Essais / Réflexions / Ecrits sur les SIC

  • Qu'est-ce qu'elle faisait dehors à cette heure ? Avait-elle bu ? Que portait-elle ? Il ne peut pas l'avoir violée, je m'en porte garant, c'est mon ami. C'était une autre époque. Il faut séparer l'homme de l'artiste. C'est un drame, un crime passionnel, le geste fou d'un amoureux éconduit. Pourquoi n'a-t-elle pas porté plainte avant ? C'était un dérapage, une maladresse, un geste déplacé. Il ne pensait pas à mal, c'est quelqu'un de bien. On ne peut plus rien dire. Les féministes sont des folles hystériques.« Depuis trois ans, je collecte et décortique des centaines d'exemples d'un discours sexiste dans la presse, à la télévision ou à la radio. Ce sexisme ne dit jamais son nom, mais c'est bien lui qui conduit les rédactions à taire ou à reléguer les violences sexuelles en périphérie des journaux. Lui qui se loge dans le choix d'un mot ou d'une virgule, participant à la culpabilisation des victimes et à la déresponsabilisation des accusés.Comment lutter contre le sexisme quand il est perpétué et amplifié par les médias  ? Il est temps d'explorer les fondements de ce discours, pour en défaire les mécanismes et nous en libérer.  » R. L.« Rose Lamy surveille le poids des maux. »  Clémentine Goldszal  -  M le magazine du Monde  « Sur le fond, c'est passionnant et terrifiant. Mais ce qui m'a le plus touché, c'est l'honnêteté de Rose Lamy. »  Victorine de Oliveira -  Philosophie Magazine 
    « Un livre essentiel pour comprendre que le choix des mots dans un système patriarcal contribue à perpétuer les violences. »  Les Inrockuptibles« Un livre indispensable, brillant, qui m'a appris énormément de choses. Ce livre amène un nouveau point de vue : ce sont des faits et uniquement des faits. »  Marion Seclin  « Livre de chevet !! À lire de toute urgence. »  Enora Malagré  « Un livre excellent, très source, anglé, sérieux. C'est une arme pour penser, réfléchir, comprendre. »  Illana Weizman 

  • A travers une sélection d'articles du Guardian de l'année 2020, ce manuel rassemble les sujets de société liés aux questions économiques d'aujourd'hui que les étudiants en économie, gestion, sciences sociales ou prépas économiques et scientifiques sont censés connaître, et sur lesquels ils doivent pouvoir exprimer un avis éclairé.  Par le biais de la lecture d'articles de journaux et l'écoute de documents audiovisuels en ligne (ainsi que les exploitations langagières et thématiques dont ils font l'objet), l'étudiant non-angliciste peut couvrir de nombreux aspects de l'un des huit domaines d'étude proposés. Pour chacun des domaines, un texte d'introduction, un glossaire bilingue et des exercices de révision complètent le chapitre. Ils sont tous indiqués en fonction de leur niveau de difficulté, de B2 à C1.  L'ensemble du manuel utilise l'anglais comme seule langue de travail. 

  • Notre culture est entrée il y a près de 50 ans dans l'ère numérique. Impactant ses techniques de production, ses canaux de diffusion et ses modes de consommation, cette transformation a notamment redécoupé les frontières traditionnelles qui permettaient d'identifier différents « arts » ou « médias  ». Cet ouvrage retrace l'évolution propre de chaque média confronté aux technologies numériques, puis envisage le phénomène de la convergence médiatique qui a conduit à l'interconnection des médias traditionnels. Il offre enfin un aperçu des principaux paradigmes et des problématiques incontournables qui émergent dans un tel contexte.Ouvrage collectif réunissant 15 autres auteurs, enseignants et/ou chercheurs en histoire et esthétique du cinéma, littérature, médias, journalisme et communication, sémiologie... :  Jan BAETENS  (Université de Leuven, Belgique),  Julien BAUDRY  (Université Paris Diderot, France),  Alain BOILAT  (Université de Lausanne, Suisse), Simon BROUSSEAU  (Université du Québec, Canada),  Danielle CHAPERON  (Université de Lausanne, Suisse),  Yves CITTON  (Université Paris 8, France),  Samuel ESTIER  (Université de Lausanne, Suisse),  Bertrand GERVAIS  (Canada),  Henry JENKINS  (Université de Californie du Sud, USA),  François JOST  (Sorbonne Nouvelle, Paris),  Selim KRICHANE  (Université de Lausanne, Suisse),  Philippe MARION  (Université catholique de Louvain, Belgique),  Izabella PLUTA  (Ecole de théâtre  Les Teintureries  et Université de Lausanne, Suisse), Marie-Laure RYAN  (Université du Colorado, USA),  Richard SAINT-GELAIS  (Université de Laval, Québec).

  • Les attentats de janvier 2015 ont révélé une fracture béante dans notre société... tout le monde n'était pas Charlie. En classe, les enseignants se sont trouvés démunis face à certains élèves adeptes des fakenews et autres théories du complot. Dans ce contexte, France Inter a senti la nécessité absolue d'une éducation aux médias et à l'information auprès des élèves. InterClass' était né.
    Ce dispositif, élaboré par Emmanuelle Daviet, fait collaborer journalistes et professeurs pour amener les collégiens et lycéens en REP à expérimenter l'investigation rigoureuse, la vérification des sources et l'exigence de probité dans le journalisme. Les élèves découvrent que la réalité est plus complexe qu'un slogan, que les explications les plus attractives ne sont pas nécessairement les meilleures et qu'il y a encore plus de plaisir à chercher à comprendre qu'à imaginer pouvoir tout expliquer.
    Ce livre offre aux enseignants, aux éducateurs, aux parents ainsi qu'aux hommes et femmes de médias de belles occasions de réflexion et l'inspiration pour concevoir des projets similaires et faire des collégiens et lycéens des citoyens éclairés.

  • Ces dernières années, le développement des technologies numériques a donné un nouvel essor à la figure de l'amateur, notamment dans le domaine de la culture. Face à cette nouvelle donne, plusieurs institutions ont lancé des plateformes contributives culturelles, pour permettre à des amateurs, ou plus généralement à des citoyens, de participer à la construction de savoirs liés à leurs objets culturels en interaction avec l'institution. Les rapports entre institutions et amateurs qui s'instaurent à travers ces dispositifs ne sont pas linéaires et transparents. Si l'institution voit le besoin d'interagir avec ces figures clés, en même temps elle a du mal à leur donner une place qui en préserverait la liberté d'expression. Similairement, les amateurs qui commencent leur activité en autonomie sont souvent attirés par le cadre institutionnel qui peut donner de la reconnaissance ou de la visibilité à leur action. Cependant, dans ce cadre institutionnel, ils ne sont pas toujours à l'aise.
    En interrogeant les modèles épistémiques et politiques de ces plateformes, entre sciences participatives et pratiques amateurs, cet ouvrage a l'ambition de proposer une nouvelle approche à l'étude des plateformes contributives en tant que dispositifs multi-espace de dialogue entre les institutions et les citoyens.

    Ces dernières années, le développement des technologies numériques a donné un nouvel essor à la figure de l'amateur, notamment dans le domaine de la culture. Face à cette nouvelle donne, plusieurs institutions ont lancé des plateformes contributives culturelles, pour permettre à des amateurs, ou plus généralement à des citoyens, de participer à la construction de savoirs liés à leurs objets culturels en interaction avec l'institution. Les rapports entre institutions et amateurs qui s'instaurent à travers ces dispositifs ne sont pas linéaires et transparents. Si l'institution voit le besoin d'interagir avec ces figures clés, en même temps elle a du mal à leur donner une place qui en préserverait la liberté d'expression. Similairement, les amateurs qui commencent leur activité en autonomie sont souvent attirés par le cadre institutionnel qui peut donner de la reconnaissance ou de la visibilité à leur action. Cependant, dans ce cadre institutionnel, ils ne sont pas toujours à l'aise.
    En interrogeant les modèles épistémiques et politiques de ces plateformes, entre sciences participatives et pratiques amateurs, cet ouvrage a l'ambition de proposer une nouvelle approche à l'étude des plateformes contributives en tant que dispositifs multi-espace de dialogue entre les institutions et les citoyens.

  • Un ouvrage nécessaire pour comprendre la révolution à l'oeuvre dans l'information aujourd'hui.
    Fakenews, vérification des faits, consommation des écrans et du numérique par les jeunes, irruption des plateformes numériques mondialisées dans l'univers des médias traditionnels...Les médias et
    l'information sont aujourd'hui en pleine transformation,et tout le monde crie à l'urgence d'une éducation critique à et hors l'école pour faire face à des évolutions que le «numérique»semble accélérer. Partant d'une question d'actualité brûlante(comment et à quoi faut-il éduquer les jeunes dans le domaine des médias et de l'information?), l'ouvrage de Laurent Petit est une synthèse montrant, à travers l'évocation de précurseurs et d'expériences fondatrices, l'héritage complexe des rapports entre l'éducation et les médias. Il dévoile les enjeux du champ de l'EMI, dans lequel s'affrontent des intérêts contradictoires. Il propose enfin de repenser une approche critique qui rend possible une mise en perspective et une compréhension des enjeux politiques contemporains.

  • La série n'est pas simplement un genre télévisé en vogue, c'est d'abord une forme. C'est du neuf esthétique, et on sait que les inventions de formes sont rares. Pour la décrire, il faut se lancer dans une anatomie comparative et la confronter à d'autres formes, au cinéma, évidemment, mais aussi à des formes plus anciennes, fondamentales dans notre civilisation?: au mythe, au roman, aussi au tableau. La question de la série se pose depuis toujours, dans la littérature, avec le feuilleton par exemple, ou dans l'art, avec les Nymphéas de Monet, la reproductibilité technique selon Walter Benjamin ou la collection, notamment. Mais la forme-série n'est pas qu'un problème esthétique, et cette forme n'est pas seulement nouvelle, elle est profondément actuelle. La forme-série pourrait être le langage du monde comme il est?: en crise. La série serait une forme de crise. Elle serait structurée comme le monde en crise, ou le monde serait lui-même structuré comme une série. D'où l'interrogation qui anime le propos?: de quoi la série est-elle la forme?? La série symptôme du monde comme il va, ou comme il ne va pas. Une forme témoin du malaise dans la civilisation. Cela conduit, pour finir, à la question de savoir pourquoi les femmes occupent le devant de la scène des séries.

  • À quoi sert le journalisme en démocratie ? Que veut dire voir et faire voir le monde au présent ? Quel est le sens politique d'une telle activité ? Existe-t-il un journalisme « idéal », à l'aune duquel juger le journalisme « réel » ? Sur quelle base le critiquer, et pour lui indiquer quels chemins aujourd'hui ? Dans cet essai stimulant, le premier à soumettre le journalisme à un questionnement philosophique, Géraldine Muhlmann montre qu'une double tâche est assignée au journalisme : faire vivre du conflit et tisser du commun au sein de la communauté politique. C'est finalement l'énigme de la démocratie qu'elle explore : la coexistence de deux scènes, celle des actions et celle des représentations, la seconde offrant une issue symbolique aux conflits qui agitent la première. Une préface inédite met cet essai à l'épreuve des problèmes les plus aigus auxquels le journalisme est confronté aujourd'hui : le complotisme et les fake news ; la vitesse de l'information et son « séquençage » ; ou encore, le phénomène des « lanceurs d'alerte », dans ce qu'il a d'ancien et de nouveau.

  • Le fameux esperanto universel du cinéma muet cessa de l'être bien avant l'avènement du cinéma parlant, avec l'insertion d'intertitres aidant au développement de l'intrigue et devant être traduits pour les différents publics de chaque pays ou territoire. Avec la naissance et la popularité immédiate du cinéma, la traduction audiovisuelle est devenue un outil essentiel pour que chaque programme audiovisuel, fictionnel ou non, atteigne tous les publics et traverse toutes les frontières. L'irruption récente dans nos vies des plateformes de vidéos à la demande a changé les règles du secteur de la postproduction audiovisuelle et a impacté de façon notable la localisation de contenus audiovisuels. Ce volume présente les deux grandes modalités de localisation audiovisuelle : le doublage et le sous-titrage.

  • Le groupe familial, la classe d'école, le groupe de travail, l'équipe sportive représentent des ensembles humains que nous approchons sans cesse. Toute communication est échange de signes, de symboles, et met en jeu des rapports d'influence, des mouvements affectifs. 
    Comment s'organisent ces échanges au sein d'un groupe ? Quelle est leur dynamique repérable et inconsciente et comment parvenir à la discerner et l'analyser ? L'éthologie, la linguistique, la psychanalyse, l'anthropologie et la psychologie nous aident à approcher cette réalité. 
      Cet ouvrage désormais classique, réactualisé dans cette 7e édition, s'adresse aux étudiants, formateurs, travailleurs sociaux, psychologues et responsables d'équipes. 
     

  • Comment bâtir une stratégie efficace à l'époque de la désinformation et de la défiance permanentes ? La multiplication des faits alternatifs (fake news), l'hystérisation des débats, l'emprise croissante des dispositifs numériques et le culte de la disruption fragilisent la prise de parole et la capacité d'action des décideurs. L'écosystème médiatique a définitivement basculé dans l'ère du « bûcher des vérités ».
    Pour tous les décideurs et responsables, cela signifie qu'il est temps de changer de logiciel. L'écosystème technologique et idéologique impose des choix iconoclastes qui déjouent les illusions médiatiques, les mirages de la transformation permanente et les écrans de fumée du prêt-à-penser. Plus que jamais, il faut se donner les moyens d'analyser des tendances lourdes, porter un regard lucide sur le monde, définir une vision claire, la verbaliser et la faire partager. La communication est devenue avant tout une quête de sens, d'éthique et de leadership intellectuel.
    Au travers d'exemples empruntés à la politique (Trump, DSK), au sport (Griezmann, Benzema), à la pop culture (Game of Thrones, Batman), à l'univers économique et au digital, ce manuel présente les mécanismes qui régissent nos sociétés de communication, et en analyse les bonnes et les mauvaises pratiques. Mais ce livre n'assène pas des certitudes d'experts : il réfléchit aux moyens à mettre en oeuvre pour réenchanter la parole publique et combattre la défiance commune.
    Xavier Desmaison est président du d'Antidox, groupe de conseil en stratégie de communication. Il préside par ailleurs Civic Fab, une association dédiée à la lutte contre les « fake news » sur internet. Il dispense également des enseignements à Sciences Po Paris.
    Guillaume Jubin est associé fondateur du cabinet de conseil Wemean. Il enseigne à Sciences Po Paris.

  • The Wire débute par une enquête policière sur le trafic de drogue à Baltimore, pour y agréger peu à peu d'autres institutions et espaces (l'activité portuaire, la politique municipale, l'École, la Presse). Au fil des saisons, elle nous dessine un tableau sans concession des effets destructeurs du capitalisme ultralibéral sur cette ancienne ville industrielle devenue emblématique de la dissolution du mythe du « rêve américain ». Si la série se fonde sur une observation minutieuse de la réalité, proche des techniques du journalisme ou de l'enquête sociologique, son impact tient surtout à la manière dont elle parvient à combiner avec brio cette exigence de réalisme et une maîtrise parfaite des rouages de la fiction et du récit audiovisuel. L'humour et la précision des dialogues, les personnages complexes et ambigus, l'esthétique minutieuse et le souffle humaniste de la série permettent à The Wire de séduire les spectateurs tout autant qu'elle les fait réfléchir. En dépit d'un constat apparemment pessimiste sur une situation sociale tragique, la dimension ludique de la série invite ainsi les spectateurs à s'engager activement dans une réflexion sur les enjeux de toute représentation.

  • Qu'est-ce que le journalisme de solutions ? Quelles sont les carac- téristiques de cette nouvelle forme de journalisme ? Pour quelles raisons les plus grands médias ont-ils décidé de l'adopter ? Ayant pour ambition de traiter une question de société en présentant les solutions potentielles pour la résoudre, le journalisme de solution a un double objectif : fédérer les journalistes autour de pratiques exigeantes, proches de l'investigation, et regagner la confiance du lectorat, devenu très critique vis-à-vis des médias. Après en avoir présenté les concepts et dressé un panorama des principaux acteurs, l'auteur propose une boîte à outils du parfait journaliste de solutions : quels sujets aborder, où chercher ses sources, comment construire son article, son interview, etc.

  • Quarante ans après son avènement, la communication pour le développement (CPD) demeure dans l'air du temps, pour une raison bien simple : elle est liée à la démocratie. Dans cette exploration des fondamentaux de la CPD, le théoricien sera autant servi que le technicien qui réapprendra que communiquer pour le développement, c'est communiquer pour la bonne gouvernance, c'est communiquer pour la justice sociale, c'est communiquer pour la prospérité partagée. Enfin, c'est aussi agir pour qu'advienne le meilleur des changements.

  • Cet ouvrage croise des univers théoriques et pratiques de l'éducation aux et par les médias en essayant de mettre en exergue des modèles endogènes et des théories spécifiques. En effet, cette éducation comprise comme une possibilité d'analyse critique des médias dans la société, ouvre à un ensemble d'interrogations qui valorise la prise en compte du contexte. Un regard particulier a été porté sur les modes d'expression de soi et les pratiques des usagers africains dans les réseaux sociaux.

  • Cet ouvrage repose sur le constat de négligence dont les organisations font preuve en n'accordant pas toujours l'importance que la communication devrait avoir dans leurs politiques, stratégies et tactiques. L'auteur met l'accent sur les problèmes qui guettent les dirigeants des petites et grandes organisations sociales et présente les méthodes pour éviter les pièges.

  • Homo sapiens, animal social par excellence, s'est longtemps cru seul à même de communiquer. Mais la parole n'est pas le seul mode de communication. Tous les êtres vivants, bactéries, champignons, plantes, invertébrés et vertébrés, mais aussi chacune de leurs cellules, pratiquent une communication chimique souvent très élaborée, d'une remarquable élégance et d'une redoutable efficacité, et la communication par ondes - radio ou sonores, voire lumineuses - ne l'est pas moins. Tout cet arsenal est mis à profit pour réguler le fonctionnement harmonieux des organismes vivants et de leurs sociétés. La nôtre, via les réseaux sociaux, accède aujourd'hui à une « hypercommunication » tout à fait inédite : une révolution qui transforme la manière dont nos cerveaux communiquent et se structurent. La communication est de fait si essentielle à la vie et à son évolution, de la bactérie aux sociétés humaines, que l'on peut se demander s'il ne faut pas substituer au « Je pense donc je suis » de Descartes un « Je communique donc je suis », avec à la clé ce curieux paradoxe : comment ce qui n'était au départ qu'une nécessité de survie est devenu une source de plaisir et de dépendance potentielle ? Spécialiste des mécanismes moléculaires des communications cellulaires, Joël Bockaert a fondé l'Institut de génomique fonctionnelle et est professeur émérite à l'université de Montpellier. Il est membre de l'Académie des sciences et de l'Académie des sciences et des lettres de Montpellier. 

  • L'auteur propose une lecture critique de Babeuf qu'il ne considère ni thermidorien ni ultra-anarchiste. En se basant sur Le Journal de la liberté de la presse et sur Le Tribun du peuple, Babeuf témoigne dans le premier de la perte de sens provoquée par le cataclysme de Thermidor et analyse le bonheur du Peuple dans le second. Il ne pose pas comme réalisé ce qui n'est qu'un horizon, mais il souligne qu'il faut se donner, vu que c'est le destin des hommes.

  • La supposée révolution thermidorienne a usé son charme, son prestige, comme on disait alors ; Babeuf a parcouru un long chemin intérieur. Il a vu à l'oeuvre les « libérateurs de la tyrannie » et il sait à présent qu'il n'avait pas compris ce qui se mettait en place. L'usurpation de l'autorité constituante s'ajoute à un déni, opposé par le « million doré », c'est-à-dire les accapareurs, ceux qu'on nomme alors capitalistes, ainsi que les négociants des richesses qui sont à tous.

  • La place et le rôle des médias en Afrique sont à la fois liés au poids de l'histoire et aux contraintes du présent. Nés pendant la période coloniale, les médias dits modernes sont les témoins privilégiés de la trajectoire politique, économique, sociale et culturelle de l'Afrique avec les différentes séquences liées à la colonisation, à la décolonisation, au règne du parti unique, à l'avènement du "printemps politique africain", à la fin du monopole de l'Etat sur les médias. Il semble nécessaire, au regard du poids de l'histoire et des évolutions actuelles, de comprendre où se situent aujourd'hui les médias en Afrique.

  • Certains facteurs influencent l'état du français dans les productions journalistiques belges.
    L'usage de la langue par les journalistes est régulièrement critiqué. Que les reproches à cet égard soient fondés ou non, de nombreux facteurs peuvent expliquer l'état du français dans les productions journalistiques. L'ouvrage offre une analyse approfondie de ces facteurs, en se focalisant sur cinq sites d'information belges francophones (DH.be, La Libre.be, Le Soir.be, RTBF Info et RTL Info). La question est envisagée à partir d'un angle particulier : les représentations et les discours de journalistes et de rédacteurs en chef, rencontrés lors d'entretiens.
    L'ouvrage propose une analyse approfondie des facteurs de l'usage de la langue par les journalistes en Belgique francophone !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Antoine Jacquet est titulaire d'un doctorat en Information et communication obtenu en 2018 à l'Université libre de Bruxelles. Situées au croisement de la sociologie du journalisme et de la sociolinguistique, ses recherches portent principalement sur l'usage de la langue par les journalistes en Belgique francophone. L'auteur est aujourd'hui rattaché à l'ULB et à KBR dans le cadre d'un vaste projet de recherche consacré à l'histoire du journalisme en Belgique.

  • Fruit de la coopération bilatérale entre la République arabe libyenne et la République de Guinée, la Télévision nationale est née le 14 mai 1977. À cette époque, le petit écran était encore un luxe que beaucoup de pays africains n'arrivaient pas à s'offrir. La coopération multilatérale accompagne depuis notre média audiovisuel public, qui est devenu un puissant moyen de communication de masse. Aux côtés du Gouvernement guinéen, la République fédérale d'Allemagne, la France, le Japon, la République populaire de Chine et l'Union européenne, entre autres partenaires, ont aidé la télévision guinéenne à traverser le temps pendant ses quarante premières années. En dépit de ce long parcours, force est de reconnaître qu'il reste encore beaucoup de défis majeurs à relever.

  • Cet ouvrage interroge les transformations sociétales en relation avec l'évolution des médias, les nouvelles interactions homme-machine, la politique, la culture populaire, la religion, la soutenabilité, les institutions, autant de mondes sociaux performant au regard de la médiatisation. En effet, sur la base des recherches de terrain, il propose des analyses sur plusieurs phénomènes : la digitalisation massive, les transformations de l'espace public, la liquidité des structures organisationnelles, la littératie médiatique, l'ubérisation de l'autorité et du leadership. Les questionnements soulevés et approches engagées constituent l'apport pionnier de la recherche française aux théories de la médiatisation développées dans les pays anglo-saxons, nordiques et américano-latins.

  • Pour étudier d'un point de vue scientifique l'actualité de l'Amérique latine et des Caraïbes, certains types d'archives n'étant pas encore disponibles, les médias figurent parmi les principales sources exploitables. Ce livre explore la manière dont les médias latino-américains disent et construisent l'actualité de leurs pays. Les auteurs montrent comment ces médias peuvent être considérés à la fois comme « acteurs et auteurs » de l'histoire récente. En favorisant les échanges entre auteurs latino-américains et européens, cet ouvrage adopte volontairement une approche pluridisciplinaire pour traiter l'actualité sociale et politique d'une dizaine de pays, convoquant science politique, sciences du langage, sciences de l'information et de la communication. L'éventail des méthodes (analyse de contenu, lexicométrie, analyse argumentative, entre autres) et de cadres théoriques mobilisés (critical discourse analysis, cultural studies, analyse du discours « à la française ») offre au lecteur de stimulantes perspectives.

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