• «  Nous ne traversons pas un moment de crise anodin, nous vivons un moment décisif pour l'avenir de l'humanité. Comment s'extraire d'une dynamique qui nous échappe et d'un système qui nous conduit dans une impasse ? Nous avons chacun éprouvé combien les résistances au changement - en nous, comme dans le monde politique et économique - sont grandes. Nous avons vu la beauté de notre planète, la richesse de l'humanité, et nous avons souffert de les voir saccagées.
    Pourtant, comme tant d'autres, nous refusons de nous résigner.
    Un autre monde est à notre portée. Un monde fondé sur l'humilité, la sobriété et le partage. Un monde où les joies profondes seraient plus désirées que les plaisirs éphémères. Un monde plus équitable, plus fraternel, davantage relié à la Terre. Ce monde n'est pas une utopie. Nous pouvons tous contribuer à le faire advenir.
    Mais cela ne sera possible que par une révolution des consciences.
    C'est à cette conversion de notre esprit et de nos modes de vie qu'aimerait contribuer modestement ce livre, fruit du partage de nos réflexions et de nos expériences.  »
     
    Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir
     
    Nicolas Hulot a passé une partie de sa vie à voyager dans les zones les plus reculées du monde au fil de son émission télévisée Ushuaïa. Engagé depuis trente ans dans la protection de l'environnement, il fut ministre d'Etat de la Transition écologique et solidaire de mai 2017  à août 2018. Auteur de nombreux ouvrages, il a créé la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme.
     
     
    Frédéric Lenoir est philosophe et sociologue, auteur de nombreux essais et romans traduits dans une vingtaine de langues. Il est notamment l'auteur des best-sellers  : Du Bonheur, un voyage philosophique  ; La Puissance de la joie, ou Le Miracle Spinoza, aux éditions Fayard. Il est cofondateur de la fondation SEVE (Savoir Etre et Vivre Ensemble) qui propose des ateliers de philosophie avec les enfants.

  • Pendant le confinement, depuis sa cuisine, François Ruffin dessine le monde de demain. 
    On en était où ?
    Ah oui.
    On fonçait vers le gouffre, à vitesse accélérée. La calotte glaciaire fondait, les ours polaires se noyaient, le Mont-Blanc reculait, les oiseaux ne se cachaient même plus pour mourir.
    Et soudain, la planète s'arrête.
    C'est une crise, avec son cortège de drames.
    Mais c'est aussi une fenêtre.
    L'occasion d'une bifurcation.
    La mondialisation, le tout-marché, c'était « une folie », regrette le président. Et on nous le promet : « Il y aura un avant et un après ».
    L'espoir renaît.
    La crainte aussi.
    Car, déjà, tout repart comme avant, de l'avant, et même pire qu'avant...
    L'après se mérite.
    L'après est un champ de bataille.
    L'après est un combat, contre les forces obscures qui ne renoncent pas.

    Durant les deux mois de confinement, François Ruffin, journaliste et député de la Somme, a animé sa radio-cuisine, « L'An 01 ». Il a reçu des milliers d'alertes, et beaucoup d'invités : des infirmières bien sûr, un ambulancier, des auxiliaires de vie, des caissières, un libraire, un cariste de chez Amazon, un ouvrier de chez Valeo, une patronne de bar-tabac, un routier à l'arrêt... Des intellectuels, également, pour penser ce moment.
    En reporter, il passe ici cette crise au scalpel, en dresse un récit vivant. Et, en député, il ouvre des voies pour l'après : sur l'économie, la santé, la démocratie, l'égalité...

  • Sommes-nous encore en démocratie ? Nouv.

    « Sommes-nous encore en démocratie ? Aujourd'hui, le fait même de poser la question est jugé indécent : les citoyens n'ont aucune raison de se plaindre, eux qui vivent librement, ne sont pas en dictature. Elle paraît même suspecte, comme si s'interroger sur l'état de notre modèle démocratique signifiait en imposer un autre, autoritaire. Voilà à quoi est réduit le débat en France ; la juste mesure est la chose au monde la moins bien partagée. 
    Face à la crise sanitaire et économique, notre vieille démocratie a certes tenu. Mais on ne mesure pas assez la défiance des peuples, comme si à aucun moment il ne fallait envisager qu'elle pût s'expliquer par le fait que ce serait la démocratie qui aurait joué contre eux. Dès lors que la révolte populaire, dont les Gilets jaunes ont constitué une première manifestation, a éclaté, nous ne pouvons ignorer la crise de la représentation que traverse notre pays ; et devons lancer une révolution raisonnable, pour faire tomber les nouvelles Bastille. » Natacha Polony  

  • L'ultra-droite est de retour, obsédée par la fin de la République. Des attentats se fomentent sur notre sol. Des groupuscules se montent partout ; gagnent la bataille idéologique ; pénètrent les principaux mouvements de contestations dans le pays, saccagent nos institutions, l'Arc de triomphe lors d'une manifestation des Gilets jaunes. Leurs relais sont médiatiques, littéraires, politiques. La thèse du  « grand remplacement »  de Renaud Camus a irrigué bien au-delà des rangs extrémistes, pour s'imposer dans le débat public. 
    Ils sont de plus en plus nombreux, sur le territoire, à se radicaliser autour des thèmes du déclin de la France, des crises économiques et sociales, de l'abandon du pays aux musulmans, de la faiblesse de l'État, au point que les services de renseignement pensent désormais inéluctable un affrontement entre communautés, dessinant l'ébauche d'une future guerre civile. Y sommes-nous déjà ? La société craquelle, la «  dissidence  », elle, s'organise. Alain Soral, Dieudonné, Boris Le Lay et autre prêcheur de haine sont interdits de Youtube Facebook ou Twitter, avant d'être poursuivis en justice et de devenir des martyrs de leur cause. Leurs sites sont fermés, ils en ouvrent de nouveaux. Quand leurs mouvements sont  dissous, ils se reforment sous un autre nom. Actions coup de poing contre les immigrés - «  kebabs, mosquées, on en a assez !  », camps d'été survivalistes, projets d'attaques, fermes à trolls, propagande numérique, etc. La DGSI craint l'attaque de loups solitaires de l'ultradroite et relève avec inquiétude l'apparition d'une frange de militants identitaires qui leur étaient jusqu'alors inconnus.
    Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna et Marc Leplongeon les ont rencontrés et font parler ceux qui s'estiment être les «  Grands remplacés  ». C'est à une plongée inquiétante que nous invitent ici les auteurs de Mimi. Portraits, réseaux, généalogie du combat, entrée dans la clandestinité : le feu couve.

  • - 29%

    Christophe Naudin est le coauteur de Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l'histoire au mythe identitaire (Libertalia, 2015). Enseignant dans le second degré, il était au Bataclan le 13 novembre 2015.
    Il a assisté au concert du groupe Eagles of Metal le soir de l'attaque terroriste. Il y a perdu l'un de ses proches amis. Rescapé, il a rédigé un journal. Ce livre reproduit ce journal poignant, accompagné d'une forte postface contextualisante. Ce document unique porte une lumière particulière sur la trajectoire de cet enseignant en histoire médiévale, spécialiste de l'Islam, résolument progressiste.

    Christophe Naudin est le coauteur de Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l'histoire au mythe identitaire (Libertalia, 2015). Enseignant dans le second degré, il était au Bataclan le 13 novembre 2015.

  • Le séparatisme islamiste ; manifeste pour la laïcité Nouv.

    "L'islamisme, l'idéologie la plus puissante à l'oeuvre dans le monde contemporain, a privé l'islam de parole, manipulant la religion, pour s'insinuer pleinement dans la société française, pour la combattre et finalement s'en séparer. Voici comment des millions de musulmans se trouvent pris en otage par les militants politiques islamistes. Voici comment notre modèle républicain, laïc et social se découvre sournoisement miné, laissant aux élites le soin de mettre tardivement à jour ce que le peuple ressent depuis un certain temps.
    Le présent manifeste s'inscrit dans le constat et les solutions esquissées par le président de la République. Il espère éclairer le lecteur sur la situation d'urgence que notre pays connaît. Il n'a pas d'autre ambition que celle, comme d'autres avant lui, d'aider à cerner notre ennemi : l'islamisme, terreau du terrorisme. 
    Une prise de conscience est aujourd'hui nécessaire, vitale même. Elle est de salut public. Puisse cet argumentaire venir exposer au lecteur les raisons profondes qui nous ont conduits au texte de loi confortant le respect des principes de la République."
    G. DARMANIN   

  • Ce livre est politique. Le lecteur y trouvera des rappels historiques, des analyses économiques, des réflexions sur la société et sur la réalité internationale.
    Mon regard porte sur la vie politique et ses forces, il s'élève vers le sommet de l'État où plus que jamais le pouvoir se concentre et il embrasse les craintes, les colères et les espérances des citoyens.
    Membre du Conseil constitutionnel pendant quatre ans, j'ai scrupuleusement respecté la neutralité et la réserve de celui qui avait revêtu, symboliquement s'entend, la toge du juge constitutionnel. Quand j'ai retrouvé en 2019 ma tenue de citoyen et ma liberté de parole, j'ai entrepris d'écrire ce livre.
    Le paysage politique de notre pays avait changé. J'ai voulu comprendre pourquoi et comment. J'ai aussi observé ce qui en résultait, non plus comme un acteur mais comme un témoin.
    Que s'est-il passé en 2017 ? Où en sommes-nous en 2020 ? Quelles perspectives s'offrent pour 2022 ? La promesse chimérique d'un « nouveau monde » est restée lettre morte. Notre pays est loin d'adhérer à ce qu'on lui propose aujourd'hui : un néolibéralisme orné de progressisme. Nous vivons un temps troublé.
    J'examine aussi trois confrontations mondiales à mes yeux décisives pour notre avenir commun : entre la démocratie et le despotisme, entre les migrations et les nations, entre l'expansion de l'homme et la sauvegarde de la vie sur terre.
    La postface de ce livre est consacrée à la pandémie qui en cette année 2020 a bouleversé le monde.


    Lionel Jospin

  • Parce que, depuis plusieurs décennies maintenant, la gauche ne cesse de stagner, de régresser, de perdre les combats qu'elle engage, il est nécessaire d'interroger nos
    stratégies, nos modes de pensée et nos manières de lutter.
    À quelles conditions les forces progressistes peuvent-elles redevenir puissantes politiquement ?

  • Quand tout sera privé, nous serons privés de tout ! Ce slogan, vu dans les manifestations contre la réforme des retraites ou en défense de l'hôpital public, à l'hiver 2019-2020, est le révélateur d'une prise de conscience collective : alors que les controverses autour des privatisations n'ont longtemps intéressé que des cercles restreints, désormais des mobilisations citoyennes nombreuses s'opposent à ces opérations de prédation, considérant qu'il serait irresponsable d'abandonner des biens publics aux logiques concurrentielles.
    Depuis 1986, la France est frappée par les privatisations. Avec le temps, le séisme a pris de l'ampleur et, après les banques, l'industrie et la finance, de nombreux secteurs stratégiques et services publics sont cédés aux appétits privés (aéroports, autoroutes, EDF) et d'autres sont directement menacés (Sécurité sociale, hôpital public, université, La Poste, SNCF). Le modèle français est démoli par pans entiers au profit d'une marchandisation généralisée.
    Le nouveau capitalisme, plus tyrannique que le précédent, ne connaît pas de bornes, et ce livre apporte de nombreuses révélations sur l'affairisme qui a constamment accompagné ces cessions. Toutefois l'analyse de ce processus montre que toutes les grandes vagues de nationalisations du xxe siècle ont débouché sur des échecs. C'est pourquoi il invite à former un nouvel avenir loin du capitalisme (comme du communisme) d'État : celui des communs.

  • Rendez-nous la France !

    Isabelle Saporta

    • Fayard
    • 9 Septembre 2020

    « À quel moment est-ce arrivé ? À quel moment au juste nos "technos", ces fameuses têtes bien faites, ont perdu le sens de l'État, pour se transformer en cost-killers gérant notre pays avec la poésie d'un fichier Excel et la vision d'un lapin nain ?
    À force de coupes budgétaires, ils fracturent la France, opposant villes et campagnes, banlieues et provinces qui, chaque jour, meurent de voir les services publics fermer, les trains passer sans s'arrêter, et souffrent du même abandon de l'État.
    Ils mettent à genoux nos hospitaliers, nos infirmiers, nos professeurs, nos policiers, nos pompiers... Ces fantassins de la République qui en font toujours plus, avec toujours moins de moyens.
    Ils sont incapables de préserver notre héritage qu'ils préfèrent brader.
    La France est à l'os et pendant ce temps, ils engloutissent un "pognon de dingue" dans des métastases bureaucratiques qui prolifèrent sans cesse. Des usines à gaz toujours plus inventives, toujours plus coupées du terrain pour nous engluer sous la paperasserie.
    La vérité, c'est que cette caste n'a plus d'ambition pour la France.
    Si seulement elle pouvait voir ce pays comme nous le voyons. L'aimer comme nous l'aimons. Nous faire confiance et libérer les talents et les forces vives qui y fourmillent.
    Alors la France retrouverait enfin son rang et sa fierté. »
     
    Depuis quinze ans, Isabelle Saporta enquête sur la France, parcourt ses territoires et révèle les dessous opaques de l'agro-industrie, des lobbies, des grands vignobles ou encore l'absurdité des normes administratives, dans ses best-sellers : Le Livre noir de l'agriculture, Vino Business, Foutez-nous la paix !. Ses combats l'ont menée à s'engager en politique et cette expérience lui a appris de l'intérieur comment fonctionnait le système. Rendez-nous la France ! est la somme de ce travail de terrain, le cri de colère d'une citoyenne engagée et la nouvelle enquête d'une journaliste courageuse.

  • De l'extrême-droite à l'extrême-gauche, une idole affole le monde politique : le Peuple. Or quel est ce fétiche dont les porte-paroles veillent à ne jamais définir les contours ? Loin d'être une réalité identifiable, le mot de Peuple n'est qu'un vent de bouche que des blablateurs propulsent à plein poumons du haut de leur podium pour ratisser large en période électorale. N'importe quelle foule se prend désormais pour le Peuple et exprime ses frustrations et bouffées paranoïaques sur les nouvelles agoras digitales. En ligne de mire : des « élites »... qui ne sont pas davantage définies et auxquelles on promet pourtant un mauvais sort. Dans un essai bref et incisif, Frédéric Schiffter signe un acte de résistance face à la servitude intellectuelle.

    Frédéric Schiffter vit à Biarritz depuis son enfance et se définit lui-même comme « philosophe balnéaire ». Il est l'auteur d'une quinzaine d'essais salués par la critique, et le lauréat du Prix Décembre 2010 pour Philosophie sentimentale (Flammarion/J'ai lu) ainsi que du Prix Rive Gauche à Paris 2016 pour son récit autobiographique On ne meurt pas de chagrin (Flammarion). En 2020 est paru son premier roman : Jamais la même vague (Flammarion).

  • "« Que pouvons-nous redouter ou espérer face au réchauffement climatique dont l'homme est responsable ? Le climato-négationnisme est absurde : on ne refuse pas la science ! Mais comment éviter que notre planète vire au rouge carbone ? Ce n'est pas simplement le combat d'une vie : c'est le combat pour la vie. Il est tout juste encore temps. »

    Laurent FABIUS"

  • Juin 2019 : un rapport parlementaire tire l'alarme. Son coauteur, Éric Diard, met en garde contre la radicalisation dans les services publics. Mais personne ne sait, alors, qu'il n'a pas osé écrire la moitié de ce qu'il a vu ou entendu.
    Octobre 2019 : l'attentat de la Préfecture de Police, à Paris, justifie toutes ses craintes et ses avertissements.
    Le journaliste Henri Vernet, un connaisseur du monde politique, vient étayer ce rapport de confidences inédites et de révélations. L'ouvrage réalisé par ce duo lance l'alerte : il reste bien des failles dans l'appareil d'État. Cette enquête devient explosive.
    Vous la tenez entre les mains.

  • «Il y a ce que disent les Gilets jaunes. Il y a surtout ce qu'ils révèlent. Cette manière de parler d'eux, dans la presse, les médias, les milieux politiques, sur les réseaux sociaux ! Une distance, une condescendance, un mépris.» Danèle Sallenave


    Au miroir du mouvement des Gilets jaunes, l'élite politique, intellectuelle, culturelle a laissé voir son vrai visage. Début janvier 2019, le président promet d'éviter ces «petites phrases» qui risquent d'être mal interprétées, mais il rechute aussitôt. Les médias ne devraient pas, dit-il, donner sur leurs antennes «autant de place à Jojo le Gilet jaune qu'à un ministre».
    Ainsi se révèlent l'étendue et la profondeur de la fracture qui sépare les «élites» des «gens d'en bas». Fracture géographique, économique, politique et sociale. Et surtout fracture culturelle, entre les habitants des grandes villes, et tous les autres.
    La violence et les embardées de langage de quelques-uns ont jeté le discrédit sur les Gilets jaunes. Il ne faudrait pas qu'une élite, assurée de sa légitimité, en tire argument pour occulter la force d'un mouvement qui a fait entendre une exigence de justice et d'égalité, parfois confuse, mais toujours profondément démocratique. Retrouvant ainsi l'inspiration des grands sursauts populaires qui ont marqué notre histoire.

  • Notre société est aujourd'hui minée par des fractures profondes qui compromettent sa cohésion. Affaiblissement de notre doctrine de maintien de l'ordre ; perte du contrôle de nos frontières ; renoncement à combattre l'islamisme autrement que par les mots ; refus d'appliquer nos propres lois par crainte du qu'en dira-t-on médiatique ; gouvernance par l'émotion et non-respect de l'État de droit. Au croisement de fonctions judiciaires et politiques, fort d'une compétence reconnue, Thibault de Montbrial démontre dans cet essai implacable que notre sécurité intérieure ne cesse de reculer. Aux avant-postes de cet affaissement, l'avocat régulièrement aux côtés des forces de l'ordre invite le lecteur dans son quotidien, au plus près des justiciables. Et analyse chacun de ces mouvements qui prospèrent depuis des décennies sur l'abandon d'un principe, sans lequel toute vie en société est impossible : l'autorité. Réhabiliter l'autorité, c'est repenser le vivre-ensemble sous l'angle du respect ; notre justice dans un esprit de protection ; nos priorités budgétaires afin de redonner à l'État ses fonctions régaliennes. Telle est la voie pour dépasser nos dissensions, et renouer avec la société unie et apaisée à laquelle l'immense majorité des Français aspirent. Dire la vérité préside toujours à toute action. Il faut donc dire que notre pays est au bord de l'explosion, et que le rétablissement de l'autorité de la République est notre dernière chance.  

  • Elle a le verbe haut et les convictions chevillées au corps. Linda Kebbab, 38 ans, gardienne de la paix et syndicaliste à Force Ouvrière, se bat dans les médias et face aux énarques de sa hiérarchie pour défendre sa corporation : cette police dénigrée, à bout de souffle et en perte de repères. Au fil des pages, cette « gardienne de la paix et de la révolte » nous emmène au coeur de son quotidien : son travail sur des propositions de loi, son écoute et son soutien auprès de collègues épuisés, son combat syndical... Et ses coups de gueule sur le ring des plateaux télé, notamment pendant la crise des gilets jaunes. Une crise sur laquelle elle revient, accusant sa hiérarchie de s'être retranchée derrière les policiers, lesquels ont pris de plein fouet une colère citoyenne... qu'ils partagent le plus souvent. Au « devoir de réserve », Linda Kebbab préfère les mots « vérité » ou « bien public », mettant au-dessus de tout cette mission de protection qui, pour elle, devrait être celle de la police. Elle revient aussi sur son parcours et brosse le portrait d'une jeune femme née de parents algériens, analphabètes, qui a grandi dans les cités de Vaulx-en-Velin et a perdu très tôt sa famille. 
    Un livre à la fois militant et personnel, touchant, énergique - nécessaire. 

  • 2024 - Les Jeux olympiques n'ont pas eu lieu
    Marc Perelman
    En 2024 auront lieu les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, moment de joie, de paix, dans le respect des hommes et de la planète. Marc Perelman déconstruit cette promesse miraculeuse et décrypte l'idéologie autoritaire et cupide qui la sous-tend.
    La France se prépare à accueillir les Jeux olympiques en 2024. Ce sera un été de fête. Et pour qu'il soit réussi, des milliers de travaux ont été engagés, des fonds énormes ont été dédiés. Paris deviendra un parc olympique écoresponsable et les Français seront « tous citoyens du sport ». Même Notre-Dame sera rénovée pour l'occasion.
    Marc Perelman propose à ceux qui sont mal à l'aise avec cette débauche de moyens et d'enthousiasme de ne pas s'arrêter aux effets pervers d'un système devenu gigantesque. Il faut interroger les valeurs qui sont ici à l'oeuvre au-delà des affichages, des valeurs qui sont très dangereuses.
    L'auteur se base sur une lecture approfondie de la charte olympique, des contrats qui lient le CIO à ses partenaires et de nombreux documents officiels, les mettant à l'épreuve des faits de l'organisation de Paris-2024. Non, l'olympisme n'est pas apolitique, n'est pas écologique, ne fait pas oeuvre sociale, n'agit pas pour la santé commune, ne respecte pas les territoires qu'il occupe. Les Jeux n'ont comme horizon que la croissance : plus de licenciés, plus de spectateurs, plus d'argent. Et nous ne sommes pas obligés de leur dérouler le tapis rouge.

  • Depuis l'avènement de l'internet grand public dans les années 1990, le web a été perçu comme un outil au service de la liberté d'expression. Mais face à la montée de la désinformation et des discours de haine, une régulation nouvelle se met en place. Les États légifèrent pour encadrer les prises de parole en ligne. Les grandes entreprises du numérique se voient octroyer des pouvoirs de filtrage et de blocage. Le problème survient lorsque l'opacité de ces opérations transforme la modération en censure. Il est urgent d'inventer une régulation démocratique des contenus sur internet, afin que celui-ci demeure pour tous et toutes un espace de débat, d'engagement et de liberté.

  • Quelques cailloux dans la chaussure de monsieur Macron Nouv.

    Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, un grand nombre dedécisions ont été prises, pour donner suite aux promesses dela campagne présidentielle ou bien, plus souvent, pour réagirà une actualité économique, sociale ou sanitaire brûlante.En économiste et citoyen attentif, Rémy Prud'homme a rédigéau jour le jour, tout au long des trois dernières années, debrèves analyses au sujet des nombreuses mesures qu'il aestimées surprenantes, infondées ou carrément absurdes.Toujours étayés par des sources chiffrées incontestables, sesbillets en forme de miniatures sont autant de petits caillouxqui marquent les erreurs et autres partis pris qui ont tropsouvent émaillé le chemin de ce quinquennat

  • A la manière de Marx dans Le 18 Brumaire, l'un de nos plus grands analystes politiques, spécialiste des mouvements d'opinion, décrypte les impasses des enjeux et des perspectives de la France d'aujourd'hui. Superbement lumineux.
    Quel " Nouveau Monde " a véritablement instauré l'élection d'Emmanuel Macron ? Pourquoi, en emportant le traditionnel clivage gauche-droite, a-t-elle ravivé des oppositions disparues ? Comment la rupture des équilibres politiques anciens a-t-elle entraîné de nouvelles fractures sociales ? En quoi le triomphe du bloc élitaire, étendant son pouvoir sur l'entière société, a-t-il rouvert une grave période de tension et de violence ? Et le rejet de ce libéralisme autoritaire désormais dominant peut-il provoquer, en 2022, la victoire d'un bloc populiste unifié ?
    C'est à toutes ces questions cruciales que répond ici, Jérôme Sainte-Marie. En expert reconnu des études d'opinion et du conseil politique, convoquant l'histoire et l'actualité, le décodage des idéologies et le décryptage des sondages, l'examen critique des appareils administratifs, financiers, médiatiques et des mouvements militants ou contestataires, il montre, recourant à Marx comme à Tocqueville, que loin de s'atomiser, la société française se polarise.
    Jamais la montée aux extrêmes entre les élites et le peuple n'avait été explorée comme ici, dans toute sa profondeur.
    Un exercice pénétrant de lucidité sur aujourd'hui. Une indispensable leçon d'anticipation sur demain. Un essai sur la France contemporaine sans précédent, pour tous ceux qui veulent comprendre et prévoir.

  • Le philosophe québécois, pourfendeur du multiculturalisme, interroge ici le politiquement correct, la pensée unique et l'empire auto-consacré du Bien.
    Et si nous lisions l'actualité du monde à l'envers ? Et si la bienpensance n'était pas l'antidote mais la cause de la crise que traversent les démocraties occidentales ? Et si, par-delà les colères sociales, les silences qu'une minorité impose à la majorité alimentaient la contestation populaire ?
    En observateur averti et en penseur accompli, Mathieu Bock-Côté décrypte ici les lois explicites et implicites qui régentent la vie publique. Il passe au crible les critères de la respectabilité politique. Il analyse le traitement médiatique réservé à un Alain Finkielkraut, un Michel Onfray ou encore un Éric Zemmour en France, mais s'intéresse aussi à la régression de la liberté d'expression dans le monde anglo-saxon. Qu'est-ce qui distingue un infréquentable d'un modéré, un extrémiste d'un humaniste, un analyste d'un polémiste ? La conversation civique est mise à mal, ce qui n'est pas sans effet sur le clivage traditionnel entre la droite et la gauche en plus d'alimenter ce qu'on appelle la révolte populiste.
    Après avoir brillamment révélé les failles et les faillites du multiculturalisme, Mathieu Bock-Côté revient avec un maître-ouvrage sur le grand malaise démocratique d'aujourd'hui où le politiquement correct a remplacé la censure d'hier.

  • « Qui mène le monde ? Cette interrogation en soulève une autre : quels principes et quelles valeurs mènent le monde ? Cette question devrait préoccuper en premier lieu les citoyens des pays riches et puissants. Ceux-ci jouissent en effet d'une liberté, de privilèges et de possibilités considérables, fruits des luttes de leurs prédécesseurs, et se trouvent devant des choix décisifs quant à la manière de répondre à des enjeux d'une importance cruciale pour l'humanité. »

    Dans cet ouvrage, achevé au lendemain de l'élection de Donald Trump, Noam Chomsky offre une vue d'ensemble de la géopolitique actuelle et une synthèse des rouages politiques qui la sous-tendent : des sanctions américaines contre l'Iran à la politique de torture que pratique l'armée des États-Unis, en passant par la montée en puissance de la Chine et ses conséquences sur les États-Unis et l'« ordre mondial », sans oublier la nouvelle guerre froide qui couve en Europe de l'Est et la guerre planétaire contre le terrorisme.

    De moins en moins contraintes par la structure que l'on dit encore démocratique, les puissances mondiales d'aujourd'hui ont un tel potentiel destructeur qu'il est plus urgent que jamais de prêter attention à leurs détracteurs.

  • «On attendait d'énergiques initiatives, des changements effectifs, de vrais événements. Ils ne se sont pas produits. Cinq décennies ont passé en vain, à vide, apparemment. Et puis ce qui aurait dû être et demeurait latent, absent fait irruption dans la durée.» Pierre Bergounioux


    Pierre Bergounioux entreprend ici de saisir les origines et la signification du soulèvement social que la France a vécu ces derniers mois. Il enracine sa réflexion dans l'histoire des nations et des idées occidentales, en vertu de l'axiome selon lequel tout le passé est présent dans les structures objectives et la subjectivité des individus qui font l'histoire. Ainsi se poursuit, jusque dans les formes les plus contemporaines de la contestation, en pleine crise du capitalisme et de la représentation politique, le rêve égalitaire qui nous est propre.

  • La tentation d'un pouvoir autoritaire dans la France de 2019 trouve ses racines dans la vision économique du candidat Macron. En défendant l'idée d'une transformation néolibérale radicale du modèle économique, ce programme conduit à un inévitable conflit avec une population opposée à une telle évolution. Incapable de construire une majorité autour de ce projet, le pouvoir n'a d'autres solutions que de durcir la démocratie par un excès d'autorité permanent.
    La tentation d'un pouvoir autoritaire dans la France de 2019 trouve ses racines dans le projet économique du candidat Macron.
    Depuis des décennies, la pensée néolibérale mène une guerre larvée contre le modèle social français de l'après-guerre. La résistance d'une population refusant des politiques en faveur du capital a abouti à un modèle mixte, intégrant des éléments néolibéraux plus modérés qu'ailleurs, et au maintien de plus en plus précaire d'un compromis social. À partir de la crise de 2008, l'offensive néolibérale s'est radicalisée, dans un rejet complet de tout équilibre.
    Emmanuel Macron apparaît alors comme l'homme de la revanche d'un capitalisme français qui jadis a combattu et vaincu le travail, avec l'appui de l'État, mais qui a dû accepter la médiation publique pour " civiliser " la lutte de classes. Arrivé au pouvoir sans disposer d'une adhésion majoritaire à un programme qui renverse cet équilibre historique, le Président fait face à des oppositions hétéroclites mais qui toutes rejettent son projet néolibéral, largement à contretemps des enjeux de l'époque. Le pouvoir n'a ainsi d'autre solution que de durcir la démocratie par un excès d'autorité. Selon une méthode classique du néolibéralisme : de l'épuisement de la société doit provenir son obéissance.

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