Langue française

  • Tout le monde admire les filles Roanoke. Elles sont belles, jeunes, riches et vivent avec leurs grands-parents au milieu du Kansas, dans un immense domaine noyé de soleil. Leur vie semble si douce... Pourtant Camilla, Penelope, Eleanor, toutes les filles de la lignée ont connu des fins tragiques. Il y a quelque chose de pourri au royaume des Roanoke.
    Plongée étouffante au coeur des relations troubles d'une famille d'aujourd'hui, Les Filles de Roanoke est un véritable page turner atmosphérique et haletant. Amy Engel distille avec talent le poison des non-dits, dans la lignée des grands romans de Joyce Carol Oates.

  • Pour les cinéphiles, Marlowe a les traits d'Humphrey Bogart dans Le grand sommeil. Chandler, lui, pensait plutôt à la distinction naturelle et à la stature de Cary Grant... Personnage aux multiples facettes, Marlowe est, à juste titre, considéré comme le parfait modèle du détective privé. Ciselé par Chandler au fil de huit romans, dont un inachevé, son personnage est, avec ceux de Sam Spade, Race Williams ou Mike Hammer, l'une des figures les plus marquantes du roman noir américain. Inclassable socialement, le personnage de Chandler navigue entre les bas-fonds de Los Angeles et les villas hollywoodiennes. En toutes circonstances, il met son esprit critique, son individualisme forcené, et son humour cinglant, au service des causes perdues, au service de sa quête de la vérité. Héros et antihéros, Marlowe est un insoumis, un rebelle sans illusions, un solitaire dans l'âme... mais, plus encore, Marlowe est l'un des modèles et l'un des symboles de cette autre Amérique, noire, cynique, détachée du mythe du self made man et pourtant idéaliste.

  • « Tu as toujours été un gentil garçon. »
    Un si gentil garçon, de bonne famille. Tu te payais le luxe de vouloir vivre ta vie, tu jouais dans un groupe de rock, portais les cheveux longs et refusais catégoriquement de travailler dans la banque comme papa : tu semblais si inoffensif, Polo.
    Pourtant, dix ans après, quand Blanca resurgit, tu n'es plus toi-même qu'un fantôme, une ombre, un cauchemar vivant. Ton boulot, les conversations avec ton psy, ta merveilleuse Gabi : rien n'a pu te sauver, et aujourd'hui tu es là, sur ce bord de trottoir, à quelques mètres de ta victime, pantelant, exténué, acculé. La gentillesse est le plus beau des déguisements, le plus cruel aussi.

  • « Il s'installa au volant, éteignit les phares et alluma une cigarette. Pour la première fois de sa vie, il venait de voir un cadavre. »
    Une route sombre et enneigée. Un verre de trop. Un vélo qui zigzague. Henrik Mörk commet l'irréparable. Que faire ? Dissimuler le corps et quitter les lieux ? Alerter la police ? Refusant de mettre en péril sa famille et sa carrière, Mörk choisit la fuite.
    Il se laisse pousser les cheveux et la moustache, porte des verres teintés, ne fréquente plus les lieux publics. La crainte d'être reconnu ne le lâche pas. Il ne dort plus, ne vit plus. Il est temps d'agir.
    Unanimement considéré comme le chef-d'oeuvre d'Anders Bodelsen, Mauvais calcul, roman noir d'une incroyable justesse psychologique, fait enfin son retour en librairie, dans une nouvelle traduction.

  • On peut se demander, dans quel état Paris va passer le cap du troisième millénaire. Ce que nous proposent des auteurs de polars et de romans noirs, ce qu'ils nous disent, en minuscules, de la capitale, n'est pas à mettre entre les mains d'un millénariste quelconque. Ils nous offrent la vision fragmentaire d'une métropole en crise, à la dérive, étrangement située d'un seul côté de la Seine. La Ville Lumière est devenue ville noire. Non pas une capitale éteinte, mais plutôt une cité brillant du côté obscur de la vie quotidienne. Tous ces auteurs, qui célèbrent la mort tardive d'Haussmann, qui restent persuadés que les histoires remplacent l'Histoire, manient un humour glacé, s'amusent du pessimisme général, noircissent les cartes postales, entonnent a cappella le grand air de la violence et du désespoir.

  • « C'était bien Søren qu'il avait vu.Il n'y en avait pas deux comme lui au monde...Ce n'était pas le sosie de Søren, ni un rêve. C'était le mort Søren lui-même qui était apparu, bien vivant, là, devant lui. »Dans un faubourg de Copenhague, près d'une station-service abandonnée, Jens croit apercevoir son frère Søren, mort bien trop tôt. Søren de retour ? Impossible. Tant d'années ont passé depuis l'époque de leur jeunesse rouge, ternies par une dérive terroriste que Jens, aujourd'hui fonctionnaire, s'efforce d'oublier.Mais les fantômes sont têtus. Ils aiment hanter leurs vieilles caches, reprendre leurs vieilles intrigues. Et quand ils vousappellent à l'aide, il est parfois impossible de se dérober.

  • « Élémentaire, mon cher Watson... » : que celui qui n'a jamais prononcé
    cette phrase lève le doigt ! L'enquêteur britannique, armé de sa cape,
    de son violon et de sa dose de cocaïne, est sans doute le détective
    le plus connu au monde, plus célèbre même que son créateur,
    Arthur Conan Doyle.
    Depuis sa naissance à la fin du xixe siècle jusqu'aux relectures
    les plus récentes, Sherlock Holmes n'a cessé d'être réinterprété.
    Héros inattendu d'un film de Billy Wilder, il affronte Jack l'Éventreur
    sous la plume des romanciers, se téléporte au xxie siècle dans la série
    Sherlock 2.0 et devient un personnage de film d'action devant la caméra
    de Guy Ritchie. Pas de doute possible : Sherlock Holmes est bel
    et bien vivant !

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