• Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020, Édouard Philippe a été Premier ministre et Gilles Boyer son conseiller avant d'être élu député européen. Depuis vingt ans, ils ont partagé tous les combats et ont vécu ensemble ces 1 145 jours à Matignon. Il en reste des images, des moments, des lieux, des rencontres, des décisions difficiles, des crises violentes et imprévues : en définitive, des impressions qui peuvent, parfois, laisser entrevoir quelques lignes claires.Édouard Philippe et Gilles Boyer nous offrent un livre majeur, un témoignage exceptionnel, entre le récit et l'essai sur l'art de gouverner. C'est une leçon d'histoire et un éclairage unique sur les actes, les lieux, les hommes du pouvoir.
    « Un récit de haute tenue, écrit comme en surplomb, et convoquant l'Histoire »  Le Point
    « Trois cent soixante-dix-huit pages ciselées sur l'exercice du pouvoir » Sophie des Déserts,  Paris Match

  • « Le 10 mai 1981, nous vivons intensément, rue de Solférino, ce qui va devenir un moment très particulier pour la France : le premier gouvernement de gauche depuis 1936. Je suis pris dans l'euphorie de l'instant que j'espère depuis bientôt dix ans, dont d'autres rêvent depuis bien plus longtemps... Serons-nous à la hauteur des espoirs des quinze millions d'électeurs qui ont voté pour François Mitterrand ?
    Pour beaucoup, le 10 mai 1981 évoque davantage qu'une simple alternance : un ensemble considérable de réformes institutionnelles, culturelles, sociales et économiques. Comme on n'en avait pas vu en France depuis 1945, grâce au Programme commun de la gauche. Des réformes dont le pays bénéficie toujours.
    En ce jour très sombre de février 2021, où tant de drames et de menaces s'accumulent sur le destin de tant de gens, sur mon pays, sur l'Europe, sur l'humanité, sur la vie même, je commence à écrire ce récit. Les idéaux d'autrefois ont explosé ; en France en tout cas, l'espérance de la gauche s'est, au moins provisoirement, effondrée.
    C'est aujourd'hui, au crépuscule de ma vie, que l'envie me vient de me retourner vers le joli mois de mai 1981. Non par nostalgie, quarante ans plus tard, mais parce qu'il faut se souvenir de ce dont on a de bonnes raisons d'être fier. Et parce que le fil de cette histoire retrouvée nourrit la promesse de jours plus heureux encore.
    Je vous invite à une promenade dans mes souvenirs, à une chevauchée au gré des moments qui marquent un parcours. Pour éclairer le présent et l'avenir. »J. A. 
    Ami de François Mitterrand, proche collaborateur du candidat puis du Président, Jacques Attali nous transporte, en toute franchise et avec pudeur, dans l'intimité de la conquête puis de l'exercice du pouvoir. Au coeur d'événements décisifs ou en apparence anecdotiques qui ont contribué à forger l'Histoire. En chemin, il partage ses réflexions sur la mémoire, l'art de gouverner, la responsabilité et le sens à donner à sa vie.

  • Les lois folles de la République Nouv.

    S'il fallait réunir l'ensemble des lois en vigueur en France, elles représenteraient un livre de 23 000 pages. Avec humour et érudition, Bruno Fuligni en présente les plus folles.
    Sait-on qu'on risque aujourd'hui davantage à ramasser un champignon en forêt qu'à recruter un tueur à gages ? Que la France continue de verser une pension d'Ancien Régime qui remonte à 1738 ? Qu'un décret de 2008 nous autorise à éviscérer les ragondins ? Et qu'en vertu d'un arrêté du 13 juillet 1951 pris au nom de François Mitterrand, « les signes d'hermaphrodisme, l'absence ou la perte du pénis rendent inapte à tout emploi outre-mer » ?...
    Une balade à travers le maquis du droit, pour en débusquer la poésie absurde et ce qu'il révèle de notre histoire.
     

  • Renouer avec la France des Lumières Nouv.

    Chacun porte en soi une partie de l'histoire de France avec ses territoires, ses singularités, ses invariants et ses rêves. Pourtant, de nombreux Français ne se sentent plus associés à ce destin collectif et les élections ont été marquées une nouvelle fois par l'abstention. La gauche et l'écologie ne parlent plus à la classe insécurisée, celle qui a peur pour l'avenir de ses enfants, celle qui peine au quotidien.
    Dans cet essai, Stéphane Le Foll fait le constat d'une gauche qui s'est éloignée de ceux qu'elle est censée représenter. Mais cette fracture sociale n'est pas inéluctable et, pour cela, l'auteur fait le choix du progrès plutôt que de la sobriété, et propose de penser l'avenir à travers une stratégie fiscale et économique tournée vers un nouveau modèle de croissance - une « croissance sûre », basée sur l'innovation et l'investissement vert. Pour ne pas disparaître dans les abîmes de l'histoire et renouer avec nos Lumières, il propose aux socialistes de retrouver un lien indéfectible avec les Français et d'ouvrir une nouvelle page pour une France durable.

  • «  À la fin d'une conférence, une femme d'une cinquantaine d'années se présente devant moi, visiblement émue, et me dit qu'elle a peur. "Peur pour samedi prochain." Son mari, Gilet jaune convaincu, prévoit d'aller manifester à Paris. Or l'unité de CRS à laquelle appartient son fils a été désignée pour y assurer le maintien de l'ordre. Ne vont-ils pas se retrouver face à face  ? Cette pensée la hante, comment ne pas la comprendre  ? À cet instant, j'ai ressenti le déchirement qui s'opère dans notre nation, l'impérieuse nécessité d'une véritable réconciliation nationale.  »
    Après ses deux premiers livres,  Servir  et  Qu'est-ce qu'un chef  ?, le général Pierre de Villiers a pris le temps d'une plongée passionnante dans la France, celle des Gilets jaunes, des habitants des villes et des banlieues. Il y a vu une nation profondément divisée et menacée par ses tensions internes, mais aussi par les ruptures d'un monde instable et dangereux. Il y a rencontré des femmes et des hommes entre angoisse et envie de s'en sortir. L'union nationale ne va plus de soi. Les Français ressentent à l'unisson qu'ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d'un équilibre entre ceux qui exercent l'autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs.  C'est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l'unité et de l'espérance. Il y a urgence.

  • Tu es un bourgeois.
    Mais le propre du bourgeois, c'est de ne jamais se reconnaître comme tel.
    Petit test  :
     
    Tu votes toujours au second tour des élections quand l'extrême droite y est qualifiée, pour lui faire barrage.
    Par conséquent, l'abstention te paraît à la fois indigne et incompréhensible.
    Tu redoutes les populismes, dont tu parles le plus souvent au pluriel.
    Tu es bien convaincu qu'au fond les extrêmes se touchent.
    L'élection de Donald Trump et le Brexit t'ont inspiré une sainte horreur, mais depuis lors tu ne suis que d'assez loin ce qui se passe aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
    Naturellement tu dénonces les conflits d'intérêts, mais tu penses qu'en voir partout relève du complotisme.
    Tu utilises parfois (souvent  ?) dans une même phrase les mots racisme, nationalisme, xénophobie et repli sur soi.
    Tu leur préfères définitivement le mot ouverture.
     
    Si tu as répondu oui au moins une fois, ce livre parle de toi.
    Prends le risque de l'ouvrir.
     
     
    Romancier, essayiste et dramaturge, François Bégaudeau est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Deux singes ou ma vie politique (Verticales, 2013) et En guerre (Verticales, 2018).

  • Partout, ça se rebiffait. Les années 1970, a-t-on dit à droite et à gauche, du côté de Samuel Huntington comme de Michel Foucault, ont été ébranlées par une gigantesque « crise de gouvernabilité ».
    Aux États-Unis, le phénomène inquiétait au plus haut point un monde des affaires confronté simultanément à des indisciplines ouvrières massives, à une prétendue « révolution managériale », à des mobilisations écologistes inédites, à l'essor de nouvelles régulations sociales et environnementales, et - racine de tous les maux - à une « crise de la démocratie » qui, rendant l'État ingouvernable, menaçait de tout emporter.
    C'est à cette occasion que furent élaborés, amorçant un contre-mouvement dont nous ne sommes pas sortis, de nouveaux arts de gouverner dont ce livre retrace, par le récit des conflits qui furent à leurs sources, l'histoire philosophique.
    On y apprendra comment fut menée la guerre aux syndicats, imposé le « primat de la valeur actionnariale », conçu un contre-activisme d'entreprise ainsi qu'un management stratégique des « parties prenantes », imaginés, enfin, divers procédés invasifs de « détrônement de la politique ».
    Contrairement aux idées reçues, le néolibéralisme n'est pas animé d'une « phobie d'État » unilatérale. Les stratégies déployées pour conjurer cette crise convergent bien plutôt vers un libéralisme autoritaire où la libéralisation de la société suppose une verticalisation du pouvoir. Un « État fort » pour une « économie libre ».

  • Elle a été la femme la plus puissante de la France contemporaine, mais personne n'a jamais raconté son histoire. 
    Pendant près d'une décennie, Marie-France Garaud a régné depuis la coulisse sur la vie politique de notre pays. Conseillère de Georges Pompidou à l'Élysée, elle faisait et défaisait les carrières dans son bureau. 
    Le gaullisme tourne alors la page du Général, et une nouvelle génération cherche à se faire une place. 
    Avec son alter ego, Pierre Juillet, Garaud jette son dévolu sur Jacques Chirac, un jeune ministre ambitieux au caractère incertain, avec l'idée d'en faire un président à son image. Autoritaire et conservatrice, charmante et libre, la conseillère exerce sur lui un véritable empire. 
    Telle Agrippine, mère et régente de Néron,  cette Poitevine jouit du pouvoir par procuration. Jusqu'à la chute, et à la rupture. 
    Cette enquête documentée et vivante jette enfin la lumière sur une femme iconique, la première «  spin doctor  » à la française. 
     

  • Servir

    Pierre de Villiers

    « Le lundi 17 juillet 2017, dans la solitude de mon bureau, après mûre réflexion,   je viens de prendre la décision de quitter ma fonction de chef d'État-major des armées. Cette démission, que rien n'annonçait quinze jours plus tôt, était devenue pour moi un devoir.
     
    J'ai désormais une responsabilité, celle de dire la vérité sur les menaces auxquelles nous devons faire face et sur les défis de nos armées. Ainsi, les Français pourront mieux comprendre.
     
    Ce livre est un appel. Oui, nous pouvons être fiers de notre beau pays et de son armée. Oui, cette nation est fidèle à son histoire quand elle est rassemblée.
     
    Je veux parler de nos forces, de nos fragilités, de notre courage, de notre honneur. Je veux servir. »
     
     
    Pierre de Villiers a été chef d'État-major des armées de
    2014 à 2017, concluant quarante-trois ans d'une grande carrière militaire, au service du succès des armes de la France.
     
     

  • Il a été député, premier vice-président du Sénat, président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, ministre. Mais l'essentiel pour lui a toujours été Marseille, sa ville, dont il a été maire pendant 25 ans. Cet homme secret n'avait jamais raconté sa longue vie politique. Le bal des mégalos, le poison des ambitions et des egos, le spectacle quotidien des stratégies obliques et des trahisons planifiées, il a tout connu. Des coulisses kafkaïennes de l'administration aux grèves surprises de certains syndicats, Jean-Claude Gaudin, entouré d'une équipe soudée, a gouverné la ville pendant toutes ces années sous pression, celle légitime bien sûr des habitants, mais aussi de tous les lobbies, de toutes les institutions. Et puis, il y a la légende noire de Marseille, qui donne à l'auteur l'occasion de distinguer le vrai du faux, la réalité du fantasme - découpage électoral inique, clientélisme à visage découvert, délinquance des cités, affaires de l'OM et tant d'autres où l'on sollicite l'arbitrage du maire. Il évoque enfin avec une certaine ironie et une rare liberté de ton tous ceux qui ont aspiré à sa succession. Car ce catholique sincère pratique le pardon, mais n'oublie pas l'offense ! De Tapie à Defferre, de Sarkozy à Hollande, de Chirac à Simone Veil, pour n'en citer que quelques-uns, les éminences traversent ce livre riche en confidences, tout en restant pudique. Le Président Macron lui-même s'était interrogé, lors de leur première rencontre, sur le secret de cette carrière hors normes : « Comment avez-vous fait pour durer si longtemps? »

  • De Brégançon à l'île Maurice, de la Bretagne au Congo, en passant par Hossegor ou le cap Nègre, Pierrick Geais nous fait revivre les étés des présidents de la Cinquième République. Si leurs vacances s'apparentent à une mise en scène de leur vie privée, elles exposent aussi leur vision du pouvoir. Ainsi, Georges Pompidou, tout juste élu, décide d'abandonner la dolce vita de Saint-Tropez, pour s'afficher en chef d'État travailleur et proche de sa famille. Nicolas Sarkozy, lui, en s'échappant à Wolfeboro, donne le ton d'un quinquennat « bling-bling ». Ces cartes postales estivales sont l'occasion de relater des épisodes croustillants : les soirées du général de Gaulle devant Intervilles, les safaris de Valéry Giscard d'Estaing, les escapades secrètes de Jacques Chirac, la maison cachée de François Mitterrand, la parfaite maîtrise du jet-ski d'Emmanuel Macron...Une excursion dans les lieux de villégiature présidentiels, entre anecdotes légères, moments d'intimité et crises gouvernementales. Quand les petites histoires croisent la grande.
    Pierrick Geais est journaliste à Vanity Fair.

  • Palmarès Les 100 livres de l'année 2020 - Lire-Magazine Littéraire
    L'ancien secrétaire général de l'Élysée raconte quarante ans de notre vie politique.
    Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron : Jean-Pierre Jouyet a servi quatre présidents de la République. Il a tout vu et (presque) tout connu. De l'Élysée à Bercy, de la Commission européenne à Matignon, il a vu fonctionner l'État de l'intérieur. Avec ses forces et ses faiblesses ! Il a aimé travailler pour l'intérêt général. Mais il a détesté les archaïsmes du pouvoir, l'inertie des corporatismes... et certaines polémiques. Un récit d'une grande liberté de ton sur un petit monde qui prétend nous diriger. Un témoignage exceptionnel, parfois féroce, toujours informé.
     
    Jean-Pierre Jouyet a été haut fonctionnaire avant de jouer un rôle politique. Directeur du Trésor, il est ensuite devenu secrétaire d'État aux Affaires européennes, puis il a occupé les fonctions de directeur général de la Caisse des dépôts  et consignations. Il a enfin été nommé par le président François Hollande secrétaire général de la présidence de la République, avant de devenir ambassadeur.

  • « Pourquoi m'avoir exclue de leur histoire ? Voulaient-ils  m'épargner le rôle asservissant de gardienne du temple ?  Ou était-ce parce que je ne me montrais pas à la hauteur de  la légende ? La culpabilité du rescapé les empêchait-elle de se
    confier ? D'un commun accord, ils ne tenaient pas à me relier  à leur passé. J'aime à croire qu'ils voulaient m'en protéger. »
    Fille de Régis Debray et d'Élizabeth Burgos, dont l'aventure  commune a toujours gardé sa part de mystère, l'auteur les  raconte, comme les héros d'un film d'aventure au scénario  romantique, parfois dramatique. De Saint-Germain-des-
    Prés à Fidel Castro, le Che, les geôles boliviennes, la France  de Mitterrand, la grande histoire est intimement mêlée à la  leur, celle d'un couple, et d'une enfant, ensuite. Comment se  construire entre ces monstres sacrés dont le combat politique  et intellectuel fut l'unique obsession ? Avec la distance  d'une historienne et la curiosité d'une fille, le regard d'une  génération sur la précédente.

  • Alors que l'on croyait en avoir fini avec le fait religieux sous la poussée
    d'une modernité occidentale qui semblait en avoir fortement réduit l'impact
    social, la religion occupe à nouveau une place centrale dans l'actualité
    française. Au coeur de discussions et polémiques, elle figure également à
    l'agenda politique, les autorités publiques cherchant à redéfinir aussi bien
    les conditions d'exercice de la liberté religieuse et ses limites que le point
    d'équilibre à trouver pour garantir la neutralité religieuse de l'État dans
    la société. Dans ce contexte, les diverses religions relisent leurs traditions
    et l'actualisent, suscitant des réactions diverses en leur sein.
    Cet ouvrage présente les données les plus actuelles sur les reconfigurations
    contemporaines du religieux en France : net décrochage du catholicisme,
    progression des « sans religion », pluralisation accentuée, essor de certaines
    croyances, brouillage des frontières entre religieux et non-religieux...
    Congédiant l'idée selon laquelle plus de modernité signifierait moins de
    religion, il vient également montrer que, bien au contraire, l'ultramodernité
    contemporaine, pénétrée d'incertitudes, entraîne de profonds
    bouleversements du religieux qui ont des conséquences politiques, sociales
    et culturelles dont on ne mesure pas encore suffisamment l'ampleur.

  • Depuis deux siècles, la France connaît une grande fréquence de changements de régimes, à travers la révolution et le coup d'État. Ces caractéristiques mettent en lumière la fragilité constante du pacte constitutionnel dans notre pays.
    Pour comprendre la façon dont les questions institutionnelles irriguent et orientent la vie politique française depuis le XIXe  siècle, l'auteur propose une histoire vivante, prise dans la dynamique des personnages, des gouvernements, des assemblées, des manifestations populaires et des révolutions.
    Il montre l'élaboration de ces institutions, leur fonctionnement et leur adaptation à des conjonctures très diverses. Il éclaire leur rôle toujours croissant dans le cadre d'un État dont la présence s'intensifie et s'étend davantage, au niveau national comme dans la vie politique locale. Il interroge également le «  quatrième pouvoir  », celui des médias qui appuient ou contestent les institutions et leur pratique. Enfin, il se penche sur le rôle des crises -  manifestations, insurrections, révolutions  - qui n'ont jamais cessé de rythmer notre histoire et demeurent plus que jamais d'actualité.

  • La Ve République s'installe à un moment où deux processus complexes et à géométrie variable - la décolonisation, d'une part, et l'essor économique sans précédent, de l'autre - dessinent de nouveaux périmètres pour la vie de la Cité. Après un demi-siècle d'existence, ce régime, qui apparut à beaucoup comme la structure politique d'accompagnement de la modernisation du pays et de sa métamorphose, semble peiner à conduire la nouvelle mue de la société française au sein d'un monde globalisé.
    En historien, Jean-François Sirinelli observe le fonctionnement de l'écosystème quinto-républicain. Il en analyse les crises conjoncturelles et éclaire les mouvements structurels de la démocratie française de ces cinquante dernières années.

  • Cette 12e édition présente l'organisation territoriale de la France en 2021, après les transformations intervenues avec notamment le renforcement des pouvoirs des maires depuis la loi « Engagement et proximité » du 27 décembre 2019. Les évolutions relatives au statut de Paris ou la création de la Collectivité européenne d'Alsace (le 1er janvier 2021) ainsi que les conséquences de la crise sanitaire sur les finances locales sont également exposées.

    Les questions-réponses sont organisées autour de six thèmes : les différentes catégories de collectivités locales, les grands principes les régissant, leurs compétences, leurs finances, la démocratie locale et l'intercommunalité.

  • On dit parfois la politique ennuyeuse : rien de plus faux. À l'heure des réseaux et de l'info en direct, elle n'est que surprises et rebondissements, embardées et retournements. Pourquoi en laisser le récit à l'image et au son ? L'écrit ne perd pas sa fonction dans cette histoire trépidante, s'il allie rapidité et pertinence.
    Journal des innovations, Libération pouvait accueillir, mieux que d'autres journaux, les lettres politiques quotidiennes en ligne qui conteraient jour après jour l'histoire de ce macronisme inédit et virevoltant, irrésistible dans son ascension, si faillible dans son déclin. Et pourquoi s'ennuyer ? Le théâtre politique est plus souvent une comédie qu'une tragédie. Cette drôlerie, cette ironie des destins, ces sarcasmes du sort devaient tisser le récit autant que les épreuves et les drames, qui n'ont pas manqué non plus.
    Ce livre, où le rythme quotidien oblige à la légèreté et à la réflexion mêlés, est celui d'un éditorialiste critique à qui on a lâché la bride, assorti d'une postface qui tire les leçons de trois ans de révolution politique, de révoltes sociales et de destins brisés ou magnifiés.
    Devenue culte, la « Lettre politique », écrite quotidienne par Laurent Joffrin depuis 2017 sur Libé.fr, est lue par plus de 60 000 lecteurs.

  • « Il faut en finir avec les visions stéréotypées de Mai 68, qui vont à coup sûr nourrir les célébrations comme les vitupérations, les nostalgies comme les procès de ce mois symbolique à l'occasion de son cinquantenaire.
    Au fond, en Mai 68, ce qui nous animait, ce qui nous enthousiasmait, était la conviction qu'il fallait en finir avec les places sociales, que le renversement de l'impitoyable, de la sordide hiérarchie des fortunes, des libertés et des pouvoirs était politiquement possible, à travers un type inédit de prise de parole et la recherche tâtonnante de formes d'organisation adéquates à la nouveauté de l'événement.
    Si nous portons toutes les leçons de Mai 68 au coeur du monde vivant, nous pourrons, oui, mais seulement sous ces conditions, redire et suivre l'appel de Mao : "On a raison de se révolter." »A. B.Alain Badiou est philosophe, dramaturge et romancier
     

  • Cet ouvrage retrace l’histoire de trois républiques de 1870 à aujourd’hui et en restitue les grands moments et les grandes figures.Il soulève aussi les défis contemporains auxquels la Ve République doit faire face en ce début de XXIe siècle, tant nationaux qu’internationaux.La mise en perspective synthétique proposée en fait un outil stimulant pour la réflexion politique.

  • Le maire et les barbares

    Eve Szeftel

    Ils avaient promis. Ils seraient irréprochables.Ils avaient promis. Ils seraient différents.Ils avaient promis. Ils feraient de la politique autrement.Un simple tract va tout faire basculer.
    Bobigny, préfecture du département le plus pauvre de France, va être le théâtre de la promotion de la voyoucratie et l'envers de la méritocratie républicaine. Jusqu'à ce sms qui dénonce qu'il y a bien eu un pacte avec les cités pour la prise du pouvoir.
    Cette enquête sidérante, conduite par une journaliste de l'AFP, révèle que tout est possible pour gagner une mairie, certains pactisant avec des logiques mafieuses et le communautarisme.
    Mais l'impensable ne s'arrête pas là. Ce pacte cache un autre pacte, secret celui-ci, qui renvoie à l'une des pires affaires criminelles françaises : l'assassinat d'Ilan Halimi.
    Ils ont pactisé avec les barbares.
    Une plongée au coeur de la corruption et du clientélisme politique qui détruisent la République.

  • Ce deuxième ouvrage de la collection Engagement est un hybride d'un genre nouveau.
    Ce pourrait n'être que le récit politique engagé de l'un des porteurs de la vision métropolitaine du Grand Paris. Ce pourrait n'être qu'un roman de genre, polar noir politico-financier avec suspens et meurtre à la clé. C'est les deux à la fois. Tissant habilement réel et fiction, il nous invite, sur les traces de Pierre Mansat, adjoint communiste au maire de Paris, entre 2001 et 2014, à plonger au
    coeur de l'invention métropolitaine du projet du grand Paris, aux côtés de Bertrand Delanoë.
    En parallèle du récit sincère et enlevé de Pierre Mansat, une autre partition se joue, en intermèdes : celle d'un roman noir de pure fiction, signé Christian Lefèvre.

  • Les auteurs analysent l'évolution de notre État de 1944 à LREM et montrent une double dynamique à l'oeuvre: le renforcement du pouvoir présidentiel de régulation et la réduction de l'intervention de l'État social.

  • La guerre d'Algérie n'est pas finie. Elle se poursuit de façon discrète sur le territoire français. Mais le plus préoccupant, c'est que ce conflit larvé se déroule avec la complicité ou le silence embarrassé de nos élites hexagonales. Les dirigeants français font tout pour éviter de poser les questions qui fâchent, qu'il s'agisse de notre politique arabe en ruines, ou des contours d'une nouvelle société musulmane transférée en quelques décennies sur le sol français avec ses millions de croyants (et d'athées). Les adeptes de la déconstruction ont voulu présenter la présenter comme un fantasme, ignorant ou refusant de penser que l'Islam, au sens de civilisation, est un tout culturel, social, politique et religieux qui va façonner une partie du destin français dans les prochaines années. Or, la donne a changé en 2001 avec l'irruption du djihadisme terroriste en Occident. Il a bien fallu cette fois ouvrir les yeux, ce qui n'empêche pas le déni français de perdurer. Ce sont les secrets qui entourent notre relation avec le monde arabe que dévoile Pierre Vermeren, l'un des meilleurs historiens actuels de l'Afrique du Nord.

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