Judaïsme

  • Bien que la communauté juive soit de plus en plus attaquée sur le sol français, Yann Boissière veut croire qu'elle a toute sa place dans la vie de la nation et qu'elle a les atouts pour apporter sa contribution à notre vivre-ensemble.

    Passant en revue les grands enjeux qui interrogent les juifs de France - l'antisémitisme, la laïcité, le rapport à Israël, le dialogue interreligieux -, l'auteur montre comment le judaïsme peut aujourd'hui faire oeuvre de paix et de liant au sein du cadre républicain.

    Un essai enthousiaste et roboratif, un cri d'amour pour la France.

  • A l'heure des replis communautaires et des identités figées, que signifie appartenir et transmettre ? Contrairement à ce qu'affirment tous les fondamentalismes, la transmission d'un héritage ne doit pas être une réplication à l'identique. Elle dépend d'une infidélité partielle, garante de surgissements inattendus, aujourd'hui comme hier. Mariant filiation et rupture, la tradition juive ne se renouvelle qu'en étant bousculée et nourrie par sa rencontre avec d'autres ; cela implique l'ouverture à l'Etranger, ainsi que l'ouverture au Féminin. Cet ouvrage est donc d'abord un plaidoyer pour une « religion matricielle » qui, à la manière d'un utérus, est un lieu de fertilisation. Les textes sacrés eux-mêmes y sont fécondés par des lectures inédites. Illustrant brillamment cette vision ouverte de la religion, Delphine Horvilleur revisite, loin des interprétations convenues, quelques épisodes fameux de la Genèse, notamment Adam et Eve, Caïn et Abel, l'histoire biblique des premiers parents et des premiers enfants de l'humanité. Elle montre aussi sa capacité à repenser les grands problèmes contemporains à partir de la tradition rabbinique. Trois thèmes sont successivement abordés : Comment, selon le judaïsme, se fabriquent un parent, une identité et un désir, c'est-à-dire la possibilité d'enfanter l'avenir. Procédant avec clarté et humour, citant aussi bien Emile Ajar et Amos Oz que la Genèse et le Talmud, elle conclut son livre par une analogie entre le Texte et le Féminin, dotés d'une même capacité de croître et de multiplier.

  • Les lectures fondamentalistes des Livres saints font peser sur la liberté un péril grandissant. Pour lutter contre leurs ténèbres, les lectures historiques et critiques enseignent à comprendre les Livres en fonction du passé et des intentions de leurs auteurs. Cette réfutation scientifique du fondamentalisme n'omet-elle pas toutefois des questions essentielles ?Ce livre explique comment une lecture spirituelle - ici selon la tradition juive - met en lumière d'autres paramètres. Elle pose que la langue des textes étudiés porte des significations à déployer dans le temps, grâce à leurs innombrables lecteurs. Par ailleurs et surtout, elle ne sépare jamais la quête du sens et de la vérité d'un travail exigeant sur soi-même. Dès lors, lire la Torah, c'est aussi voyager avec elle dans l'histoire, avec d'autres, hommes et femmes, qui n'avancent pas au même rythme. De nos jours, c'est rencontrer des questions brûlantes comme celle relatives à la terre d'Israël et à Jérusalem, au destin singulier du peuple juif et à la politique. La lecture spirituelle a alors son mot à dire : elle avise d'oeuvrer pour une paix vouée à l'inquiétude du sort d'autrui.Catherine Chalier est philosophe, spécialiste du judaïsme. Elle a notamment publié : Transmettre, de génération en génération (Buchet-Chastel, 2008), La Nuit, le Jour (Seuil, 2009), qui a reçu le prix des Écrivains croyants, Le Désir de conversion (Seuil, 2011), Kalonymus Shapiro, rabbin au Ghetto de Varsovie (Arfuyen, 2011), Présence de l'espoir (Seuil, 2013).

  • La problématique principale déroulée dans cet essai ne manquera pas d'apparaître illégitime, et même révoltante, à plus d'un lecteur. Elle sera d'emblée récusée par nombre de laïcs déterminés à se définir comme juifs. Pour d'autres, je ne serai qu'un traître infâme, rongé par la haine de soi. Des judéophobes conséquents ont déjà qualifié d'impossible, voire d'absurde, une telle question, parce qu'ils considèrent qu'un juif sera toujours d'une autre race. La judéité est perçue comme une essence immuable et compacte, qui ne saurait être modifiée.L'État dont je suis citoyen définit ma nationalité comme « juif ». Pourtant, j'aurais pu être enregistré sous la nationalité autrichienne ; en effet, je suis né, fortuitement, dans un camp de personnes déplacées, dans la ville de Linz, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.Le problème est que je ne crois pas en un être suprême. Si l'on excepte une brève crise mystique, à l'âge de douze ans, j'ai toujours pensé que l'homme a créé Dieu et non pas l'inverse ; et cette invention m'est toujours apparue comme l'une des plus problématiques, des plus fascinantes et des plus meurtrières de l'humaine société. Par conséquent, je me retrouve, pieds et poings liés, pris au piège de mon identité démente.

  • La kabbale

    Roland Goetschel

    Le terme Kabbale, de l'hébreu Qabbalah, est aujourd'hui communément utilisé pour définir la mystique juive et les traditions ésotériques du judaïsme. Pourtant, dans le langage talmudique, Qabbalah signifie tout simplement tradition et désigne les textes prophétiques et hagiographiques de la Bible sans aucune connotation mystique ou ésotérique. Encore convient-il de s'entendre sur les termes : la Kabbale doit être considérée comme une mystique dans la mesure où elle vise à une saisie du divin au-delà des limites de l'expérience habituelle, et elle est ésotérisme en tant qu'elle n'est transmise qu'à un petit nombre d'initiés. Quelle est l'histoire de la Kabbale depuis l'Antiquité ? Quelle vision du monde propose-t-elle et en quoi consiste son héritage à l'époque moderne ?

  • Les Juifs seraient absents de la mémoire historique de la France. À contre-courant de cette idée, ce livre propose de relire le processus de construction de l'histoire des Juifs de France en partant à la recherche de ses sources. Centré sur le XIXe siècle, il prend pour point de départ les ardents débats relatifs à la citoyenneté des Juifs sous la Révolution française.

    Tandis que la recherche historique se voit portée en France, à partir des années 1830, par la volonté politique de mise en ordre du passé archivé au sein des dépôts publics, de nombreux documents se voient identifiés, classés, inventoriés et publiés. Parmi eux, des documents relatifs à l'histoire des Juifs. Certains sont disséminés dans les fonds des archives locales, d'autres au contraire sont retrouvés au cœur même des collections les plus prestigieuses de la royauté française. Parallèlement, la fièvre archéologique qui gagne les élites provinciales cherchant à célébrer les racines chrétiennes de la France, fait émerger, presque par hasard, des inscriptions hébraïques. Celles-ci sont néanmoins intégrées difficilement et marginalement au domaine alors florissant des antiquités nationales.

    Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour qu'un cercle restreint de savants ancre une histoire française des Juifs depuis le Moyen Âge, non pas séparée, mais intégrée à l'histoire de France. Cette histoire " judéo-française ", répondant à distance aux attaques antisémites de la presse nationalisted'alors, permet de révéler la part juive insoupçonnée de l'histoire de France. Mais cette reconnaissance a un prix : la perte et la dislocation de nombreuses archives issues des anciennes communautés juives de France, fragilisant à terme la possibilité de reconstituer leur histoire " intérieure ".

    Préface de Yann Potin


  • L'essentiel à connaître sur la Torah !

    La Torah est au centre de la vie et de la culture juives depuis l'Antiquité, mais son contenu est pourtant largement méconnu. Qui sont Aaron, Moïse et Miriam ? Pourquoi Dieu a-t-il demandé à
    Noé de construire une arche ? Quels sont les commandements, colonne vertébrale du judaïsme ? En 50 notions, Pauline Bebe décrypte ici la Torah, pour les lecteurs de tous horizons qui désirent en savoir plus sur le texte saint de la plus ancienne religion monothéiste de l'Histoire.
    50 notions dont :
    Amour
    Espoir
    Miracle
    Prière
    Révélation
    Shabbath

  • La lumière de l'intellect dont nous donnons une édition du texte hébreu et une traduction enrichie de 1800 notes, est un livre d'une très grande complexité, mais qui pourrait être résumé ainsi : L'influx divin instruit l'homme de ce qu'est le monde dans sa totalité à travers le langage sous tous ses aspects: lettres de l'alphabet (formes, ordres, permutations, combinaisons, etc.) signes des voyelles (durée, sonorité, place etc.), grammaire, syntaxe, temps des verbes. En pénétrant les secrets d'une langue, on parvient par des jeux de langage et d'écriture à comprendre le fonctionnement des planètes, à connaître les secrets du divin, à comprendre les mystères de l'homme. Mais cette connaissance ne peut s'acquérir qu'à la lumière de l'intellect et la seule foi aveugle n'est bonne à rien.

    Abraham Aboulafia (1240-1292?) est un cabaliste espagnol du 13e siècle. Son oeuvre n'a été publiée en hébreu que récemment mais ses écrits ont été recopiés par des générations de disciples. Il en existe des versions latines lues par Pic de la Mirandole. Sa vie ne manque pas d'anecdotes dont la plus célèbre est sa visite au Pape Nicolas pour lui demander de cesser de persécuter les juifs. Le jour de son arrivée à Rome, on lui annonce que dans la nuit le pape est mort, ce qui le sauve du bûcher.

  • Le Livre brûlé A côté de la Bible - la Loi écrite - le Talmud, depuis sa clôture vers l'an 500 de notre ère, constitue la Loi orale, l'enseignement jamais interrompu de la tradition juive, sa mémoire et les racines de sa culture. Le Livre brûlé se déploie en trois livres : le premier présente une introduction systématique à l'univers talmudique, à ses méthodes, à ses débats, à sa logique, à son histoire. Le deuxième, qui commente deux textes importants de la Michna et de la Guémara, offre un modèle d'étude séculaire confronté aux réflexions philosophiques contemporaines. Le troisième enfin, qui donne son nom à l'ouvrage, interroge la figure énigmatique et puissante d'un maître hassidique, Rabbi Nahman de Braslav, qui, sentant la mort venir, détruisit par le feu un de ses écrits... Trois livres qui en suscitent d'autres, à l'infini, et qui posent la même question : ne faut-il pas, au fond, "détruire" les livres pour donner naissance à la pensée, pour créer le renouvellement du sens ? Pour que la fidélité aux écritures ne se pétrifie pas en respect têtu et en refus aveugle du temps et de l'Histoire. Car, comme dit R. Nahman de Braslav : "Il est interdit d'être vieux." Marc-Alain Ouaknin Né à Paris en 1957, rabbin et docteur en philosophie, auteur de nombreux ouvrages et articles sur la pensée juive, est directeur du centre de recherches et d'études juives ALEPH (Paris) et enseigne la philosophie et la littérature comparée.

  • Au-delà des rites et croyances particuliers au judaïsme, cette religion propose surtout une culture globale qui recouvre un enseignement doctrinal, un ensemble de lois très développé, un mode de vie particulier et un système social étendu.
    Cette culture est plurimillénaire : une bibliothèque juive traditionnelle contient à la fois des ouvrages de la haute Antiquité (Bible), de l'Antiquité tardive (Talmud, Midrash) et un très grand nombre de textes et d'études, relayés depuis l'époque médiévale, qui vont du commentaire biblique ou talmudique au traité philosophique ou cabalistique.
    Retracer l'histoire du judaïsme, c'est aussi explorer la tradition hébraïque qui enveloppe toutes les dimensions de la vie, depuis les idées les plus hautes de la métaphysique jusqu'aux détails les plus pointus de la relation de chacun à son corps, aux objets du monde et à autrui.

  • Traité des huit chapitres Nouv.

    Le premier traité de psychologie écrit au Moyen Âge par le grand philosophe Maïmonide. Un texte précurseur qui s'apparente à un véritable guide de « développement personnel ».
    Le Traité des Huit chapitres occupe une place particulière dans l'oeuvre de Maïmonide. Premier traité de psychologie, ce texte précurseur - rédigé en arabe en 1168 - s'apparente à un véritable guide de « développement personnel ».
    Conciliant sagesses juives, grecques et arabes, ce philosophe, talmudiste et médecin, invite à « écouter la vérité d'où qu'elle vienne ». Curieux de toutes les formes de connaissances, il s'attache à conceptualiser la vertu. Qu'est-ce qu'un homme juste ? Comment exercer son libre arbitre ? Pourquoi a-t-on besoin d'humour, d'imagination, de contemplation ? Comment soigner les maladies de l'âme ?
    Avec cette nouvelle traduction, Ariel Toledano nous propose une version contemporaine et commentée de ce Traité. Elle nous ouvre l'accès à la modernité de ce texte majeur. Une véritable initiation à une éthique de vie intérieure.

  • Dans la société juive, la coutume est le résultat de pratiques quotidiennes et de discussions rabbiniques accumulées au fil du temps. Comme l'écrit le Talmud: la coutume efface la loi. Elle devient alors la règle d'autorité pour la collectivité. De nombreux Livres des coutumes furent publiés entre le 14e et le 17e siècle et celui de Guenzburg, paru à Venise en 1589, a été rédigé en yiddish. Il est ici traduit pour la première fois et présenté par Jean Baumgarten : Quelle est la place de la coutume dans une communauté contrainte à se déplacer pour échapper aux persécutions? 1) Qui seraient aujourd'hui les auteurs de sifrei ha-minhagim d'un judaïsme en situation de crise dans la diaspora et en Israel ? C'est l'originalité de ce livre qui mêle érudition et interrogation existentielle.

    Jean Baumgarten (CNRS) est spécialiste du monde ashkénaze et du hassidisme et il est l'auteur chez Albin Michel de Histoire d'une langue errante, 2002; La Naissance du hassidisme, 2006; Le Baal Shem Tov, 2020. Il a publié à l'éclat en 2018: La Légende de Yosef della Reina, et co-écrit (avec Patricia Farazzi) la Vie imaginée de Shimon guenzburg, Éditeur typographe du xvie siècle, à partir de sa correspondance avec tirzah adelkind, jeune fille vénitienne, qui paraît en même temps que ce livre.

  • L'ouvrage de référence sur l'histoire des juifs, enfin en poche. Voici un peuple dont le passé et le présent se confondent avec ceux de l'humanité tout entière, enjambant les siècles, les continents et les civilisations, depuis l'Egypte des pharaons jusqu'à la Russie soviétique, en passant par le monde gréco-romain, l'Europe chrétienne, l'Orient musulman, les Grandes Découvertes, la Révolution française, la Première Guerre mondiale, la Shoah et la naissance de l'Etat d'Israël. Précis et rigoureux, Michel Abitbol retrace cette longue aventure où s'entremêlent événements tragiques et heureux, courants religieux, littéraires et politiques, animés par de grandes figures qui ont marqué leur temps. L'auteur nous donne ainsi de précieuses clés pour mieux appréhender l'histoire bien souvent méconnue de ce " peuple-monde ".

  • Après vingt-cinq ans passés à observer le vécu et le comportement des femmes dans des zones de conflit du monde entier (Bosnie, Afghanistan, RDC, Kurdistan...), Carol Mann, historienne et sociologue, a voulu étudier dans la même perspective « genrée » un sujet qui la touche personnellement : l'expérience des femmes pendant la Shoah en France, ce qui jusqu'ici n'avait pas été traité en profondeur. Elle l'a fait à partir de la lecture de journaux intimes (Hélène Berr, Tereska Torrès et d'autres inédits) et surtout des milliers de lettres,  et cartes postales, écrites principalement dans le camp de Drancy et rassemblées au Mémorial de la Shoah, dont certaines n'avaient pas été ouvertes depuis la guerre. À côté d'une analyse rigoureuse de la sociologie des victimes (israélites françaises et réfugiées de l'Est, bourgeoises et femmes du peuple...), on a ici la présentation d'un matériau unique : la tragédie en direct, écrite dans l'urgence sur des cartes réglementaires ou des feuilles à carreaux cachées dans des paquets, voire sur des bouts de papier jetés des wagons plombés. Leurs autrices, obsédées jusqu'au bout par la survie de leurs proches, ignorent encore ce qui les attend dans les camps de la mort, ce qui rend la lecture de ces documents d'autant plus poignante.

  • Les non-juifs curieux d'approfondir cette religion étroitement liée à l'histoire et dotée d'une profondeur spirituelle, mystique et méditative découvriront les différents courants au sein de la communauté (Ashkénazes, Sépharades et réformateurs, orthodoxes et libéraux), les célébrations et leur signification et reviendront sur l'histoire du peuple juif depuis sa genèse jusqu'au génocide de la Shoah.
    Les juifs en quête de repères y trouveront des informations claires sur la pratique pour aborder la judaïté sous tous ses aspects : l'histoire du peuple juif (de la genèse du peuple à l'holocauste) ; la pratique du culte ; les fêtes et célébrations (leurs déroulements et leurs significations).
    Enfin, dans la partie des dix vous trouverez dix personnalités juives que l'on doit connaître et les réponses à dix questions fréquentes sur le judaïsme.

  • Rachel Ertel a consacré sa vie à faire connaître et reconnaître la littérature yiddish aux lecteurs francophones. Par ses essais, ses traductions et son enseignement, elle a oeuvré pour la sauvegarde et la transmission de ce riche espace culturel. Son parcours personnel est bouleversant : c'est celui d'une petite fille aux parents écrivains rescapés de la Shoah, qui fut déportée en URSS pendant la guerre avant de trouver refuge en France et de voyager aux États-Unis ; c'est aussi celui d'une femme de conviction, déracinée mais passionnée, amie des artistes, des poètes et des grands auteurs yiddish du XXe siècle. Au fil des souvenirs convoqués émergent les grandes problématiques au coeur de la création littéraire, et en particulier les enjeux de toute traduction : Comment transmettre une mémoire perdue, ressusciter un monde aboli ? Comment transposer une langue mourante, liée à un vécu et à une destruction hors parole, en une langue vivante ? Comment concilier le deuil de la langue et la jouissance esthétique de la translation, de la transposition, de l'écriture ? À travers la voix forte d'une grande passeuse de la mémoire du monde yiddish, nous entendons la langue des assassinés. Rachel Ertel nous rappelle que l'Anéantissement est au-delà des pleurs, du temps, comme une entaille dans l'histoire de l'humanité, dont seule l'écriture peut porter témoignage, afin qu'il ne soit jamais oublié. Rachel Ertel a enseigné la littérature américaine à Paris 7 où elle a fondé le Centre d'études judéo-américaines. Elle est également présidente d'honneur de la maison de la culture yiddish.Stéphane Bou est journaliste.

  • Le judaïsme est la plus ancienne des religions monothéistes. De fait, elle constitue l'origine de notre civilisation. Comprendre le judaïsme, c'est donc renouer avec le passé et éclairer le monde moderne. En s'appuyant sur des "mots-clés", des mots connus mais des réalités mal comprises, ce livre propose une première approche qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, mais d'aller à l'essentiel pour inciter à la lecture des textes fondateurs.

  • L'écriture de l'histoire est un geste éminemment politique. Des chroniques royales au « roman national », c'est autour de l'écriture de l'histoire que s'est constituée l'histoire des nations. L'Émancipation des Juifs, initiée par la Révolution française et diffusée en Europe par les guerres révolutionnaires, a incité les Juifs à vouloir prendre place dans les cultures nationales. Confrontés à une société chrétienne qui les considérait comme « sortis de l'histoire » depuis près de deux millénaires, des intellectuels et rabbins juifs, érudits accomplis, se firent historiens pour promouvoir une approche scientifique du judaïsme qui devait leur permettre d'intégrer le panthéon culturel des nations. Quelles sont les méthodes et les pratiques mises en oeuvre par ces pionniers, quels étaient leurs objectifs affichés ou inavoués ? En quoi l'étude des fragments de la Geniza du Caire, de l'histoire de la dynastie hasmonéenne,  de l'attention portée à l'histoire des « Juifs de France » ou encore à la préservation et la transmission de la culture yiddish peut-elle être porteuse d'un projet de civilisation ? Et, dans quelle mesure le regard porté par ces constructions historiques s'exerce-t-il, sur l'histoire juive elle-même ? Autant de questions fondamentales pour la compréhension du présent auxquelles viennent répondre les auteurs réunis ici par Sylvie Anne Goldberg, parmi les plus éminents des études juives contemporaines.

  • Menahem Mendel de Kotzk (1787-1859) est l'une des figures les plus marquantes et les plus iconoclastes du hassidisme, célèbre mouvement mystique et populaire du judaïsme d'Europe orientale. Maître spirituel exigeant, qui met la Vérité au centre de tout, le Rabbi de Kotzk refuse le rôle de « gourou » et invite ses disciples à la lucidité interne, qui seule mène à Dieu. Le Rabbi a brulé ses rares écrits avant sa mort ; les récits réunis ici sont le principal témoignage de son enseignement. Une plongée joyeuse dans cette culture yiddish disparue, à l'attrait universel.

  • De Massada au Colisée, la grande biographie de l'historien juif de l'Antiquité qui rêva d'être fidèle à Jérusalem et à Rome. Une destinée moderne au sein du monde ancien, à lire comme un roman.
    Et si le plus grand historien du ier siècle, celui dont les écrits corroborent le récit des Évangiles, n'avait pas encore livré tous ses secrets ?
    En 70, Jérusalem est détruite par les Romains. La guerre avait commencé en 66, et Flavius Josèphe, prêtre de Jérusalem, avait alors été envoyé les combattre en Galilée. Mais pourquoi, après avoir été capturé, a-t-il soudain été gracié et entretenu par ces mêmes Romains, qui lui ont ainsi permis de devenir écrivain ? Quelles furent les raisons de ce revirement ?
    De Massada au Colisée, voici enfin publiée la biographie de ce grand historien juif de l'Antiquité qui rêva follement d'être fidèle à Jérusalem et à Rome. Une destinée moderne au sein du monde ancien, à lire comme un roman.
    Une fresque étonnante sur l'histoire politique.

  • Juif, Oscar Mandel ne craint pas de se livrer à une critique virulente de ses coreligionnaires : le maintien des rites du "peuple élu de Dieu" entretient leur retrait. Ce qui, non seulement peut attiser la crainte et la haine, mais apparaît aussi incongru face à l'ampleur des massacres que ce peuple a subis. Mandel écrit des pages chargées d'émotion sur son incompréhension, enfant, des rites de la religion judaïque. Indignation intime qu'il évalue à l'échelle de l'histoire. Comment perpétuer une religion qui repose sur un charnier s'étalant sur des siècles ? Comment assurer son salut sans, en premier lieu, assurer son bien-être, voire sa survie ici-bas ? Mandel ose ici un pamphlet d'une grande force sur un sujet réputé sensible : la religion comme foyer de l'intolérance et de la violence.

  • Le judaïsme a marqué l'histoire du monde par l'apparition du monothéisme. Un livre essentiel sur l'une des plus anciennes religions encore pratiquées.
    Le premier monothéisme Plus d'un millénaire avant notre ère, Abraham, venu de Mésopotamie, part en quête de la fameuse "Terre de Canaan' que Dieu a promise à sa postérité. Après y avoir vécu sous la conduite des patriarches, les Hébreux, ses descendants, en sont chassés par la famine et s'installent en Égypte où, pendant des siècles, ils sont réduits en esclavage. Sur le chemin du retour en Israël, ils reçoivent de Dieu leur loi, la Torah.Bernard Baudouin éclaire les différentes facettes du judaïsme : sa doctrine, ses rites et ses pratiques cultuelles, les épisodes de sa longue et foisonnante histoire, jusqu'à la création de l'État juif. Et, bien sûr, l'étude de la Bible hébraïque (l'Ancien Testament), le livre sacré, qui occupe une place centrale dans l'histoire du peuple hébreu.Une introduction au premier monothéisme, l'une des plus anciennes religions pratiquées.

  • Le Talmud, coeur de la spiritualité juive, n'est pas seulement un extraordinaire entrelacs de lois et de récits ; c'est aussi et avant tout l'expression de la Torah orale, Parole toujours vivante, à la fois divine et humaine, portée par des Sages hauts en couleur.De Hillel l'Ancien (début du Ier siècle, Palestine) à Rav Achi (fin du Ve siècle, Babylonie) en passant par Rabbi Akiva, Mar Chmouel, Rabban Yo'hanan ben Zacaï ou encore Rech Lakich, Adin Steinsaltz nous fait découvrir treize personnalités riches et profondes qui, par la magie de l'étude talmudique, sont encore aujourd'hui en quelque sorte nos contemporains. Les leçons de vie qu'ils nous donnent n'ont en tout cas rien perdu de leur fraîcheur.

  • «Sait-on formuler la différence entre Israélite, Juif et Israélien ? L´Israélien est celui qui a un passeport israélien. Cela va de soi. Mais l´Israélite ? Est-ce une personne qui pratique la religion juive ? Mais alors qu´est-ce qu´un Juif ? Et de surcroît un Juif qui n´a pas de religion ?J´ai été souvent tenté d´expliquer pourquoi je me sens profondément Juif tout en étant laïque et ce que signifiait pour moi le judaïsme. Tout au long de mes précédents ouvrages, j´ai raconté non pas le judaïsme, mais des histoires de Juifs. Aujourd´hui, mes chers filleuls, j´aimerais évoquer pour vous une culture et des hommes hors du commun que j´aime et qui me portent depuis l´enfance: Abraham, Moïse, Ezra... Jetés dans l´aventure naissante d´une humanité en proie au mal, ils trouvèrent le moyen de s´en défendre grâce à l´établissement du premier monothéisme et au livre le plus lu dans le monde, la Bible... C´est sur ce chemin-là, celui d´un peuple et d´une mémoire qui ont survécu aux siècles, que je voudrais vous conduire. Car je suis de ceux qui espèrent encore que la connaissance des "autres" sera toujours la nourriture de la paix de demain.»

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