Dupuis

  • La légende parle d'un "âge d'or, où vallées et montagnes n'étaient entravées d'aucune mu-raille. Où les hommes allaient et venaient librement..." Mais ce temps lointain est bien révolu. Le royaume est accablé par la disette et les malversations des seigneurs de la cour. À la mort du vieux roi, sa fille Tilda s'apprête à monter sur le trône pour lui succéder. Avec le soutien du sage Tankred et du loyal Bertil, ses plus proches conseillers et amis, elle entend mener à bien les réformes nécessaires pour soulager son peuple des maux qui l'accablent. Mais un complot mené par son jeune frère la condamne brusquement à l'exil. Guidée par des signes étranges, Tilda décide de reconquérir son royaume avec l'aide de ses deux compagnons. Commence alors un long périple, où leur destin sera lié à "L'âge d'or" ; bien plus qu'une légende, bien plus que l'histoire passée des hommes libres et de leur combat, c'est un livre oublié dont le pouvoir est si grand qu'il changera le monde.

  • Philadelphie, 1776. Mrs Betsy est dépêchée par les indépendantistes américains pour concevoir le tout premier drapeau des futures nations unies. Sa domestique, Angela Brown, décide alors de transformer cet étendard en un hommage révolutionnaire, en y adjoignant en secret un symbole inestimable...

    Douvres, 1944. Le soldat Lincoln se morfond dans son camp militaire, entre discriminations raciales et bagarres quotidiennes. Jusqu'à ce qu'il reçoive une lettre de sa soeur, Johanna, annonçant qu'elle a découvert dans les possessions de leur tante décédée les mémoires d'Angela Brown - rien de moins qu'un témoignage d'une rareté et d'une valeur exceptionnelles. Si l'histoire relatée dans ces mémoires est réelle, alors c'est l'histoire des États-Unis qui est à récrire.Sauf que l'emblème américain est aux mains des Allemands nazis, qui l'ont dérobé ainsi que d'innombrables trésors, au cours de leurs pillages. S'ensuit donc la mise en place d'une opération de la plus haute importance, à laquelle participe Lincoln...

    Quand Yves Sente rencontre Steve Cuzor, c'est la petite histoire et la grande Histoire qui se percutent dans un album aux allures d'épopée. Par l'ampleur de sa narration et la densité de son graphisme, ici sublimé par le noir et blanc du tirage de luxe, Cinq branches de coton noir est d'ores et déjà une oeuvre mémorable.

  • En 1958, à la veille de la Coupe du monde en Suède, douze footballeurs de Première Division quittent clandestinement la France et rejoignent les rangs du FLN. Nous sommes en pleine guerre d'Algérie et leur but est de créer la première équipe nationale algérienne de football et d'en faire l'ambassadrice de l'indépendance à travers le monde... Parcourant le monde souvent clandestinement, cette équipe de champions devenus des va-nu-pieds, devant parfois accomplir plusieurs milliers de kilomètres en minibus à travers le désert pour jouer un match, sans remplaçants, va accomplir exploit sur exploit au fil de plus de 80 matches. Ils s'appellent Zitouni, Arribi, Kermali, Mekhloufi... et ils sont devenus des légendes du sport. On dira de ces "fellaghas au ballon rond" qu'ils ont fait avancer la cause algérienne de dix ans et évité des dizaines de milliers de morts supplémentaires. Javi Rey, Bertrand Galic et Kris n'ont jamais déserté les stades et ont trouvé dans les destins de ces joueurs l'occasion de croiser leur amour du ballon rond et de l'histoire avec un grand H. Kris, l'un des chefs de file de la bande dessinée du réel (on lui doit les succès "Un homme est mort" ou "Notre mère la guerre"), a trouvé les parfaits coéquipiers en Bertrand Galic, habile scénariste et historien, et Javi Rey, un jeune dessinateur catalan qui mêle subtilement les émotions humaines et l'intensité des scènes de match.

  • Quand en 1945 la guerre avec les Japonais prend fin, ce sont 300.000 Européens et métis assimilés qui sont encore sur le territoire de la toute nouvelle république d'Indonésie. Majoritairement hollandais, ils vont revenir au pays sans accompagnement. Monsieur Java est l'un de ceux-là. Il revient avec sa femme et ses trois filles nées d'un autre homme que lui lors d'un précédent mariage. Sur le territoire hollandais, ils donneront naissance à un garçon : le Gosse. Cet enfant devra vivre avec ce père à moitié fou, rescapé de la guerre et des camps de prisonniers japonais, qui ne s'est jamais remis de cette période. Écrasé par les injustices de l'Histoire, celui-ci entraîne toute sa famille dans son naufrage. Il leur fera subir ses obsessions et sa vérité sans jamais cesser de les aimer tendrement.

  • L'île des Sables, un îlot perdu au milieu de l'océan Indien dont la terre la plus proche est à 500 kilomètres de là... À la fin du XVIIIe siècle, un navire y fait naufrage avec à son bord une "cargaison" d'esclaves malgaches. Les survivants construisent alors une embarcation de fortune. Seul l'équipage blanc peut y trouver place, abandonnant derrière lui une soixantaine d'esclaves. Les rescapés vont survivre sur ce bout de caillou traversé par les tempêtes. Ce n'est que le 29 novembre 1776, quinze ans après le naufrage, que le chevalier de Tromelin récupérera les huit esclaves survivants : sept femmes et un enfant de huit mois. Une fois connu en métropole, ce "fait divers" sera dénoncé par Condorcet et les abolitionnistes, à l'orée de la Révolution française. Max Guérout, ancien officier de marine, créateur du Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN), a monté plusieurs expéditions sous le patronage de l'UNESCO pour retrouver les traces du séjour des naufragés. Ses découvertes démontrent une fois de plus la capacité humaine à s'adapter et à survivre, en dépit de tout. L'archéologue a invité le dessinateur à les rejoindre lors d'une expédition d'un mois sur Tromelin. De là est né ce livre : une bande dessinée qui entremêle le récit "à hauteur humaine" (on "voit" l'histoire du point de vue d'une jeune esclave, l'une des survivantes sauvées par le chevalier de Tromelin) avec le journal de bord d'une mission archéologique sur un îlot perdu de l'océan Indien. Après le succès international de Marzi, Sylvain Savoia offre à nouveau aux lecteurs une magnifique leçon d'humanité.

  • "Il neigeait. On était vaincu par sa conquête. Pour la première fois l'aigle baissait la tête. Sombres jours ! L'Empereur revenait lentement, laissant derrière lui brûler Moscou fumant. Il neigeait..." Voici les quelques vers que Victor Hugo a écrit dans L'Expiation pour décrire la retraite de la Grande Armée. Un "retour", plutôt, si nous tenons à être précis. Mais surtout une blessure nationale vive, qui des années après marque encore le langage français. Patrick Rambaud en a fait un roman, fabuleux, épique et terrible. Frédéric Richaud et Ivan Gil l'ont adapté en trois bandes dessinées aujourd'hui rassemblées dans cette intégrale. Une mise en image spectaculaire d'une épopée qui, par sa violence, mais aussi par les extraordinaires morceaux de bravoure qu'elle renferme, semble encore aujourd'hui peu croyable. Alors que Moscou vient d'être incendiée par les Russes, Napoléon n'a d'autre choix que d'ordonner le retour en France. Mais l'hiver russe est atroce, et c'est sa cruauté qui aura raison de la Grande Armée. Partis à 500 000 têtes, ils ne seront que quelques milliers à revenir dans leur pays. La bataille de la Bérézina portant le dernier coup à ces hommes, femmes et enfants, épuisés par les conditions climatiques de ce retour. Un récit historique à redécouvrir, qui mêle habilement personnages réels et fictionnels.

  • 1946. Les Pays-Bas, chassés d'Indonésie par l'invasion japonaise, ne reconnaissent pas la déclaration d'indépendance et cherchent à reprendre le contrôle de leur colonie. L'intervention de l'armée de métier coloniale ne suffisant pas, un contingent de conscrits est appelé pour combattre les "terroristes". Johan Knevel, lui, se porte volontaire. Sa seule motivation est affective : savoir ce qu'est devenue sa nourrice indonésienne. Faute de retrouver le paradis de l'enfance perdue, il sera confronté aux complexités de l'époque. Nouveau maître de la ligne claire intelligente, Peter Van Dongen est intimement lié à l'histoire de l'Indonésie, une des premières colonies à avoir déclaré son indépendance. Via son père hollandais et sa mère indonésienne, le nouveau dessinateur de "Blake & Mortimer" est au carrefour de deux civilisations dont il a tiré "Rampokan". Ce chef-d'oeuvre graphique et narratif, résultat d'un travail au long cours, connaît, enfin, une version en couleur réalisée spécialement pour "Aire Libre".

  • À la suite du gigantesque incendie qui a saccagé Moscou et débouté ses troupes, que peut bien Napoléon ? Pour celui qui, enfermé dans ses rêves de grandeur, ambitionne de marcher jusqu'en Asie, il est hors de question de rentrer en France. Mais l'hiver s'installe, les armées cosaques sont plus rapides et plus mobiles, chaque tentative d'avancée se solde par des dizaines de milliers de morts, et le bivouac dans cette ville détruite a affaibli la Grande Armée de manière considérable. Deuxième tome de l'adaptation de "Il neigeait", roman à succès de Patrick Rambaud dont Frédéric Richaud, le scénariste, a su restituer la verve et la gouaille, "Bérézina" est le récit de l'échec d'une campagne qui dépasse l'entendement comme celui de la folie d'un homme que ses éclatantes victoires ont coupé de la réalité. Une épopée tragique mise en images par Ivan Gil qui, comme dans la trilogie "La bataille", excelle ici à retranscrire l'ampleur de la défaite comme les détails de l'époque chers aux passionnés de Napoléon.

  • L'hiver polaire s'est abattu sur les plaines russes, emportant avec lui les forces des soldats de Napoléon Bonaparte. Contrainte de se retirer toujours plus loin afin d'échapper aux impitoyables cosaques lancés à ses trousses, la glorieuse armée française n'est plus qu'une longue file de morts en sursis ; et dans cette fuite éperdue pour sauvegarder le peu qui demeure, apparaît bientôt le fleuve glacé qui donna son nom à cet épisode symbolique de la campagne de Russie : la Bérézina.

  • Pour conserver sa mainmise sur l'Europe, en cette année 1812, Napoléon n'a d'autre choix que de déclarer la guerre à l'empereur russe Alexandre. En septembre, après trois mois de marche, ses hommes, affamés et épuisés, avancent enfin sur Moscou... mais découvrent une ville désertée. Sans combat à mener, Napoléon, ses suivants et son armée prennent leurs quartiers dans la capitale. Dès la nuit tombée, pourtant, Moscou commence à prendre feu. Les caves des maisons, les églises et même le Kremlin s'embrasent et menacent de réduire toute l'armée en cendres. Pris au piège, Napoléon va devoir quitter la ville et reprendre la route pour se confronter à son ennemi. Après le succès de "La Bataille", adaptation du Goncourt de Patrick Rambaud, Frédéric Richaud et Ivan Gil s'attaquent cette fois à "Bérézina", autour de la campagne de Russie, un morceau d'histoire militaire raconté à travers une multiplicité de points de vue : les scribes de Napoléon, ses soldats, des comédiens de passage et l'empereur lui-même.

  • Hibakusha

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    Ludwig Mueller est un traducteur-interprète allemand aux ordres du parti hitlérien. Alors que la Seconde Guerre mondiale entame un virage inquiétant, ce mari désabusé et père peu préoccupé par sa famille est envoyé à Hiroshima afin de travailler sur des documents confidentiels, au contenu crypté. Là-bas, il lui est cependant impossible d'échapper à ses tourments qui se gravent dans sa chair et lui causent d'intenses douleurs. C'est alors que sa rencontre avec une belle Japonaise va bouleverser toutes ses convictions, jusqu'au plus profond de son âme... L'année 1945 a sans doute été la plus sombre de l'histoire du Japon. En situant son intrigue à cette période charnière (hibakusha se traduit par "les survivants de la bombe"), Thilde Barboni rend un vibrant hommage à une nation souvent meurtrie, dont l'aura solennelle rayonne encore et toujours à travers les imaginaires. Une oeuvre sublimée par le trait d'Olivier Cinna, qui offre à ce récit entre fiction et réalité historique la force subtile et la pure délicatesse d'un magnifique haïku.

  • 1989, le grand tour

    Cabanes

    "En matière de rêve, j'ai appris à être patient. J'ai fini par admettre qu'il existe bien une sorte d'harmonie du hasard, plus ou moins favorable aux accomplissements. J'ai fini par admettre qu'un simple coup de fil peut vous installer à l'arrière d'une limousine du Tour de France, avant même de réaliser que l'enchanteur s'appelle Pierre Christin et qu'il vient de se servir de sa baguette d'éditeur magique. C'était en 1989. J'étais ce môme qui avait suivi jadis les exploits du Tour au transistor et qui voyait enfin les figurines de plomb rouler à 60, tomber dans des ravins et manger comme des ogres, le soir, en chantant victoire dans des hôtels hallucinés. 30 années plus tard, les repentirs flottent, comme un rêve à reprendre." Voici comment Max Cabanes parle de sa boucle magique réalisée en 1989. Un vrai rêve d'enfant qui se réalise ! Lui qui suivait le Tour dans les années 60 en déplaçant des figurines sur un jeu de l'oie va pouvoir le vivre en personne. Il en tirera un récit d'une soixantaine de pages, racontant les anecdotes qui l'ont marqué, ému, frappé. Mille choses qui permettent de mieux appréhender cette épreuve fabuleuse qui existe depuis 1903 ! Et, par un coup du sort, cette épreuve de 1989 sera incroyable. Qualifiée par la presse de l'époque de "Tour le plus fou", force est de reconnaître que le contexte est parfait pour une dramaturgie sportive de haut vol. Un plateau de favoris exceptionnel, des épreuves à suspens, et un final qui reste encore dans les esprits aujourd'hui. Un récit à revivre à travers les superbes illustrations dessinées dans la caravane par l'auteur-reporter.

  • Jean Gadoix, Ousmane Dioum ; deux jeunes gens que rien ne destinait à se rencontrer, jetés dans les mêmes tranchées en 1914... L'un sera fusillé sur une fausse accusation, l'autre survivra à la guerre mais subira l'offense répétée du racisme ordinaire, dans cette France des années 1920. À travers les destinées particulières de Jean et d'Ousmane, c'est le destin d'une génération sacrifiée mais aussi le combat quotidien de femmes contre l'injustice, le mensonge et la calomnie, que nous raconte Lax sans complaisance ni faux-semblants, avec l'oeil de la vérité.

  • - Avec Lannes, Lassale et Espagne, vous chargez pour enfoncer le centre autrichien et couper leur armée en deux. Alors Davout passe le grand pont avec ses réserves, il renforce vos attaques et nous écrasons ces coglioni !
    - Qu'il en soit ainsi, Votre Majesté.
    - Il en sera ainsi, Berthier. Je le vois et je le veux.

    Mai 1809 : La Grande Armée de Napoléon s?apprête à traverser le Danube sur l'immense pont flottant construit en une nuit par le génie français. De l'autre côté du fleuve, l'Archiduc Charles et les armées autrichiennes les attendent, bien décidés à venger l'humiliation d?Austerlitz. L'horreur est en marche.

    La bataille d'Essling, c?est la première grande hécatombe de la guerre moderne ; deux journées d?un déluge de fer et de feu qui va laisser 45 000 morts couchés dans les blés.
    Armez vos mousquets, aiguisez vos lames, laissez derrière vous toute espérance. Bienvenue au coeur de La Bataille !

    Frédéric Richaud et Ivan Gil signent ici une adaptation magistrale du roman de Patrick Rambaud couronné en 1997 par le Grand Prix du roman de l'Académie française, puis par le prix Goncourt.

  • En détruisant le pont sur l'île Lobau, l'armée autrichienne met un terme à l'offensive napoléonienne. Après deux jours de carnage, il ne reste à Masséna qu'à organiser le repli. Quelques semaines plus tard, le combat reprendra et ce sera Wagram. Mais ceci est une autre histoire...
    La bataille d'Essling, c'est la première grande hécatombe de la guerre moderne : trente heures de combat sans vaincu ni vainqueur qui vont laisser plus de quarante mille morts couchés dans les blés. Des sapeurs aux voltigeurs, des hussards à l'état-major, des murs de Vienne aux abords du fleuve en crue et des villages en flammes. La Bataille est bien plus qu'un roman ou une bande dessinée historique, c'est une fresque titanesque. Basée sur des évènements historiques solidement documentés, cette adaptation en trois volumes du roman qui valut le prix Goncourt et le Grand Prix du roman de l'Académie française à Patrick Rambaud est elle-même inspirée d'un projet inachevé de Balzac.

    Gil et Richaud concluent magistralement cette première adaptation avant de s'attaquer à Il neigeait, le deuxième roman napoléonien de Rambaud sur la campagne de Russie.

    À l'instar des précédents volumes, l'album est complété par un dossier spécial.

  • Ce deuxième volet du récit épique et tumultueux de La Bataille s'ouvre sur la bataille d'Essling proprement dite, qui voit se jeter les uns contre les autres soldats de Napoléon et soldats autrichiens.
    Les personnages historiques sont légion : Napoléon, bien sûr, mais aussi Masséna ou Stendhal, et même le colonel Lejeune, héros de ce récit, dont Rambaud a trouvé la trace dans les archives de l'époque.

  • Je suis l'oeil secret de Dieu. Tu en seras le bras le plus puissant !
    Karlis, dit le Live Noir, est un mercenaire sans morale, invaincu sur un champ de bataille. Jusqu'au jour où, lors du pillage d'une église, Dieu lui assigne une mission : défendre envers et contre tout la foi chrétienne. Il forme alors avec un puissant seigneur normand une armée d'élite, la Milice Sacrée.
    Mais c'est seulement en trouvant et enlevant Hermance Languedolce, qu'il conçoit comment mener à bien son rêve de libération de la terre sainte... Car Karlis a compris l'étendue des pouvoirs de ce "faux" prophète. Et seul lui, le Live Noir, peut aujourd'hui les révéler.Jamais Philippe Thirault n'excelle autant que dans la noirceur la plus totale. Pour Le Rêve de Jérusalem, il est formidablement bien relayé par Lionel Marty, dont le coup de pinceau donne une puissance incroyable à cette histoire de violence et de foi. Un album qui fera date parmi les succès récents "médiéval-mystique".

  • Philippe Thirault pose implacablement ses pions, aucun des trois héros n'en sortira indemne. Menée de main de maître, l'intrigue pousse à son paroxysme la passion amoureuse, l'exaltation mystique, la folie meurtrière et la haine qui finit par aveugler celui que la foi aurait dû guider. Quant au dessin de Lionel Marty, il est sans concession : la violence des combats, comme la violence des sentiments y sont rendues avec une vérité que rien n'atténue.

  • Grandeur et décadence de l'Abbaye d'Orval (en Belgique)Le Val d'Or, c'est ce lieu merveilleux de beauté et de richesses naturelles que des moines bénédictins découvrent en l'an 1070, au cours de leur périple à la recherche de l'endroit idéal pour édifier leur abbaye.
    Observants de la règle de Saint-Benoît, ils vivent dans la simplicité et le silence, loin de la cupidité et de la violence du monde. Celles-ci franchiront pourtant le clos de l'abbaye, apportant avec elles leur lot de souffrance et de désolation...

  • Louison est un enfant amnésique, Étienne un soldat français séduit un temps par les mythologies aryennes et Yin-Tsu une photographe japonaise chargée d'espionner Himmler. Tous trois cherchent à survivre à la guerre et à ses événements les plus terribles : la Shoah par balles, les camps de concentration, les sinistres recherches des "docteurs" de l'Ahnenerbe...

    Wotan est le vent furieux des mythologies nordiques. À travers cette fresque sans concession et très documentée, Éric Liberge plonge dans les méandres les plus diaboliques du nazisme et de l'âme humaine, tout en développant une réflexion philosophique sur les thèmes du choix, de l'engagement et du courage. Explorant les zones d'ombre de chacun de ses personnages, il les confronte à l'innommable. Loin de tout manichéisme, Éric Liberge déroule la mécanique implacable d'un récit dont nul ne sortira indemne, et qui se déploie en trois grands volets, de la "drôle de guerre" à l'armistice du 8 mai 1945.
    Les 162 pages de bande dessinée sont complétées par un dossier graphique et historique, notamment les récits des parents de l'auteur pendant la "drôle de guerre" et la Libération.

  • Trois héros, un fou de Dieu, une guerrière sans merci, un jeune homme aux pouvoirs mal maîtrisés, forment un terrible triangle guerrier et amoureux.Karlis, « le Live Noir », mène une armée croisée à travers la Turquie. Des places fortes doivent tomber avant d'atteindre Jérusalem.
    Les troupes avancent à marche forcée pour être les premiers devant Antioche. Mais les chemins montagneux qu'ils empruntent se révèlent aussi dangereux que les escarmouches incessantes des archers turcs. La peur et la faim s'installent chez les croisés.
    Istvana, la belle guerrière qui commande aux terribles Tafurs, ronge son frein dans les bras de Karlis alors que les fruits des pillages attendus tardent à tomber.
    Entre sa fascination pour Istvana et sa dette face au Live Noir, Hermance est lui aussi en proie au doute. Comment Hermance va-t-il assumer son destin, celui d'un nouveau « Christ », du « bras le plus puissant » de Dieu ?Le « Rêve de Jérusalem » est une incroyable histoire de violence, d'amour et de foi. Isabelle Merlet intègre l'équipe créative : une coloriste connue pour ses collaborations aux « Chroniques de la lune noire », ou au « Chant des Stryges ».

  • La destinée d'une abbaye prise dans la tourmente de la Révolution FrançaiseEn évoquant, à travers des épisodes choisis, la fondation, le rayonnement et la décadence de l'Abbaye d'Orval, Jean-Claude Servais brosse le portrait d'un ordre religieux animé d'un idéal de pureté, rattrapé par les turpitudes de ce monde. Il nous raconte aussi l'histoire de deux hommes que tout sépare, mais dont la destinée se retrouve liée par l'Abbaye. L'un y est moine et reste dans ses parages alors même qu'elle n'existe plus, ravagée par la Révolution. L'autre en convoite la richesse, accroché à la légende selon laquelle les moines auraient dissimulé, avant leur fuite, un trésor dans ses souterrains. Le drame, noué avant même la Révolution, éclate lorsque le fils illégitime du second surgit, et essaie d'arracher au moine reclus dans la forêt le secret de ce fameux trésor. On retrouve dans ce second et dernier tome d'Orval le dessin somptueux de Jean-Claude Servais, qui fait de ce récit une fresque à la beauté saisissante.

  • Un jeune homme et un enfant dans la folie raciale du IIIème Reich.Septembre 1939, en France. Le jeune Louison est un enfant étrange. Amnésique, rejeté par les autres enfants, il parle en allemand dans son sommeil, se passionne pour la préhistoire et entretient de longs échanges imaginaires avec Du Guesclin. Placé dans une famille d'accueil, il fuit, et finit par être recueilli dans un campement de gitans.

    Au même moment, Etienne Murol, un jeune artiste, de retour de l'Académie de Vienne, retrouve Paris en proie à la fièvre des préparatifs de guerre. Mobilisé, il est envoyé en casernement à la ligne Maginot. La tête pleine de sentiments contradictoires, il ne peut se défendre d'une certaine exaltation face au nazisme et aux recherches pseudo scientifiques et culturelles menées sous la bannière de la pureté raciale.

    Sans qu'ils le sachent, le destin de cet enfant et de ce jeune homme sont liés, tandis que s'abat sur l'Europe l'ombre de l'idéologie du IIIème Reich.

  • La lente et sanglante avancée de Croisés se poursuit vers Jérusalem. De sièges interminables en massacres impitoyables, l'armée entraînée par Karlis, le Live Noir, subit de lourdes pertes. Hermance n'accomplit plus de miracles, Karlis ne les suscite plus chez lui. Une sombre rivalité s'est installée entre les deux hommes, depuis qu'Istvana, la princesse des Tafurs, délaisse Karlis au profit d'Hermance . Les derniers actes de la tragédie de Karlis, Istvana et Hermance se mettent en place. La foi de Karlis résistera-t-elle aux assauts de la haine et de la folie, dont l'ombre s'attache de plus en plus étroitement à ses pas ? Le ciel de Jérusalem paraît bien sombre, le rêve devient cauchemar de sang, de larmes et de mort...

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