• « C'est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C'est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans la rue ou dans les cafés. C'est une enquête tissée de rencontres avec des gens connus mais aussi des inconnus. C'est surtout une drôle d'expérience vécue pendant quatre ans de recherche et d'écriture, dans ce pays qu'on ne sait comment nommer : la vieillesse, l'âge ?
    Les mots se dérobent, la manière de le qualifier aussi. Aurait-on honte dans notre société de prendre de l'âge ? Il semble que oui. On nous appelait autrefois les vieux, maintenant les seniors. Seniors pas seigneurs. Et on nous craint - nous aurions paraît-il beaucoup de pouvoir d'achat - en même temps qu'on nous invisibilise. Alors que faire ? Nous mettre aux abris ? Sûrement pas ! Mais tenter de faire comprendre aux autres que vivre dans cet étrange pays peut être source de bonheur...
    Plus de cinquante après l'ouvrage magistral de Simone de Beauvoir sur la vieillesse, je tente de comprendre et de faire éprouver ce qu'est cette chose étrange, étrange pour soi-même et pour les autres, et qui est l'essence même de notre finitude.
    « Tu as quel âge ? » Seuls les enfants osent vous poser aujourd'hui ce genre de questions, tant le sujet est devenu obscène. A contrario, j'essaie de montrer que la sensation de l'âge, l'expérience de l'âge peuvent nous conduire à une certaine intensité d'existence. Attention, ce livre n'est en aucun cas un guide pour bien vieillir, mais la description subjective de ce que veut dire vieillir, ainsi qu'un cri de colère contre ce que la société fait subir aux vieux. La vieillesse demeure un impensé. Simone de Beauvoir avait raison : c'est une question de civilisation. Continuons le combat ! »L.A.

  • "Je fais et ferai tout pour que cette épidémie ait eu au moins ce mérite : nous obliger à retrouver le sens de l'École. Il y a encore dix-huit mois, avant que le virus ne barre le chemin des salles de classe aux enfants, l'effet de l'habitude avait comme dilué ce sens. La fermeture des écoles, à l'échelle de la France comme à celle du monde, a constitué un point de bascule historique.
    Dans cette situation incertaine s'est joué le choix entre une École vue comme notre institution fondamentale ou comme la variable d'ajustement de nos peurs. C'est pourquoi, dans ce livre comme dans la vie, je l'écrirai avec une majuscule en tant que référence centrale de notre existence collective."

  • «  Après les attentats de 2015, la laïcité fut invoquée et convoquée. Dans les collèges et lycées du pays, le élèves furent rassemblés et des leçons de laïcité leur furent administrées. Après l'horrible assassinat de Samuel Paty, les enseignants ont de nouveau été instruits d'informer leurs élèves sur la laïcité. Le drame est qu'ils se sentent tout autant démunis qu'il y a cinq ans, car la laïcité souffre d'une double ignorance. D'abord ceux qui lui sont attachés et sonnent parfois l'alarme, rendent sa défense impossible, faute d'arriver à la définir simplement et clairement. Du coup, elle est perçue par d'autres comme un catéchisme répétitif, un corset vide de sens, voire comme un régime de discriminations, c'est-à-dire rien de ce qu'elle est... La laïcité, qui permet aux croyants et non croyants d'être libres et égaux en droit, est au coeur de l'identité française. Mais la majorité des Français ne sont pas à même de la définir. Ils ne sont pas capables d'expliquer à leurs enfants, à leurs amis, à leurs collègues, comment elle vit en droit et en pratique. De la Laïcité offre pour la première fois et pour tous publics, une définition et une explication fondées sur le droit et sur l'histoire. Son appropriation par le plus grand nombre des citoyens est le premier instrument de sa défense efficace et légitime.  »Patrick Weil

  • Ce que m'ont dit les Français Nouv.

    «  J'ai toujours aimé la politique. Comme chaque Français, le plaisir de débattre coule dans mes veines.
    En douze ans, Touche pas à mon poste ! a évolué : d'un show de divertissement, nous l'avons transformé en une émission de société.
    C'est grâce à vous que cette métamorphose a eu lieu. Vous m'avez pris à partie, vous avez fait changer mon regard sur de nombreuses questions de société.
    Infirmières, étudiants, agriculteurs, routiers, livreurs... Vous m'avez dit : "Cyril, on veut se faire entendre par les gens d'en haut." Vous m'avez demandé de jouer le médiateur entre vous et les politiques.
    Ensemble, nous avons révolutionné TPMP pour accompagner ce que vous vivez : la crise des Gilets jaunes, le Grand Débat national, les violences policières, les craintes autour du Covid.
    TPMP est devenu une agora, la vôtre, où vous pouvez tous, quels que soient vos origines, vos couleurs, vos opinions, vos milieux sociaux, vos orientations sexuelles, vous exprimer librement.
    Alors oui, quand une population qui n'a pas l'habitude de prendre la parole et qui l'attend depuis trop longtemps s'exprime, parfois ça fait du bruit, parfois même ça dérape. Mais à la fin, on s'est parlé, on s'est respectés et, souvent, on a fini par se comprendre. Et donc par faire société.
     
    Pour décrypter mes émissions, j'ai sollicité l'éditorialiste Christophe Barbier. J'avais besoin de son regard distancié pour cerner ce qui s'est construit durant ce quinquennat d'émissions télé. De nos deux voix ce livre est né.  »

  • Savez-vous combien d'accidents industriels subit la France chaque année  ? Plus de 68  000. Environ 187  par jour.
    Vous n'en avez jamais entendu parler  ? C'est normal  ! La plupart du temps, ils suscitent juste un entrefilet dans la presse régionale. Seuls les accidents les plus meurtriers font la une. AZF nous a ainsi douloureusement marqués il y a vingt ans. Trente et une personnes ont perdu la vie parce qu'une centaine de tonnes de nitrate d'ammonium avait explosé. Ce même matériau a provoqué plus de 200  morts à Beyrouth en 2020.
    Pourtant, des ports comme Marseille ou Saint-Malo continuent à en stocker jusqu'à 60  000  tonnes.
    Vous l'ignoriez  ?
    Savez-vous seulement que des milliers de trains remplis de cette même matière dangereuse transitent, chaque matin, par la gare de triage de Drancy, en Seine-Saint-Denis  ? À deux pas du RER  B que 400  000  Franciliens empruntent quotidiennement  ?
    Vous tremblez  ? Vous pouvez.
    Et s'il n'y avait que ça. Imaginez, demain, la rupture du barrage de Vouglans dans le Jura. Plausible, vu l'état de vétusté de ces infrastructures. La vague que la rupture provoquerait pourrait atteindre la centrale nucléaire du Bugey dans l'Ain, entraînant potentiellement la libération d'un nuage radioactif à 30  kilomètres de Lyon. Cinq millions de personnes seraient menacées dans un rayon de 100  kilomètres.
    Que font nos dirigeants pour nous protéger de ces risques et de tant d'autres présentés dans ce livre  ? Trop peu. En dix ans, 10  000  contrôles sur des sites dangereux ont été supprimés  ; les budgets des pompiers, amputés. Quant aux industriels, pour faire des économies sordides ils remplacent des salariés par des intérimaires ou des sous-traitants  : 92  % de ce personnel travaillant sur des sites à risques d'incendie n'ont pas été formés à l'utilisation d'un extincteur.
    Autant vous dire que... tout peut exploser.
     
    Paul Poulain travaille dans un bureau d'études spécialisé en sécurité incendie et dans la maîtrise des risques industriels. Depuis huit ans, il sillonne la France et le monde pour étudier les installations dangereuses. Il est également enseignant, formateur et conférencier indépendant.

  • En renversant l'image de la femme comme être inférieur par nature pour l'appliquer à l'homme, l'autrice démonte la mécanique de la domination masculine.
    Un pamphlet littéraire et politique, où l'humour et la provocation révèlent les rapports de force entre les sexes. Depuis sa diffusion dans les rues de New York par Valerie Solanas en 1967, SCUM Manifesto est devenu un texte culte du féminisme.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuèle de Lesseps
    Postface de Lauren Bastide

  •  
    "Une stimulante exploration du champ de nos libertés [...]" Le Monde
    Jusqu'où ? Jusqu'où laisser les apprentis censeurs d'aujourd'hui définir ce qu'on peut dire et ce qu'il faut taire ? Jusqu'où tolérer que défoulements et protestations envahissent le monde numérique ? Jusqu'où supporter que des extrémistes privatisent les règles de la parole, refusent le débat et installent leur hégémonie ? La parole publique est déjà l'objet d'un rapport de forces, elle sera demain l'enjeu d'un conflit. Le temps des injonctions est révolu, il faut désormais résister.

    La parole fait mal, change le seuil du tolérable et peut même réduire au silence. Il est donc légitime de la limiter, mais au plus près des délits et sans censure préventive. Bien sûr, on peut tout dire, mais pas n'importe comment et à condition de ne pas vouloir être seul à parler.

    Le concept moderne de liberté d'expression fut forgé entre le xviie et la fin du xviiie siècle. Les outils numériques, le multiculturalisme, la démocratisation de la parole l'ont rendu peu à peu inadéquat pour régler la parole publique. Fidèle à la tradition libérale, ce livre revient sur l'histoire de la liberté d'expression et en renouvelle le sens, comme la garantie de la plus grande diversité de points de vue.

    Pour la défendre, une philosophie des limites, des concepts sobres, des moyens inventifs seront plus utiles qu'une croisade. Ne pas se lamenter sur l'état des choses, mais combattre pour ne pas nous retrouver un cadenas sur la bouche et une prothèse dans la tête.
    Un essai riche et charpenté - L'Express.
     
     
     

  • Qu'est-ce qu'un « propos » ? Un article de journal, souvent inspiré par l'actualité, mais à visée au moins partiellement philosophique. C'est confronter sa pensée au monde, dans ce qu'il a de plus changeant, de plus inquiétant, en s'adressant au plus vaste public. Et chercher un peu d'éternité, dans l'histoire en train de se faire. Cela vaut-il la peine ? Il m'a semblé que oui. L'actualité, si souvent décevante ou effrayante, est aussi une incitation à penser. On n'en a jamais trop - et cela guérit, parfois, de la déception comme de la peur. Le réel est à prendre ou à laisser. La philosophie aide à le prendre. Mieux vaut penser que se lamenter. Mieux vaut agir que trembler.

  • Depuis qu'il est arrivé à Paris, Adrien Naselli, père conducteur de bus et mère secrétaire, tient une liste des gens comme lui, ces « transfuges de classe  » qui concentrent l'attention des médias. Pour cette enquête, il est allé à la rencontre de leurs parents. Ils sont ouvriers, agriculteurs, aides-soignantes, petits employés, tandis que leurs enfants sont journalistes, écrivains, magistrats ou universitaires. Ils gagnent le smic ou à peine plus, ont quitté l'école avant dix-huit ans et n'ont pour la plupart jamais pris l'avion. Dans le conte de fées de la méritocratie, ils sont l'envers du décor
    Dans ce livre tendre et poignant, Adrien Naselli a voulu redonner la parole à ceux qu'on n'entend jamais. Princes et princesses de la République, les transfuges de classe ont vu leurs parents, ni rois ni reines, relégués au second plan. Ce livre leur rend la couronne.
     

  • « C'est quand même fou que La Poudre - podcast que j'ai lancé en 2016 - se soit aussitôt placée sous le marrainage des femmes du cinéma, avec parmi mes toutes premières invitées, les réalisatrices Rebecca Zlotowski et Houda Benyamina, deux voix engagées qui m'impressionnaient par leur capacité à faire émerger leur vision du monde et à se créer un nom aux côtés de tant d'hommes.
    C'est fou parce que c'est par le cinéma que la révolution féministe que nous vivons s'est déclenchée. En 2017, les femmes d'Hollywood ont dénoncé, haut et fort, le sexisme de leur industrie. Depuis, l'histoire du féminisme est jalonnée de prises de parole par des femmes du cinéma qui constituent de grands tournants. Les personnes dont vous trouverez les mots dans ce livre ont toutes, depuis cinq ans, fait bouger les lignes, pas seulement dans leur milieu, mais aussi dans la société tout entière.»
    L. B.
    Entretiens avec les acteur.rice.s, réalisateur.rice.s,  scénaristes, productrices :
    Aïssa Maïga, Alice Diop, Amandine Gay, Céline Sallette,  Déborah Lukumuena, Fanny Herrero, Helena Noguerra,  Houda Benyamina, Inès Rau, Iris Brey, Julie Gayet, Katell Quillévéré, Laurence Lascary, Océan, Ovidie, Rebecca Zlotowski, Sonia Rolland.

  • Lina, femme au foyer et mère de deux enfants, enferrée dans un mariage sans passion depuis dix ans, retrouve un ancien amour adolescent et se lance dans une aventure qui, très vite, finira par la consumer.
    Sloane, entrepreneur à succès dans une enclave chic du Nord- Est, supposément épanouie dans son couple libre, va prendre conscience des dynamiques de pouvoir inégales qui régissent son mode de vie.
    Enfin, Maggie, étudiante, noue une relation avec son professeur d'anglais, dont les conséquences bouleverseront son existence.
     
    Fondé sur huit années de reportage intensif, et narré avec une franchise et un sentiment d'urgence étonnants, Trois femmes est la peinture fondatrice de l'éros dans la société d'aujourd'hui. Il expose avec une profondeur et un pouvoir émotionnel sans précédent la fragilité, la complexité et l'inégalité du désir féminin.
    Traduit de l'anglais par  Luc Dutour 
    Distingué par le British Book Award dans la catégorie non fiction 

  • De l'iconique Greta Thunberg aux procureurs de la « méchante » finance, en passant par les avocats de la fin du travail, les nouveaux chevaliers de la vertu s'attaquent avec bonne conscience à cette prospérité française que nous avons connue pendant près de 40 ans.
    Les écologistes nous détournent de l'innovation, les socialistes discréditent le travail, les Insoumis refusent le marché et les nouveaux antiracistes combattent avec acharnement la méritocratie et une certaine idée de la République. Bref, voilà des progressistes qui voudraient nous brouiller avec le progrès ! Quel étrange renoncement !
    Pourtant, il faudrait faire exactement l'inverse : innover, éduquer, travailler, investir, redistribuer, intégrer... C'est parce que la croissance est au point mort que notre société désespère. Moins la France s'enrichit, plus elle se déchire. Il est donc urgent de relancer l'économie tout en revenant aux valeurs humanistes et généreuses auxquelles nous tournons le dos chaque jour un peu plus. Est-ce encore possible ? Denis Olivennes répond à cette question cruciale que répond dans un essai aussi polémique que stimulant.

  • ON N'EST PAS VRAIMENT FEMME AVANT D'ÊTRE MÈRE 
    T'AS QUE 30 ANS,  TU VAS CHANGER D'AVIS 
    T'AS DÉJÀ 30 ANS, FAUT TE DÉPÊCHER ! 
    Y A UN  PÈRE ? A QUAND LE DEUXIÈME ? 
    T'ES SÛRE, UN TROISIÈME ? 
    AH BON,  TU ALLAITES ? AH BON, TU N'ALLAITES PAS ? 
    ÊTRE MÈRE À 20 ANS,  C'EST IRRESPONSABLE 
    ÊTRE MÈRE À 40 ANS, C'EST DANGEREUX
    TU VEUX PAS D'ENFANT : T'ES FÉMINISTE ? T'ES LESBIENNE ?  TU VEUX PAS D'ENFANT ? 
    JE PEUX TOUCHER  TON VENTRE ?
     
    Au départ, il y avait cette question : pourquoi le fait que je ne veuille pas d'enfant pose-t-il un problème à tout le monde, sauf à moi ? J'ai trouvé la réponse : parce que je suis une femme en âge d'en avoir qui coche 100% des cases du bingo procréatif. Même 50 ans après la légalisation de la pilule et de l'avortement en France, être une femme, c'est être une mère : être nullipare, volontaire ou plus souvent, involontaire, c'est donc être reléguée en D2 de féminité. 
    Pourtant il ne suffit pas d'être mère pour qu'on vous fiche une paix très relative - oh non... Encore faut-il être une «  bonne  » mère, selon des normes procréatives et éducatives de plus en plus nombreuses, rigides et contradictoires. Résultat : la plupart des mères, celles qu'on ne voit pas à la télé ni sur Instagram, sont de plus en plus épuisées tout en se sentant de moins en moins légitimes (capables?).
    Tant que l'on considèrera que la maternité n'est pas une option mais une preuve de la féminité, tant que la parentalité restera d'abord une affaire de femmes, donc que c'est à elles de concilier leurs douze journées, les inégalités persisteront, non seulement entre les femmes et les hommes, mais aussi et avant tout entre les femmes. A nous de décider qu'elles ne sont pas une fatalité.
    Fiona Schmidt est journaliste. Elle a écrit  un livre  de cuisine militant,  Les Recettes d'une connasse  (Grand Prix Eugénie Brazier 2017), et un essai sur l'évolution des rapports  de séduction entre les  femmes  et les  hommes,  L'amour après #MeToo, publiés chez Hachette Pratique.
     

  • Qu'est-ce que l'amour ? Et si la chimie tenait la clef du mystère ? Si l'amour était une combinaison d'interactions moléculaires orchestrée par nos gènes, notre histoire et notre environnement ? Et pas seulement l'amour, mais aussi l'amitié et toutes les formes d'attachement, envers sa famille, sa tribu, son groupe social. Dans ce récit tendre et drôle, aussi passionnant pour les néophytes que pour les spécialistes, vous découvrirez le rôle extraordinaire d'une hormone, l'ocytocine, capable de moduler nos sentiments, et aujourd'hui source de grands espoirs pour le traitement de plusieurs troubles dont l'autisme. Finalement, la flèche de Cupidon se révèle une arme de construction massive.  

  • Le féminisme se porte-t-il sur un t-shirt ?  Kim Kardashian est-elle un objet sexuel ou une femme puissante ?  La série  Grey's anatomy  peut-elle changer la vie des femmes ?Dans un essai à la première personne documenté, passionné et engagé, Jennifer Padjemi, journaliste spécialiste questions de société, explore l'alliance, pour le meilleur et pour le pire, du féminisme et de la pop culture. En reprenant le fil des mouvements féministes modernes, de l'émergence d'un féminisme intersectionnel au mouvement « body positive » en passant par Me too et en se basant sur son expérience de femme noire, elle décortique le rapport que nous entretenons avec les objets culturels les plus populaires. Biberonnée  aux clips vidéo, chansons grand public et maintenant aux séries TV, notre consommation de divertissement façonne, accompagne, et parfois challenge notre vision du monde.  En utilisant la pop culture comme un miroir de notre société mondialisée, l'auteure questionne à travers elle le féminisme, le genre, la sexualité, l'intersectionnalité.Jennifer Padjemi interroge les liens d'interdépendance entre consommation de masse et idéologie progressiste, et jette un regard joyeux et lucide sur nos divertissements, sans concession au patriarcat.Un livre à mettre entre toutes les mains !

  • Les livres dits de « développement personnel » inondent les librairies et s'ajoutent aux magazines, aux conférences qui nous invitent à acquérir un « surplus d'être » pour devenir un meilleur individu. Mais derrière ces discours sucrés et inoffensifs, se cache une idéologie politique : la forme de bien-être promise constitue trop souvent une exploitation de soi par soi...En nous donnant une fausse image du travail - considéré comme un lieu sans conflits ni violence intrinsèque - et de nous-mêmes - notre volonté serait sans limites et notre bonheur ne dépendrait que de nous -, le développement personnel conduit à un modèle de société fondé sur la performance permanente et sur un délitement des liens. C'est cette vaste supercherie que dénonce ici Thierry Jobard, preuves à l'appui...

    Né en 1973, Thierry Jobard est responsable du rayon Sciences humaines d'une grande librairie à Strasbourg, ce qui le met dans une position particulièrement privilégiée pour observer la croissance vertigineuse des livres consacrés au développement personnel

  • Les vertus du temps : éloge de la prescription Nouv.

    Parce qu'elle interdit les poursuites pénales au bout d'un certain temps, la prescription est sévèrement critiquée dans notre société hypermnésique. Souvent perçue comme l'instrument privilégié de l'impunité, spécialement en matière sexuelle, elle pourrait même vivre en France ses dernières heures. Mais un État qui poursuivrait sans fin crimes et délits serait-il encore un État de droit ? Comment pourrait-on vivre dans une société incapable d'oubli ? Et de toute façon?: que resterait-il des preuves, quarante ou cinquante ans après les faits ? Dans cet essai vif et courageux, Marie Dosé vient au secours de ce principe fondamental qui demeure le rempart le plus sûr contre la tentation de la vengeance. Avec une clarté admirable, elle démontre à travers l'évocation d'affaires judiciaires récentes que, tout en servant les intérêts de chacun, la prescription nous est indispensable, en ces temps lestés d'exigences sécuritaires.

  • Comment tenir un discours raisonné, progressiste et humaniste  sur le climat et l'environnement sans être écrasé par le fanatisme  vert ?
    La dérive collapsologique peut aujourd'hui nous faire perdre la  guerre technologique. À force de refuser l'innovation au nom  de la préservation supposée de la nature, nous prenons le risque  de sortir de l'Histoire face à la Chine et aux géants américains.
    La France doit se débarrasser de ses fausses croyances et faire  de nouveau confiance au progrès.
    C'est bien à la jeunesse qu'il revient de réaliser cela, sans céder  à l'alarmisme écologique qui conduirait à la violence politique.
    Nous ne sommes pas à la veille de la fin du monde, l'aventure humaine ne fait que commencer !

  • La France possède un trésor inestimable : cinéma, musique, livres, jeux vidéo. Cependant, ceux-ci sont encore souvent considérés au pire comme des passetemps non essentiels, au mieux comme d'anecdotiques contributions à la balance commerciale. C'est oublier que les industries culturelles et créatives contribuent largement à notre économie et pèsent de tout leur poids dans notre capacité d'influence à travers le monde.
     
    Ce soft power, dont est capable l'économie créative, beaucoup de pays nous l'envient, voire le copient. Doit-on préférer les chicaneries franco-françaises ou nous lancer dans une bataille culturelle mondiale qui est aussi celle de la défense de nos valeurs ?
     
    Pendant six ans à la tête d'UniFrance, l'organisme d'exportation du cinéma français, j'ai eu la chance de voir que, partout dans le monde, la culture française est admirée et respectée, que Catherine Deneuve est attendue au Japon comme une idole que l'on vénère, qu'Agnès Varda inspire encore les jeunes féministes américaines et que la nouvelle génération d'acteurs et réalisateurs français force l'admiration des plus grands festivals internationaux.
     
    Sous forme de carnet de bord et d'annotations impressionnistes, avec des artistes et des cinéastes comme guides de voyage, j'ai voulu raconter des rencontres extraordinaires, mais aussi les failles d'un système et son manque d'efficacité.
    N'ayons pas peur d'être fier de notre trésor national !
      Isabelle Giordano 
    Isabelle Giordano a été pendant plus de dix ans « Madame Cinéma » sur Canal Plus, productrice et rédactrice en chef pour la télévision et la radio (France TV, Arte, France Inter). Elle fut la directrice générale d'UniFrance Films de 2013 à 2019, en charge de promouvoir le cinéma français sur la scène internationale, et de juillet 2019 à décembre 2020, présidente du Comité stratégique du Pass   Culture. Elle est aujourd'hui déléguée générale de la Fondation BNP Paribas.

  • B12 n.1 ; le véganisme est-il naturel ? Nouv.

    B12 est la première revue  entièrement consacrée au monde  vegan  à aborder des sujets transversaux, selon différentes thématiques, comme les animaux, l'environnement, la cuisine, la mode, la santé, la philosophie...
    Que l'on parle de réseaux sociaux, de cuir végétal, de labels, de  vitamines, de droits des animaux ou encore d'humoristes, tout y est  abordé à travers le prisme du véganisme. 
     
    Sébastien Kardinal, le rédacteur en chef, s'est entouré d'acteurs du véganisme reconnus dans leur domaine respectif, comme Sébastien Moro, Jihem Die, Claire Brachet, Pauline LovelyVeggie...

  • Cessons de maltraiter nos vieux ! plus de 3 ans d'enquête dans les EHPAD et à domicile Nouv.

    Aujourd'hui, 80 % des Français souhaitent vieillir chez eux. Comment faire face à la perte d'autonomie ? À quelles difficultés faut-il se préparer, notamment pour les aidants ? Et lorsque le maintien à domicile n'est plus possible, l'entrée en maison de retraite est-elle inévitable ?Élise Richard est partie à la rencontre des personnes âgées, des professionnels, des familles mais aussi des politiques qui s'intéressent à l'accompagnement du grand âge. Au cours de cette vaste enquête, elle a découvert les failles de tout un système, que la crise de la Covid-19 a révélées au grand jour : pénurie de personnel, cadences infernales, embauche de soignants sans diplôme et maltraitance institutionnelle.Face à ce constat, l'auteure nous présente des solutions et des alternatives qui mériteraient d'être développées, telles l'accueil familial ou l'habitat inclusif, offrant aux personnes âgées la possibilité d'être accompagnées dans une structure à taille humaine.Une investigation nécessaire, sur un sujet délicat qui nous concerne tous.
    Élise Richard est journaliste. Elle réalise depuis douze ans des reportages et des documentaires pour la plupart des grands magazines d'information comme « Zone Interdite » sur M6, « Envoyé Spécial » sur France 2 ou « Le Doc du Dimanche » sur France 5.

  • L'autre à distance : quand une pandémie touche à l'intime Nouv.

    Ce que nous avons vécu avec la pandémie de Covid-19 est totalement inédit. La distance liée aux restrictions sanitaires, aux confinements et aux gestes barrières a changé les vies familiales, amicales, amoureuses, sociales, professionnelles de chacun d'entre nous. Comment avons-nous vécu cette crise?? Comment nous sommes-nous arrangés des directives imposées?? Quelles traces en restera-t-il?? Ce livre explique les mutations associées à la pandémie en même temps qu'il traque les traces les plus intimes qui affectent nos vies intérieures et nos relations avec les autres. Apprendre, travailler, être soigné et mourir, aimer et se rencontrer, autant de situations où le virus aura eu raison de nos façons d'être et de faire les plus habituelles. L'Autre à distance auquel nous a contraints la pandémie changera-t-il durablement notre intimité, nos manières de vivre et, plus largement, nos façons de faire société?? Un livre document sur l'expérience collective et individuelle qui est désormais la nôtre. Anne Muxel est directrice de recherches en sociologie et en science politique au CNRS (Cevipof/Sciences Po). Ses travaux dans le champ de la sociologie et de la science politique portent sur la fabrique des identités individuelles et collectives et des formes du lien des individus au système démocratique. Ses recherches à l'interface de la sphère publique et de la sphère privée éclairent les évolutions sociétales les plus caractéristiques de nos démocraties contemporaines. Ses travaux ont donné lieu à plusieurs ouvrages. 

  • Réseaux sociaux : la guerre des Léviathans Nouv.

    Ce livre s'applique à exhiber et analyser les conséquences politiques, culturelles, anthropologiques, et métaphysiques, d'une réalité qui projette les hommes dans une ère nouvelle, les réseaux sociaux. Leur montée en puissance est une volte des temps. Léviathan nouveau, ils entrent en guerre, en émissaire des GAFAM, contre le Léviathan traditionnel, l'État, pour exercer un pouvoir planétaire. Leur effet anthropologique tient dans la déprivatisation de l'homme, dont la domotique est l'un des instruments. Ils signent la fin de l'opinion publique, ce socle de la démocratie. L'auteur ausculte également les idéologies qui accompagnent les réseaux sociaux dans cette guerre, en particulier le mythe de la nature. oeuvre de philosophe, ce livre sans équivalent propose au public les analyses et les concepts pour comprendre et critiquer l'univers des réseaux sociaux, ainsi que lui résister.
    en 1954, Robert Redeker est agrégé de philosophie. Collaborant à plusieurs périodiques, il a notamment publié : Le Déshumain ; Nouvelles Figures de l'homme ; Egobody ; L'Emprise sportive ; L'Éclipse de la mort ; L'École fantôme et Les sentinelles d'humanité. Il fut pendant quinze ans, à l'appel de Claude Lanzmann, membre du comité de rédaction des Temps Modernes. Ses livres sont traduits en plusieurs langues étrangères. Il produit une émission hebdomadaire sur Radio Kol Aviv, « L'Entretien Infini ».

  • Nous réussirons ensemble : couples à double carrière, les freins, les pièges, les clés Nouv.

    Conjuguer amour, travail et enfants est devenu la norme mais des freins subsistent et l'égalité professionnelle et domestique est loin d'être atteinte. Pour « réussir » à deux et chacun dans sa voie, il faut éviter les pièges qui mènent à l'échec et connaître les clés qui conduisent au succès.Anne-Cécile Sarfati a interrogé de nombreux couples - jusque dans les aspects intimes de leur vie -, ainsi qu'une soixantaine d'experts psys, sociologues, sexologues, coachs, dirigeants d'entreprise. Elle apporte des réponses concrètes pour réussir ensemble en cumulant ambition professionnelle et personnelle ; en dépassant la rivalité, poison du couple ; en levant le tabou de l'argent ; en gardant l'énergie pour la sexualité ; en construisant et partageant réseaux professionnels ; en conciliant convictions féministes et inégalités domestiques. Un livre à la fois engagé et pratique, résolument constructif.

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