Sciences du langage

  • La première grande grammaire de la langue écrite et parlée contemporaine, mettant à l'honneur la diversité de tous les usages écrits et oraux, y compris quand ils s'écartent des normes enseignées. L'outil indispensable pour les étudiants et les enseignants, et tous les amoureux de la langue.

  • La rhétorique est partout. Dans les discours politiques comme dans les spots publicitaires. Dans les réunions professionnelles comme dans les dîners de famille. Dans les entretiens d'embauche comme dans les rendez-vous galants. Pas un jour ne passe sans que nous ayons à défendre une idée, un projet, un produit ; et à nous protéger contre d'éventuelles fourberies. Que cela nous plaise ou non, convaincre est un pouvoir. À nous d'apprendre à le maîtriser.
    Et de savoir y résister.
    Car la rhétorique n'est ni innée, ni inexplicable. Elle repose sur une technique, obéit à des règles, mobilise des procédés, des stratagèmes, des outils. Dans ce traité accessible et concret, ponctué d'exemples et de cas pratiques, Clément Viktorovitch nous en révèle tous les secrets. Au fil des pages, il nous montre comment produire et décrypter les discours, mener les débats et les discussions, déjouer les manipulations.

    L'art de convaincre est un pouvoir trop grand pour ne pas être partagé !

    Clément Viktorovitch est docteur en science politique. Il enseigne la rhétorique et la négociation à Sciences Po depuis plus de dix ans. Il a dispensé ses cours à l'ESSEC, l'ENA, l'École de Guerre, l'Université Paris 13. Pédagogue passionné, soucieux de vulgarisation, il s'est fait connaître par ses chroniques dans les médias, où il analyse sans complaisance les discours politiques.

  • Qu'est-ce qu'elle faisait dehors à cette heure ? Avait-elle bu ? Que portait-elle ? Il ne peut pas l'avoir violée, je m'en porte garant, c'est mon ami. C'était une autre époque. Il faut séparer l'homme de l'artiste. C'est un drame, un crime passionnel, le geste fou d'un amoureux éconduit. Pourquoi n'a-t-elle pas porté plainte avant ? C'était un dérapage, une maladresse, un geste déplacé. Il ne pensait pas à mal, c'est quelqu'un de bien. On ne peut plus rien dire. Les féministes sont des folles hystériques.« Depuis trois ans, je collecte et décortique des centaines d'exemples d'un discours sexiste dans la presse, à la télévision ou à la radio. Ce sexisme ne dit jamais son nom, mais c'est bien lui qui conduit les rédactions à taire ou à reléguer les violences sexuelles en périphérie des journaux. Lui qui se loge dans le choix d'un mot ou d'une virgule, participant à la culpabilisation des victimes et à la déresponsabilisation des accusés.Comment lutter contre le sexisme quand il est perpétué et amplifié par les médias  ? Il est temps d'explorer les fondements de ce discours, pour en défaire les mécanismes et nous en libérer.  » R. L.« Rose Lamy surveille le poids des maux. »  Clémentine Goldszal  -  M le magazine du Monde  « Sur le fond, c'est passionnant et terrifiant. Mais ce qui m'a le plus touché, c'est l'honnêteté de Rose Lamy. »  Victorine de Oliveira -  Philosophie Magazine 
    « Un livre essentiel pour comprendre que le choix des mots dans un système patriarcal contribue à perpétuer les violences. »  Les Inrockuptibles« Un livre indispensable, brillant, qui m'a appris énormément de choses. Ce livre amène un nouveau point de vue : ce sont des faits et uniquement des faits. »  Marion Seclin  « Livre de chevet !! À lire de toute urgence. »  Enora Malagré  « Un livre excellent, très source, anglé, sérieux. C'est une arme pour penser, réfléchir, comprendre. »  Illana Weizman 

  • « L'éducation a pris aujourd'hui une importance insoupçonnée : elle ne vise pas seulement à évoluer à l'intérieur de l'école, mais elle s'étend au-delà, pour s'allier à la science, à la sociologie... Les termes de nouvelle éducation , de pédagogie scientifique s'appliquent au mouvement ardent d'une réforme qui est le résultat d'une aspiration profonde, éprouvée par toute l'humanité... Oui, l'enfant nous a ouvert un monde nouveau et nous a révélé un homme meilleur. Cet homme, nous ne devons pas seulement l'instruire ; il nous faut le défendre tout comme le trésor le plus précieux de l'humanité ; et il nous faut le servir afin qu'il nous fasse ses révélations parce que nous avons besoin de lui. »Publié pour la première fois en 1936 chez Desclée de Brouwer, ce livre reprend la grande conférence prononcée à la Sorbonne en juin de la même année par Maria Montessori (1870-1952). Avec des accents de profondeur et de sensibilité, la grande pédagogue italienne présente de manière ramassée les grandes intuitions de sa démarche.
    Maria Montessori (1870-1952) fut l'une des premières femmes médecins d'Italie. Elle est mondialement connue pour la pédagogie qui porte son nom. Son oeuvre en français est éditée chez Desclée de Brouwer.

  • Apprendre a désobeir : petite histoire de l'école qui résiste Nouv.

    Cet ouvrage explore les formes de luttes initiées au sein de l'école au cours des 150 dernières années. Les auteurs s'interrogent d'abord sur l'ambivalence du statut de fonctionnaire d'Etat: les enseignants sont-ils voués à l'institution qui les paie ou aux enfants dont ils ont la charge? L'école est-elle une structure de contrôle ou d'émancipation? Ils abordent deux formes de résistance: pédagogique (l'éducateur refuse de transmettre un contenu ou une méthode, à l'instar du mouvement des «désobéisseurs»); puis politique (les personnels protègent les enfants, juifs hier, sans papiers aujourd'hui; s'engagent aux côtés des maquisards, des indépendantistes, etc.). Ils questionnent finalement l'«effroyable échec de l'école publique à corriger l'injustice sociale».

    Professeur de français en collège depuis 1995, Grégory Chambat est l'auteur de plusieurs ouvrages chez Libertalia (L'École des barricades; L'École des réac-publicains; Pédagogie et Révolution). Il anime le site Questions de classe(s) et la revue trimestrielle pédagogique N'Autre École. Il est un spécialiste reconnu des questions d'éducation.

  • « Il n'y a pas d'enfants stupides, il n'y a que des éducations imbéciles. »
    Ennui des élèves, découragement des enseignants... l'avertissement de Raoul Vaneigem détonne, questionnant les valeurs et le rôle majeur de l'école dans la société. Il appelle à réenchanter la salle de classe, refuser la soumission, et remettre l'humanité au coeur de l'éducation. À retrouver un lieu d'autonomie, de savoir heureux et de création épanouissante, c'est-à-dire «  ouvrir l'école sur une société ouverte ».

  • Philippe Meirieu partage, dans ce Dictionnaire inattendu de pédagogie, son amour de l'éducation en nous faisant prendre des chemins de traverse. D'abyme à village, en passant par catéchisme et photocopieuse ou encore placebo et universalisme... ces entrées inattendues, parmi bien d'autres, explorent toutes les facettes de l'éducation scolaire et familiale, formelle et informelle. Elles articulent approches personnelles et théoriques, expériences et recherches pour interroger différemment ces enjeux pédagogiques qui nous concernent toutes et tous.
    Plus qu'un dictionnaire traditionnel, plus qu'un essai, cet ouvrage est une balade réflexive pour tous ceux et toutes celles qui sont confrontés au quotidien à cette entreprise difficile qu'est l'éducation, où rien n'est jamais définitivement joué.

  • L'Enfant reste le texte de référence de Maria Montessori et la meilleure introduction à sa proposition pédagogique. Il met en évidence l'originalité et la modernité des idées de la grande éducatrice italienne. Elle y expose clairement les principes d'une éducation fondée sur le « respect de la personnalité de l'enfant ».Aider l'enfant à exprimer son individualité et révéler ses potentiels, lui donner les moyens de développer le meilleur de lui-même dans le respect de sa nature, pour lui-même et au service de tous, tel est le rôle de l'éducateur et telles sont les voies des pédagogies nouvelles. Ce projet ne cesse, depuis plus d'un siècle, d'inspirer théoriciens et praticiens de l'éducation.Jusqu'ici, la traduction française de cet ouvrage majeur ne proposait que les deux premières parties - déjà incomplètes - de la version originale rédigée en espagnol ; certains paragraphes avaient été tronqués, d'autres déplacés et la troisième partie avait été omise. Cette nouvelle édition intégrale offre onze nouveaux chapitres inédits sur des sujets essentiels tels que les rapports entre les générations et le droit des enfants. Les éditions Desclée de Brouwer offrent enfin ce texte complet au lecteur francophone, dans la présentation revue au soir de sa vie par Maria Montessori.
    Une des premières femmes médecins d'Italie, Maria Montessori (1870-1952) est mondialement connue pour la proposition pédagogique et éducative qui porte son nom. Son oeuvre, éditée en français aux éditions Desclée de Brouwer, étonne par sa pertinence et sa capacité d'éveiller et d'élever en chacun l'enfant qu'il a été.
    Traduction et révision par Charlotte Poussin, éducatrice Montessori AMI, auteur d'ouvrages de référence sur Montessori et membre du conseil d'administration de l'association Montessori de France.

  • Pour comprendre comment fonctionne l'orthographe française et écrire sans fautes  : toutes les règles, de nombreux exemples et 500 exercices corrigés.
    Les règles d'orthographe en 60 doubles pages associant la révision et l'entraînement
    o Sur la page de gauche, le rappel de la règle, illustré de nombreux exemples dans un français vivant.
    o Sur la page de droite, un entraînement progressif permettant d'observer la règle étudiée puis de la mettre en pratique dans différentes situations, notamment dans un écrit de type professionnel.
     
    Mais aussi  :
    o À intervalles réguliers, des bilans pour réinvestir les connaissances acquises.
    o Une préparation à la Certification Bescherelle orthographe.
    o Tous les corrigés à la fin de l'ouvrage.
     
    Pour quels publics  ?
    Étudiants et adultes souhaitant améliorer leur orthographe, dans le cadre d'une formation universitaire, professionnelle ou à des fins personnelles.
     

  • Au-delà des débats et controverses que les modalités de l'enseignement - trop souvent réduites à l'opposition traditionnel/non traditionnel - ne manquent pas de susciter, comment discerner les lignes directrices qui structurent l'ensemble foisonnant des méthodes en pédagogie ? Dans cet ouvrage, les acquis de l'expérience des pédagogues, les apports des autres disciplines des sciences humaines et sociales, la diversité des systèmes de classification des méthodes, les réalisations inventives des acteurs de l'éducation sont examinés à la fois comme contributions à la conception méthodologique pour l'action éducative et comme contributions à la pensée critique en pédagogie. Est également présentée une synthèse des travaux consacrés à l'évaluation des méthodes pédagogiques et - question sensible - à l'appréciation de leur efficacité.

  • Un guide pratique qui vous aidera à mieux comprendre la dyslexie et vous donnera des piste afin de l'accompagner au mieux !
    Qu'est-ce que la dyslexie ? Quelles en sont les causes ? Est-il possible de la prévenir ? Mon enfant est-il dyslexique ? Comment puis-je l'aider ?
    La dyslexie n'est pas une fatalité ! Bernadette Piérart, spécialiste de l'accompagnement de ce trouble spécifique de la lecture, en examine les causes possibles. Elle envisage la dyslexie comme un itinéraire dysharmonique dans les étapes que parcourt tout enfant qui apprend à lire et à écrire. Elle propose des pistes de remédiation et, mieux encore, des outils de prévention. Alliant théorie et pratique, l'ouvrage répond aux nombreuses questions que peuvent se poser les parents et les professionnels accompagnant des enfants dyslexiques. Il permet ainsi à chacun de mieux appréhender ce trouble pour le dépasser !
    Un ouvrage de référence sur la dyslexie, ses origines et les possibilités de prise en charge !
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Psychologue, logopède et linguiste de formation, Bernadette Piérart est professeure émérite de l'UCLouvain et de l'UMons (Belgique). Docteure en psychologie du développement de l'enfant, elle a enseigné dans ce domaine pendant de très nombreuses années. Elle est également l'auteure de multiples publications sur les pathologies du langage, qui l'ont conduite à créer plusieurs outils d'évaluation du langage chez l'enfant.

  • La régulation du débat public sur Internet est devenue un impératif pour les démocraties européennes, compte tenu du pouvoir exercé par les grandes plateformes numériques. Mais comment la discussion en ligne peut-elle devenir propice à l'exercice de la rationalité critique ? Le dossier, coordonné par Romain Badouard et Charles Girard, examine la propagation des fausses nouvelles, la mobilisation de nouveaux publics, les pouvoirs de régulations privés et la déstabilisation des cadres juridiques. À lire aussi dans ce numéro : le naufrage moral de l'Église, qui sont les talibans ?, gouverner la pandémie, la question woke, et une rencontre avec Pierre Bergounioux.

  • En France, chacun passe en moyenne quinze ans à l'école. L'école est devenue un énorme système, une part essentielle de notre société. En retraçant son histoire, on peut observer que, si les contenus de l'enseignement sont issus d'une longue tradition remontant à la Grèce antique, les institutions et la forme de cet enseignement ont subi, à partir du XVIe siècle, des transformations radicales liées aux évolutions politiques, sociales et économiques. Cet ouvrage fait la synthèse de l'histoire de l'éducation en France au travers d'interrogations thématiques qui mettent en perspective les relations des pouvoirs institutionnels, des acteurs (maîtres et élèves) et de la demande sociale (familles, monde du travail) autour de la question scolaire.

  • «On vole à l'enfant sa terre pour lui apprendre la géographie, sa langue pour lui apprendre la grammaire. Il a soif d'épopées, mais on lui donne des chroniques de faits et de dates.» Ainsi s'exprime Rabindranath Tagore (1861-1941), poète, romancier, dramaturge, peintre et compositeur mais surtout philosophe et éducateur.
    Première anthologie du genre en langue française, Une école sans murs propose une incursion dans l'oeuvre de Tagore portant sur l'éducation, thème sur lequel le célèbre penseur indien a consacré énormément de temps et d'énergie, jusqu'à fonder une école et une université qui existent encore aujourd'hui. Il faut (re)découvrir sa pensée pour la place centrale qu'il accorde aux arts dans le curriculum, pour le singulier concept de nature qu'il déploie en pédagogie, pour l'originalité de sa perspective sur le cosmopolitisme (tout en défendant les cultures nationales) ou encore pour le rôle social et politique qu'il assigne à l'éducation.
    Présentés par Normand Baillargeon et Chantal Santerre, les 12 textes réunis ici s'achèvent sur un entretien inédit avec Amartya Sen, célèbre Prix Nobel d'économie. Cette anthologie est l'occasion de plonger dans une oeuvre résolument originale et actuelle. Par son invitation au dialogue entre les traditions culturelles et philosophiques de l'Orient et de l'Occident, Tagore tisse la toile de notre commune humanité.

    «Je suis fier de mon humanité quand je peux reconnaître et apprécier les poètes et les artistes de pays autres que le mien.»





  • « Que pouvons-nous dire du monde ? La thèse critique que nous nous proposons de défendre tente d'éviter tant la réponse du dogmatisme métaphysique que celle du relativisme linguistique. Nous tenterons donc ici de passer de la question : Qu'est-ce qui constitue le monde ? à la question : Que doit être le monde pour que nous puissions le dire ? Et cette conversion d'une position métaphysique à une position critique, nous tâcherons de l'effectuer à propos de chaque trait du monde « apparent » que nous envisagerons. »

    Qu'est-ce qui, dans le monde, existe réellement ? Peut-on tout savoir du monde ? Peut-on agir librement dans le monde ? Telles sont quelques questions que pose la philosophie populaire et les réponses se doivent d'être éclairées par l'un des acquis de la philosophie savante : le langage. Lui seul permet de dire le monde avant de pouvoir parler du monde.

  • Notre environnement est saturé de nombres et de données chiffrées. De fait, comment ne pas avoir confiance dans ces instruments jugés spontanément efficaces pour appréhender le monde?? Or, c'est occulter un peu vite les usages dont ils dépendent et le sens qu'on leur donne... Toute leur histoire le prouve. Si les nombres sont de nos jours des outils au service de la rhétorique médiatique, politique ou scientifique, dans plusieurs sociétés du passé ils appartenaient surtout au monde des marchands et des administrateurs, voire à la sphère sacrée. Penser, utiliser et écrire un nombre, tout cela ne va pas de soi?! D'où vient le zéro?? Qui a inventé notre système de numération?? En posant ces questions et en s'appuyant sur de nombreux exemples, Grégory Chambon vous invite à partir à la découverte de la fabuleuse histoire des chiffres et des êtres...

  • Pourquoi les personnes courageuses ont-elles des couilles, alors que les mauviettes doivent s'en faire pousser une paire ? Pourquoi dit-on d'une femme qu'elle tombe enceinte, mais d'un homme qu'il la met enceinte ? Pourquoi les femmes sont-elles bavardes comme des pies si ce sont les hommes qui mecspliquent ? D'où vient notre tendance à disséquer les femmes en un panier de fruits : des melons ou des prunes à la poitrine, une peau d'orange, la cerise pour l'hymen ? Pourquoi les blagues de blondes font-elles rire ? Depuis combien de siècles les femmes sont-elles hystériques ? Pourquoi l'homme est-il conquérant quand la femme est facile ?

    La réponse à ces questions et à bien d'autres se trouve dans ce Dictionnaire critique du sexisme linguistique, recensant des centaines d'expressions sexistes. Un projet qui invite les féministes à passer des actes à la parole !

    Suzanne Zaccour et Michaël Lessard vous invitent à la rencontre d'une trentaine de voix féministes québécoises de différents milieux, qui relèvent le pari de faire rire, sourciller, décrier, sourire et grimacer avec des textes aussi riches que colorés.


    Avec la collaboration de : Dorothy Alexandre, Dalila Awada, Isabelle Boisclair, Marie-Anne Casselot, Catherine Chabot, Sarah R. Champagne, Élise Desaulniers, Audrey-Maude Falardeau, Catherine Dussault Frenette, Rosalie Genest, Marilyse Hamelin, Naïma Hamrouni, Céline Hequet, Caroline Jacquet, Sarah Labarre, Diane Lamoureux, Louise Langevin, Louise-Laurence Larivière, Widia Larivière, Annick Lefebvre, Judith Lussier, MamZell Tourmente, Catherine Mavrikakis, Emilie Nicolas, Florence Ashley Paré, Julie Podmore, Marie-Michèle Rheault, Sandrine Ricci, Camille Robert, Annelyne Roussel, Marie-Ève Surprenant, Cathy Wong, Suzanne Zaccour

  • C'est en linguiste de terrain que Claude Hagège a abordé le champ des langues. Son intérêt pour leur réalité vécue, leur chair vive et le terreau d'origine de la parole humaine en font un adepte d'une approche empiricoinductive, aboutissant ainsi à des conclusions d'ordre général à partir d'une matière concrète.

    Les contributions apportées par Claude Hagège en linguistique se fondent sur l'étude de langues sémitiques, africaines, amérindiennes, austronésiennes puis sinotibétaines. Des formes sagittales et du logophorique à la théorie des trois points de vue et l'anthropologie casuelle, c'est toute la richesse et la complexité des langues qui sont ici creusées et révélées. À travers ces travaux, la linguistique s'incarne comme une science humaine à part entière.

  • Le long effort des grammairiens pour masculiniser le français a suscité de vives résistances chez celles et ceux qui, longtemps, ont parlé et écrit cette langue sans appliquer des règles contraires à sa logique. Initiée au XVIIe siècle, la domination du masculin s'est imposée à la fin du XIXe siècle. Depuis, on apprend à l'école que "le masculin l'emporte sur le féminin"...

    Ce livre retrace l'histoire d'une entreprise à la misogynie affirmée ou honteuse, selon les époques. Il nous convie à un parcours plein de surprises où l'on en apprend de belles sur la "virilisation" des noms de métier, sur les usages en matière d'accords, sur l'utilisation des pronoms ou sur les mutations "trans" subies par certains mots en vertu de la "loi du genre".

  • « Maman est tout le temps triste,  est-ce que c'est de ma faute ? »
    « Papa ne joue plus avec moi,  est-ce qu'il ne m'aime plus ? »
    Quand un enfant est face à une personne  qui souffre de dépression, il se pose mille questions...
    Judith Rieffel et Mademoiselle Caroline nous aident  à trouver les bons mots pour parler avec lui et le rassurer.

  • « Si l'école recule, ce n'est pas la responsabilité des maths modernes, des méthodes globales, du collège unique, c'est parce que socialement notre pays recule, car nous ne nous battons plus suffisamment pour maintenir ce qui paraissait être des acquis sociaux inébranlables. L'école ne fait que suivre l'abandon de la médecine scolaire, de la formation des enseignants, l'explosion de la précarité des familles et le désintérêt pour la "politique".

    On ne saurait faire l'école sans se soucier de la société qui nous entoure, sans trouver des chaussures au petit Syrien qui arrive, sans chercher des solutions de relogement pour les enfants du bidonville rom, sans s'interroger sur ce qui nous pousse à avoir besoin d'aller dans des magasins le dimanche alors que tout le monde se doute que les enfants des caissières sont à l'abandon pendant ce temps. »

    Véronique Decker vit et travaille à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Institutrice puis directrice d'école depuis plus de trente ans, elle revendique la puissance éducative, créatrice et émancipatrice de l'école publique. Un message fort, combatif, plein d'humanité et d'empathie. Elle est l'autrice de Trop classe ! (Libertalia, 2016) et L'École du peuple (Libertalia, 2017).

    Véronique Decker est directrice d'école à Bobigny (93) et militante Freinet.

  • Le dernier empire de la presse : une sociologie du journalisme au Japon Nouv.

    Le dernier empire de la presse

    Une sociologie du journalisme au Japon

    À l'heure où la transition numérique paraît achevée dans les pays occidentaux (baisse des tirages, digitalisation, concurrence des médias gratuits en ligne), la presse japonaise affiche une santé à faire pâlir ses homologues de jalousie. Les quotidiens au plus fort tirage dans le monde, le
    Yomiuri Shinbun (autour de 8 millions d'exemplaires par jour) et l'
    Asahi Shinbun (6 millions), sont tous deux édités dans l'archipel. Longtemps perçu comme le pays de la modernité électronique et informatique, le Japon paraît présenter dans ce domaine une capacité de résistance inattendue aux nouvelles technologies.

    À cette singularité s'en ajoute une autre : on n'y trouve ni école de journalisme, ni association ou syndicat représentatif de la profession. Autrement dit, la résilience de la presse se double d'une sous-institutionnalisation du métier de journaliste.

    Pour éclairer ce paradoxe, César Castellvi s'est immergé pendant plusieurs années dans la rédaction d'un des plus grands journaux du pays. Il s'attache à mettre en lumière le fonctionnement d'un modèle singulier et néanmoins typique de l'organisation du travail au sein du capitalisme nippon du XXe siècle. Un modèle aujourd'hui bousculé par une crise des vocations, une nette féminisation du métier et la fin de l'anonymat des journalistes, sur fond d'érosion des tirages. Le dernier empire de la presse serait-il, à son tour, en train de s'éteindre ?

  • Lacan

    Paul-Laurent Assoun

    « C'est à vous d'être lacaniens, si vous voulez. Moi, je suis freudien », déclare Jacques Lacan (1901-1981) : c'est de s'être voulu - radicalement - « freudien » que son nom se retrouve homologué dans l'histoire de la psychanalyse et, au-delà, par les effets de ce geste, dans la pensée contemporaine, mise à l'épreuve de l'hypothèse de l'inconscient. Il s'agit ici d'introduire à et dans la « pensée-Lacan », celle des Écrits et du Séminaire, véritable work in progress par lequel s'accomplit son « retour à Freud » en une oeuvre à la fois complexe et vivante. À partir de la présentation systématique de ses catégories majeures (imaginaire/symbolique/réel, signifiant, « objet a »...) se trouvent restitués le mouvement de sa recherche et le remaniement inlassable de son écriture. Ainsi devient lisible le passage de Freud à Lacan.

  • Cet ouvrage vous offre de vrais outils pour créer des jeux et activités autour de livres jeunesse. Il s'adresse à tous les professionnels de la petite enfance (en crèches, à domicile, en ludothèques, en médiathèques...) et aussi aux parents, grands-parents... désireux de créer, autour du livre, de beaux moments de jeux et de partage entre adultes et enfants. Les auteures, éducatrices de jeunes enfants, portées par une passion pour le livre et les tout-petits, vous donnent toutes les clefs pour éveiller le jeune enfant autour d'histoires enfantines.
    L'objectif est de vous donner envie de faire « vivre » le livre, à travers ateliers, jeux, comptines, supports créatifs... pour favoriser l'imaginaire et un développement harmonieux dès la prime enfance.Des fiches pratiques, détaillées et faciles à réaliser, vous proposent de créer des ateliers d'éveil de la naissance à 5 ans. De plus, des fiches thématiques exposent les bienfaits des histoires dans la petite enfance et le développement des jeunes enfants.

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