Grasset

  • Adieu Romy Nouv.

    Adieu Romy

    Violaine de Montclos

    • Grasset
    • 4 Mai 2022

    "Romy écrit partout, tout le temps, à tout le monde. Sur le papier à en-tête des hôtels dans lesquels elle descend, sur des bouts d'enveloppe, des menus de restaurant, des mouchoirs en papier, des tirages de photos, des pages arrachées à des magazines. A son agent, à ses amours, à ses amis, aux comédiens et techniciens dont elle est proche mais aussi à ceux qu'elle ne croise, sans vraiment les connaître, que sur un seul tournage, Romy adresse sans cesse ce genre de minuscules missives qu'elle aime faufiler sous les portes, transmettre par des intermédiaires, acheminer à leurs destinataires par des moyens détournés, compliqués, enfantins..."
    Qui, plus que Romy Schneider, ravissante icône au triste destin, a fasciné les foules ? Lorsqu'elle est retrouvée morte dans un appartement parisien, le matin du 29 mai 1982, à seulement 43 ans et quelque mois après le décès de son fils, la presse s'enflamme. Suicide ou mort accidentelle ? Chacun interprète, fantasme, invente les circonstances de cette fin tellement cinématographique. 
    Avec grâce et affection, loin de tout sensationnalisme, Violaine de Montclos tente  de percer ce mystère et reconstitue, grâce aux nombreux témoins qu'elle a rencontrés, ce que furent ces derniers jours. De la Romy inquiète, maternée par son habilleuse, à la star colérique qui gifle le jeune Harvey Keitel, elle dresse le portrait d'une actrice adulée mais aussi d'une éternelle enfant que rien ne tranquillise. Au fil des pages, on croise Alain Delon le jour du drame, Orson Welles subjugué, Marlène Dietrich complice, mais aussi Claude Sautet et Jean-Louis Trintignant...
     
    Dans la lignée de Sagan à toute allure, cette micro-biographie pétillante et profonde raconte en kaléidoscope le talent et la déchéance, les caprices et les ivresses, les joies et les infortunes d'une comédienne qui a tout fait, jusqu'au bout, pour qu'on ne l'oublie pas. 

  • Photogrammes

    ,

    • Grasset
    • 13 Octobre 2021

    Quel est le point commun entre Godard, Rivette, Louis Malle, Rohmer, Chabrol, Resnais Téchiné, Amos Gitaï et Manoel de Oliveira ? Leur directeur de la photographie. Méconnu du public mais légendaire dans tout le 7ème  art, Renato Berta a tourné près de 120 films avec les réalisateurs les plus mythiques de sa génération. On lui doit les images  célèbres de  Sauve qui peut (la vie)  , d'  Au revoir les enfants et des Nuits de la pleine lune. Aujourd'hui, il nous livre ses mémoires, qui vibrent d'un amour sans cesse renouvelé pour le cinéma...
    Tout débute en Suisse au début des années 1960 : le jeune Renato, lassé d'un père qu'hypnotise la télévision, fonde un ciné-club dans son lycée et y projette des films de la Nouvelle Vague française et du Néo-Réalisme italien. Cet appétit pour le cinéma le conduit à l'Ecole de Rome et à Cinecittà où il fait ses premières armes. Là, il croise Rossellini, Visconti, Antonioni, et Pasolini surtout, qui le fascine. Il commence à travailler avec des réalisateurs suisses avant de tourner aux quatre coins du monde.L'Algérie en 1969, Bangkok en 1971 d'où il voit les B52 américains s'envoler pour bombarder le Vietnam, les Etats-Unis, et, bien sûr, la France où il accomplira la majeure partie de spn parcours.
    Des saillies de Godard aux conversations avec Sartre et Simone de Beauvoir, en passant par les Black Panthers, Robert Doisneau, Ingrid Caven, Susan Sontag, Isabelle Huppert, Marcello Mastroianni, Renato Berta a connu les plus grands, en ami et en génial accompagnateur. Ses mémoires sont truffés d'anecdotes, de portraits, de coulisses. Mais ils offrent aussi une méditation sur les « questions de cinéma » : rapport au réel, travail technique, lien entre l'éthique et l'esthétique...
    Renato Berta nous transmet avec passion et humilité sa vision lumineuse et sensible du cinéma, où les certitudes n'ont pas leur place. Inventif, novateur et libre, ce livre est à l'image de cet immense « opérateur ».
     

  • Godard

    De Baecque-A

    • Grasset
    • 10 Mars 2010

    Jean-Luc Godard, le cinéaste culte d'A bout de souffle et de Pierrot le fou, le chef de bande de la Nouvelle Vague, l'agitateur politique des années gauchistes, le publicitaire de lui-même, le provocateur misanthrope, l'archiviste, et enfin l'ermite de Rolle qui sera âgé de 80 ans en 2010, bref tous ces visages souvent contradictoires réunis en un seul : la première biographie en France de l'impossible M. Godard, dont Serge Daney disait qu'il y a « toujours chez lui une matière biographique, coriace et finalement mal perceptible. » On l'aime/on ne l'aime pas : qu'importe, JLG a tissé l'histoire culturelle du vingtième siècle et ses images (Belmondo le visage bleu dans Pierrot le fou, les fesses de Brigitte Bardot dans Le mépris, Johnny Halliday, Anne Wiazemsky dans La Chinoise, mais aussi un quatuor de Beethoven ou un nuage sur le lac Léman) ont marqué notre époque. Du hussard droitier, rejeton de la haute société protestante qui marche sur les mains pour épater Bardot au contestataire cinéphile qui écrit à Malraux « ministre de la Kultur » une lettre sur « la censure, gestapo de l'esprit », du réalisateur tyrannique humiliant ses acteurs à l'amoureux peintre des femmes dans Prénom Carmen, du moraliste politisé en treillis de combat au King Lear sépulcral cigare en bouche, de l'historien des images « relié au passé » au kinoclaste « shooté au show-business », défilent ici quatre-vingt années de vie, de cinéma, de travail et de passions brûlantes. « Son génie est plus fort que sa volonté d'auto-destruction » disait Daniel Cohn-Bendit. C'est aussi la résurrection d'une époque française : la cinéphilie, d'une fraternité (avec Truffaut), d'une rivalité sous l'oeil des caméras.

  • J'ai vécu dans mes rêves

    ,

    • Grasset
    • 28 Octobre 2015

    Michel Piccoli, acteur mythique du cinéma français, figure charismatique et mystérieuse, est au coeur de films inoubliables comme Le Mépris de Jean-Luc Godard, La Grande Bouffe de Marco Ferreri, ou encore Max et les ferrailleurs de Claude Sautet, pour n'en citer que trois parmi plus de 200. Véritable lieu de mémoire du cinéma, il se retourne aujourd'hui sur ses propres souvenirs et considère avec une profonde lucidité ce qui l'a construit, le temps qui passe et ce qui reste d'un parcours exceptionnel. Habité, personnel, intense, ce récit évoque l'enfance, l'apprentissage du théâtre, des souvenirs de cinéastes et de ses plus grands films, ses réflexions sur le métier de l'acteur, la mélancolie... S'adressant à son grand ami et complice Gilles Jacob, Michel Piccoli se livre pour la première fois en toute liberté, sans complaisance et avec franchise.
     
    « Parvenir à étonner les gens par mon travail sans prétention, avec simplicité, aura été mon idéal.  Je suis un éternel enfant, heureux de raconter une histoire. Donner à vivre un texte provoque en moi un plaisir inouï, et j'ai toujours été émerveillé de vivre ce métier extravagant. Faire l'acteur est  tellement étrange !  D'abord il faut beaucoup travailler, ensuite il faut se mettre à jouer et que cela ne soit plus vécu comme un travail. »

  • Les nuits blanches de Marcello

    Elizabeth Gouslan

    • Grasset
    • 18 Octobre 2017

    Beau comme un ange, et fascinant sans rien faire pour l'être, Marcello Mastroianni fut, dès sa première apparition, le latin lover par excellence. Iconique et mélancolique, blagueur et distant, il fut aussi convaincant en bellâtre impuissant, en prêtre tenté par la chair, en homosexuel antifasciste qu'en macho marié, divorcé ou bigame...
    Traduisant les états d'âme de Fellini, de Visconti, d'Antonioni, Risi ou Scola, il proposa au fil du temps une flamboyante comédie humaine. Cet homme pudique et modeste a donné la réplique à de sublimes actrices, offrant à son public des dizaines de films cultes et d'inoubliables souvenirs.
    Mais derrière le masque, qui était Marcello  ? Un mari aimant, un séducteur compulsif, un père comblé par ses deux filles... L'une était italienne (Barbara), l'autre française (Chiara). Pour les rejoindre, il passait d'un pays à l'autre. Cette biographie est donc une histoire italienne avec vue sur la France.
    En enquêtant à Rome, en fouillant à Paris, Elizabeth Gouslan cisèle, entre ombre et lumière, le portrait d'un être attachant qui fut aussi l'un des plus grands acteurs de notre époque.

  • Journal d'un journaliste

    De Saint Jean-R

    • Grasset
    • 12 Novembre 2009

    Journal d'un journaliste (première édition : Grasset, 1974) débute au lendemain d'une soirée chez Cocteau en 1927 et se clôt en 1971 par la relation d'une discussion avec André Malraux. Un demi-siècle de portraits et de confidences. L'auteur ne fréquente pas que les gloires. L'homme de la rue est là aussi, dont il recueille les perles. Cela ne fait pas oublier la grande histoire. De l'arrivée de Hitler au pouvoir aux horreurs de la guerre, Saint Jean n'oublie rien. Certains personnages reviennent dans ce passionnant journal : Green, Cocteau, Gide, Malraux, Mauriac, d'autres surgissant pour des portraits inattendus, tels Julien Gracq, Arthur Koestler ou Albert Camus. Et l'auteur est toujours juste. Un adjectif lui suffit pour dévoiler Louis d'Aragon ou le général de Gaulle. Journal d'un journaliste dessine une comédie humaine. Julien Green y occupe une large part. Comme il disait lui-même de Saint Jean : « Il est toujours intéressant par quelque bout qu'on le prenne. »

  • Pialat

    Pascal Mérigeau

    • Grasset
    • 8 Janvier 2003

    " Si vous ne m'aimez pas, je ne vous aime pas non plus. " Ainsi, le poing levé, mais l'hommage accepté de la palme d'or à Cannes, Maurice Pialat reçoit-il les sifflements et les bravos. Du réalisateur atypique, solitaire, de l'auteur de Nous ne vieillirons pas ensemble, La Gueule ouverte, Sous le soleil de Satan, en tout dix films pour une vie entière passée à réinventer génialement le cinéma français, on sait l'essentiel. La réputation de Maurice Pialat ? Un tempérament jupitérien, tournages violents et émouvants, gifles qui claquent. Certes mais en quoi cela modifie-t-il son cinéma d'auto-fiction, ses personnages creusés jusqu'à l'os, ses tourments qui alimentent même un film de commande comme Van Gogh ? Aucun cinéaste n'a comme lui, jusqu'à l'obsession, transcrit sur l'écran sa vie, ses hésitations, ses divorces, ses chagrins.
    Pascal Mérigeau, remonte à la source : depuis l'Auvergne natale, les années de dèche chez Olivetti jusqu'à la rencontre avec Claude Berri et Jean-Louis Trintignant, il remue le terreau autour de lui : ce peintre-amateur, ce fils qui déterre sa mère pour les besoins d'un film, ce cinéaste qui débute à 40 ans. Les anecdotes sont ici multiples, et souvent drôles. Il quitte le tournage de Loulou, pour revenir le lendemain. Il poursuit l'acteur Dominique Besnehard une scie à la main, sur A nos Amours. Il épuise sept monteurs différents sur le même film. Quel est le secret de l'Impossible Maurice Pialat pour qu'une Sandrine Bonnaire, qu'il révèle au public, dise : " Je ne me sentais pas jugée. " Et cette phrase du monteur, Yann Dedet : " Maurice vous place sur les rails mais sans dire que les rails existent. "
    Pascal Mérigeau écrit cette biographie, sans complaisance pour les égarements de Pialat quand il parle politique, mais avec de l'admiration pour cette rage au coeur qui ne l'a jamais quittée.

  • La biographie de Michal Waszynski pourrait se réduire à ces quelques lignes : Né en 1904, mort en 1965, il a été l'assistant de Murnau, a réalisé en 1937 le chef-d'oeuvre du cinéma yiddish Le Dibbouk, a travaillé comme cinéaste en Pologne de 1929 à 1939, puis comme directeur artistique en Italie et vice-président des productions Bronston en Espagne. C'est peu et c'est faux. La biographie de l'illusoire et somptueux Waszynski, telle que Samuel Blumenfeld nous la raconte à l'appui d'une documentation inédite, est une reconstruction totale.
    Comment un juif né en Volhynie, c'est-à-dire nulle part, a-t-il pu se faire passer pour un prince catholique et un aristocrate polonais ? Comment a-t-il échappé aux camps pour survivre comme caméraman dans l'armée du général Anders ? Est-ce l'amour qui commande au mariage entre cet homosexuel raffiné et une comtesse romaine octogénaire qui lui lègue son immense fortune ? A-t-il vraiment lancé Audrey Hepburn, secondé Orson Welles sur le tournage d'Othello, assisté Joseph Mankiewicz dans la production de La comtesse aux pieds nus ? Mieux ! Dans l'Espagne franquiste de l'après-guerre, ce prince d'opérette qui possède une Rolls aux poignées de porte en or massif, va créer le plus grand studio d'Europe. Détournant des sommes considérables, esclavagisant des scénaristes black-listés à Hollywood, utilisant la propagande chrétienne comme déguisement de ses folies, il produit entre autres Le Cid avec Charlton Heston, reconstruit la cité interdite pour Les 55 jours de Pékin, aligne 350 statues sur le décor de La chute de l'Empire romain...
    Comme disait le scénariste Philip Yordan : « Ils n'avaient pas compris que c'était un Prince de mes deux ».
    Le Prince imaginaire, c'est le dernier Nabab et Zélig en même temps.

  • Mère Méditerranée

    ,

    • Grasset
    • 26 Avril 2000

    Analyse réaliste mais aussi évocation poétique du Mezzogiorno, Mère Méditerrannée a paru pour la première fois en 1965. Trente-cinq ans après, les choses ont-elles beaucoup changé ? Les villes de Naples et de Palerme, la Sicile, la Sardaigne, les Pouilles ont-elles cessé d'être ce mélange paradoxal de stagnation économique, de vitalité sans frein, de complaisance dans la misère et le crime, de richesse intellectuelle et humaine ? L'Italie du Sud reste la terre la plus mystérieuse d'Europe, à la fois incroyable réservoir d'énergies individuelles et accumulation immobile de retard et d'échecs.
    Avec ses défauts, son génie, sa folie, je l'aime toujours de la même passion, à laquelle se sont ajoutés, pour enrichir la réédition de ce livre, la ferveur et le talent du photographe Ferrante Ferranti.
    Dominique Fernandez.
    Dominique Fernandez et Ferrante Ferranti ont publié en collaboration une douzaine d'ouvrages, récits de voyages illustré ou albums, consacrés à divers pays : l'Europe baroque et méditerranéenne, la Roumanie, la Russie, l'Amérique du Sud.

  • L'oreille d'un sourd

    Philippe Garnier

    • Grasset
    • 5 Octobre 2011

    "L'oreille d'un sourd" était le nom d'une chronique qui paraissait dans Libération durant les années 80. L'expression reflétait à la fois la vocation de dénicheur farfouilleur du journaliste, et son fonctionnement pour le moins atypique au sein d'un journal qui ne l'était pas moins. Ces "correspondances particulières" (comme les appelait le journal) étaient des articles hors norme, de longueur variée, sur des sujets variés eux aussi, comme d'obscurs festivals de cinéma, des faits divers à Los Angeles, des portraits d'écrivains oubliés et non publiés en France, des chanteurs pas encore célèbres. C'est cette relation, basée sur un qui pro quo de départ, que Garnier raconte au fil de ce livre : des balades au Wyoming dans des villes minières, une saga industrielle sur les chaussures Doc Martens, un retour sur Sunset Boulevard, un Mundial de foot au Mexique, une folle Mostra de cinéma à Venise, etc.
    Un regard "particulier" sur l'évolution d'un quotidien que beaucoup ont longtemps tenu en affection, et celle tout aussi cocasse parfois d'un journaliste au fonctionnement singulier et irrégulier.

  • Freelance ; Grover Lewis à Rolling Stone

    Philippe Garnier

    • Grasset
    • 6 Mai 2009

    "Entre 1965 et 1975 il y a eu ce moment en Amérique où les barrières semblaient tombées, les frontières ouvertes, les institutions en déroute. Dans cette faille s'est immiscé ce qu'on a appelé la presse alternative. Grover Lewis n'a passé que trois ans (71-73) au magazine Rolling Stone, mais il en a été l'anti-héros le plus crucial, sinon le plus flamboyant. Spécialiste du reportage en immersion (souvent imbibée) sur les plateaux de cinéma, ce Texan renégat, hanté par un passé tragique, a marqué à jamais le journalisme avec une poignée d'articles sur Charlie Parker, Lightnin'Hopkins, Robert Redford, Paul Newman, Jack Nicholson, Sam Peckinpah, Robert Mitchum ou les Allman Brothers, dont certains ne se remirent jamais tout à fait. Le premier article de Lewis dans Rolling Stone, un long et personnel récit sur le tournage de La dernière séance, a tout bonnement changé ma vie, m'encourageant à suivre des voies pas toujours sûres dans ce qu'il faut bien appeler mon journalisme. Si quelqu'un pouvait publier sept pages sur un tournage au milieu du Texas, je voulais en être moi aussi. Je ne savais pas encore que Grover Lewis deviendrait aussi mentor et ami. Et maintenant mon sujet. Lewis étant mort avant d'avoir pu écrire son histoire, et le livre qu'on attendait de lui, Freelance est aussi une façon pour moi de remplir une autre sorte de contrat."

  • Louis de Funès

    Dicale-B

    • Grasset
    • 10 Juin 2009

    Nous aimons tous Louis de Funès. Nous ne savons plus combien de fois nous avons vu La Grande Vadrouille, Les Gendarmes, Le Tatoué ou L'Homme orchestre. Nous l'avons tous un jour imité quand il répète « alors là, il m'épate ! » dans Le Corniaud, quand il tire sur son nez dans Oscar, quand il se lance dans la danse des Aventures de Rabbi Jacob... Mais que savons-nous de lui ? Qu'il n'a vraiment percé qu'après avoir joué dans plus de cent vingt films, qu'il a toujours refusé de jouer des rôles dramatiques, qu'il est le seul des grands acteurs français à être génial dans de mauvais films... Mais nous ignorons par quels prodiges d'opiniâtreté, de travail et même de chance Louis de Funès est passé pour que, à cinquante ans, l'éternel second rôle devienne l'acteur le plus populaire du cinéma français - et jusqu'à aujourd'hui. A travers des dizaines de témoignages, des milliers de critiques et d'articles de presse, des archives inédites et surtout les dizaines de films tournés par Louis de Funès, Bertrand Dicale raconte la vie et la carrière de notre acteur préféré. Ainsi, Louis de Funès, grimaces et gloire est la traversée d'un demi-siècle de notre culture populaire, une exploration de notre mémoire - et de nos amnésies - collective, une plongée dans les mutations de notre société depuis la Libération.

  • Honni soit qui Malibu

    Philippe Garnier

    • Grasset
    • 1 Avril 2014

    Philippe Garnier explore les coulisses de Hollywood de 1933 à 1945, à la poursuite des écrivains, grands ou petits, richissimes ou mal payés, qui font le quotidien de Sunset Boulevard. Souteneurs, turfistes, acrobates, cow-boys, gagmen, libraires, pigistes, ils partent à l'assaut de la côte Ouest, humiliés de la même manière par les studios, anonymes que l'histoire ne retiendra pas à côté de Faulkner en tweed, ou de Fitzgerald défait par l'alcool. Ce livre, érudit, bourré d'informations inédites, nous montre l'envers du décor. L'auteur a interrogé les survivants de l'âge d'or, dépouillé des documents, visité des endroits qui n'existent plus. C'est l'âme de Hollywood, retrouvée.

  • L'ami posthume ; Gérard Philipe, 1922-1959

    Olivier Barrot

    • Grasset
    • 29 Octobre 2008

    Cet essai biographique est né le jour où Olivier Barrot a découvert une photographie sur laquelle on voyait son propre père, un technicien de cinéma, sur un tournage aux côtés de Gérard Philipe, alors au sommet de sa gloire... Ce visage, à côté de celui de son père, lui a inspiré aussitôt une sorte de « fraternité » insaisissable - qui est devenue le fil conducteur de ce livre... C'est à un véritable « exercice d'admiration » que se livre l'auteur. Et à une enquête sur l'époque, ainsi que sur les milieux du théâtre et du cinéma... Car Gérard Philipe n'était pas seulement un comédien, mais aussi, dans une France meurtrie par la guerre, le symbole d'une renaissance juvénile et humaine. Olivier Barrot entreprend de suivre son ami posthume, de film en film, du Festival d'Avignon au théâtre de Chaillot, du « Cid » au « Prince de Hambourg ». Au passage, il se glisse dans toutes les coulisses, y compris celles de la politique et de l'Histoire (puisque Gérard Philipe était également le porte-drapeau d'un certain communisme porteur d'avenir radieux). Les années 1950-60 sont ainsi ressuscitées avec tendresse et lucidité. On s'y plonge comme dans un monde d'autrefois, rempli d'espérances et d'illusions...

  • Les enfants du cinéma

    François-Guillaume Lorrain

    • Grasset
    • 5 Octobre 2011

    Que sont-ils devenus ?
    Petit Gibus et ses copains de La Guerre des Boutons, la Zazie de Louis Malle, le garçon amoureux de Brigitte Fossey dans Jeux Interdits, l'enfant sauvage de Truffaut, le jeune cavalier de Crin-Blanc, l'héroïne de Diabolo Menthe...
    Ces visages que nous connaissons tous, ces voix que nous n'oublierons jamais, ces regards que nous avons tant aimés font partie de notre histoire, et pourtant ils ont disparu.
    A côté des Jean-Pierre Léaud, des Sophie Marceau ou des Charlotte Gainsbourg, qui ont tenu leurs promesses à l'âge adulte, beaucoup de petits prodiges, éphémères têtes d'affiches, ont manqué le virage à l'adolescence. Après une ou deux expériences devant la caméra, ils sont retournés à l'anonymat.
    Spécialiste du cinéma, François-Guillaume Lorrain s'est passionné pour ces destins hors du commun, et a enquêté dans la France entière sur les traces de ces étoiles filantes. Il en a retrouvé une vingtaine, dont il reconstitue le parcours - le tournage qui les a révélés, la célébrité si fugace, le regard des autres parfois lourd à supporter, la nostalgie, le choix de la "normalité".
    Un livre passionnant sur les royaumes de l'enfance et du cinéma.

  • Truffaut et les femmes

    Elizabeth Gouslan

    • Grasset
    • 9 Mars 2016

    Le réalisateur  de « Baisers volés » et du « Dernier métro » ne cachait pas son jeu: « Le cinéma, disait-il, c'est l'art de faire faire de jolies choses à de jolies femmes ». Il ne se priva jamais de mêler la vie, l'image, la fiction, le scénario, la réalité.
    Il y avait ainsi, d'un côté, le Truffaut rive droite, cravaté et sanglé ; et, de l'autre, l'individu pétri d'émotions et soumis à son tumultueux désordre intérieur. La femme idéale n'existant pas, il la modela à l'image de ses fantasmes :  fatale, magnétique, audacieuse, tendre, intouchable.
    Du cinéma à ses propres battements de coeur, ce fut donc, pour ce merveilleux artiste,  un tourbillon dans lequel les actrices seront, chacune, un vertige spécifique : amoureux de son épouse, Madeleine, fou de Jeanne Moreau, de « Framboise » Dorléac, amusé par Claude Jade, aimanté par Catherine Deneuve,  envoûté par Fanny Ardant. Son existence et ses films finirent par se confondre afin de ne faire plus qu'un.
    Truffaut ou l'homme qui aimait les femmes ?
    Toutes les femmes ?
    Evidemment.
    Ce livre-enquête prouvera qu'elles le lui rendaient bien. 

  • 7, rue du Lézard

    Alexandre Arcady

    • Grasset
    • 20 Avril 2016

    Ce « 7 rue du Lézard » n'est pas une simple adresse mais un ancrage pour le cinéaste du « Coup de Sirocco » et du « Grand pardon ». Alexandre Arcady est né dans la casbah d'Alger-la-Blanche et c'est à cette minuscule impasse, faite de soleil et d'ombre, à ce lieu de bonheur simple où la misère côtoyait l'insouciance, qu'il a toujours voulu rester fidèle. Sa vie est comme un roman, faite de tumultes, de rencontres, de querelles et d'amour, mais aussi de films puissants - « 24 jours », « Le Grand carnaval », « K », « Pour Sacha », « Les 5 doigts de la main », « Ce que le jour doit à la nuit » - et bien sûr d'humour, d'anecdotes étonnantes, d'amitiés indéfectibles : Patrick Bruel, Roger Hanin et tant d'autres.
    Cinéaste engagé, Alexandre Arcady nous livre tout, du professionnel à l'intime... Il raconte une vie qu'il a su bâtir autour de quelques repères essentiels : les uns, solaires, comme le ciel de son Algérie natale; les autres, plus sombres comme le racisme, la barbarie ou la haine qui sont loin d'avoir dit leur dernier mot dans un monde en proie à la violence et au fanatisme.
    Voici donc, dans un récit sans fard,  le long travelling d'un destin où les éclats de rire se mêlent aux coups de griffes et aux coups de coeur...

  • Expulsion

    Genestar-A

    • Grasset
    • 18 Juin 2008

    « Je ne suis pas un héros. Ni une victime. Les victimes du journalisme sont dans les prisons, les martyrs de la liberté de la presse dans les cimetières. Moi, j'ai juste eu un problème avec Nicolas Sarkozy. Je voudrais vous en parler pour que mon "expulsion" serve à quelque chose. »

  • Simone signoret

    Josselin J-F.

    • Grasset
    • 1 Avril 2014

    En octobre 1995, il y aura dix ans que Simone Signoret est morte. Jean-François Josselin fut un de ses plus proches confidents. Il vécut les dernières années de Simone en témoin affectueux et privilégié, d'où ce livre - ni biographie, ni recueil de souvenirs, mais tout à la fois... Il se penche sur l'étrange destin de cette femme, ses souffrances secrètes, ses enthousiasmes de gamine, ses désespoirs de vieille femme... Car il en sait beaucoup, Jean-François Josselin, sur la vraie vie de Simone ! Sur ses débuts sous l'Occupation, sur ses amours... Son livre est, ainsi, un voyage en compagnie d'une amie disparue. De la politique au cinéma, de Hollywood à la place Dauphine, de Montand à Corinne Luchaire, la star maudite... Un livre mélancolique et tendre dans lequel l'auteur, à sa façon, adresse un salut à sa propre jeunesse enfuie...

  • Lars von trier

    Jean-Claude Lamy

    • Grasset
    • 19 Octobre 2005

    « Je pense, comme Gilles Jacob, Président du festival de Cannes, que Lars von Trier est l'un des quatre ou cinq plus grands metteurs en scène vivants. C'était une première raison de m'intéresser à lui. La seconde est plus personnelle : j'étais curieux de connaître la vérité de ce « provocateur timide » chez lequel se combinent étrangement sincérité et calcul, puritanisme et érotisme, goût de la métaphysique et sens du marketing, génie et névrose.»
    Pendant deux ans, Jean-Claude Lamy a donc dépouillé tout ce qui s'est écrit sur Lars von Trier. Au Danemark, il a discuté des dizaines d'heures avec le cinéaste, interrogé ses proches, ses collaborateurs, ses amis d'enfance, jusqu'à d'anciennes maîtresses, quelques ennemis aussi, et bon nombre des acteurs et des techniciens qui ont tourné avec lui.
    Jean-Claude Lamy nous livre un portrait décapant de cet artiste prodigieux : réalisateur et scénariste de plus d'une quinzaine de films, plusieurs fois primé à Cannes (Europa, prix du Jury en 1991, Breaking the waves, césar du meilleur film étranger en 1997, et Dancer in the Dark, palme d'or en 2000), héritier manifeste de Dreyer et Bergman, mais aussi très influencé par Tarkovsky ou Welles, inventeur du « Dogme » et d'un cinéma expérimental comme on n'en avait plus vu depuis la Nouvelle Vague.
    Jamais le travail de Lars von Trier n'avait ainsi été détaillé de l'intérieur. Artiste réputé aussi phobique que manipulateur (il confesse : « presque tout me faisait peur dans la vie, sauf réaliser un film »...), il a dirigé Bjrk, Nicole Kidman, Lauren Bacall, ou Emily Watson, donnant tour à tour de la femme une image sainte et diabolique... Plus qu'une biographie, Lamy mène une enquête, et livre les mystères d'un homme marqué par une éducation singulière et la découverte tardive d'un lourd secret familial.

  • Le festival n'aura pas lieu

    Gilles Jacob

    • Grasset
    • 29 Avril 2015

    Lucien Fabas est envoyé en reportage en 1952 sur le tournage de Mogambo, au Kenya, où il côtoie John Ford, Clark Gable, Ava Gardner et Grace Kelly.
    C'est là qu'il rencontre pour la première fois la soeur d'Ava, Béatrice, dite « Bappie » : naissance d'une passion qui, en marge de la vie officielle de chacun, durera jusqu'à leur dernier souffle.
    C'est par les yeux de Lucien, nommé secrétaire général du Festival de Cannes en 1954, que le lecteur va vivre de l'intérieur l'épopée de la Croisette, de la séduction d' Hollywood pour lever le boycott des Américains jusqu'au  Londres des années 70, en passant par  la révolte des jeunes cinéastes menée en 1968 par Truffaut et Godard. On croise Louis Malle, Lelouch, Polanski, Welles, Fritz Lang, Fellini...  On chasse dans le monde entier les films et les stars pour nourrir cette immense fabrique à rêves condamnés à se consumer en cendres.
    Quand un amour éternel croise la mythologie du festival de Cannes pour composer le grand roman de la nostalgie...
     

  • Recherche jeune homme aimant le cinéma

    Pierre Grimblat

    • Grasset
    • 30 Janvier 2008

    Pierre Grimblat, né en 1928 à Paris, rue Saint-Maur, semble avoir passé un pacte avec la chance : d'origine modeste, autodidacte d'un naturel charmeur et fantaisiste, il débute à Saint-Germain des Prés en disant des poèmes aux terrasses des cafés, remarqué par Boris Vian et Raymond Queneau grâce à qui, il entre à la radio. Il gravit rapidement tous les échelons des métiers de l'image. D'abord dans la publicité, (avec Marcel Bleustein-Blanchet), puis dans le cinéma - c'est dans son film « Slogan » que Serge Gainsbourg fit la connaissance de Jane Birkin - puis à la télévision où, avec un flair infaillible, il crée et produit avec Hamster la plupart des « séries » qui firent les beaux jours du petit écran. Au fil de cette carrière, menée avec une désinvolture légendaire, il privilégia l'amitié, l'amour et les femmes. Dans ce livre de mémoires - écrit dans une langue verte, qui fait parfois songer aux dialogues de son ami Audiard, - défilent aussi ses copains (de Truffaut à Eddie Constantine ou Maurice Ronet, son « frère »), ses conquêtes féminines (innombrables, pittoresques, et dispersées entre Beverley Hill et Saint Tropez) et ses émotions de jeune enfant d'émigrés ébloui par Paris.

  • Le choix d'Arte

    Jérôme Clément

    • Grasset
    • 23 Mars 2011

    En 1989, je n'imaginais pas, en me lançant dans l'aventure de la Sept qui deviendra Arte, que je passerais vingt ans à diriger cette chaîne avec des partenaires allemands. Trois présidents de la République, trois chanceliers d'Allemagne, dont deux avant la réunification, une quinzaine de ministres de la Culture ou de la Communication... Et autant de péripéties politiques à la clé. Il y eu aussi les rencontres exquises avec les grandes figures culturelles et les jeunes talents, de Daniel Barenboïm à Cyril Collard, d'Isabelle Huppert à Marina Hands, de Jeanne Moreau à Angelin Preljocaj. Il y eut de grands écarts, de l'austérité de Corpus Christi à la fantaisie érotique de Vénus et Apollon, du tumulte et de la grâce.
    Démontrer que la télévision est un art où l'intelligence et le divertissement peuvent se conjuguer ; mettre les créateurs et la création au centre des programmes ; être curieux, innover, voilà ce qui m'anima durant toutes ces années. Faire la preuve que l'utopie peut se réaliser pour peu que la volonté et les convictions soient mises en oeuvre.
    Une mission impossible ? Vingt ans après, le choix d'Arte est toujours un pari audacieux.Jérôme Clément

  • Guillaume Depardieu, bande originale

    ,

    • Grasset
    • 15 Janvier 2014

    Guillaume Depardieu n'était pas seulement un grand acteur. Il était aussi, et surtout, un chanteur et un poète stupéfiant. Peu le savaient, un seul lui a permis de trouver la musique pour porter ses mots, son ami de toujours et parrain musical, François Bernheim. Cinq ans après sa mort, l'album sort, François raconte.Depuis quand Guillaume voulait-il être chanteur ? Quand a-t-il écrit ses textes si intimes et engagés ? Enregistré cet album ? Quels projets musicaux nourrissait-il, loin des plateaux de cinéma? Des premiers pas de Guillaume en musique au jour où il lui a apporté ses textes, de l'enregistrement éclair de l'album à sa mort, François a confié à Sylvie Matton, son amie intime et écrivain, leur histoire d'amitié, de musique et d'amour. A travers ses mots et ceux de Guillaume, dont chaque chanson est reproduite dans ce récit inédit, on découvre la bande-originale d'un être médiatisé mais secret, ici enfin révélé.

empty