Asie

  • Comment la Chine enterre l'intelligentsia ouïghoure Nouv.

    Le 20 janvier 2022, l'Assemblée nationale a reconnu le génocide du peuple ouïghour en Chine. Dilnur Reyhan redonne ici un nom et une voix aux femmes et aux hommes - écrivains, poètes, traducteurs, éditeurs, universitaires, chercheurs - qui ont été enfermés, « rééduqués », condamnés à mort ou à perpétuité. Face à la destruction à marche forcée d'une langue, d'une culture, de tout un peuple, d'une civilisation, Dilnur Reyhan nous alerte aussi sur le sort tragique des femmes ouïghoures et en appelle à la solidarité des féministes françaises. Dans la lignée de la revue Apulée, engagée dans la défense indéfectible des libertés et attachée aux voix du monde, Les Apuléennes proposent des entretiens, essais, articles et analyses en résonance directe avec les enjeux et les perspectives actuels.

  • Demain la Chine : guerre ou paix ?

    Jean-Pierre Cabestan

    • Gallimard
    • 2 Septembre 2021

    Développement économique vertigineux, montée en puissance impressionnante, modernisation militaire sans précédent, passions nationalistes souvent incandescentes, confrontation de plus en plus intense avec les États-Unis, tous ces ingrédients connus semblent conduire immanquablement la Chine à la guerre.
    Les causes immédiates d'un conflit armé ne manquent pas : les prétentions de Pékin en mer de Chine du Sud, le conflit territorial sino-japonais autour des Senkaku (Diaoyu) et surtout la volonté farouche de Xi Jinping de réunifier Taiwan à la République populaire constituent les principaux barils de poudre qui peuvent à tout moment exploser. De fait, les prédictions d'un affrontement militaire dans le détroit de Formose d'où la Chine sortirait vainqueur se multiplient.
    Pour l'heure, ce que l'on observe avant tout est une utilisation de plus en plus fréquente par le gouvernement chinois de ce qu'on appelle les "zones grises" entre la paix et la guerre. Cette stratégie s'est étendue, en 2020, à la longue frontière sino-indienne. Ce nouveau modus operandi permet aussi à l'Armée populaire de libération (APL) et aux autres agences de sécurité chinoises d'améliorer leur capacité de projection de forces et leur préparation au combat. Mais les enjeux d'une guerre ouverte, et pas uniquement avec les États-Unis, restent énormes, incitant l'APL à d'abord envisager des "opérations extérieures" plus limitées et moins dangereuses.
    Pour ces raisons, bien que nul ne puisse contrôler les passions humaines, et sans pour autant exclure l'irruption de crises militaires, la Chine et les États-Unis s'orientent plus vers une guerre froide d'un nouveau type que vers une guerre chaude qui pourrait rapidement se nucléariser.

  • Et s'il était possible de comprendre les relations internationales à travers une nouvelle grammaire? Le patrimoine s'avère un extraordinaire vivier pour l'élaboration d'une diplomatie nouvelle. Le contexte géopolitique actuel nous incite à repenser le patrimoine non plus sur le mode des représentations postcoloniales, mais bien d'après d'autres critères, moins univoques que le rapport idéologiquement stérile qu'entretiennent à ce sujet les pays du Nord et ceux du Sud. Il importe de voir le monde sous l'angle de l'histoire des relations internationales, des sensibilités d'opinion, mais aussi sous celui de l'art et de la culture comme enjeu mémoriel et politique.
    À travers 5 cas emblématiques du continent asiatique (Abou Dabi et son environnement régional ; le Monde chinois ; le vandalisme en terres d'Islam ; le Japon et l'ambivalente question patrimoniale ; un patrimoine partagé entre l'Inde et le Pakistan), Emmanuel Lincot aborde la question du soft power aussi bien que des luttes d'influences internationales sous un angle inédit.

  • Demain la Chine : démocratie ou dictature ?

    Jean-Pierre Cabestan

    • Gallimard
    • 19 Avril 2018

    Une thèse communément admise voudrait que le développement économique spectaculaire de la Chine et l'expansion d'une classe moyenne qu'il entraîne favorisent tôt ou tard une libéralisation de son régime politique et une évolution plus ou moins douce vers la démocratie. Est-ce si sûr ? Jean-Pierre Cabestan montre la fragilité de cette thèse en regard du fonctionnement réel du système politique chinois et de ses rapports avec la société. Il expose les raisons qui rendent beaucoup plus probable le maintien d'un régime autoritaire et modernisateur dirigé sans partage par le Parti communiste, la principale étant le large consensus des élites autour de ce projet.

  • La Chine sous contrôle ; Tiananmen 1989-2019

    François Bougon

    • Seuil
    • 14 Mars 2019

    L'Occident n'a pas su voir que du crime de Tiananmen surgissait la Chine d'aujourd'hui. En 1989, après la répression du mouvement démocratique, nombreux sont ceux qui prédisent la chute du régime communiste chinois. " Un pouvoir qui tire sur sa jeunesse n'a pas d'avenir ", déclare le président François Mitterrand. Trente ans plus tard, le régime de Pékin lui donne tort.
    De la tragédie est né un nouveau modèle : Tiananmen est le terreau – et le secret de famille – de la dictature qui se déploie sous nos yeux. Dans le sillage de juin 1989 triomphe un courant d'idées connu sous le nom de néo-autoritarisme chinois. D'abord conceptualisé à des fins de justification du massacre puis comme étape nécessaire avant la démocratisation, il n'a cessé de monter en puissance jusqu'à la version " dure " qui est celle d'aujourd'hui. " Il existe une solution chinoise ", a déclaré Xi Jinping. Il est temps que les démocraties occidentales comprennent la logique à l'œuvre dans ce pays depuis trente ans pour éventuellement la contrer.
    François Bougon est journaliste au Monde. Sinophone, il est l'auteur notamment de Dans la tête de Xi Jinping (Solin/Actes sud 2017).

  • Promise à la première place mondiale, la Chine entend jouer un rôle décisif sur la scène internationale. Quelle est sa vision et comment aborde-t-elle le monde et la mondialisation ? Avec quelles conséquences pour l'Occident et l'Europe ? Écrit par deux fins connaisseurs de la Chine et de l'Asie du Sud-Est, ce livre montre comment le président Xi Jinping et le Parti communiste chinois ont recyclé l'antique formule du « Tianxia » - qui désigne traditionnellement « tout ce qui est sous le ciel » - pour placer la Chine au centre des flux mondiaux. Il explique aussi comment elle mobilise toutes ses ressources (influence économique, attrait de sa culture, propagande et intimidation) pour transformer les règles du jeu dans des domaines aussi divers que le droit, les normes industrielles, l'environnement, l'alimentation ou la recherche universitaire. Ce faisant, Pékin modifie à son avantage un système international largement dessiné par l'Occident. Dès lors se pose une question : l'ambition chinoise n'est-elle pas un risque, d'abord pour les Chinois eux-mêmes, mais aussi pour le reste du monde et les biens communs de l'humanité ? Sophie Boisseau du Rocher est chercheur associé au Centre Asie de l'IFRI (Institut français des relations internationales). Spécialiste de l'Asie du Sud-Est, elle étudie sur le terrain les relations de la région avec la Chine. Emmanuel Dubois de Prisque est chercheur associé à l'Institut Thomas- More et corédacteur en chef de la revue Monde chinois-nouvelle Asie. Il travaille depuis vingt-cinq ans sur l'Asie orientale et a vécu au Japon et à Taïwan. 

  • Quel est le récit politique de la Chine ? Quels arguments développe-t-elle ? Quelles histoires la Chine raconte-t-elle pour convaincre l'Europe de son modèle et de sa puissance, les deux étant selon elle incontournables ? Au XXIe siècle, les États savent que l'influence et la communication passent par un récit et ses arguments sur des thèmes ou espaces géographiques. Le Soft power, soit l'attractivité d'une culture et de valeurs, les Nouvelles routes de la soie dans les Balkans et la diplomatie publique à Bruxelles de la Chine sont des exemples de cette mise en récit en direction de l'Europe. Cet essai montre les lignes de force du discours du gouvernement chinois et du modèle qui l'accompagne. Il le compare avec celui de l'Europe pour un voyage entre mots de la Chine et mots de l'Europe.

  • Corée du Nord ; un Etat-guérilla en mutation

    Philippe Pons

    • Gallimard
    • 22 Avril 2016

    La Corée du Nord est le pays le plus haï, mais aussi le plus mal connu de la planète.
    Comprendre les ressorts d'un système totalitaire sans équivalent par son monolithisme idéologique, l'inscrire dans son espace et dans son temps pour en saisir l'ancrage et décrypter le fonctionnement d'une économie émergente, de facto de marché : tel est l'objet de ce livre.
    La Corée du Nord est le fruit d'une histoire disputée : colonisée par le Japon (1910 1945) puis divisée par les États-Unis et l'URSS en 1945, partition entérinée trois ans plus tard et contestée par une guerre fratricide (1950-1953), et restée depuis sans traité de paix.
    Kim Il Sung au pouvoir a élevé la lutte de libération au rang de récit fondateur et organisé le pays sur le modèle d'une unité de guérilla, entretenant la population dans une mentalité d'assiégé permanent. La résilience de cet 'État-guérilla' est sans doute à chercher moins dans son caractère stalinien que dans un nationalisme invétéré.
    La Corée du Nord évolue néanmoins vers une économie hybride, où la frontière entre secteur public et initiative privée est de plus en plus floue et qui génère de profondes mutations sociales.
    Cette évolution interne a pour toile de fond des enjeux géostratégiques : les risques entraînés par les ambitions nucléaires de Pyongyang, les visées hégémoniques du puissant voisin chinois et le retour de la Russie dans le Grand Jeu diplomatique.

  • La Chine en eaux profondes

    Sylvie Bermann

    • Stock
    • 8 Mars 2017

    Aucun pays, comme la Chine, n'a changé en si peu de temps.
    L'écrivain Yu Hua, auteur du roman Brothers, écrivait que la Chine avait connu en quarante ans ce que d'autres pays avaient vécu en 400 ans.
    L'Empire du Milieu est arrivé aujourd'hui au pic de sa puissance et de ses contradictions : bientôt première économie du monde et en même temps économie socialiste de marché, pays influent et pourtant encore dénué d'un vrai soft power. Il ne cache plus son ambition. Au contraire de Deng Xiaoping qui recommandait de s'appuyer sur les pierres du gué pour traverser la rivière du changement, le président Xi Jinping a déclaré que la Chine était entrée en eaux profondes.
    Mais le rêve chinois sera-t-il le cauchemar des occidentaux ? À quel prix cette conquête se fait-elle ? Et ce Dragon est-il pacifique ou belliqueux ?
    Sylvie Bermann peut répondre, avec expertise et pédagogie, aux questions que nous nous posons. Elle a connu mieux que personne cet immense changement de l'intérieur, depuis la fin de la révolution culturelle comme étudiante sortie de Sciences politiques (1976-1977), les débuts de la politique de réforme sous Deng Xiaoping (1980-1982), et le retour au pouvoir fort avec Xi Jinping, en tant qu'ambassadeur de France (2011-2014).
    Depuis les rizières parmi les étudiants-ouvriers-paysans-soldats des années en bleu de chauffe au surgissement de Shanghai l'insolente, de la prudence affichée des politiques à la liberté surprenante de la société civile, de la calligraphie à internet, Sylvie Bermann aura vécu dans deux Chines : la moderne et l'archaïque. Toute la question à laquelle ce livre passionnant répond est de savoir si cet essor est irréversible. Et comment l'Occident, l'Europe, la France, doivent agir quand la Chine change le monde.

  • Asie : des pouvoirs et des luttes ; points de vue du Sud

    Aurélie Leroy

    • Syllepse
    • 9 Janvier 2020

    Au tournant du 21e siècle, l'Asie affichait des résultats de croissance parmi les plus rapides au monde et des avancées politiques qui donnaient corps à l'idée de «troisième vague de démocratisation».
    Les sociétés civiles, plus encore que les États, apparaissaient comme les chevilles ouvrières des transitions en cours et leurs résistances étaient auréolées de légitimité.
    Vingt ans plus tard, l'optimisme a cédé la place au désenchantement.
    Une majorité de pays du continent sont en «récession démocratique».
    Glisser son bulletin de vote dans l'urne n'a pas suffi à produire les changements escomptés en termes de droits sociaux et politiques.
    Au contraire. De Rangoun à Manille, de Bangkok à Delhi, ces processus ont plusieurs fois conduit à l'avènement de forces politiques régressives et autoritaires, porteuses de nationalismes populistes et liguées aux minorités économiquement dominantes.
    Là où il y a domination, il y a résistance.
    Si cette affirmation se vérifie souvent, les offensives réactionnaires sapent néanmoins les oppositions en réduisant leurs champs de manoeuvre et leurs ressources.
    Elles jettent en outre une lumière crue sur les tensions qui les traversent.
    Les manifestations anti-blasphèmes en Indonésie, l'appui des chemises jaunes aux coups d'État militaires en Thaïlande, les exactions des organisations intégristes hindoues en Inde ou bouddhistes en ­Birmanie démontrent la plasticité des acteurs sociaux qui peuvent autant défendre que s'opposer aux idées démocratiques et progressistes.
    Une vingtaine d'auteur·es asiatiques, au profil universitaire ou acteurs de terrain, analysent dans ce livre les dynamiques sociales à l'oeuvre dans leur pays, ainsi que les principaux enjeux rencontrés par les sociétés civiles dans des contextes marqués par la croissance des inégalités et la poussée des forces politiques conservatrices et réactionnaires.

  • La Diète japonaise : pour un Parlement qui débatte

    Oyama Reiko

    • Presses de l´inalco
    • 20 Octobre 2021

    La Diète, lieu de débat pour les représentants des citoyens, symbole de la démocratie parlementaire, sert-elle convenablement ces fonctions au Japon ? Cet ouvrage destiné à tout citoyen intéressé par la mécanique sous-jacente et la fabrique du débat public, emmène le lecteur à la rencontre d'une démocratie peu étudiée par la science politique générale : le Japon. Il l'explore sous l'angle hautement symbolique du parlement pour « dé-couvrir » les arcanes de son système politique. Et ses insuffisances... qui donnent relief aux nôtres.

  • La politique de réforme du Laos et sa transition économique vers le socialisme de marché, amorcées depuis trente-cinq ans, n'ont pas été le fruit d'un conflit ou d'un changement de régime : les regards sur le Laos se sont singulièrement transformés. Ce livre présente une analyse globale de la situation du Laos en matière de gouvernance, valorise les avancées significatives ou souligne les insuffisances observées depuis une vingtaine d'années et décrit le rôle et la responsabilité des acteurs nationaux, les enjeux de l'appropriation ainsi que les orientations prioritaires définies par le gouvernement. Il porte un regard critique sur l'évolution des institutions politiques, les attentes de la population sur le plan de la gouvernance politique et économique ainsi que les difficultés rencontrées pour les satisfaire et met en exergue des initiatives susceptibles de montrer la voie.

  • La puissance chinoise en 100 questions

    Valérie Niquet

    • Tallandier
    • 12 Octobre 2017

    Le pouvoir en Chine est-il si centralisé et tout-puissant ? Quel est le rôle de la propagande ? La lutte contre
    la corruption est-elle une illusion ? Que signifie la fin de la politique de l'enfant unique ? Pourquoi la censure se renforce-t-elle ? Que pèse la dette chinoise ? L'APL est-elle vraiment la deuxième armée du monde ? Quelles sont ses ambitions maritimes ? La Chine est-elle une puissance nucléaire responsable ?
    En quelques décennies, la Chine est devenue la deuxième puissance économique mondiale. L'ampleur de son marché, ses échanges, mais aussi ses choix stratégiques régionaux ou environnementaux, orientent l'avenir du monde. Pourtant, le ralentissement de la croissance économique constaté depuis 2015 a entraîné un brutal retour de balancier. Après avoir été encensé comme le « sauveur » de nos économies en crise, le modèle chinois se trouve soudain remis en cause.
    En 100 questions/réponses, Valérie Niquet dresse un tableau contrasté et parfois inquiétant de la puissance économique, culturelle, démographique, militaire que représente la Chine aujourd'hui. Elle éclaire le fonctionnement du système chinois et analyse la réalité d'un pays, objet d'une fascination sans recul. Avec ses promesses, ses signes de faiblesse et ses failles inéluctables.

  • Le terrible exode des Rohingya - « un génocide » selon l'ONU -  vient de remettre la Birmanie qui s'ouvre chaque année un peu plus aux Occidentaux, sous les feux d'une actualité cruelle. Plus de 500 000 personnes ont été déplacées de force de l'état du Myanmar vers le Bangladesh. Des massacres ont été perpétrés par l'armée birmane et des bouddhistes contre des femmes et des enfants. Effarée, l'opinion internationale et la communauté diplomatique paralysée par le soutien de la Chine et de l'Inde au gouvernement birman, assistent une fois de plus impuissantes à un crime contre l'humanité. La situation est d'autant plus incompréhensible que désormais Aung San Su Kyi est à la tête de la Birmanie avec le titre de conseillère d'Etat c'est-à-dire de chef de l'Etat. Aujourd'hui, les chancelleries, les gouvernements, les intellectuels, les ONG réclament que la Dame de Rangoun soit destituée de son prix Nobel de la Paix.  L'Occident en avait fait une icône, elle est devenue un monstre. La fée s'est transformée en sorcière. Comment la Birmanie est-elle parvenue à engendrer cet apocalypse ?
    Pour comprendre l'exode des Rohingya, Bruno Philip qui a rencontré Aung San Su Kyi s'est intéressée à la psychologie de cette femme longtemps persécutée par la junte militaire, assignée à résidence, éloignée de son mari britannique, le tibétologue Michael Aris, à l'enterrement duquel elle ne put même pas assister et de ses enfants. Cette Antigone bouddhiste est tout d'abord la fille de son père, son grand amour méconnu. Elle avait 2 ans quand le général Aung San, architecte de l'indépendance, fut assassiné par un rival. Or rien ne prédisposait cette jeune fille éduquée à Oxford et New York à se lancer dans la politique. Choisie par le peuple pour incarner la figure charismatique de l'opposante, elle connaitra de longues périodes de prison ou de résidence forcée tout en faisant preuve d'un courage, d'une détermination mais aussi d'un humour qui suscitent l'admiration. Mais elle veut venger son père c'est-à-dire parvenir aux plus hautes fonctions et à remplir la mission d'Etat que sa mort prématurée l'avait empêché d'atteindre et de réaliser. Le nationalisme birman coule dans les veine d'Aung San Su Kyi. Il apparaît aussi qu'elle a tout fait pour écarter les opposants à l'intérieur de son propre parti. Le caractère inflexible et autocratique de la « Lady » est l'une des clés pour comprendre le drame des Rohingya.
    Ce récit est une enquête psychologique captivante. Il s'ouvre sur un chapitre écrit cette fois par Rémy Ourdan, grand reporter de guerre, qui a couvert l'exode des Rohingya du côté du Bangladesh, dans la région de Cox's Bazar. Choses vues sur le terrain, qualité de l'observation et du récit font de ce livre une contribution à l'Histoire immédiate de la Birmanie.
    Bruno Philip est le correspondant du Monde en Asie du sud est depuis six ans. Après avoir vécu en Inde et en Chine.

  • La Chine et le nucléaire

    Elisabeth Fouquoire-Brillet

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 9 Octobre 2015

    Dix ans après l'effondrement du système bipolaire, le nucléaire civil et militaire demeure un enjeu de puissance majeur entre les nations. Dans ce contexte, la politique nucléaire de la Chine et, en particulier, ses transferts de technologies nucléaires, sont devenus une source de préoccupations et de tension entre Pékin et Washington. Histoire du nucléaire en Chine, depuis les premiers travaux de recherche entamés dans les années cinquante pour la mise au point de la bombe atomique, jusqu'au développement récent de l'industrie électronucléaire, cette étude répond à toutes les grandes questions que pose aujourd'hui l'attitude de la Chine à l'égard du nucléaire civil et militaire.

  • Introduction à la civilisation chinoise

    Fabrice Dulery

    • Armand colin
    • 23 Septembre 2015

    Cet ouvrage consiste en une présentation actualisée de l'ensemble des problématiques relatives à la société chinoise contemporaine. Les mutations accélérées qui ont permis à la Chine de sortir du sous-développement et de devenir une grande puissance économique et politique sont ici rappelées, dans la perspective de la longue durée. La prise en compte de la dimension historique est incontournable pour qui veut appréhender la complexité du monde chinois contemporain. L'accent est mis sur les bouleversements et les tensions générées par l'entrée de la Chine dans la globalisation : évolutions du régime face à l'émergence de la société civile, rôle croissant d'internet, urbanisation et problèmes environnementaux, inégalités et montée en puissance de nouveaux groupes sociaux, nouveaux modes de vie, survivance des modèles traditionnels face à l'irruption de la modernité, place de la Chine en Asie et dans le monde ou encore évolution des flux migratoires.
    Une chronologie, une carte et des graphiques complètent cet ouvrage.

  • Dans un paradoxe saisissant, par son développement économique et sa globalisation, la Chine crée des millions de personnes à l'identité complexe, des hybrides culturels, charnières entre la Chine et le monde. Mais ni la société, ni le gouvernement chinois ne sont véritablement à l'aise avec cette hybridité culturelle. Le reste du monde bute sur des réticences similaires qui pèsent à la fois sur la place de la Chine dans la globalisation et sur le rôle des hybrides culturels. Ce double paradoxe entrave la façon dont la Chine assume progressivement son rôle dominant sur la scène internationale.
    Ces personnes, à la fois produits et pilotes de la globalisation, remettent en cause la vision polarisée du monde qui souvent prévaut. En plongeant dans leurs vies, on découvre au fil de leurs récits comment ces éclaireurs se transforment et transforment le monde dans lequel ils vivent. Alors que l'ombre de la Chine s'étend sur la planète, les hybrides culturels donnent forme à notre futur et méritent d'être mis en lumière.

  • Cet ouvrage aborde la question de la culture et de l'éthique au Japon, à travers l'étude des pratiques et comportements de grandes entreprises et institutions nippones. Si la Culture et l'Ethique sont couramment abordées dans la littérature en management, leur traitement complémentaire et spécifique sur un pays donné, le Japon, constitue une originalité au centre de cet ouvrage riche en informations et illustrations (photos).
    Fort de l'expertise et de l'expérience des auteurs pour les questions interculturelles, le livre s'appuie également sur des enquêtes de terrain, menées sur place auprès de grandes organisations japonaises (ministères, institutions, entreprises multinationales). Mais cette contribution ne s'arrête pas au seul management des organisations japonaises, puisqu'elle s'accompagne également d'une analyse de la culture et de l'éthique du peuple japonais, via des exemples saisissants de la vie courante, appuyés par de nombreuses anecdotes et photographies.
    Aussi, ce livre permet de sortir, avec force, des nombreux clichés concernant la culture japonaise et de mieux comprendre les liens qui unissent la culture et l'éthique au sein de la société nippone.

  • Aujourd'hui, la montée des puissances autocratiques, comme la Chine, et le déclin relatif des puissances démocratiques, comme les États-Unis, exercent une forte pression structurelle sur la stabilité du système international. L'objectif de la stratégie chinoise, par le biais de la "nouvelle route de la soie", est la construction d'un nouvel ordre mondial. L'indulgence de la part des puissances démocratiques envers le comportement chinois débridé (concurrence déloyale, violation des droits de l'homme notamment), pourrait simplement réconforter son ambition mondiale. Pour résister à l'ambition chinoise, l'auteur prône le renforcement de la coopération, de la coordination stratégique entre l'Europe et les démocraties en Asie orientale, dont la principale puissance démocratique libérale est le Japon. La consolidation de cette relation stratégique est la clé pour l'avenir de la communauté internationale fondée sur les valeurs démocratiques.

  • Le Haut-Karabakh est depuis plus de 25 ans l'objet d'un conflit armé entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Situation étrange que celle de cette enclave à majorité arménienne placée en Azerbaïdjan par les premiers dirigeants soviétiques : véritable bombe à retardement, elle aura lancé la longue série des mouvements nationaux ébranlant l'URSS à la fin des années 1980. Mais tandis que l'URSS se décompose, la question du Karabakh explose.
    Le présent ouvrage démontre comment la guerre fournit contre toute attente des ressorts idéologiques, politiques et militaires favorables à la reconstruction de l'Etat arménien. C'est paradoxalement au moment où le cessez-le-feu s'installe dans la durée, depuis le milieu des années 2000, que la pérennité de l'Etat arménien semble la plus sournoisement menacée. Dans la guerre ouverte comme dans l'absence de paix véritable, l'Arménie est soumise à l'épreuve du feu. Après avoir remporté la première manche, c'est désormais la consolidation de l'Etat dans sa dimension non plus guerrière mais de gouvernance qui sera le gage de son succès.
    Le conflit du Karabakh et ses rapports intrinsèques avec les aléas de l'Etat arménien s'inscrivent dans l'histoire longue des nationalismes du sud de l'Europe depuis le début du vingtième siècle, à la croisée des intérêts des puissances européenne, américaine, russe et turque. Crise politique régionale aux implications internationales dont le règlement est perpétuellement différé, elle condense les enjeux géopolitiques contemporains de l'ancienne aire soviétique : grâce au conflit gelé du Haut-Karabakh, Moscou reste l'arbitre de la rivalité entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et, plus largement, maîtresse du jeu au Caucase du sud. Si le Haut-Karabakh se rattache aux conflits ethno-territoriaux légués par l'URSS, sa portée géostratégique est plus large : il est la clé d'un déblocage des relations géopolitiques entre les trois pays du Caucase du sud (Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan) et leurs partenaires internationaux : Union Européenne, Etats-Unis, Russie, Turquie et Iran.
    Taline Papazian est docteure en science politique et chargée de cours à Sciences Po Paris. Outre l'espace post-soviétique contemporain, ses travaux portent également sur les usages de la violence armée dans les espaces impériaux ottomans et russes.

  • Corruption et anticorruption en Chine

    ,

    • Société des écrivains
    • 30 Août 2018

    La corruption est un phénomène très répandu à la surface du globe, et les budgets de nombreux pays sont ainsi privés de centaines de milliards d'euros de ressources. En Chine, la campagne anticorruption de Xi Jinping recueille l'approbation populaire : voir des « grands tigres » arrogants tomber de leur piédestal n'est pas pour déplaire, et les « mouches » (petits fonctionnaires) enrichies sont en général détestées. À travers les histoires souvent cocasses de neuf hauts fonctionnaires condamnés pour crimes économiques, les auteurs décrivent le fonctionnement de la corruption en Chine, puis ils mettent en lumière les organismes chargés de la répression de celle-ci et exposent certaines mesures adoptées par le gouvernement chinois pour lutter contre ce fléau. Depuis le 18e siècle, la Chine est une source de réflexion fertile sur nos institutions et nos pratiques.

  • Politique extérieure de la Chine populaire

    François Joyaux

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 3 Décembre 2015

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Asie du Sud-Est

    Jérémy Jammes

    • Institut de recherche sur l´asie du sud-est contemporaine
    • 15 Août 2018

    Chaque année l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec), basé à Bangkok, analyse les principaux événements politiques, économiques, sociaux, environnementaux ou religieux survenus dans l'ensemble du sous-continent asiatique. Établissant une rétrospective des faits majeurs de l'année 2012, ce livre aide à mieux comprendre les grands enjeux et les perspectives de l'année 2013 dans une région de près de 600 millions d'habitants qui, plus que jamais, joue un rôle d'interface entre les grands pôles asiatiques et l'Occident. Grâce au travail de terrain tout au long de l'année d'une vingtaine de chercheurs et d'experts, Asie du Sud-Est 2013 offre un décryptage d'une actualité asiatique complexe, dense et dynamique. Outre une analyse claire et détaillée, Asie du Sud-Est 2013 propose de nombreux outils pratiques sur l'Asie du Sud-Est : une chronologie des événements de l'année, les adresses des différents centres de recherche francophones et internationaux, une liste des formations et des centres de documentation relatifs à l'Asie du Sud-Est, une liste des principaux ouvrages publiés au cours de l'année, ainsi qu'un référencement des sites Internet institutionnels et communautaires sur la région.

  • L'association des nations du Sud-Est asiatique A.N.S.E.A.

    François Joyaux

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 18 Septembre 2015

    L'ANSEA regroupe sept pays : Brunei, Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Viêt Nam. Elle vit le jour en 1967, mais c'est en 1975 qu'elle s'organise réellement et commence à jouer un rôle international.

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