• Vulnérables ; une philosophie du risque Nouv.

    L'exposition au risque extrême, celui de la Covid 19, mais aussi ceux du changement climatique ou des formes les plus radicales de pauvreté et de violence, révèle nos fragilités, locales comme mondiales. Cet essai met ainsi en lumière, selon deux axes, une vulnérabilité défiant la conception moderne du progrès comme maîtrise et possession de la nature. D'abord, nul n'est épargné par le risque et n'échappe aux profonds bouleversements auxquels, par exemple, le confinement nous a confrontés. Il est alors crucial, pour les justifier, de référer les décisions à des normes éthiques et politiques et, pour les développer, de les coordonner avec les autres pays du monde. Ensuite, si le risque incite au repli sur soi, de l'indivdu ou des collectivités, et favorise la résurgence de populismes souverainistes, il semble au contraire nécessaire de défendre une souveraineté politique et économique non exclusivement nationale, qui se concevrait de façon transnationale ou globale - notamment en Europe.

  • Longtemps, la masculinité a semblé aller de soi. Chaque homme devait ressembler à l'idéal viril qui dominait toute la culture. L'identité sexuelle paraissait inscrite dans la nature. Ces trois dernières décennies, les femmes ont fait voler en éclats ces évidences. Les limites du masculin et du féminin sont devenues floues. Et chaque homme, désormais, de s'interroger sur son identité profonde. Elisabeth Badinter trace ici les contours, encore incertains, du nouvel homme que notre siècle est en train d'inventer.

  • Hervé Le Bras nous propose dans cet ouvrage une analyse des inégalités en France et en comparaison avec les autres pays européens, sur une vaste gamme de critères et de services. Son constat est sans appel : notre pays est dans une bonne situation par comparaison avec nos voisins, et les inégalités ont très peu augmenté.
    Dans le contexte actuel, le propos du démographe dénote... C'est pourquoi il est d'autant plus nécessaire de le lire !

    Hervé Le Bras est démographe, chercheur émérite à l'Institut national d'études démographiques (INED), et auteur de plusieurs ouvrages dont, chez le même éditeur, L'invention de l'immigré et Crise des liens, crise des lieux.

  • L'ascenseur social par l'éducation est plus que jamais un mythe. Toutes les enquêtes le confirment : notre système scolaire ne parvient pas à atténuer les inégalités sociales, économiques, ethniques, sexuelles, etc. Il les construit même tout au long de la scolarité des jeunes. Bien sûr, les travaux de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron ont depuis longtemps mis en relief le poids du capital culturel dans la réussite à l'école. Mais depuis une dizaine d'années, la situation a changé : on observe que l'école française - contrairement à celles de nos voisins - ne fait pas que reproduire des inégalités qui lui préexistent, elle en produit aussi de spécifiques. Georges Felouzis dresse un constat sans appel sur la situation de notre système scolaire. Il pointe les types d'inégalités scolaires et s'attache à comprendre ce qui les creuse. Il invite, grâce à ce diagnostic, à penser autrement les politiques éducatives. Une urgence.

  • « Bobo » : un néologisme que tout le monde utilise, souvent comme un qualificatif péjoratif (contraction de « bourgeois-bohème ») désignant une partie mal définie de la population. Bizarrement, ce mot a un sens, mais pas de définition.
    En réalité, il recouvre un groupe social que la sociologie universitaire refuse de déterminer sous prétexte que « bobo » serait une construction journalistique, polysémique et floue. Thomas Legrand et Laure Watrin tentent malgré tout de définir ce mot, et les mots qui y sont attachés, soit parce qu'ils font partie du vocabulaire des bobos, soit parce qu'ils aident à cerner le périmètre de la boboïtude.
    AMAP, bio, mixité, vinaigre blanc, solidaire, citoyen, contradiction, butternut, vegan, bistronomie, local, glocalisation, jardins partagés, carte scolaire, gentrification, récup'... 100 mots comme autant de détails dont le tout dessine une population à la fois ouverte et autocentrée, parfois exaspérante, mais qui invente ou contribue à promouvoir les rapports sociaux et les modes de vie d'un monde globalisé, hyperconnecté et sous contrainte écologique.

  • « Il est important de (re)donner la finance aux citoyens. » C'est bien Véronique Fayet, présidente du Secours catholique, qui parle ici, riche des témoignages des 70 000 bénévoles de l'association en contact quotidiennement avec cet univers de la pauvreté (13% des Français). Mais qui sont-ils vraiment ? Comment le devient-on dans la cinquième puissance économique mondiale ? Un quart des ménages redoutent de vivre ainsi. C'est à une « révolution fraternelle » qu'appelle l'auteure.

    Véronique Fayet, née en 1953 à Toulouse, est présidente du Secours catholique français depuis juin 2014. Militante au sein de Quart-Monde, conseillère municipale à Bordeaux, elle a été successivement chargée de l'Action sociale et de la lutte contre l'exclusion, puis des Solidarités, de la Santé et des Seniors. Elle est chevalier de l'Ordre national du Mérite et officier de la Légion d'honneur. Aujourd'hui, elle fait la synthèse entre son engagement humaniste et son engagement chrétien.

  • Notre monde n'a jamais été aussi riche ni si inégalitaire. N'en déplaise aux fondamentalistes de la croissance économique, le fossé continue de se creuser entre les uns, de plus en plus riches, et les autres, de plus en plus pauvres. À l'heure actuelle, une infime minorité de la population mondiale concentre près de la moitié des richesses totales. La «  main invisible  » des marchés opère pour une petite caste, étranglant tous les autres.
    Dans cet essai incisif, Zygmunt Bauman condamne les mirages de la société de consommation, du toujours plus. Il poursuit sa réflexion sur les ravages de la mondialisation, en attaquant les systèmes élitistes. Il montre leur inefficacité économique et sociale, ainsi que les dangers qui pèsent désormais sur la démocratie.

  • L'institution de l'esclavage est une reprise complétée et actualisée d'un ouvrage qu'Alain Testart, décédé en 2013, avait publié sous le titre L'esclave, la dette et le pouvoir, en 2001, aux Éditions Errance.
    La définition de l'esclave a toujours été incertaine et le statut de ce que l'on met sous ce nom a beaucoup changé selon les temps et les lieux. Mais il reste toujours un exclu : exclu de la cité dans les sociétés antiques, exclu de la parenté dans les sociétés lignagères, exclu en tant que sujet dans les sociétés monarchiques. C'est l'exclusion d'une des relations sociales tenues pour fondamentales par la société qui distingue l'esclave des autres formes de dépendance et d'asservissement.
    Sous l'esclavage, gît donc la question du pouvoir. Il y a, pour l'auteur, un lien direct entre l'esclavage et l'émergence de l'État, qui s'arroge le monopole des esclaves, vis à-vis des pouvoirs concurrents, de tout ordre, économique ou non. D'où la constatation, bien documentée, que c'est dans les sociétés les moins centralisées et les moins hiérarchisées, en principe les moins oppressives, que se rencontre la pire condition de l'esclave. Et l'inverse : c'est dans les sociétés les plus autoritaires et despotiques que la condition de l'esclave semble la moins défavorable.
    Alain Testart est un des rares anthropologues qui disposent d'une culture aussi étendue, largement comparative. Cette nouvelle édition, établie par sa collaboratrice, Valérie Lécrivain, ajoute à l'ancienne un article inédit qui permet de préciser les thèses de l'auteur. Elle fait de ce livre d'il y a plus de quinze ans un livre neuf, plus adapté aux connaissances et aux sensibilités contemporaines

  • « Si le progrès ne réside plus guère que dans les moyens, qui ont tendance à augmenter sans cesse, il n'est pas surprenant qu'on le rencontre à chaque pas, avec le sentiment de rencontrer en réalité à chaque fois autre chose que lui. L'impression qui résulte de ce qui se passe est que le progrès est partout, et que pourtant sa physionomie ne peut plus être reconnue nulle part. »
    Dans Le Mythe du progrès, von Wright remet en question certaines de nos croyances contemporaines les plus fondamentales, en particulier la croyance au progrès, et rappelle, d'une part, que l'espèce humaine est soumise à la même loi de précarité et de caducité que les autres espèces et, d'autre part, que rien ne garantit que la forme industrielle de production soit biologiquement adaptée à l'être humain. Ces deux idées pourraient donner l'impression de relever du simple bon sens ; elles n'ont rien de particulièrement choquant ou subversif. Mais elles n'en ont pas moins suscité des réactions négatives surprenantes de la part de tous ceux, scientifiques, économistes, politiciens, intellectuels, qui partagent une conviction commune, que l'on peut appeler « la croyance dans la croissance économique illimitée ».
    Ce qui confirme l'idée de Kraus que, même si on ne sait pas ce qu'est le progrès, tout le monde est plus que jamais tenu de croire qu'une chose au moins est sûre : nous progressons, nous pouvons le faire de façon illimitée, et l'obligation de continuer à le faire est une sorte d'impératif catégorique pour les sociétés contemporaines.
    Quand il s'interroge sur le type de lecteurs qui seraient, au contraire, susceptibles d'apprécier les idées qu'il a développées, von Wright suggère prudemment deux groupes, qu'il appelle celui des « conservateurs de la valeur » et celui des « intellectuels de gauche » - dont il constate, d'une façon que je ne contredirai pas, qu'il semble pour tout dire déjà moribond. La question qui se pose est de savoir qui sont aujourd'hui les intellectuels de gauche. Doit-on encore appeler ainsi des gens qui, s'ils sont plus sensibles que d'autres aux coûts sociaux et humains du progrès, et en particulier aux inégalités qu'il engendre, n'en continuent pas moins le plus souvent à croire à la possibilité et à la nécessité du progrès par la croissance économique illimitée, se contentant pour l'essentiel d'exiger que les fruits de la croissance soient répartis un peu plus équitablement ?

  • On entend souvent que la société française se serait « moyennisée », provoquant la disparition pure et simple des classes populaires qui, soit auraient accédé à la classe moyenne, soit auraient été rétrogradées parmi les « pauvres »...
    Or, si les classes populaires ont effectivement changé depuis la désindustrialisation des années 1970, elles continuent bel et bien d'exister et les idées reçues à leur sujet ne manquent pas. Reléguées dans la France périphérique, les classes populaires se vautreraient dans la consommation de masse, s'abêtiraient devant la télé et le foot, seraient réac, sexistes, racistes, voteraient pour l'extrême droite et auraient pour rêve ultime l'achat de leur pavillon...
    Ce ouvrage, écrit par les meilleurs chercheurs et chercheuses, dépasse ces clichés et dresse un portrait documenté de ces classes populaires qui subissent de plein fouet la montée des inégalités.

  • Héritière d'une tradition verrière pluriséculaire, l'usine de Givors fermait définitivement en 2003, après une âpre lutte contre des spéculateurs financiers. Quelques années plus tard, une épidémie de cancers frappa les ex-verriers de Givors, donnant lieu à une enquête civile qui permit de rassembler nombre de documents accablants. En abordant ce matériau avec les outils de la sociologie critique, Pascal Marichalar donne à voir les mécanismes et les responsabilités à l'oeuvre derrière le drame.
    Dans la petite ville de Givors, proche de Lyon, des hommes meurent les uns après les autres, emportés par des cancers à un âge relativement jeune. Leur point commun : ils ont travaillé pour produire des bouteilles et des pots à la verrerie qui a fermé ses portes en 2003. La compagne d'un verrier malade fait alors équipe avec un imprimeur à la retraite pour résoudre ce mystère. Ils comprennent vite que ce ne sera pas une enquête policière classique : c'est à eux de prouver qu'il y a eu un crime, et plus ils avancent vers la vérité, moins la justice semble disposée à juger les faits. Cependant, grâce à la force collective des verriers et de leurs soutiens, ils vont lever progressivement le voile sur un véritable scandale d'État.
    Ce livre est une enquête sur cette enquête. Avec les outils des sciences sociales, l'auteur analyse les procédures, les mensonges et les injustices qui font que tous les jours autour du monde des millions de femmes et d'hommes sont mis en danger impunément.

  • L'Europe est à la croisée des chemins. Le flux des réfugiés et le terrorisme islamiste ont plongé le continent dans la plus grande crise depuis la Seconde Guerre mondiale. Dans un monde qui fonctionne en excluant des régions et des populations entières, est-ce si surprenant que les sociétés s'effondrent, que les hommes se radicalisent ou qu'ils aspirent à rejoindre l'Europe ? Il ne s'agit pas un choc des civilisations mais d'une nouvelle lutte des classes.C'est pourquoi nous devons impérativement défendre les valeurs européennes, qui sont les seules à même de lutter contre les causes économiques des flux migratoires et du terrorisme. Une telle solidarité globale est peut-être une utopie, mais si nous ne nous y engageons pas, alors nous méritons d'être perdus. Slavoj i ek est l'auteur d'une oeuvre qui en fait l'un des philosophes les plus importants de sa génération. Traduit à travers le monde, il est notamment l'auteur, chez Fayard, de La Parallaxe (2008) et de Moins que rien (2015).

  • Michael Kaufman oeuvre depuis près de quarante ans auprès des hommes pour susciter leur engagement envers les luttes entreprises de longue date par les femmes en vue d'atteindre l'égalité des sexes. Selon Kaufman, le temps est venu pour les hommes de devenir des alliés de la révolution en cours, et d'y contribuer par leurs réflexions et leurs actions.

    Dans cet essai percutant, Kaufman explique comment une culture patriarcale basée sur une masculinité toxique affecte les femmes, les enfants, et les hommes eux-mêmes. Et surtout, il démontre comment des changements très réalisables sur nos lieux de travail et dans la manière dont nous éduquons les garçons pourraient aider à créer un monde égalitaire.

    À travers des anecdotes personnelles et des observations issues de décennies consacrées à la lutte contre la violence basée sur le genre, Michael Kaufman offre ici une réflexion inspirante, empreinte d'humour et de compassion, pour bâtir une société plus aimante et enrichissante pour tous et toutes.

  • En matière de santé, femmes et hommes ne sont pas logés à la même enseigne. Ne sont-elles pas le « sexe faible » ? Au XIXe siècle les femmes sont considérées comme « d'éternelles malades » pour reprendre l'expression de Jules Michelet. Aujourd'hui, la perspective a bien changé : leur espérance de vie dans les pays occidentaux est plus longue que celle des hommes. Toutefois, elles passent aussi plus d'années qu'eux en mauvaise santé et souffrent de pathologies souvent bien différentes.

    Les différences purement biologiques sont loin d'être seules en cause. Ainsi, les rôles sociaux et les activités professionnelles des unes et des autres les conduisent à ne pas être exposés aux mêmes nuisances de santé. Comparées aux hommes, les femmes adoptent moins de comportements à risque, consultent davantage, prennent mieux leurs traitements. Les pratiques des médecins se construisent aussi différemment selon le sexe de leurs patients.

    Dans le domaine de la santé comme ailleurs, les inégalités entre les sexes existent et relèvent des mêmes stéréotypes et des mêmes mécanismes que dans le reste de la société, mais aussi de facteurs spécifiques, et notamment de la façon dont s'élabore le savoir médical. Pour lutter contre ces inégalités, il faut commencer par tordre le cou à un certain nombre d'idées reçues, chez les soignants comme chez les patients. Ce livre a pour objectif d'y contribuer, et de proposer des perspectives en matière de politique publique au service de la santé des femmes et des hommes.

  • L'école est mixte en France. Mais la mixité est loin d'être garante de l'égalité. Des filles plus discrètes en classe et des garçons qui souvent monopolisent la parole. Les premières ont les meilleurs résultats quand les seconds sont à la traîne. Une orientation scolaire qui dirige les filles vers les filières générales les moins prestigieuses et les secteurs les moins rémunérateurs. Quels sont ces mécanismes qui continuent à reproduire les inégalités entre les sexes ? Comment en finir avec les stéréotypes ? Et comment enseigner l'égalité ?

  • Le génie a-t-il un sexe ? Les femmes illustres font figure d'exception, en littérature, dans les arts ou les sciences, sans parler de la vie publique. Des lois garantissent pourtant l'égalité d'accès des deux sexes à l'école et à l'université, dont les filles sortent plus nombreuses et plus diplômées que les garçons. Comment alors expliquer qu'il y ait toujours si peu de femmes célébrées ? Pour donner la place qui leur revient aux femmes de talent, les initiatives se multiplient. Leur généralisation est indispensable pour construire une société égalitaire.

  • L'usine textile Rhodiacéta de Besançon, aujourd'hui en ruine, a compté plus de trois mille employés dans les années 1960. Ses fils synthétiques de nylon et de tergal ont fait la fierté de l'industrie française. A travers une trentaine d'entretiens, différents métiers sont documentés. La transmission de ces paroles ouvrières est riche d'enjeux, ils incarnent la vie à l'usine, ses difficultés et ses joies. Les luttes syndicales sont restituées. Cela permet de comprendre le présent : la délocalisation du site annonçait la désindustrialisation dans l'économie occidentale.

  • Une nouvelle société émerge qui remet en cause toutes nos valeurs dîtes modernes : le travail, le productivisme, la question démocratique et sociale, etc.
    Roger Sue analyse ici brillamment cette contresociété qui monte dans les esprits comme dans les faits. Car comprendre ce qui s'y joue, c'est ouvrir la voie qui fera de la contresociété d'aujourd'hui, la société de demain.

  • Une Université puissante, capable de contribuer activement ã la croissance économique, de favoriser la cohésion sociale et de porter les ambitions culturelles d'un pays, est la meilleure garantie d'avenir dont celui-ci puisse se doter. Elle crée la confiance chez la jeunesse et ouvre des possibles pour la société entière. Près de quatre cent soixante-dix mille jeunes s'orientent chaque année vers l'enseignement supérieur, afin d'y acquérir ce qui est considéré comme le meilleur atout pour une vie professionnelle et personnelle. Dans ces quelques années d'études, c'est l'avenir de notre pays qui se joue, génération après génération. Pourtant, malgré l'importance de cet enjeu collectif, les privilèges d'une bonne formation tendent ã se concentrer au sein d'un vivier étroit de bénéficiaires. Quelles nouvelles institutions et quelles ambitions de formation plus en phase avec les réalités actuelles pourraient remédier ã cette forme d'oligarchie de l'excellence, si française ?

  • La situation des assistantes maternelles a de quoi indigner. Privées de médecine du travail, gagnant parfois moins que le SMIC pour une durée de travail supérieure à la durée légale, elles se retrouvent dans une position de néo-domesticité et sont soumises à des critères de recrutement, de contrôle et d'évaluation instrumentalisés comme armes de domination. Le scandale est aussi que l'ensemble de ces conditions dévalorisées soient mises en place et gérées par les pouvoirs publics, qui organisent ainsi une discrimination institutionnalisée. Fondé sur une enquête très documentée, ce livre constitue un plaidoyer pour améliorer le statut de tous ces professionnels qui contribuent au développement et au bien-être de nos enfants.

  • À partir de travaux en sciences sociales, cet ouvrage interroge la coproduction des logiques d'action à l'oeuvre du côté des jeunesses de rue et des acteurs de la complexification du contrôle social. Il comporte trois parties articulées entre elles. La première s'intéresse aux représentations dont les jeunesses de rue sont l'objet ; la seconde décrit des actions et pratiques concrètes de ces jeunes tandis que la troisième partie interroge les réactions sociales que ces pratiques suscitent.

  • Pourquoi revisiter la vieille question des relations villes-campagnes alors que celle-ci suscite le plus souvent l'indifférence du politique comme de la plupart des scientifiques qui la considèrent obsolète ? Tel est l'enjeu de cette sélection d'articles : faire partager au lecteur l'intérêt heuristique qu'il y a à interroger ce qui fait distinction entre le rural et l'urbain dans les représentations sociales comme dans les faits.

  • Où est passée la justice sociale ? Face à l'accroissement des inégalités en France et dans le monde, cette question devient brûlante. À l'aide de données d'enquête en France comme dans les points « chauds » du globe, ce livre analyse l'ampleur de la crise des modèles de justice et singulièrement du principe d'égalité. En partant des acteurs ordinaires, des mouvements sociaux, des contextes concrets, il dessine le kaléidoscope des tâtonnements et réinventions en cours autour de ces enjeux. Il permet ainsi d'interroger les fondements quotidiens de la démocratie sociale et politique de notre temps.

  • Plus de 25 000 enfants vivent et dorment dans les rues de cette immense ville de Kinshasa. Si beaucoup sont descendus dans la rue à cause de la misère familiale, d'autres viennent de familles en conflit ou encore ont été accusés de sorcellerie. Ces enfants ne sont-ils que de petits bandits, de petits voleurs, de petits sorciers à rejeter ? Ou bien seulement des victimes du désordre social ? Ce livre synthétise quinze années d'expérience de la communauté du Chemin Neuf à Kinshasa, avec son centre Ndako Ya Biso qui reçoit les enfants de la rue, les accueille et les écoute, recherche leurs familles, afin de les y réunifier et stabiliser.


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