Presses Universitaires de France

  • Dialogue sur l'art et la politique

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    • Presses universitaires de france
    • 31 Mars 2021

    Deux artistes de deux pays et deux générations très différentes, Ken Loach et Edouard Louis, échangent sur l'art, le cinéma, la littérature et leur rôle aujourd'hui. Comment l'art peut-il, notamment, poser et repenser la question de la violence de classe ? Comment représenter les classes populaires comme ont tenté de le faire les deux auteurs du présent livre dans leur travail ? Et quel est le rôle de l'art dans un contexte politique mondial où les plus précaires se tournent vers l'extrême-droite ? Comment repenser la gauche pour défaire cette tendance, palpable tant dans la montée du Front National, que dans l'ascension de Trump, ou encore de Bolsonaro ? En confrontant leurs réflexions, et à partir de leurs oeuvres, Loach et Louis tentent de répondre à ces questions.

  • Kino-tanz ; l'art chorégraphique du cinéma

    Dick Tomasovic

    • Presses universitaires de france
    • 20 Avril 2015

    Et si le cinéma était d'abord un art chorégraphique ? Depuis toujours, sa préoccupation principale a été l'invention de nouveaux agencements de corps - et la recherche de nouveaux montages de mouvements. Mais l'idéologie de la mise en scène, venue du théâtre, a rendu cette préoccupation invisible. Pour la rendre à nouveau vivante, c'est toute l'histoire du cinéma qu'il faut relire à l'aune de la chorégraphie : passer du Kino-Glaz de Vertov à un nouveau Kino-Tanz. De Fernand Léger à Michel Gondry, de Georges Méliès à David Lynch, de Pinocchio à Gene Kelly ou de Norman McLaren à Quentin Tarantino, le cinéma n'a jamais cessé de danser.

  • Six feet under

    Tristan Garcia

    • Presses universitaires de france
    • 5 Septembre 2012

    Six Feet Under est l'équivalent des grands romans français, russes ou allemands de la fin du XIXe siècle. Elle nous dévoile des vies sans destin, qui sont aussi les nôtres. Autour de la famille Fisher, gérante d'une entreprise de pompes funèbres, cette série suit le parcours d'une poignée de personnages dont la mort est le métier. Une dizaine d'individus de la classe moyenne américaine s'aiment, travaillent, et tous cherchent à tâtons un sens dans un monde qui les laisse libres de croire, ou non, à un Salut.
    Mêlant des réflexions toujours nuancées sur la sexualité, les genres, la famille, la religion, la politique ou la psychologie, la série d'Alan Ball laisse se refléter nos incertitudes actuelles dans le miroir de la mort afin de dresser le portrait de notre humanité. OEuvre discrète, mais qui a bénéficié d'un succès critique considérable, elle est devenue la matrice d'un nouveau réalisme empathique.

  • Robert Aldrich, violence et rédemption

    William Bourton

    • Presses universitaires de france
    • 18 Mai 2011

    En quatrième vitesse, Vera Cruz, Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?, Les Douze Salopards,... Tour à tour salués pour leur audace et contestés pour leur violence, les films de Robert Aldrich ont marqué leur époque. Mais au-delà de sa manière unique de dire les choses et de donner à voir, Aldrich s'est révélé un moraliste intègre, qui sut interroger l'homme dans son rapport à autrui comme à lui-même, doublé d'un cinéaste engagé qui, de l'intérieur même du système hollywoodien, mit en débat quelques-unes des valeurs les mieux accrochées de l'American way of life.
    William Bourton, journaliste et essayiste, auteur, aux PUF, d'un étude remarquée sur le western, nous livre une passionnante étude critique sur Aldrich, qui peut également se lire comme une réflexion sur l'engagement, dès lors que son oeuvre témoigne philosophiquement de son époque.

  • Joseph L. Mankiewicz et son double

    Vincent Amiel

    • Presses universitaires de france
    • 17 Mars 2010

    En sept courtes études, le livre se propose de repérer ce qui fait de l'oeuvre cinématographique de Joseph Mankiewicz un moment exemplaire de l'histoire du cinéma, entre construction classique des intrigues, séduction, spectacle, et modernité des clins d'oeil adressés aux spectateurs. L'esthétique singulière du cinéma des années 1950, les rapports compliqués du cinéaste avec son frère, la volonté d'établir une complicité avec le spectateur, sont autant d'éléments pris en compte pour parler de cette oeuvre. La Comtesse aux pieds nus, Ève ou Le Limier, devenus des films cultes, à la fois raffinés, élégants, et très ironiques, y sont analysés et mis ainsi en perspective.

  • éthique du mikado

    Sarah Chiche

    • Presses universitaires de france
    • 6 Mai 2015

    Après le succès de ses deux romans (L'Inachevée, Grasset, 2008 ; L'Emprise, Grasset, 2010), ainsi que de son essai sur Fernando Pessoa (Personne(s), Cécile Defaut, 2013), l'écrivaine et psychanalyste Sarah Chiche revient avec une glaçante méditation sur le Mal, à partir de l'oeuvre noire et fascinante de Michael Haneke. Découpé en 71 fragments, sur le modèle d'un des films de ce dernier, Éthique du Mikado se présente comme une promenade cursive dans laquelle chaque image devient une invitation à penser le pire de ce dont l'humanité est capable. Mais cette descente aux Enfers est aussi une manière de réfléchir à la manière dont les images du cinéma, comme celles de Haneke, peuvent nous servir d'école morale. C'est-à-dire combien, en mettant en scène le Mal, elles lancent en réalité un appel au Bien - un appel à s'ébrouer une fois le film fini, et à s'engager dans l'existence en conservant en nous la mémoire d'une horreur que, d'une certaine manière, nous avons vécue. Car telle est la puissance du cinéma : nous faire vivre avec des souvenirs rêvés, des peurs imaginaires, des émotions fabriquées - mais, par là même, rendre nos existences plus riches et plus fines. C'est ce que confirme Haneke lui-même, dans un entretien intime et profond avec Sarah Chiche, offert en annexe du livre.

  • Portrait d'une flapper

    Roland Jaccard

    • Presses universitaires de france
    • 2 Novembre 2007

    Récit de la déchéance d'une star du cinéma muet, fragments d'une confession de la "plus sublime des flappers" (une flapper étant une "garçonne un peu provocatrice des années 1920"), Louise Brooks... Mais récit inventé, dont le départ est un projet de conférence sur Louise Brooks : la vie de l'actrice, les sentiments qu'elle inspire à l'auteur, la fascination et même l'emprise qu'elle exerce sur lui, à tel point qu'il la considère comme la figure la plus accomplie du nihilisme érotique. A travers son égérie, R. Jaccard "se raconte", dans un style élégant, léger, mais toujours teinté d'un soupçon de distance au monde et à soi-même.

  • La naissance de l'idée de photographie

    François Brunet

    • Presses universitaires de france
    • 31 Décembre 2015

    Événement fondateur d'une nouvelle ère dans l'histoire des images, l'invention de la photographie est aussi naissance d'une idée, à la fois logique et politique : celle d'une image exacte et naturelle, ou a-technique (un art sans art), et pour cette raison accessible à tout un chacun (un art pour tous). Consacrée officiellement en France en 1839 par la loi sur le daguerréotype, cette idée n'a cessé de retentir dans la culture européenne et nord-américaine par la suite, soit que la photographie serve de métaphore à l'aspiration démocratique, soit que plus généralement elle constitue un ailleurs ou un contretype de l'ordre culturel.
    Il ne s'agit pas ici de proposer une histoire des idées sur la photographie, ni de condamner une nouvelle fois « l'idéologie bourgeoise » ou les naïvetés supposées du XIXe siècle. Il s'agit plutôt de montrer comment le développement des techniques et des usages se lie à cette idée de photographie, depuis les recherches de Niépce, Daguerre et Talbot jusqu'à ce seuil du XXe siècle où, avec le Kodak et la « vision pure » de Stieglitz, se trouve à la fois réalisée et dévalo­risée la promesse utopique de la photographie. C'est la généalogie de cette idée, plutôt que sa critique, qui permet d'en comprendre la radicalité et la productivité, attestées pour le XIXe siècle par Arago, Emerson, Taine, Freud, Bergson, enfin et peut-être surtout Peirce - et dont on retrouve maintes traces dans les débats les plus actuels sur la technologie, la philosophie et l'esthétique de l'image.

  • Vertige de l'image ; l'esthétique réflexive d'Alfred Hitchcock

    Laurent Van Eynde

    • Presses universitaires de france
    • 17 Septembre 2015

    Cet essai propose une analyse de six films majeurs d'Alfred Hitchcock dans la perspective d'une contribution à une philosophie de l'image et de ses formes. L'art d'Hitchcock est tout entier dans un acte de création spécifiquement cinématographique, constituant une image autosuffisante, clôturée sur elle-même, mais dès lors coupable également de se substituer au « réel » par une composition formelle si cohérente qu'elle en devient nécessaire. Un double mouvement caractérise la création hitchcockienne : l'institution de l'image comme une totalité insulaire, et la réflexivité par laquelle l'image se montre intimement coupable de ce qu'elle crée. L'ambiguïté appartient à l'image autant que sa puissance résolue.

  • Dialogues avec daney

    Louis Skorecki

    • Presses universitaires de france
    • 16 Mars 2007

    Recueil de textes (22 textes) d'humeur autour du cinéma et de Serge Daney, chroniques publiées dans Libération, 17 textes sont des dialogues la plupart inédits et inventés entre Louis Skorecki et Serge Daney

  • Lost ; fiction vitale

    Sarah Hatchuel

    • Presses universitaires de france
    • 9 Janvier 2013

    Lost n'est pas seulement l'histoire d'un avion qui s'écrase sur une île (pas si) déserte.
    Phénomènes surnaturels, retours dans le passé, bonds dans l'avenir, voyages dans le temps : fresque épique et tragique de 121 épisodes, Lost nous fait vivre la désorientation de ses personnages, met au défi notre compréhension et invite aux visionnages répétés et à l'interprétation en continu. Elle pense notre rapport à autrui, au temps, à la vérité, à la croyance et à la fiction.
    Cet ouvrage explore comment la série réconcilie postmodernisme et sincérité, distance critique et émotion pure, visions du monde multiples et expérience universelle de vie et de mort. Série de coïncidences, de miracles et de retrouvailles, fiction vitale qui relie et se relit, Lost a tout simplement révolutionné la construction narrative télévisuelle.

  • Desperate housewives ; un plaisir coupable ?

    Virginie Marcucci

    • Presses universitaires de france
    • 31 Décembre 2015

    Comment le réalisateur Marc Cherry et la chaîne américaine ABC sont-ils parvenus à transformer le pire genre télévisé, le soap opera de la ménagère, en une série diffusée en prime-time et qui a connu un succès planétaire ? Pourquoi, de l'aveu de tant d'Américains, a-t-elle suscité le « plaisir coupable » de suivre intensément un produit culturel de basse extraction ?
    Cet essai analyse les moyens déployés pour construire une série cultivant l'ambiguïté, traversée par le féminisme ou la misogynie, à la fois progressiste et conservatrice, plaisant aux adolescents comme aux parents, et qui réussit le tour de force de proposer une oeuvre télévisuelle aussi audacieuse que consensuelle.

  • Grey's anatomy

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    • Presses universitaires de france
    • 17 Septembre 2015

    Grey's Anatomy, la série télévisée la plus regardée en France en 2010, vise à nous mettre sur la voie de la « vie bonne ». Comment ? En nous encourageant à nous soucier d'autrui. C'est pourquoi, sans doute, le Times a classé sa créatrice, Shonda Rhimes, parmi les « cent hommes et femmes dont le talent ou l'exemple moral transforme le monde » : symptôme de son temps, Grey's Anatomy se présente aussi comme un remède.
    Ce livre analyse les procédés visuels, musicaux et scénaristiques qui sont déployés saison après saison pour nous convaincre du bien-fondé éthique des partis pris de la série.

  • Fritz Lang, Ladykiller

    Jean-Loup Bourget

    • Presses universitaires de france
    • 7 Octobre 2009

    Il s'agit d'un ouvrage consacré à Fritz Lang (1890-1976), l'un des plus grands cinéastes du XXe siècle, actif en Allemagne puis en Amérique. Il a réalisé, entre autres, Metropolis et M le Maudit, ainsi qu'un grand nombre de films hollywoodiens dont Furie, La Femme au portrait, Le Secret derrière la porte ou Les Contrebandiers de Moonfleet. La vie et les films de Lang sont évoqués à partir de trois angles privilégiés : les relations de Lang avec les femmes et son obsession « biblique » pour la chute de l'homme et le meurtre d'Abel par Caïn ; les rapports de Lang et de son oeuvre avec la politique contemporaine, d'abord dans l'Allemagne de Weimar et lors de l'arrivée de Hitler au pouvoir, puis à Hollywood, où il affiche son identité de Juif viennois et son engagement antinazi ; enfin, le statut artistique de Lang, ses rapports avec Murnau, Eisenstein et les surréalistes, sa longue rivalité avec Hitchcock, les débats qui ont agité la critique sur l'importance relative de son oeuvre allemande et de son oeuvre américaine, son influence sur les cinéastes de la Nouvelle Vague.
    Le livre, soigneusement documenté, accorde une large place aux anecdotes de la vie de Lang, son exil d'Allemagne, ses démêlés avec Goebbels et le FBI. Il s'appuie principalement sur des analyses détaillées d'un petit nombre de films considérés comme les plus importants et les plus personnels.

  • Sophie calle, l'art caméléon

    Anne Sauvageot

    • Presses universitaires de france
    • 16 Mars 2007

    Entre roman-photo, journal intime, filature, confesion, road-movie, autofiction... les textes, les photographies et les performances de Sophie Calle n'ont cessé d'emprunter aux mass-media leur engouement spectaculaire pour l'intime. Elle nous fait présent de son intimité et nous ouvre les portes de sa vie privée, nous en connaissons les bonheurs et les malheurs, elle se montre et s'affiche, Sophie Calle est une artiste. Mais suffit-il d'être une artiste, même reconnue, pour que s'opère la distinction entre création et consommation ? Suffit-il de nommer art pour qu'il en soit et suffit-il de conquérir les réseaux mondains et professionnels de l'art pour que l'artiste en soit une ? Tel est le sujet de cet ouvrage autour de la personnalité et des oeuvres de Sophie Calle.

  • Le prisonnier ; sommes-nous tous des numéros ?

    Pierre Sérisier

    • Presses universitaires de france
    • 10 Avril 2013

    OEuvre unique, Le Prisonnier occupe une place à part dans le monde des séries télévisées. Cette histoire d'un agent secret britannique, enfermé dans un village en forme de prison à ciel ouvert, a suscité une littérature riche, abondante, voire érudite, depuis la première diffusion de l'oeuvre en septembre 1967. Au fil du temps, la série, qui ne comporte pourtant que 17 épisodes et que l'on doit au talent et à la détermination de Patrick McGoohan, s'est transformée en un objet culte, avec ses passionnés et ses exégètes : influencée par son temps - la fin des années 1960 -, elle porte en elle une dimension prophétique qui, quarante-cinq ans après son apparition, conserve toute sa pertinence et son actualité. Elle continue de nous interroger sur la place de l'individu dans le monde : appel à la résistance contre le conformisme grandissant, Le Prisonnier constitue un plaidoyer en faveur de la liberté individuelle et une interrogation sur notre identité.

  • Sons of anarchy

    Reanud Du Peloux

    • Presses universitaires de france
    • 13 Mars 2013

    Les Sons of Anarchy sont une bande de motards du fin fond de la Californie qui ont décidé de faire sécession avec l'autorité publique. Leur business est illégal bien sûr et leurs manières, peu courtoises. Ils chevauchent leurs Harleys comme des destriers de l'enfer et sur leurs blousons de cuir est cousu : « Ceux du Chaos ». Les Sons sont en guerre. De leur mode de vie atypique jusqu'à une critique de fond de la puissance publique, la série offre un bel aperçu de la figure de l'anarchiste.
    En quoi notre monde, que l'on peut dire libre - au sens où nous vivons dans une démocratie -, peut-il leur paraître oppressant, coercitif ? La manière dont la puissance publique réagit face à ces ploucs du désert qui n'aspirent à rien d'autre qu'à vivre seuls suggère que notre liberté est peut-être moins réelle qu'il n'y paraît. Convoquant les plus grands penseurs anarchistes, cet ouvrage a l'ambition de montrer comment la série est à l'origine d'une réflexion philosophique sur la morale, la justice et la liberté.

  • Les experts ; la police des morts

    Gérard Wajcman

    • Presses universitaires de france
    • 17 Septembre 2015

    Nous sommes entrés dans l'âge des experts. Dans le monde des experts, on dit qu'on peut tout savoir, qu'on peut faire la lumière sur tout, arracher son secret à toute chose et à la mort elle-même. Ce monde-laboratoire où nul crime ne reste jamais opaque, ce monde de transparence et de vérité, c'est le nôtre : celui de la grande promesse de la science.
    Cette série sur la police scientifique sait faire parler les choses et va chercher la vérité au fond des cadavres. Elle n'opère que sur un monde enfin froid. Pour ce qui est du monde chaud, du monde des vivants, du monde réel secoué de crises financières et de tsunami, c'est plutôt l'impuissance des experts qui frappe.

  • The practice ; la justice à la barre

    Nathalie Perreur

    • Presses universitaires de france
    • 31 Décembre 2015

    érie créée par David E. Kelley en 1997, The Practice explore le monde de la justice pénale américaine et met au jour les failles de son système. À partir du microcosme de la justice et de ses acteurs, c'est la société américaine dans son ensemble qui est passée au crible du regard intransigeant des scénaristes.
    Au long de ses huit saisons, la série se positionne dans l'espace public en offrant un regard sans concession sur une société en crise. Car c'est l'image d'une justice faillible, parfois injuste, souvent imprévisible, que la série dévoile ; une justice qui, comme la société qui l'a mise en place, n'est pas dépourvue de préjugés racistes ni d'obsession sécuritaire et reste obnubilée par la peine de mort.

  • 24 heures chrono ; le choix du mal

    Jean-Baptiste Jeangène Vilmer

    • Presses universitaires de france
    • 29 Août 2012

    En 24 heures toujours, Jack Bauer, agent anti-terroriste, doit faire face aux pires menaces : bombes nu-cléaires, armes biologiques, gaz innervant, guerre mondiale. Dans huit saisons, huit « journées en enfer » sur fond de conspirations au plus haut niveau, ses méthodes sont contestables, son efficacité redoutable. 24 heures chrono est un casse-tête moral qui produit plus d'un dilemme par heure. Une série sur la sécurité nationale, mais surtout une tragédie sur le sacrifice - des autres et de soi. Et une réflexion profonde sur le choix du mal.
    Êtes-vous prêt à vous salir les mains ? Quel prix accepteriez-vous de payer pour sauver des milliers de personnes ? Le moment venu, aurez-vous même le temps de vous poser ces questions ? Cet ouvrage le fait pour vous.

  • Plus belle la vie ; la boîte à histoires

    Jean-Yves Le Naour

    • Presses universitaires de france
    • 13 Février 2013

    Il est de bon ton de critiquer Plus belle la vie, série emblématique et quotidienne de France 3. Les intellectuels la dénigrent, l'extrême droite l'exècre, les islamistes la vomissent, et pourtant, chaque soir, ce programme démarré en 2004 et qui compte plus de 2 000 épisodes rassemble une moyenne de cinq millions de téléspectateurs. Cette réussite est-elle un hasard ? Rendez-vous familial fédérateur, Plus belle la vie ne correspond à rien de connu, avec son audience atypique qui réunit des jeunes et des vieux, des riches et des pauvres, des ouvriers et des diplômés du supérieur. On la dit politiquement correcte, et pourtant on y voit des homosexuels s'embrasser langoureusement et des drogués se piquer à l'héroïne, à la grande fureur du CSA. Parce qu'elle porte l'ambition de parler du monde tel qu'il est à travers la chronique d'un quartier, d'être un « laboratoire humain » et une caisse de résonance des problèmes de société contemporains, cette série dit quelque chose de la France et des Français : mais de quoi Plus belle la vie est-elle le nom ?

  • Cold case

    Marjolaine Boutet

    • Presses universitaires de france
    • 15 Mai 2013

    Cold Case est une série policière à part : en résolvant des crimes remontant à plusieurs années, elle offre aux téléspectateurs une plongée inédite, historiquement renseignée et visuellement innovante dans l'Amérique contemporaine, interrogeant le « siècle américain ». Mettant en scène des policiers dont l'activité est plus proche de celles d'historiens ou de psychothérapeutes que d'hommes d'action ou de techniciens de laboratoire, les 156 épisodes brossent avec beaucoup de sensibilité et d'empathie le portrait d'hommes et de femmes qui luttent pour exprimer leur individualité face au conformisme de leur époque. Car cette série prend le parti d'une critique radicale du modèle social américain, adoptant souvent un discours ouvertement anti-conservateur.
    C'est en historienne que l'auteur propose donc de décrypter cette série mythique, inédite en coffret DVD en raison d'une bande originale regroupant un millier de titres.

  • L'écran éblouissant ; voyages en cinéphilie (1958-2010)

    Michel Mourlet

    • Presses universitaires de france
    • 9 Février 2011

    « Mon histoire d'amour avec le cinéma est d'abord celle d'un éblouissement. Les livres, la littérature sont mes véritables amis d'enfance, je les ai toujours connus, ils font partie de ma vie intime, ils ne m'auront pas quitté. Le théâtre, la peinture, la musique, je les ressens comme ces camarades déjà presque adultes qu'on se fait dans les dernières années d'études et qui deviendront, même éloignés par les circonstances, des amis sûrs - ou disparaîtront sans laisser de trace. Le cinéma, c'est autre chose. Si vous n'avez jamais découvert à vingt ans, surgie au bout d'une plage, une jeune fille nimbée de soleil qui vous apparaît soudain telle que vous la rêviez sans la connaître, vous ne pouvez imaginer ce que fut ma rencontre avec le cinéma. Moi qui, à cet âge, éprouvais une certaine difficulté à me saisir de la réalité, à m'accoler aux choses concrètes, qui sentais le sable du monde s'écouler entre mes doigts, soudain je le vis solide, compact, roc ruisselant de lumière et d'ombre devant moi ; un monde plus intelligent, plus signifiant, donc plus beau : plus vrai que le vrai.
    (...) Et cinquante ans plus tard, dans ses meilleurs moments, comme une femme aimée avec laquelle on vit depuis longtemps et dont, à l'improviste, avec les yeux de radium de la mémoire, on retrouve sous le fard d'aujourd'hui le jeune visage d'autrefois, l'écran que je regarde redevient éblouissant, une lumière bouillonnante en déborde et mon coeur de cinéphile recommence à battre. Prélevés sur un électrocardiogramme long d'un demi-siècle, j'ai recueilli dans ce livre quelques-uns de ces battements de coeur. » (Extrait de l'Avant-propos)

  • Quand le film nous parle ; rhétorique, cinéma, télévision

    Guillaume Soulez

    • Presses universitaires de france
    • 17 Septembre 2015

    Le film n'est pas seulement un récit, c'est aussi un discours sur le monde. Angela (A. Karina) et Émile (J.-C. Brialy) se disputent, de profil, chacun à un bout de la table (Une femme est une femme, Godard, 1961). Évitant le champ/contrechamp, la caméra va de l'un à l'autre, et la dispute conjugale prend un tour comique : il s'agit de savoir qui sait le mieux rouler les « r ». Émile triomphe, Angela soupire, semblant abandonner : « Pourquoi c'est toujours les femmes qui souffrent... ». À qui parle Angela, ou pour qui parle Angela ? Quelle position allons-nous prendre en faisant le lien entre les formes visuelles et sonores du film et notre espace social ? Sommes-nous vraiment « manipulés » par les images ?
    Les analyses de films, reportages et séries proposées dans cet ouvrage montrent que la tradition rhétorique et argumentative, renouvelée aujourd'hui par la pragmatique du cinéma, permet de penser ensemble formes filmiques et contextes et restitue, à côté de leur capacité mimétique, la capacité délibérative des images et des sons, fondement d'un dialogue entre le film et le spectateur.

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