Amériques

  • Chili, Pérou, Argentine, Equateur, Brésil, Bolivie, Venezuela, Nicaragua, Colombie... en octobre-novembre 2019, la quasi-totalité des pays d'Amérique latine ont été secoués par des crises politiques et sociales de grande ampleur, plaçant le sous-continent au premier plan de l'actualité internationale. Malgré leur simultanéité, et la similarité de certaines revendications, les crises de l'"automne des peuples" ont des origines et des effets profondément divergents, et sont la manifestation d'un cycle de crises politiques initiées depuis 2009. De l'exil forcé du Hondurien Zelaya en 2009 à celui d'Evo Morales en 2019, cet ouvrage revient sur une décennie de crises en Amérique latine pour mieux comprendre les dynamiques politiques à l'oeuvre et leurs conséquences à l'échelle internationale.

  • Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine?
    L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un
    événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes.
    Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du «lulisme» et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les États-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes.
    Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.

  • Depuis 1998 et l'élection d'Hugo Chávez, plusieurs pays d'Amérique­ latine ont connu un «tournant à gauche». Cet élan a alors incarné un espoir de transformation sociale et de construction de diverses expériences aux accents anti-impérialistes: «révolution bolivarienne» au Venezuela, «révolution citoyenne» en Équateur, État plurinational en Bolivie, nouvelle politique avec Lula.
    L'époque était au changement, la «longue nuit néolibérale» semblait s'estomper, fruit d'une période de mobilisations populaires et de révoltes sociales. Les inégalités sociales et la pauvreté reculaient, Washington perdait du terrain, alors que la participation de celles et ceux d'«en bas» progressait.
    Plus de vingt ans après l'ouverture de ce cycle, la région est pourtant entrée de nouveau dans une zone de fortes turbulences et ­incertitudes, tandis que le bilan des gouvernements «progressistes», au-delà de leur diversité, est très largement contrasté. Capitalisme d'État et crise économique, colonisation des imaginaires de gauche par des logiques gestionnaires, modèles économiques basés sur le saccage des biens communs, leaderships charismatiques, dérives autoritaires, corruption et rupture avec les mouvements sociaux: les problèmes se sont accumulés.
    En parallèle, la réorganisation des droites sociales, politiques et religieuses, la montée des extrêmes droites, les défaites électorales, mais aussi les coups d'État parlementaires, sont désormais un fait majeur.
    Faire le bilan d'un cycle commencé dans l'espoir et qui s'achève dans la violence est fondamental pour comprendre l'Amérique ­latine ­actuelle.

  • Entre le début des années 1980 et le milieu des années 2000, des groupes paramilitaires ont développé leur emprise sur de larges pans du territoire colombien. Apparus à la confluence de la criminalité et de la contre-insurrection, ils ont entretenu des liens forts avec les milieux de la politique et de l'économie, légale comme illégale.
    Malgré cette domination institutionnelle et armée, leur déclin a été rapide. Après leur démobilisation partielle entre 2003 et 2006, et à la suite de la crise majeure qu'ont déclenchée les révélations relatives à leurs alliances politiques, la majorité de leurs leaders ont été extradés aux États-Unis, où ils ont dû faire face à des accusations de trafic de narcotiques. Eux qui se voulaient bandits politiques ont finalement été traités en simples trafiquants de drogue.
    Alors que la violence est généralement vue comme la cause de la faillite des États dans les pays du Sud, cet ouvrage propose une approche sociologique non normative des rapports entre la violence et le politique. À partir d'études locales, il montre comment les paramilitaires ont participé en Colombie à la répression des opposants, au partage des ressources publiques, à la mise en exploitation capitaliste de zones marginales. À l'échelle nationale, il analyse la manière dont cette même violence est devenue un problème public qu'ont pris en charge les politiques de sécurité, non sans transformer les usages de la justice pénale. Il confirme ainsi que les groupes armés sont ancrés dans le processus historique de formation de l'État, en renouvelant un débat classique et en conférant au cas colombien de « gouvernement dans la violence » une portée paradigmatique.
    Jacobo Grajales est maître de conférences en science politique à l'Université de Lille 2 et membre du CERAPS (Centre d'études et de recherches administratives, politiques et sociales). Ses recherches actuelles portent sur les rapports entre les situations de post-conflit et l'économie politique du foncier en milieu rural.

  • Le Parti des travailleurs est-il devenu au Brésil un parti comme les autres au point de perdre son âme ? Longtemps vu comme un parti défenseur des plus pauvres, issu des oppositions au régime autoritaire, formé dans le giron de mobilisations ouvrières dans la région de São-Paulo, le PT est entré dans le jeu des institutions politiques dans les années 1990. Après être arrivé à la tête de plusieurs métropoles régionales, il s'est peu à peu ancré sur l'ensemble du territoire national, jusqu'à la victoire présidentielle de son dirigeant emblématique, Lula, en 2002. Le parcours de cette figure charismatique du PT, depuis les terres déshéritées de l'intérieur du Nordeste jusqu'au palais présidentiel, est significatif des transformations sociales qui ont traversé ce parti, jusque-là contestataire et devenu parti de gouvernement.

    À partir d'une enquête ethnographique menée à Recife, dans le Nordeste du Brésil, et d'une analyse localisée du politique, cet ouvrage se penche sur les parcours biographiques de militants et de cadres locaux du parti. Il pose la question de l'apprentissage du métier politique, de l'ancrage social du parti, des changements dans le « faire » campagne et des sens de l'engagement partisan.

  • Chili actuel : gouverner et résister dans une société néolibérale

    Collectif

    • Editions l'harmattan
    • 1 Janvier 2017

    Le mot "néolibéralisme" renvoie assez souvent au Chili. Pour toute une génération, le traumatisme du coup d'Etat de 1973 ne met pas simplement fin au rêve porté par le président Salvador Allende, et à "la voie chilienne au socialisme" : l'intervention militaire enclenche aussi la mise en oeuvre de mesures néolibérales sur le continent latino-américain, et plus généralement à l'échelle mondiale. Mais de quoi parle-t-on lorsque l'on affirme que le Chili est un pays "néolibéral"? Depuis 40 ans, la question ne cesse d'alimenter réflexions et débats au sein des sciences sociales comme de la sphère publique (Des articles en Français et en Espagnol).

  • Entre 1988 et 2001, 1600 entreprises ont été privatisées en Amérique Latine. Dans le secteur de l'eau, certaines de ces opérations ont provoqué des mouvements sociaux de grande ampleur. Dans la majorité des cas, cependant, la gestion privée s'est pérennisée sans conflit particulier. Comment expliquer ce consentement inégal aux privatisations ? Cet ouvrage pose la question de la légitimation de l'action publique, et particulièrement de ses transformations à l'heure néolibérale.

  • REVUE POLITIQUE AMERICAINE n.36 ; politique environnementale

    Politique Americaine

    • Editions l'harmattan
    • 28 Mai 2021

    Sortie des États-Unis de l'Accord de Paris, annulation du Clean Power Plan, affaiblissement de l'Endangered Species Act : au cours de son mandat, Donald Trump s'est employé à solder méthodiquement l'héritage environnemental des années Obama. Ardent partisan du retrait maximal de l'État fédéral, Trump considère que les règles de protection de l'environnement sont un outil « anti-croissance ». Avec Trump, la crise environnementale a été politisée à des fins d'affrontements partisans : toute mesure est présentée comme une attaque contre l'Amérique. Le périmètre des culture wars s'est ainsi étendu à l'environnement pour polariser l'électorat. Pour Joe Biden, la crise environnementale est au contraire une « menace existentielle ». À peine investi, il relance la procédure d'adhésion des États-Unis à l'Accord de Paris, révoque le permis de construction de l'oléoduc XL Keystone et suspend l'exploitation des énergies fossiles en Alaska. À plus long terme, son administration vise la neutralité carbone en 2050. Quel est le bilan environnemental de Trump ? Comment sa politique en a-t-elle affecté les enjeux ? Quelles sont les perspectives à venir ?

  • Les ombres de l'Amérique ; de Kennedy à Trump

    Dick Howard

    • Les pérégrines
    • 6 Septembre 2018

    Comme nombre dAméricains, Dick Howard a été profondément choqué par lélection de Donald Trump.
    Avec les événements de Charlottesville, en août 2017, cette stupéfaction a tourné à la honte. Quest donc
    devenue lAmérique pour la démocratisation de laquelle lauteur sest engagé au début des années 1960,
    jeune étudiant, avec le mouvement des Droits civiques ? De King à Obama, la République américaine
    semblait avoir progressé. Doù vient ce visage cynique et grimaçant quelle présente actuellement ?
    Proposant une relecture inédite de lhistoire contemporaine des États-Unis, Dick Howard montre où,
    quand et comment les choses ont dérapé. Il explique pourquoi les élites intellectuelles nont rien vu
    venir. Le racisme, le ressentiment des classes pauvres et moyennes blanches, et la conception guerrière
    de la politique qui sest installée depuis la fin des années 1980 mettent aujourdhui la démocratie en
    péril.
    Dans ce livre essentiel pour comprendre lAmérique contemporaine, Dick Howard ne dénonce rien de
    moins que la corruption du politique, dont Trump est lultime avatar. Et dont Barack Obama est, peutêtre
    aussi, en partie responsable

  • Proches non seulement du point de vue géographique mais également en termes de traditions politiques, de contraintes économiques, de permanences sociales, l'Amérique centrale et les Caraïbes insulaires constituent des espaces marginalisés dans le monde actuel. Face aux grands acteurs internationaux, quel peut être le positionnement des États faibles de ces « Amériques du milieu » ? Quelle est leur capacité à peser sur les négociations multilatérales, sur les crises régionales ? Quelle réponse peuvent-ils envisager face aux catastrophes climatiques et aux menaces transnationales qui les affectent ?
    A l'heure de la mondialisation, les stratégies des États centre-américains et caraïbes passent par les constructions régionales. C'est pourquoi sont examinés ici les processus d'intégration des deux sous-régions (SICA, CARICOM, OECO), ainsi que le rôle de l'Association des États de la Caraïbe comme support de coopérations régionales concrètes (tourisme, transports, risques naturels). Pour autant, la régionalisation présente certains défis pour les nations de l'Amérique centrale et des Caraïbes : s'agréger à une économie majeure ou rechercher des alliances entre égaux, suivre le modèle européen de supranationalité ou un modèle nord-américain favorisant la gouvernance régionale, promouvoir le développement économique ou consolider la démocratisation.
    Dans un contexte en permanente évolution, où fragmentation des nations et ambitions régionales se conjuguent, cet ouvrage propose une analyse pluridisciplinaire des politiques publiques menées dans les « Amériques du milieu ». En soulignant leurs apports et leurs limites, il contribue à notre connaissance des enjeux actuels de cette partie du monde.
    Diplomate, spécialiste de l'Amérique latine, Philippe Létrilliart est actuellement consul général de France à Miami. Auparavant sous-directeur du Mexique, de l'Amérique centrale et des Caraïbes au Quai d'Orsay, il a également été chargé de recherches au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) et enseignant à Sciences Po. Philippe Létrilliart a publié deux ouvrages sur le régime cubain et de nombreux articles portant sur les sociétés politiques latino-américaines.

  • Sorti de la dictature du général Pinochet en 1990, le Chili a longtemps été considéré en Amérique latine (et partout dans le monde) comme un modèle pour sa transition, pour la stabilité de ses institutions démocratiques et pour sa réconciliation nationale. Comment alors comprendre la vivacité des revendications démocratiques qui, vingt ans plus tard, marquent encore l'actualité chilienne, et ce notamment depuis 2012 ?
    Qui sont les acteurs de cette nouvelle vague d'émancipation politique et pourquoi demandent-ils la transformation du modèle chilien, dénonçant une démocratie sans justice portée par les gouvernements de la transition et instaurée au nom de la peur du conflit social ?
    Les impacts de cette remise en question sont analysés ici à travers les moments marquants de l'histoire politique récente, dont la clé de voûte est l'émergence, dans une partie de la population chilienne, notamment les jeunes, d'un vaste mouvement pour la justice. Ce dernier a rassemblé différents imaginaires et revendications sociales, à partir de moments forts tels que la découverte des charniers de victimes de la répression, le début des procès internationaux contre Pinochet en 1998 et la première grève générale « Pour un Chili juste » en 2003.
    L'étude chronologique de ce mouvement pour la justice et de ses effets politiques est essentielle pour comprendre le Chili contemporain et ce formidable réveil démocratique, social et culturel lors de cette dernière décennie. Alors que la question des droits humains dans l'ensemble des démocraties latino-américaines était considérée comme réglée, la renaissance de l'exigence populaire de justice au Chili ouvre une autre voie contre l'impunité de la violence d'État.
    Pour l'écriture de cet ouvrage, Marie-Christine Doran s'est appuyée sur une documentation inédite, issue de multiples études de terrain et d'un vaste matériel d'interviews réalisées de 1990 à 2015. De la défense des droits au retour de la Mémoire dans les manifestations étudiantes, en passant par l'art populaire des peintures murales et les mesures législatives, jusqu'à l'examen des programmes gouvernementaux récents, le lecteur trouvera dans ce livre une analyse de la vie politique contemporaine au Chili et du rôle fondamental joué par les droits humains.

  • La politique vécue ; péronisme et mouvements sociaux dans l'Argentine contemporaine

    Julieta Quiros

    • Editions l'harmattan
    • 1 Novembre 2016

    En procédant à une ethnographie minutieuse de deux organisations de quartier d'une ville de banlieue de Buenos Aires (l'une de piqueteros : organisation de chômeurs d'extrême gauche, l'autre péroniste), voici une contribution décisive à l'entendement des logiques de l'action collective en milieu populaire. Pourquoi les pauvres se mobilisent-ils ? Par engagement ou par intérêt ? Et le font-ils spontanément ou sous influence ? Nous sommes donc face à une explication anthropologique de la façon dont les gens s'accrochent à la politique.

  • Gérer l'environnement au Canada est loin d'être une chose aisée. Les sensibilités à géométries variables au sein de la fédération font des enjeux environnementaux des sources de fortes tensions, d'autant plus que se juxtaposent de manière ambiguë les compétences constitutionnelles des divers paliers de gouvernement. De plus, l'absence de consensus autour d'une vision d'avenir pour le Canada de même que la difficulté qu'ont les autorités gouvernementales à assumer un leadership constant sur les questions environnementales génèrent trop souvent des décisions incomplètes, imparfaites et incohérentes. Ces insuccès alimentent le cynisme et le désabusement chez la population et la classe politique.

    En cette époque de dégradation rapide de l'environnement, il nous apparaît essentiel de nous interroger sur les causes profondes des tensions environnementales au Canada afin d'imaginer des solutions mieux adaptées au droit et aux règles applicables, aux institutions existantes et au jeu politique des acteurs concernés. Le présent ouvrage offre un éclairage sur ces dynamiques en s'attardant à la structure en place, aux différents protagonistes et à leurs interrelations en matière de gouvernance environnementale. Il explore également certains enjeux liés à la fragmentation des actions et aux difficultés d'arrimage des politiques environnementales canadiennes.

  • Au Québec, le mode de scrutin employé est le scrutin majoritaire uninominal à un tour. Il s'agit de l'un des modes de scrutin reconnu comme le moins désirable puisqu'il produit de fortes distorsions électorales et cause à l'occasion des anomalies dans les résultats électoraux. Depuis 1970, le Parti québécois et le Parti libéral du Québec se sont engagés à plusieurs reprises à réformer le mode de scrutin. S'alternant au pouvoir sans partage depuis plus de 40 ans, ces deux partis ont eu quelques occasions de mettre en place les réformes électorales promises, mais n'ont pas agi sur cette question. En 2018, une page s'est tournée dans le système partisan québécois et un nouveau gouvernement de la Coalition Avenir Québec fut élu. Le premier ministre, François Legault, a lui aussi promis de réformer le mode de scrutin ; un engagement réitéré à maintes occasions.

    Le débat sur la question est bien relancé et le présent ouvrage arrive à point pour participer à la discussion collective. Proposant une analyse théorique, empirique et normative, ce livre veut expliquer pourquoi les gouvernements québécois n'ont pas réformé le mode de scrutin jusqu'à maintenant et souhaite mettre en lumière les obstacles auxquels risque de faire face cette réforme au sein du gouvernement. Présentant plusieurs données qui n'avaient pas été publiées à ce jour, cet ouvrage s'appuie entre autres sur des entretiens avec des responsables politiques et sur les délibérations du Conseil des ministres.

    Pour plusieurs citoyens, le mode de scrutin demeure une institution invisible, dont ils connaissent peu les mécanismes. Toutefois, il importe de s'y intéresser puisqu'il joue un rôle politique central dans une démocratie représentative en permettant de relier les préférences de la population aux choix politiques des gouvernements. En lisant cet ouvrage, tous pourront comprendre les aboutissants de cette réforme s'ils veulent la voir se concrétiser au Québec.

    Julien Verville est professeur de science politique au collégial. Son mémoire de maîtrise sur la réforme du mode de scrutin au Québec s'est retrouvé parmi les gagnants de l'édition 2019 des Prix du livre politique de l'Assemblée nationale. Ses principaux champs d'intérêt sont la réforme électorale et la politique québécoise.

  • L'écologie politique au Brésil ; Rio de Janeiro, 2016

    Agripa Faria Alexandre

    • Editions l'harmattan
    • 15 Septembre 2016

    Le mouvement écologique brésilien, méconnu bien que très puissant, a connu plusieurs phases évolutives. Schématiquement, des années 1980 aux années 2000, un agrégat de mouvements socio-environnementaux émerge, pour aboutir à la formation du Parti Vert. Celui-ci intègre de nombreuses problématiques identitaires et socio-économiques, qu'a su rendre plus légitime la victoire du Parti des Travailleurs. Enfin, depuis 2004, le cyberactivisme et les nouvelles formes de mobilisation collective obligent l'écologie politique à se repenser.

  • Racisme et antiracisme au Québec ; discours et déclinaisons

    Micheline Labelle

    • Presses de l'université du québec
    • 22 Avril 2011

    Quelques jours après la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée de l'ONU, réunion qui exhortait les États à « nommer et reconnaître » le racisme, survenaient les attentats du 11 septembre 2001. La première décennie du millénaire a ainsi été marquée par l'accroissement des actes haineux visant les minorités racisées, religieuses et nationales, d'où l'importance d'un réexamen des approches théoriques du racisme, mais également du discours des États et des acteurs sociaux qui visent à l'éradiquer._x000D_
    _x000D_
    Micheline Labelle procède à cette analyse nécessaire du discours de l'État québécois à propos du racisme et de l'antiracisme, tel qu'il se livre dans la documentation officielle des ministères. Elle examine également les positions adoptées par différents organismes à vocation générale, associations de minorités et organisations non gouvernementales dans le cadre de la consultation de 2006 du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec. En somme, son ouvrage permet d'appréhender les divers enjeux contemporains du racisme tout en apportant un éclairage critique sur la multiplicité des discours sur le sujet._x000D_

  • La politique étrangère du Brésil de Lula ; une émergence contestée

    Patrick Howlett-Martin

    • Editions l'harmattan
    • 1 Décembre 2012

    Depuis l'élection à la présidence de Lula (2002), la diplomatie brésilienne défend un exercice plus équilibré de la gouvernance mondiale, perçue comme placée de façon excessive sous la tutelle des États-Unis. Ce livre analyse de façon claire et documentée les priorités de la politique étrangère de ce pays émergent qui ambitionne d'être un joueur à part entière dans la cour des Grands.

  • La dénationalisation tranquille

    Mathieu Bock-Côté

    • Editions boréal
    • 5 Juin 2013

    Depuis quelques années, on a dit de l'identité québécoise qu'elle s'est métamorphosée, qu'elle n'est plus héritière du parcours historique de la majorité francophone. Partout résonne un discours plaidant, au nom du multiculturalisme et d'une ouverture à l'autre, pour le dépassement de la mémoire nationale comme espace de rassemblement de la société québécoise.

    Pourtant, de nombreux indices, dont la controverse entourant les accommodements raisonnables, laissent croire que les Québécois sont encore attachés à une définition historique et existentielle de leur identité nationale.

    Dans La Dénationalisation tranquille, Mathieu Bock-Côté analyse la diffusion d'une mauvaise conscience qui aura convaincu la pensée québécoise de se redéfinir en dehors des raisons fortes qui l'avaient traditionnellement alimentée. À travers l'étude des acteurs politiques et des historiens qui ont contribué à forger la culture politique postréférendaire, en particulier Jocelyn Létourneau et Gérard Bouchard, il cherche à voir comment cette tentative de transformation de l'identité nationale aura été menée et comment elle se sera soldée, selon lui, par un échec.

    Cette étude en forme d'essai permettra de mieux comprendre la culture politique postréférendaire, tout en ouvrant la réflexion sur une reconstruction de la conscience collective qui permettra au Québec de retrouver le sens de sa continuité nationale.

empty