à février 2011, il est le cofondateur de l'hebdomadaire Le 1, lancé en avril 2014.

  • Le développement du numérique et l'émergence des logiques collaboratives, interdisciplinaires et transversales ont récemment modifié le fonctionnement des organisations et de la communication en entreprise.
    Ce manuel explicite les transformations à l'oeuvre dans les métiers de la communication et la façon dont ceux-ci intègrent des techniques et des outils nouveaux, qui requièrent des compétences multiples (marketing, management de projet, sémiologie, édition, logistique, ou encore humanités numériques).
    Rédigé par des enseignants-chercheurs spécialistes issus d'horizons disciplinaires divers ainsi que par des professionnels des métiers de la communication, cette synthèse fournit non seulement un cadre théorique solide, mais aussi des exemples concrets, des retours d'expériences et des outils méthodologiques adaptés pour se former aux métiers de la communication.
    RESSOURCES NUMÉRIQUES pour approfondir les compétences-métiers et illustrer la réalité du terrain :

    des quiz interactifs
    des interviews d'experts (podcasts et retranscriptions)
    Destiné aux étudiants et enseignants des filières de communication (BUT/ BTS/licences professionnelles, écoles de commerce et de communication, masters) et de gestion (techniques de commercialisation, marketing, distribution) ainsi qu'aux professionnels du secteur.

  • En quelques années, les actifs numériques tels que le bitcoin sont passés de l'anonymat le plus total aux feux de l'actualité. Leur succès repose principalement sur la technologie sous-jacente à leur fonctionnement : la blockchain.
    Appliquée aux problématiques d'une entreprise, la blockchain est un outil formidable pour stocker et partager de l'information de manière décentralisée, sécurisée et transparente. Récente, innovante, c'est une technologie qui est pourtant encore méconnue.
    Accessible à tous, ce livre explique dans un langage non technique ce que sont les blockchains, leurs grands principes de fonctionnement, leurs marchés et leurs principaux cas d'usage.
    Il se focalisera en particulier sur la mise en oeuvre concrète de cette technologie dans un contexte professionnel. Le lecteur découvrira notamment les nombreuses spécificités d'un projet blockchain et sera capable, après sa lecture, d'évaluer par lui-même la pertinence et la faisabilité de ses idées au sein de son organisation.
    Pour les professionnels en entreprise (cadres et dirigeants, techniciens et ingénieurs IT, marketing) ; pour les professionnels de l'information et de la documentation ; pour les enseignants et étudiants en information, communication, documentation et humanités numériques.

  • François Dufour a choisi 100 mots pour défendre et illustrer un journalisme pur et dur : 100 % de faits, 0 % d'opinions, guerre contre le « conditionnel de précaution », respect de la vie privée et de la présomption d'innocence... De A comme Affaire Grégory (symbole de très mauvais journalisme) à W comme Wikipédia (encyclopédie bourrée d'infos à ne pas recopier bêtement) en passant par C comme Capa et K comme Kessel (ses héros), il rappelle quelques règles indépassables de ce beau métier.
    Au risque de ne pas se faire que des amis parmi ses confrères, François Dufour livre un plaidoyer qui sera utile aussi bien à l'étudiant de Sciences Po qu'au journaliste en herbe, à l'attaché de presse comme au citoyen soucieux de s'informer correctement.
    Une lecture indispensable à l'époque de l'invasion mondiale des fake news sur Facebook et de l'autre invasion, celle des médias par les éditorialistes et des réseaux sociaux par les non-journalistes. En fermant ce livre, vous n'écouterez plus les infos, à la radio ou la télé, comme avant...

  • Vidéosurveillance de rue, compteurs connectés, fichiers numériques, puces RFID, lois sur le renseignement, géolocalisation, programme «  Prism  » de la NSA, reconnaissance faciale, traçage, recommandations et offres prédictives de la grande distribution... la surveillance est omniprésente dans les débats publics et semble avoir investi l'ensemble des territoires de la vie quotidienne, accréditant la thèse de l'avènement d'une véritable société de la surveillance généralisée.
    Fantasme sécuritaire ou panique liberticide, la surveillance est également devenue un objet de réflexion scientifique, ouvrant un champ de recherche et d'analyse en plein développement : les Surveillance Studies.
     
    En privilégiant une démarche pluridisciplinaire (littérature, philosophie, science politique, sociologie, sciences de la communication) et en prenant en compte les évolutions médiatiques de la société ( écrans, réseaux, plateformes), cet ouvrage propose un panorama complet des théories de la surveillance, des textes fondateurs (Bentham, Taylor, Weber, Foucault, Deleuze...) aux notions les plus récentes («  vigilance  », «  sousveillance  », «  capitalisme de surveillance  », «  shareveillance  », «  exposition  »).
    Depuis ces premières approches essentiellement organisationnelles, le champ s'est ouvert à la complexité des enjeux sociaux, politiques et personnels de la nouvelle «  économie de la visibilité  » numérique, laissant entrevoir l'émergence contemporaine d'une véritable «  culture  » de la surveillance.

  • Nouveau défi pour l'entreprise après les réseaux sociaux et les big data, l'intelligence artificielle et l'Internet des objets révolutionnent le monde numérique. Pour évoluer dans ce nouvel environnement de travail, les professionnels doivent pouvoir rechercher, surveiller et analyser efficacement l'information.
    Rédigé par une experte en veille stratégique, cet ouvrage actualise les connaissances dans les domaines de la recherche d'information et de la veille sur Internet. Il permet de comprendre le fonctionnement actuel des moteurs de recherche, d'optimiser les recherches web, d'identifier des sources d'information méconnues, de mettre en place différents types de veille stratégique et de découvrir un éventail de méthodes d'analyse automatisée de l'information.
    Pratique et opérationnel grâce à ses exemples concrets, cet ouvrage permet à tout internaute de trouver, collecter, qualifier et analyser l'information réellement utile : un véritable guide de survie dans la jungle de l'information numérique.

  • Les médias ont orchestré l'essentiel de la dramaturgie politique du second tour des élections présidentielles de 2002 et de 2017. Au débat démocratique qu'ils chérissent tant - et qu'ils piétinent si allègrement -, ils ont préféré asséner leurs leçons de bienséance républicaine, de morale civique et de tactique électorale aux électeurs déviants.
    En collaboration avec les communicants politiques, les médias fixent l'agenda électoral, influent sur ce à quoi il faut penser et disposent du pouvoir de consécration (ou de stigmatisation) des candidats. Ce journalisme de prescription des choix électoraux légitimes et d'écrasement des opinions dissidentes, on l'a déjà connu en 1992 et en 2005 avec les référendums sur le traité de Maastricht et sur le Traité constitutionnel européen.
    S'ils ne font pas toujours une élection, les médias cherchent à imposer un choix qui semble inéluctable. Le choix des maîtres. En 2002 et 2017, le rappel à l'ordre médiatique de l'entre-deux-tours eut pour fonction d'effacer le désastre du premier tour : « La récréation est finie ! Au nom de la démocratie, votez ! Mais surtout, votez bien ! »

  • Jaron Lanier, pionnier de la réalité virtuelle et scientifique mondialement connu de la Silicon Valley, nous alerte sur les dangers des réseaux sociaux et nous explique en quoi leurs effets toxiques sont au coeur même de leur conception. En dix arguments simples, il nous encourage à nous libérer de leur emprise pour améliorer notre vie et le monde qui nous entoure.

    Les réseaux sociaux ont tendance à faire ressortir le pire en nous : ils nous rendent tristes, craintifs, égoïstes et moins empathiques. Ils nous bercent d'illusions de popularité et de succès. Ils nous font croire que nous sommes plus connectés que jamais alors qu'ils nous isolent. Jaron Lanier s'appuie sur son expertise pour nous expliquer comment, en nous surveillant constamment et en nous manipulant sans que nous en soyons conscients, ils ont des effets dangereux sur nous. Loin de s'en tenir à la critique, l'auteur nous propose une vision alternative mettant en avant les avantages des réseaux sociaux sans leurs inconvénients.
    Si vous aspirez à une vie plus heureuse, à un monde plus juste et plus pacifique, ou simplement à retrouver votre liberté de penser, arrêtez les réseaux sociaux. Tout de suite!

  • Comment les pratiques de communication au travail évoluent-elles avec l'usage - devenu massif - des outils de communication numériques ? Comment les salariés vivent-ils la numérisation croissante des échanges ? Quels bouleversements et phénomènes nouveaux autour de la civilité ou de l'incivilité organisationnelles peut-on observer ? Avec quelles conséquences sur l'environnement organisationnel et la santé au travail ?
    À travers 7 chapitres signés par des chercheurs en communication, en gestion, en psychologie sociale et en droit social, ce recueil pluridisciplinaire dessine les contours de phénomènes d'incivilités numériques au travail tels qu'ils se développent dans les organisations contemporaines, qu'il s'agisse de mail lapidaire, d'absence de réponse persistante ou de mise en copie abusive.
    Les transformations des pratiques de civilité sont analysées comme les symptômes d'évolutions organisationnelles et technologiques, qui révèlent souvent un travail « en souffrance ».
    Ce livre s'adresse aux chercheurs et aux étudiants, mais également aux professionnels intéressés par les nouveaux enjeux organisationnels et de santé au travail liés à l'usage des technologies de communication, et notamment du travail à distance.

  • Depuis le début des années 2000, les débats sur l'égalité professionnelle et la place des femmes dans les médias se multiplient, notamment au moment du mouvement #metoo et des révélations de harcèlement et de violences sexuelles.
    Alors que les femmes sont de plus en plus nombreuses dans la profession, les inégalités se manifestent- dans la distribution des fonctions et la définition des postes de travail ;- dans les discussions et les activités hors-temps de travail ;- dans les représentations médiatiques.
    Face à ces discriminations, des journalistes femmes s'organisent individuellement ou collectivement. Cette lutte est devenue un enjeu pour les pouvoirs publics et les entreprises de presse, les premiers légiférant, les secondes développant des politiques de « diversité ». Ce manuel analyse les mécanismes de discriminations à l'oeuvre dans le journalisme et fait la synthèse des travaux récents.

  • Les attentats de janvier 2015 ont révélé une fracture béante dans notre société... tout le monde n'était pas Charlie. En classe, les enseignants se sont trouvés démunis face à certains élèves adeptes des fakenews et autres théories du complot. Dans ce contexte, France Inter a senti la nécessité absolue d'une éducation aux médias et à l'information auprès des élèves. InterClass' était né.
    Ce dispositif, élaboré par Emmanuelle Daviet, fait collaborer journalistes et professeurs pour amener les collégiens et lycéens en REP à expérimenter l'investigation rigoureuse, la vérification des sources et l'exigence de probité dans le journalisme. Les élèves découvrent que la réalité est plus complexe qu'un slogan, que les explications les plus attractives ne sont pas nécessairement les meilleures et qu'il y a encore plus de plaisir à chercher à comprendre qu'à imaginer pouvoir tout expliquer.
    Ce livre offre aux enseignants, aux éducateurs, aux parents ainsi qu'aux hommes et femmes de médias de belles occasions de réflexion et l'inspiration pour concevoir des projets similaires et faire des collégiens et lycéens des citoyens éclairés.

  • Comment le numérique transforme-t-il la musique ?
    Les sciences sociales se penchent désormais sur les mutations des pratiques de création, de promotion ou l'expérience des auditeurs... mais la question même n'échappe pas au déterminisme technique. L'auteur propose de renverser la perspective et se demande ce que la musique fait aux technologies et aux médias du Web.
    Il montre ce que la success story d'une plateforme de référence, YouTube, doit à la musique - en observant la multiplicité des pratiques, des formes et des valeurs qui lui sont associées, depuis les premiers clips bricolés jusqu'à la circulation accélérée des remixes sous le contrôle des maisons de disques.
    L'ouvrage se fonde sur un travail documentaire et généalogique inédit à partir des traces laissées par YouTube dans les archives du Web, d'analyses serrées de ses interfaces successives, des blogs de ses équipes, et bien sûrs de chaînes et de vidéos emblématiques.
    Finalement, ce livre montre comment, loin de répondre à un besoin immédiat, YouTube s'est construit par de multiples détours, profitant d'expériences issues des mondes de la musique pour mieux les exploiter et les réorienter.

  • Ces dernières années, le développement des technologies numériques a donné un nouvel essor à la figure de l'amateur, notamment dans le domaine de la culture. Face à cette nouvelle donne, plusieurs institutions ont lancé des plateformes contributives culturelles, pour permettre à des amateurs, ou plus généralement à des citoyens, de participer à la construction de savoirs liés à leurs objets culturels en interaction avec l'institution. Les rapports entre institutions et amateurs qui s'instaurent à travers ces dispositifs ne sont pas linéaires et transparents. Si l'institution voit le besoin d'interagir avec ces figures clés, en même temps elle a du mal à leur donner une place qui en préserverait la liberté d'expression. Similairement, les amateurs qui commencent leur activité en autonomie sont souvent attirés par le cadre institutionnel qui peut donner de la reconnaissance ou de la visibilité à leur action. Cependant, dans ce cadre institutionnel, ils ne sont pas toujours à l'aise.
    En interrogeant les modèles épistémiques et politiques de ces plateformes, entre sciences participatives et pratiques amateurs, cet ouvrage a l'ambition de proposer une nouvelle approche à l'étude des plateformes contributives en tant que dispositifs multi-espace de dialogue entre les institutions et les citoyens.

    Ces dernières années, le développement des technologies numériques a donné un nouvel essor à la figure de l'amateur, notamment dans le domaine de la culture. Face à cette nouvelle donne, plusieurs institutions ont lancé des plateformes contributives culturelles, pour permettre à des amateurs, ou plus généralement à des citoyens, de participer à la construction de savoirs liés à leurs objets culturels en interaction avec l'institution. Les rapports entre institutions et amateurs qui s'instaurent à travers ces dispositifs ne sont pas linéaires et transparents. Si l'institution voit le besoin d'interagir avec ces figures clés, en même temps elle a du mal à leur donner une place qui en préserverait la liberté d'expression. Similairement, les amateurs qui commencent leur activité en autonomie sont souvent attirés par le cadre institutionnel qui peut donner de la reconnaissance ou de la visibilité à leur action. Cependant, dans ce cadre institutionnel, ils ne sont pas toujours à l'aise.
    En interrogeant les modèles épistémiques et politiques de ces plateformes, entre sciences participatives et pratiques amateurs, cet ouvrage a l'ambition de proposer une nouvelle approche à l'étude des plateformes contributives en tant que dispositifs multi-espace de dialogue entre les institutions et les citoyens.

  • La pandémie de Covid-19 nous rappelle avec acuité que le Web est devenu incontournable dans l'étude des événements récents. En cela le phénomène mémoriel ne fait pas exception, que l'on pense aux débats sur le passé colonial ou sur la Guerre d'Algérie. Cependant, les traces laissées sur la Toile sont instables et difficiles à appréhender pour les historien·ne·s du temps présent. Nées dans les années 1990, les initiatives d'archivage de ce patrimoine nativement numérique se sont traduites par la création d'un dépôt légal du Web français dont la collecte, la conservation et l'accès sont organisés par l'INA et la BNF. Ce Web archivé constitue un gisement de sources précieux permettant de retrouver des contenus aujourd'hui inaccessibles en ligne. L'archivage du Web offre en outre la possibilité de consulter d'anciennes versions de sites mais aussi de pérenniser un corpus issu du «Web vivant». Ce livre, à partir de la thèse pionnière soutenue en 2015, apporte des clefs pour appréhender les enjeux historiographiques liés au déploiement des récits publics consacrés aux passés sur le Web. Il propose également des pistes méthodologiques adressées à des étudiant·e·s ou à des chercheur·e·s désireux·euses de se plonger dans l'étude d'un phénomène à partir des archives du Web.

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