• Au début du mois d'avril 2011, un homme de 50 ans disparaissait sans laisser de traces, avant qu'on ne retrouve les corps de sa femme, de leurs quatre enfants et de leurs deux chiens enterrés sous la terrasse de leur maison nantaise.
    Presque dix ans plus tard, les innombrables mystères qui entourent "l'affaire Xavier Dupont de Ligonnès" font de celle-ci le fait divers français le plus indéchiffrable et discuté de ce début de millénaire.
    Ce récit, paru à l'été 2020 en deux volets dans le magazine Society après quatre ans d'enquête, est le plus détaillé jamais publié sur l'affaire.
    Pierre Boisson, Maxime Chamoux, Sylvain Gouverneur et Thibault Raisse sont journalistes pour le magazine Society.

  • Comment les milliards du crime organisé parviennent-ils à échapper aux contrôles?? Qui sont les hommes de l'ombre qui aident les parrains du tra c de drogue international à blanchir leur fortune??
    Pour démanteler ces réseaux, le capitaine de police Quentin Mugg a mis en application les méthodes de l'enquête criminelle. Filatures, écoutes, sonorisations... pendant plusieurs années, son équipe a remonté le euve de l'argent sale. Cette traque a abouti à des saisies spectaculaires. En 2018, 18 millions d'euros d'avoirs criminels et 100 millions d'euros de fraude scale ont été con squés. Un record en France.
    Connues sous le nom d'opérations Virus, Rétrovirus, ou encore Cedar, ces enquêtes ont révélé l'existence d'un acteur clé du blanchiment?: le saraf. Un personnage puissant et mystérieux, trait d'union entre le monde des tra quants de drogue et celui de la haute nance internationale. Le chaînon manquant dans la lutte contre le crime organisé.
    De Casablanca à Dubai, en passant par Paris, Anvers et Madras, Quentin Mugg dévoile pour la première fois, de l'intérieur, les méthodes employées par son groupe. Il nous entraîne dans les arcanes du blanchiment, où se trouvent reliés, parfois sans même le savoir, tra quants de drogue, banquiers internationaux, contrebandiers d'or et fraudeurs scaux.
    Quentin Mugg est policier spécialisé dans la lutte contre le blanchiment d'argent. Ancien de la DST, capitaine de police à l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) de 2005 à 2015, Quentin Mugg dirige aujourd'hui le groupe de coordination antidrogue à Europol, l'agence européenne de police criminelle. Hélène Constanty est journaliste d'investigation indépendante.

  • " Macron, c'est moi en mieux ", confiait Nicolas Sarkozy en juin 2017. En pire, rectifient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Huit ans après Le Président des riches, les sociologues de la grande bourgeoisie poursuivent leur travail d'enquête sur la dérive oligarchique du pouvoir en France.
    " Macron, c'est moi en mieux ", confiait Nicolas Sarkozy en juin 2017. En pire, rectifient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Huit ans après Le Président des riches, les sociologues de la grande bourgeoisie poursuivent leur travail d'enquête sur la dérive oligarchique du pouvoir en France.
    Au-delà du mépris social évident dont témoignent les petites phrases du président sur " ceux qui ne sont rien ", les auteurs documentent la réalité d'un projet politique profondément inégalitaire. Loin d'avoir été un candidat hors système, Emmanuel Macron est un enfant du sérail, adoubé par les puissants, financé par de généreux donateurs, conseillé par des économistes libéraux. Depuis son arrivée au palais, ce président mal élu a multiplié les cadeaux aux plus riches : suppression de l'ISF, flat tax sur les revenus du capital, suppression de l'exit tax, pérennisation du crédit d'impôt pour les entreprises... Autant de mesures en faveur des privilégiés qui coûtent un " pognon de dingue " alors même que les classes populaires paient la facture sur fond de privatisation plus ou moins rampante des services publics et de faux-semblant en matière de politique écologique.
    Mettant en série les faits, arpentant les lieux du pouvoir, brossant le portrait de l'entourage, ce livre fait la chronique édifiante d'une guerre de classe menée depuis le coeur de ce qui s'apparente de plus en plus à une monarchie présidentielle.

  • Un réveil à l'aube au lendemain d'une soirée raclette en famille. Un petit déjeuner devant une série. Un passage à la salle de bains pour enfiler T-shirt, short et baskets. Un câlin à son mari Jonathann, un message à sa soeur Stéphanie : « Hello, tout le monde debout ! Je vais aller courir un coup, je passerai peut-être vous faire un coucou si je suis motivée. Bisous. »Voici comment aurait pu se dérouler une matinée ordinaire dans la vie d'Alexia Daval.Mais ce samedi 28 octobre 2017, la jeune femme de 29 ans n'a pas regardé de série en dégustant une salade de fruits, n'a pas embrassé son mari, n'a pas écrit à sa soeur, n'est pas sortie faire un jogging dans les alentours de Gray-la-Ville, en Haute-Saône.Et pour cause : Alexia était déjà morte.
    Pendant trois mois, son mari Jonathann s'est d'abord fait passer pour un époux éploré, avant de reconnaître l'avoir frappée et étranglée à leur domicile, dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017. Puis, à l'issue d'une reconstitution du meurtre effectuée le 17 juin 2019, il a admis avoir procédé à la crémation partielle du corps d'Alexia dans un bois voisin.
    Aude Bariéty, qui chronique quotidiennement faits divers et affaires judiciaires pour Le Figaro, nous restitue, presque heure par heure, le récit glaçant de ce drame.

  • La très belle responsabilité d'être chef exige de se connaître et de travailler sur soi-même. Le Président de la République songe à réformer l'ENA sur le modèle de l'École de guerre. Une formation d'un an accueillant sur concours les officiers interarmées qui deviendront les militaires chefs de demain. L'art du commandement développé au sein de l'école ne doit rien à Sun Tzu mais beaucoup au maréchal Foch qui en dégagé trois principes : liberté d'action, concentration des efforts et économie des forces. Il vaut pour l'armée comme pour l'entreprise. Le commandement pour Loïc Finaz est une affaire collective. Dans la Marine, la forme la plus aboutie de la discipline est l'initiative au combat, pas toujours valorisée dans les entreprises, même les plus modernes. Il appartient au leader de développer l'esprit d'équipage et de faire des choix avant de les faire appliquer. À condition d'avoir au préalable développé les qualités nécessaires à sa mission.

  •  
    Sans peur, il n'y a pas de challenge. Sans challenge, il n'y a pas de progression. Sans progression, il n'y a pas de vie.
     
    La peur n'est pas étrangère à Ant Middleton : ancien membre des forces spéciales britanniques, il l'a affrontée au quotidien et ne savait jamais ce qui l'attendait derrière la prochaine porte. En prison, plongé dans l'inconnu, coupé de ses amis et de sa famille, il a vécu isolé avec ses pensées négatives et sans projet d'avenir. Dans les conditions extrêmes de l'ascension de l'Everest, il s'est confronté à sa plus grande peur, celle de devoir abandonner sa femme et ses enfants.
     
    Mais la peur n'est pas son ennemie. C'est une énergie qui le pousse à aller de l'avant. Le concept qu'il a développé,  La bulle de la peur, lui a appris à comprendre la force positive qu'elle peut devenir. La peur donne à Ant un cadre qui lui permet de relever les challenges de sa vie, aussi bien à la maison qu'en expédition.
    Dans ce livre, Ant Middleton nous apprend comment  La bulle de la peur  peut être utilisée dans nos vies pour nous aider à nous dépasser, à devenir plus fort et déterminé. Ce livre vous permettra de passer à l'action et d'aller au-delà de vos limites pour gravir votre propre Everest.
     
     

  • Dans cet ouvrage formé de deux essais qui se complètent l'un l'autre, Jean François Billeter éclaire doublement ce qui se passe en Chine aujourd'hui : d'abord du point de vue de l'histoire du capitalisme, de cette "réaction en chaîne non maîtrisée" dont il retrace l'histoire depuis son début en Europe, à l'époque de la Renaissance ; ensuite du point de vue de l'histoire chinoise, dont il offre également une synthèse dense, mais claire. Cet ouvrage intéressera les lecteurs qui s'interrogent sur la Chine actuelle, mais aussi ceux qui réfléchissent sur le moment présent de l'histoire et ses suites possibles.

  • Nouvelles leçons sur le renseignement Nouv.

    Comment fonctionnent les systèmes nationaux de renseignement ? De quels moyens disposent-ils ? Face aux défis nouveaux que sont le terrorisme international, l'espionnage économique, les cyberattaques, voire les cyberguerres, comment sont élaborées et conduites les politiques de renseignement ? Avec quels succès et quels échecs ? La mise en oeuvre des techniques du renseignement est-elle compatible avec l'exigence démocratique ? Comment définir ce que pourraient être des relations vertueuses entre l'exécutif et les professionnels du renseignement ? Telles sont quelques-unes des questions essentielles auxquelles ce livre, le premier du genre en langue française, écrit par deux professionnels reconnus, s'efforce de répondre. Pour la première fois, la pratique réelle du renseignement sort de l'ombre où elle était confinée. Très complet, fourmillant d'exemples et reposant sur de larges comparaisons internationales, cette nouvelle édition, à jour et enrichie, d'un ouvrage devenu de référence passionnera tous ceux qui s'intéressent au renseignement d'État mais aussi à l'intelligence économique. Jean-Claude Cousseran est diplomate de carrière et spécialiste du monde arabo-musulman. Il a été le premier directeur de la stratégie de la Direction générale de la sécurité extérieure de 1989 à 1992, puis son directeur général entre 2000 et 2003. Philippe Hayez, magistrat à la Cour des comptes, a exercé diverses fonctions au sein des ministères des Affaires étrangères et de la Défense. Affecté à la Direction générale de la sécurité extérieure de 2000 à 2006, il a cofondé le séminaire Métis de Sciences Po sur les politiques de renseignement. 

  • Cheveu, empreinte, insecte, goutte de sueur,trace dans la boue  : les experts scientifiques de la Gendarmerie nationale traquent le moindre élément des scènes de crime. Pour eux, tout peut être un indice permettant d'élucider une affaire. Ce livre nous fait entrer, pour la première fois, dans l'un des instituts de criminalistique les plus secrets au monde, à Paris.
    Ces «  super experts  » racontent leur quotidien à travers une vingtaine d'affaires, de la mort de Diana au crash du vol Rio-Paris, de la disparition de Maëlys à la tuerie de la famille Flactif. On y découvre la réalité passionnante d'une profession où l'on jongle entre chimie, toxicologie, génétique, biologie, balistique et science des explosifs.
    Un métier à mille lieux des séries télévisées... mais et où tout est vrai  !
    Sur les scènes de crimes avec les experts de la Gendarmerie.

  • Les émotions dévorent l'espace social et politique au détriment des autres modes de connaissance du monde, notamment la raison. Certes, comme le disait Hegel, « rien de grand ne se fait sans passion », mais l'empire des affects met la démocratie en péril. Il fait régresser la société sous nos yeux en transformant des humains broyés par les inégalités en bourreaux d'eux-mêmes, les incitant à pleurer plutôt qu'à agir.

    À la « stratégie du choc » qui, comme l'a montré Naomi Klein, permet au capitalisme d'utiliser les catastrophes pour croître, Anne-Cécile Robert ajoute le contrôle social par l'émotion, dont elle analyse les manifestations les plus délétères : narcissisme compassionnel des réseaux sociaux, discours politiques réduits à des prêches, omniprésence médiatique des faits divers, mise en scène des marches blanches, etc. Une réflexion salutaire sur l'abrutissante extension du domaine de la larme et un plaidoyer civique pour un retour à la raison.

  • Mis en scène au cinéma, dans les séries télé ou en littérature, les services de renseignement, appelés aussi « services secrets », sont l'objet de multiples fantasmes. En réalité, l'activité de renseignement vise à recueillir, analyser, exploiter et diffuser des informations afin d'éclairer les choix stratégiques d'un pays. Il a aussi pour but de préserver les capacités militaires et civiles d'un État et de prévenir les menaces. Comment est organisée cette activité essentielle ? Quelles sont les différentes structures qui en ont la charge, quel est leur rôle et comment fonctionnent-elles ? Précis et concret, cet ouvrage conçu par un spécialiste présente l'histoire, les méthodes et les acteurs du renseignement en France, des origines à nos jours.

    Cette nouvelle édition mise à jour est enrichie de récits sur certaines grandes aff aires d'espionnage.

     


    CHRISTOPHE SOULLEZ, universitaire, est chef de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) au sein de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ).

    Spécialiste des questions de sécurité, il enseigne notamment à l'École des officiers de la Gendarmerie nationale (EOGN), à l'École nationale supérieure de la police (ENSP) et à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est le co-auteur de plusieurs ouvrages dont La criminologie pour les Nuls (First) et 3 minutes pour comprendre les 50 plus grandes affaires criminelles de notre histoire (Le Courrier du livre).

  • 300 mètres carrés, 111 hommes, 70 jours sous la mer : bienvenue à bord d'un SNLE, c'est-à-dire d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins, seigneur des océans. Monstres d'acier, cathédrales de silence, les sous-marins rôdent sous les flots, veillant sur nous et notre sécurité, et nous n'en savons rien. Pourtant bien des choses se passent au fond des eaux, et la vie à bord est tout sauf ennuyeuse. Elle obéit à des règles, une discipline stricte et sereine, des rituels, des loyautés et des amitiés qui ont le goût de l'aventure et sans lesquelles peut-être risquer leur vie aurait moins de sens pour ces hommes.

    Sous-marinier pendant plus de vingt ans, l'amiral François Dupont nous emmène à bord du bateau qu'on lui a confié, immergé avec les hommes dont il a la responsabilité, pour, le temps d'une traversée, partager avec nous la beauté de ce métier où s'incarnent à chaque instant le sens de l'engagement et la notion du devoir.

  • Point de haine de l'économie là où on nous fait aimer l'argent, à tout prix. Point de haine de l'économie, mais une économie de la haine. Le programme: faire l'économie de la haine. Haïr sans qu'il n'y paraisse. Ainsi s'investit-on dans l'asservissement à l'argent. Sous les données, sous les calculs et sous la spéculation: des crimes, du sang, du vol et des morts, mais assourdis par ce savoir économique et ses prérogatives légales. Car l'argent fait écran: faut-il qu'on délocalise des usines, licencie du personnel, pollue des rivières, contourne le fisc, soutienne des dictatures ou arme des chefs de guerre pour que le prix d'une action monte en Bourse? Cette culture de l'argent nous autorise précisément à faire l'économie de ces questions, sur le mode de l'autocensure. Alain Deneault en tire un à un les fils, pour libérer notre conscience de ce filtre marchand qui codifie le social.

  • Thomas Sankara reste une figure de premier plan du panafricanisme et de l'anticolonialisme.
    Durant son passage à la tête du Burkina Faso, interrompu par son assassinat en 1987, Sankara a marqué l'histoire de son pays, de son continent, et plus largement la mémoire des luttes anti-impérialistes.
    Pourtant aujourd'hui encore, de nombreux discours restent inédits, une motivation suffisante pour la publication de ce nouveau recueil, dont les textes ont été rassemblés et commentés par un spécialiste de la révolution burkinabè et biographe de Thomas Sankara.
    On entend souvent dire que Thomas Sankara est populaire parce qu'il faisait ce qu'il disait. Confronter les discours à la réalité que vivait le pays, comparer le projet aux réalisations, sont parmi les objectifs majeurs de cet ouvrage.
    Ce qui est nouveau, par rapport aux autres recueils de discours, c'est que cette fois chaque discours est précédé d'une introduction spécifique.
    Mieux le situer dans son contexte permet en effet de mieux en saisir la portée, mais aussi le mouvement.
    Pour la première fois, sont présentés ici tous les discours prononcés à l'occasion des anniversaires de la révolution, ou du nouvel an, dans lesquels Thomas Sankara fait le point sur ce qui a été réalisé, les difficultés rencontrées et les objectifs fixés pour l'année à venir.
    Mais sont rassemblés aussi les principaux discours de Thomas Sankara. Ceux qui abordent les thèmes qui lui étaient chers?: la libération de la femme, la lutte contre la dette, l'utilisation de la langue française, la défense de l'environnement, la justice, le mouvement des non-alignés, les Comités de défense de la révolution, la justice populaire mais aussi le fameux discours à l'ONU où il s'affirme comme porte-parole de tous les opprimés.
    Enfin, trois textes viennent encadrer ces discours?: une biographie de Thomas Sankara, la présentation de son projet, et la synthèse de ce qu'on sait sur son assassinat. Un ouvrage complet permettant d'avoir une connaissance approfondie de cette expérience révolutionnaire inédite et du rôle qu'y a joué son leader Thomas Sankara.
    Cet ouvrage, enrichi une chronologie détaillée, offre aux lecteurs un aperçu complet de la révolution au Burkina Faso, et du rôle spécifique que Thomas Sankara y a joué.

  • Plongée immédiate dans le quartier latin en Mai 68. Des slogans d'inspiration situationniste recouvrent les murs : "Vivre sans temps morts." "Jouir sans entraves." "Ne travaillez jamais." Dès le 3 mai, 2000 étudiants sèment sur leur parcours leurs revendications. Lors de la Nuit des Barricades, l'imagination prend le pouvoir : "La société est une fleur carnivore." Puis vient la contestation pure : "Défense d'interdire" ou encore "C.R.S. = S.S.". La Sorbonne subit ensuite l'assaut des profanateurs : "Professeurs, vous nous faites vieillir." Les photographies de ces slogans, saisis à chaud, forment des documents exceptionnels sur ces dix jours de révolte. Les revendications, matériellement éphémères, resteront à jamais gravées dans les mémoires.

    Mousse, peintre en bâtiment puis journaliste, Walter Lewino (1924-2013) s'engage dans la France libre à l'âge de 17 ans. Démobilisé en 1946, il se lance dans des études de lettres. Il entre plus tard au Journal officiel puis devient rédacteur en chef adjoint de France Observateur. En 1978, il rejoint le Nouvel Observateur. Il est l'auteur de plusieurs romans, dont L'Heure (1959), L'Éclat et la blancheur (1967), Fucking Fernand (1976, porté à l'écran par Gérard Mordillat) et Châteaunoir (1998).

  • Même s'ils sont l'instrument de prédilection pour les frappes dites « chirurgicales », les drones ne visent juste qu'une fois sur dix et, la plupart du temps, assassinent des personnes qui ne représentent aucune menace. De plus en plus utilisés par les militaires et les services de renseignements américains, ces engins et ceux qui les commandent à distance font non seulement de nombreuses victimes innocentes, mais ils affaiblissent le renseignement antiterroriste en attisant la colère des populations affectées par la menace de la mort venue du ciel, en plus d'empêcher la collecte d'informations, parce qu'ils tuent au lieu de capturer.

    Jeremy Scahill et toute l'équipe du site d'investigation The Intercept analyse ici une série de documents qui leur ont été confiés par un lanceur d'alerte issu du milieu du renseignement. Un document glaçant qui révèle comment l'État s'arroge le droit de vie et de mort sur des centaines de personnes.

  • Légende de l'armée américaine, le général McChrystal a repensé la stratégie militaire des États-Unis contre Al-Qaïda. Sa réputation de " grande gueule " a fait oublier la qualité de sa réflexion. La voici, portée par un plaidoyer percutant pour une nouvelle organisation des équipes et de l'action. Bien au-delà de l'armée.
    " Il est important de préciser dès le départ ce que ce livre est, et ce qu'il n'est pas.
    Ce n'est pas un récit de guerre, bien que l'expérience de notre combat contre Al-Qaïda en soit la trame de fond. Au-delà des soldats, c'est aussi l'histoire d'hommes célèbres et d'autres moins, de papillons, de jardiniers et de champions d'échecs. Le lecteur croisera des crapauds gluants, des bêtes mythiques, des machines infernales et des écosystèmes particulièrement fragiles. Nous espérons aider le lecteur, à saisir les particularités de notre monde actuel et la manière de les appréhender au mieux. Nous défendons l'idée suivante : il faut reconsidérer la recherche de l'efficacité qui est actuellement la norme. L'efficacité reste importante, mais la capacité d'adaptation aux changements permanents et complexes est devenue un impératif. En nous appuyant sur notre expérience opérationnelle, associée à un tout un éventail d'exemples tirés du monde des affaires, des hôpitaux, des organisations non gouvernementales, mais aussi de sources plus improbables, nous présentons les symptômes du problème, ses causes profondes, et les méthodes que qui se sont avérées efficaces pour nous et pour d'autres personnes. Les lecteurs saisiront et mesureront le défi auquel ils font face et seront capables de cerner ce qui est pertinent pour eux. "
    Stanley McChrystal
    Fondé sur de nombreux exemples vivants, tirés de l'histoire, de l'économie mais aussi de sa propre expérience sur le terrain, Stanley McChrystal expose sa progressive mise au point d'une stratégie de commandement et d'organisation. L'action militaire - mais aussi celle de la politique, des affaires, des administrations, des hôpitaux... - doit se concevoir comme celle d'une " équipe d'équipes " (" team of teams ") et non pas comme une hiérarchie verticale, bridant l'initiative individuelle. Cet esprit d'équipe implique aussi une nouvelle façon de commander et de gouverner. Le chef doit cesser de s'imaginer en joueur d'échecs. Son modèle serait plutôt le jardinier.

  • D'où procède le pouvoir, cette mystérieuse faculté qui engendre la peur ou suscite l'adhésion ? Est-il inné, inscrit dans les gènes ? La dominance s'enracine-t-elle dans des mécanismes neurophysiologiques imprimés au plus profond du cerveau social ? D'où provient cette disposition à la dominance, celle qui, universellement répandue dans toutes les sociétés humaines, et aussi chez les singes, permet de contraindre autrui à faire, ou conduit à le dissuader de faire ? Quelles sont les origines de la violence, celles de la cruauté qui anime les monstres politiques ? Mais, aussi, quelles sont celles de l'empathie et celles de la compassion ? Convoquant la neurobiologie, l'anthropologie et l'histoire, les conjuguant, encore une fois, avec son talent d'écrivain, Jean-Didier Vincent nous offre dans ce livre, après tous ceux consacrés par lui au pouvoir des passions, une vaste et riche fresque sur les passions du pouvoir. ?Jean-Didier Vincent est membre de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine, professeur émérite à l'université Paris-Sud et il a dirigé l'Institut Alfred-Fessard du CNRS à Gif-sur-Yvette. Il est notamment l'auteur du Voyage extraordinaire au centre du cerveau et de Biologie des passions, qui ont été de très grands succès. 

  • Les communs sont-ils une alternative à la société du tout marché ?
    Entre le privé et le public, nous assistons un peu partout dans le monde à une renaissance des communs. En réalité ils n'ont jamais disparu et on estime que près de deux milliards de personnes appliquent le principe de communs­ pour des biens et services de leur vie quotidienne. Le concept de commun, qui demande la coexistence d'une ressource définie, d'une communauté déterminée et d'un mode de gouvernance collectif, renvoie à la prise de conscience des limites d'une régulation par le marché ou par le public.
    Cette renaissance des communs a été dynamisée par l'apparition des communs informationnels (logiciels libres, Wikipédia, licences Creative Commons...) luttant contre les abus de la propriété intellectuelle, mais aussi grâce à la prise de conscience des dangers de la privatisation du monde et du vivant par les transnationales ou les plus riches, générant conflits, inégalités et destructions écologiques. Elle a aussi été dynamisée par les échecs du tout étatique, à la gestion souvent lourde et bureaucratique.
    À travers dix idées reçues, ce livre interroge les communs et repose la question taboue de la propriété et de l'héritage, donc des rapports de pouvoir. Car toute extension du domaine des communs entraîne la remise en cause des pouvoirs donnés aux propriétaires, qu'ils soient privés ou publics.
    Dans sa partie propositions, cet ouvrage, vulgarisateur et pédagogique, prône la priorité donnée à la valeur d'usage et la mise en place ou l'extension dans nombreux domaines d'une propriété communale, associée non à des individus mais à une collectivité.
    Les communs, alternative à la société du tout marché, réponse à l'offensive néolibérale, dépassement du capitalisme et de l'étatisme, révolution du XXIe siècle ? Ce livre montre que c'est peut-être un peu tout cela.
    Cet ouvrage revient sur la notion fondamentale et taboue de la propriété pour décrypter les rapports de pouvoirs qu'elle sous-tend.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Trait d'union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, le Mouvement Utopia se définit comme une coopérative citoyenne et politique. Il défend ses convictions altermondialistes et écologistes dans une perspective de dépassement du capitalisme et de la logique productiviste.

  • Voici un livre exceptionnel : il retrace l'épopée de la DGSE, le service de renseignement français à l'international, tout juste trentenaire, et des services qui l'ont précédée. Cette centrale d'espionnage et de contre-espionnage est en effet l'héritière

  • Quelle place pour le peuple dans la démocratie ? L'ouvrage de Jacques Julliard gravite autour de cette interrogation fondamentale. " En donnant à ce livre le titre L'Esprit du peuple, j'ai voulu signifier qu'il s'inscrit tout entier en faux contre la tendance commune à l'intelligentsia de gauche, aux apparatchiks du socialisme, comme, bien entendu, aux théoriciens du capitalisme, qui est de faire du peuple une masse de manoeuvre inerte, entièrement déterminée par sa place dans la production. Le peuple a sa propre intelligence de l'Histoire et sa propre conscience morale. "
    Ce volume, qui réunit des textes d'origines diverses, forme un ensemble aussi passionnant qu'éclairant pour comprendre l'itinéraire personnel, politique et moral de l'un des grands intellectuels de notre temps, historien reconnu du mouvement ouvrier et des gauches françaises.
    Jacques Julliard évoque ses origines, retrace son parcours étudiant en khâgne à Lyon, puis à l'École normale supérieure, son entrée à la revue Esprit et son expérience de la guerre d'Algérie. Les questions sociales occupent une place centrale dans son oeuvre, sa réflexion et ses engagements militants. L'autonomie ouvrière, le syndicalisme d'action directe autour de Fernand Pelloutier, Mai 68 et le syndicalisme révolutionnaire, l'idée d'autogestion, populisme du peuple et l'élitisme des élites - autant de thèmes ici recensés par celui qui fut l'un des compagnons de route de la CFDT et compagnon de route du rocardisme. Jacques Julliard revient ensuite sur des lieux d'action et de mémoire plus politiques, sur son rôle au Nouvel Observateur et aux éditions du Seuil, et sur la figure de ceux qu'il appelle " les miens " - ses maîtres et ses inspirateurs : Pascal, Péguy, Proudhon, Bernanos, Simone Weil.
    C'est la passionnante conclusion de L'Esprit du peuple, inspirée par la déroute récente de la gauche, qui constitue - avec l'Avant-propos de l'ouvrage - la matière de ce fascicule. Après les épisodes électoraux du printemps 2017, Jacques Julliard actualise son analyse de la gauche en France, qu'il avait donnée dans Les Gauches françaises (1762-2012) et qui s'arrêtait à l'élection de François Hollande à la présidence de la République, en dressant un état des lieux qui résonne comme un appel à sa refondation intellectuelle.

  • "La domination du capitalisme fut telle qu'elle cessa d'être perçue comme une idéologie. Elle est devenue le modèle par défaut, le comportement naturel. Elle s'est infiltrée dans la normalité, a colonisé l'ordinaire, au point que la contester est apparu comme aussi absurde ou ésotérique qu'une remise en cause de la réalité elle-même. Dès lors, le pas fut aisément et promptement franchi pour affirmer : "Il n'y a pas d'alternative.""   Dans cette série d'essais, Arundhati Roy, l'auteure du sublime roman Le Dieu des Petits Riens, s'intéresse à la face cachée de la démocratie indienne - un pays de 1,2 milliard d'habitants où les cent personnes les plus riches possèdent l'équivalent d'un quart du produit intérieur brut. Ce texte virulent présente un portrait féroce et lucide d'un pays hanté par ses fantômes : ceux des centaines de milliers de fermiers qui n'ont pour seule échappatoire à leurs dettes que le suicide ; ceux des centaines de millions de personnes qui vivent avec moins de deux dollars par jour. Face à eux, une infime minorité de la population contrôle la majorité des richesses et parvient à dicter la politique gouvernementale. Cette classe corrompue par l'omniprésence des ONG et des fondations est au coeur du système remis en cause par l'auteure. Cependant, Roy va au-delà du pamphlet contre le capitalisme et propose une véritable réflexion sur son histoire et ses rouages. Avant de conclure par plusieurs propositions pour en sortir, le temps d'un discours aux militants d'Occupy Wall Street.

  • Pendant la guerre, M. Winston Churchill a prononcé cinq discours importants devant la Chambre des Communes siégeant en séances secrètes. Suivant la coutume parlementaire aucun de ces discours n'a été conservé. Heureusement, l'importance de ces déclarations était telle que l'auteur dut les préparer minutieusement à l'avance. Le texte en fut sévèrement contrôlé, d'une part pour éviter toute erreur, si légère fût-elle, qui aurait pu s'y glisser et d'autre part, pour assurer toute sécurité. M. Churchill possédait encore ces notes quand il abandonna son poste de Premier ministre. Quand le nouveau gouvernement leva le rideau sur ce qui s'était passé lors des séances secrètes, l'ancien Premier autorisa leur publication. Il n'est pas possible d'affirmer que ces discours sont la reproduction fidèle et complète des textes lus par M. Churchill. Il est probable qu'il eut à modifier certains mots ou phrases afin de rendre le texte plus conforme aux traditions oratoires de l'assemblée anglaise ; en tout cas il ne peut s'agir que de très légers changements, sans importance quant au sens du texte. Ils constituent une contribution utile à l'histoire de la guerre et expliquent bien des événements dont le sens et la portée ont pu échapper à certaines personnes.

  • Lors de sa création, en 1933, l'armée de l'air française prend place aux côtés de l'armée de terre et de la marine nationale. Elle constitue donc la plus jeune des trois armées et a dû se constituer une identité pour affirmer sa place au sein du système militaire français, développer un esprit d'entreprise et créer une culture commune aux aviateurs. Cette identité s'est formée dès les débuts de l'aéronautique militaire à partir de traditions venues d'unités de l'armée de terre et de la marine nationale puis s'est enrichie de la lutte des aviateurs lors de la seconde guerre mondiale et des conflits coloniaux mais aussi des combats institutionnels qui marquent l'histoire militaire française.

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