Jigal

  • Stavros contre Goliath

    Sophia Mavroudis

    • Jigal
    • 23 Septembre 2020

    Stravos et sa coéquipière se lancent à la poursuite d'un terroriste : un traque effrénée qui mêle rage et rancoeur !
    Les nouvelles enquêtes à Athènes du commissaire Stavros Nikopolidis.
    Le commissaire Stavros Nikopolidis est un électron libre et désabusé, charmeur invétéré, amateur d'ouzo et de rebetiko, au caractère bien trempé et à l'instinct aiguisé. À peine remis de la traque de son ennemi intime, il se retrouve, sur ordre de sa hiérarchie et de Bruxelles, à devoir collaborer avec les Turcs - ennemis jurés des Grecs depuis toujours - en vue d'interpeller en mer Égée un terroriste embarqué dans une caravane de migrants à destination de l'Europe. Mais Dora, coéquipière de Stavros et ancienne des forces spéciales, semble nourrir une rancune tenace envers ce terroriste et Cengiz, ce chef turc de la police côtière qu'on leur a collé aux basques. Traques effrénées, coups fourrés et retournements se succèdent. La rage qui anime Dora va brouiller les cartes... Et c'est sur une partie de tavli que tout va se jouer !
    Plongez au coeur d'Athènes, son Parthénon et son Acropole, et suivez les investigations de Stavros et ses fidèles collègues !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE 
    « Un polar bien noir, complexe à souhait ! Excellent. Passionnant. Une grande plume du polar est née. » L'OBS
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Stavros contre Goliath, second roman de Sophia Mavroudis, porte encore une fois toute la Grèce actuelle sur ses épaules. Ou plutôt sur celles du commissaire Stavros Nikopolidis, une forte tête lui aussi. Entre la musique et l'ouzo, il a parfois bien du mal à choisir... Mais il est avant tout réputé pour son flair, sa perspicacité inébranlable et son humanité sans faille. Ici, c'est au coeur des camps de migrants, sur fond de misère humaine et de trafics en tous genres que les policiers vont se retrouver plongés dans les méandres des enjeux politiques, sécuritaires et sociaux d'une Grèce tout juste sortie de la crise. Sophia Mavroudis, forte de son expérience professionnelle, nous fait toucher là les conséquences dramatiques pour les Grecs d'une politique migratoire européenne non assumées par l'Europe. Avec cette nouvelle tragédie grecque des temps modernes, c'est toute l'âme d'une Grèce épuisée qui jaillit avec force des pages de ce roman édifiant !

  • Qaraqosh

    Maurice Gouiran

    • Jigal
    • 14 Juin 2019

    Clovis se méfie de Mikki, qui prétend avoir combattu en Irak aux côtés d'une milice chrétienne, Qaraqosh, fondée à Prague.
    Ce qui est sûr, c'est que Clovis ne voit pas arriver ce Mikki d'un très bon oeil... D'une part, parce que cet escogriffe pas très clair se dit menacé et cherche une planque du côté de la Varune, d'autre part, parce qu'il arrive d'Irak où il prétend avoir combattu au sein d'une milice chrétienne nommée Qaraqosh. Et puis Clovis n'a pas de temps à perdre : il doit partir le surlendemain pour un reportage à Prague où l'on vient de retrouver la bibliothèque d'Himmler consacrée à l'ésotérisme et à la sorcellerie. Coïncidence ou opportunité, c'est justement à Prague que la milice Qaraqosh a été créée. De leur côté, Emma et le SRPJ se retrouvent à enquêter sur deux meurtres commis dans la région, sur le même modus operandi. Les deux victimes s'avèrent également avoir été membres de Qaraqosh. Y aurait-il un lien avec ce fameux Mikki ? Entre les investigations de Clovis à Prague et celles d'Emma partie en urgence à Londres, le fil de la vérité semble se dénouer... Mais tous deux sont bien loin de se douter de la tournure que va prendre cette affaire !
    Deux victimes membres de Qaraqosh, le même modus operandi... Suivez Clovis à Prague et Emma à Londres au fil d'une enquête rythmée dans ce polar marseillais aux thématiques actuelles qui prendra des tournants imprévisibles !
    EXTRAIT
    Je l'ai jouée profil bas et rangé mon ego aux vestiaires. Au pire, elle m'enverrait sur les roses. J'avais soigneusement préparé mes questions. Comme avec Caubous, j'ai été franc du collier et lui ai déballé tout ce que j'avais appris sur Mikki. C'est ce qui l'a sans doute convaincue de collaborer.
    Sur un plan général, elle m'a confirmé les informations de Caubous. Elle connaissait vaguement la milice Qaraqosh et ne possédait aucun avis tranché sur cette organisation. Elle savait qu'elle avait compté des engagés français mais ne les avait jamais croisés et ignorait leurs identités. Je n'en saurais donc pas plus sur les camarades de Mikki.
    En revanche, elle m'affirma que cette milice avait participé à la bataille de Mossoul et, en particulier, à la reprise de la Vieille Ville. C'était quand même un peu en contradiction avec les confidences de Mikki qui se désolait du manque d'activité de son groupe et avait même prétexté un ennui continuel pour justifier son retour sur le sol natal. J'ai noté cette divergence dans un coin reculé de ma mémoire.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ce roman érudit n'oublie pas pour autant les codes du polar : le suspense, l'action et les coups tordus qui se succèdent jusqu'à un dénouement très peu prévisible [...] Un polar documenté, passionnant, au plus près de problématiques très actuelles, abordant aussi bien l'ésotérisme nazi que les trafics islamistes. - Maurice Gouiran, Quatre sans Quatre
    Le nouveau roman d'un auteur à la bibliographie imposante comme le casier judiciaire de Jules Bonnot. - Marc Émile Baronheid, Putsch
    L'auteur mêle le destin de ses deux protagonistes dans une enquête où la psychologie joue un rôle très important. C'est du Maurice Gouiran en grande forme que l'on lira avec attention. - Emmanuel Fleury, Journal de lectures
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Inébranlable. Dans ses polars, Maurice Gouiran ne s'attache pas aux chiffres de l'Histoire, il s'attache à la chair, à la terre et aux hommes. Il nous conte les méandres de leurs vies, il met des noms sur les morts... Il fait remonter à la surface les souvenirs, les tabous, les non-dits... Il nous fait sentir les brûlures du soleil, les odeurs des collines, il fait suinter la souffrance et la peur des victimes... Il n'invente (presque) rien, il n'enjolive pas (ou si peu), il ne donne pas de leçon, il nous ouvre les yeux ! 

  • Mort à vie

    Cédric Cham

    • Jigal
    • 23 Septembre 2020

    Découvrez les codes et les règles derrière les barreaux ! Cet univers violent bien éloigné des clichés vous tiendra en haleine...
    Lukas coule une vie tranquille aux côtés de Camille et de leur fille Léana. Jusqu'au jour où tout vole en éclats : il est interpellé, et dans la foulée mis en garde à vue pour homicide involontaire... Voulant protéger son frère Eddy, Lukas va endosser une lourde faute qui n'est pas la sienne. Un choix terrible ! Pris dans cette spirale infernale, il se retrouve placé en détention provisoire. Fiché, numéroté. Écrou 52641. Ici, il va tenter de survivre entre Rudy et Assane, ses compagnons de cellule, dans un univers dont il ignore tout. Il va aussi devoir affronter Moussa et ses sbires... De l'autre côté des barreaux, Eddy, entouré d'une faune interlope, s'enfonce toujours davantage... Chacun construit sa propre prison. Personne n'y échappe...
    À travers l'enfermement et la culpabilité, ce polar livre une véritable analyse de la violence intrinsèque de l'Humanité !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    La bonne trentaine, demeurant dans le 42, Cédric Cham travaille au sein de l'Administration Pénitentiaire Française, ce qui lui vaut de confronter au quotidien récits sombres et réalité. -Polars Pourpres
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après Broyé et Le Fruit de mes entrailles, Cédric Cham, avec ce nouveau roman Mort à vie, poursuit son analyse de la violence inhérente à notre société, à notre humanité. Et c'est cette fois sous l'angle de l'enfermement et de la culpabilité qu'il décide d'aborder le problème. L'enfermement judiciaire tout d'abord, ce microcosme hors-norme qu'est la prison, qu'Edward Bunker appelait la « fabrique à animaux ». Le lecteur, à travers les yeux de Lukas, va découvrir les codes et les règles derrières les barreaux. Un univers somme toute violent par définition, mais au final très éloigné des clichés et des fantasmes véhiculés par les films ou les médias. La prison n'est que le reflet de notre société : un monde empli de moments de douleur, de désespoir, mais aussi d'amitié, de fraternité, d'amour et... d'humanité dans ce qu'elle a parfois de plus extrême. Et puis il y a l'enfermement intérieur. Celui que l'on se construit tous, en se claquemurant à un moment ou à un autre dans des schémas de pensée, de comportements de vie, la culpabilité vous collant à la peau. Notre pire ennemi est peut-être nous-mêmes. Alors ici, en n'oubliant jamais que la réalité dépasse toujours la fiction, bienvenue en cellule !
    Cédric Cham ne fait jamais dans la dentelle et nous livre des romans noirs époustouflants de brutalité, de cruauté, de cynisme, de réalisme glaçant, mais aussi d'émotions. Accrochez-vous !

  • Ange

    Philippe Hauret

    • Jigal
    • 23 Septembre 2020

    Ange, une jeune femme séduisante, cherche à se venger d'une vedette télévisuelle qui s'est joué d'elle !
    Ange est une jeune femme rebelle, survoltée et aventureuse qui profite de sa séduisante plastique pour attirer de riches entrepreneurs avant de les dépouiller. Elle partage un appartement avec Elton, son ami d'enfance. Ce dernier passe ses journées, rivé sur le canapé, devant la télé, tout en se rêvant multimillionnaire. Lorsque Ange rencontre Thierry Tomasson, véritable icône télévisuelle, elle s'imagine déjà mener une brillante carrière de chroniqueuse. L'animateur, surtout soucieux de s'adjuger ses jolies formes, va vite la faire déchanter... Pour se venger, Ange concocte alors un plan machiavélique en entraînant Elton dans son sillage. Mais on ne s'attaque pas à un présentateur vedette sans en subir de fâcheuses conséquences. Et bien que Ange puisse toujours compter sur sa niaque et son sens inné de l'embrouille pour retourner la situation, le destin peut parfois se montrer facétieux et impitoyable...
    Plongez dans cette histoire de vengeance machiavélique !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE 
    « Philippe Hauret a un vrai talent pour allier intrigues, personnages et contexte social, avec une maîtrise et une force impressionnantes. » Black Novel.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Les romans de Philippe Hauret sont souvent des romans de faille, de destruction, de désespoir. Toujours au plus près de la vie, réalistes, pessimistes mais combatifs... Avec là-bas, tout au bout, cette étincelle qui subsiste et guide les survivants du naufrage ! Philippe Hauret jongle avec les solitudes, les personnages désabusés, les amours contrariées, les dérives, les idéaux fantasmés, les fragments de vies brisées, les personnages écorchés vifs, les espoirs lointains, mais aussi avec la rage et la niaque qui au-delà du NOIR sont toujours là comme ultime rempart ! Philippe Hauret aime la vie comme il aime ses personnages. Et si chacun de ses romans est si brutal, si poignant, si douloureux, c'est sans doute parce qu'il cherche par tous les moyens à faire aimer la vie à ses personnages... Et ce n'est pas un hasard si on l'associe parfois à Goodis, Jonquet, Thompson ou même Manchette... Philippe Hauret écrit de grands romans noirs ! De ceux qui laissent des traces...

  • Un pénitent est tué et une bijouterie braquée lors de la procession de la Sanch à Perpignan...
    Un Vendredi Saint à Perpignan. Comme chaque année depuis cinq siècles, la procession de la Sanch se met en marche. Sept cents pénitents défilent dissimulés sous leur traditionnelle caparutxe - longue robe de bure et cagoule. Soudain, quelques pétards brisent le silence et la panique gagne la procession. Quand le calme revient, un pénitent ensanglanté reste étendu à terre, poignardé. Au même moment un violent hold-up se produit, non loin de là, dans une bijouterie... L'enquête conduit très vite le lieutenant Sebag des ruelles encombrées du quartier gitan de Saint-Jacques aux appartements feutrés de la bonne société catholique catalane. Mais y a-t-il un lien entre ces affaires alors que plane ici, l'ombre aussi poétique qu'ambiguë du Fou chantant, qui, ado, arpentait déjà ces mêmes ruelles...
    Suivez le lieutenant Sebag dans cette enquête qui vous mènera dans les recoins les plus mystérieux de la ville, avec ce roman policier régional haletant !
    EXTRAIT
    Invoquer cette fois-ci le secret de l'enquête pour ne pas y répondre serait une façon de confirmer. Il n'y avait pas d'autre solution que de tenter une esquive.
    - Ah, ces rumeurs...
    - Vous démentez également ?
    Sebag s'arrêta.
    - Vous êtes redoutable, monsieur Marty.
    Gilles se remit en marche pour stopper de nouveau quelques mètres plus loin devant une tombe dont le nom du locataire lui disait vaguement quelque chose.
    - Et celui-là, qui est-ce ?
    François Marty le rejoignit.
    - Vous aussi, vous êtes redoutable...
    Après cet échange de flatteries, Sebag considéra que la discussion sur l'enquête était close. Certes, il n'avait pas nié et le président de la Sanch pouvait estimer son information certifiée mais il ne pourrait trouver dans les propos de Sebag de quoi se targuer vis-à-vis de ses amis.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    « Un auteur remarquable avec un « touché d'écriture [...] Finesse et subtilité sont deux des piliers de ce roman. Ici on prend le temps de ne négliger aucun détail et on prend aussi le temps de vivre, de manger et de se sourire. Philippe Georget mérite mon coup de coeur pour ces 264 pages menées de façon formidable ! » - Bruno Delaroque, Whoozone
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Philippe Georget est né en 1963 quelques jours après la mort de Kennedy, mais ne cherchez pas, il a un bon alibi ! Il a 20 ans quand il découvre la solidarité en participant à la construction d'une école au Nicaragua. De retour en France, il reprend des études qui le conduiront à une licence d'histoire puis une maîtrise de journalisme en 1988. Il travaille d'abord pour Radio France et Le Guide du Routard avant de se lancer dans la télévision régionale du côté d'Orléans. Il y travaille comme journaliste rédacteur, cameraman et présentateur. En 2001, il embarque femme et enfants dans son camping-car et fait le tour de la Méditerranée de Marseille à Marseille en passant par l'Italie, la Grèce, la Turquie, la Syrie, la Jordanie, la Libye et la Tunisie.... À son retour, il pose ses valises dans les environs de Perpignan. Et c'est là, en pays catalan, qu'il situe la plupart des intrigues de ses romans. Une terre qu'il apprécie tout particulièrement et dont il arpente en courant - et probablement pour se défouler entre deux chapitres de son prochain roman - les sentiers sauvages. Il compte d'ailleurs trois marathons à son actif sans compter celui dont il a un jour raté le départ, ayant malencontreusement pris celui de la course d'à côté ! Un écrivain marathonien... ceci explique sans doute cela !

  • Deux balles

    Gérard Lecas

    • Jigal
    • 24 Mars 2020

    Willy et Vincent tentent de se reconstruire après leur mission en Afghanistan. Vincent retrouve d'anciens frères. Le sont-ils toujours ?
    Juin 2013, alors que l'armée française engagée en Afghanistan se retire, le caporal-chef Vincent Castillo rejoint à Marseille, Willy, son frère d'armes grièvement blessé au combat. Pour leur retour à la vie civile, ils avaient rêvé un projet : acheter un food-truck et sillonner la côte pendant l'été. Mais pour l'heure Willy est en chaise roulante et Vincent sous neuroleptiques. Faute de mieux, Vincent retourne chez son père, dans cet hôtel minable recyclé en foyer d'accueil pour migrants. Il retrouve là ses deux frères, Denis et Jordan, qu'il n'a pas vus depuis longtemps et qui ont tous les deux bien changé... Il y découvre Hamid, son ami interprète afghan, exilé pour échapper aux Talibans, et rencontre Leila, la jolie Afghane, et son fils Ashmat qui attendent il ne sait quoi... Après tout ce qu'il a vécu, Vincent est à la recherche d'une nouvelle vie. Mais le problème, c'est qu'ici, les frères, les vrais, ça ne court pas les rues...
    Un roman saisissant de réalisme... et de réalité.
    EXTRAIT
    Aujourd'hui, il n'a rien dit lui non plus. Ils ont juste échangé une accolade, serré le bras et la main, comme si tout pouvait être résumé dans ces quelques gestes. C'est le kiné qui a détaillé les manoeuvres pour piloter le fauteuil.
    - Alors, là-bas ? demande enfin Willy.
    - Plus rien. Tout le monde est parti, il n'y a que les instructeurs qui sont restés. À Nijrab.
    - Putain, tout ça pour en arriver là...
    C'était un bon résumé de la situation, tout ça, toutes les souffrances reçues et infligées pour retourner à la case départ. En principe, eux, ils n'avaient pas à porter de jugement là-dessus. Ils étaient là-bas pour faire tourner la machine, fournir la chair et le sang indispensables à son fonctionnement et basta.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Voilà un roman noir bien noir comme je les aime. Ancré dans la réalité et dans l'actualité. Un roman noir à lire et faire lire, un de ceux qui marquent tant dans les contextes que dans les personnages. Excellent de bout en bout. - Lyvres
    Un polar qui nous plonge dans le pire qui se peut concevoir. Un livre qui marque, un livre presque de témoignage parce qu'il semble vrai, si vrai ! Un roman bien noir... qui prend son lecteur et ne le lâche pas. - Les Chroniques de Goliath
    Une bonne vue en coupe de la situation complexe qui peut exister dans des territoires aux marges... [...] Un récit éminemment construit, aux personnages crédibles et humains, qui présentent des situations fortes et réalistes. Deux balles, de Gérard Lecas, est un roman à suspense et humaniste qui nous emporte sur des sentiers terribles. - K-Libre
    Deux balles est un réquisitoire au vitriol de l'inhumanité dont certains hommes, telles des hyènes, font preuve dès qu'ils hument le parfum de la misère quelque part sur la planète. [...] La tension est quasi permanente grâce aux dialogues travaillés et percutants. A la fois livre coup de poing et roman passionnant, Deux balles est une lecture qui questionne et interpelle notre indifférence. - Jack is Back Again
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    C'est avec son ami Jean-Pierre Pozzi, réalisateur de films documentaires que Gérard Lecas a eu ce projet de roman. L'amitié indéfectible des frères d'armes, les symptômes post-traumatiques et le décalage des soldats revenus d'Afghanistan, l'extrême désarroi et la souffrance des migrants et son cortège de misères et d'exploitation, les espoirs des uns, la survie des autres... Et l'effroyable inhumanité qui peut transformer certains hommes en bien pire que des bêtes sauvages... Autant de thèmes abordés ici avec justesse et avec cette sorte de recul et de détachement qui les rend si plausibles. Deux balles est un roman noir, sombre, et malheureusement très actuel !

  • Noir côté cour

    Jacques Bablon

    • Jigal
    • 23 Septembre 2020

    Dans un immeuble parisien, les habitants de chaque étage ont leurs sombres secrets...
    Paris. Un immeuble ancien avec une cour pavée. Cinq étages. Fin de semaine calme. Si ce n'est que... Que la grosse fête au quatrième chez ces trentenaires bien dans leur époque tourne mal. Qu'au premier, un des deux Lettons de passage dans la capitale a pris un éclat de grenade GLI-F4 dans le dos et saigne comme un boeuf. Que l'homme du deuxième qui a accueilli une sans-papiers ne rêve que de la baiser. Que la belle étrangère sait particulièrement bien calmer les ardeurs des hommes qui se croient tout permis. Que le jeune du cinquième connaît tout des horreurs commises par le salaud du deuxième et qu'il ne va pas en rester là. Que l'importateur de pistaches qui habite au troisième a pris une balle dans la tête. Mais qui pourrait affirmer que dans ce nid de vipères l'amour ne pourrait pas éclore ?
    Un roman noir qui, à travers cet imbroglio d'intrigues, vous tiendra en haleine !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE 
    « Dans ses romans, Jacques Bablon va toujours à l'essentiel. Dès l'ouverture du polar, l'ambiance est bien là, donnant envie d'aller plus loin, de lire encore et encore. Avec lui, pas le temps de souffler, on ne lâche pas le livre tant qu'il n'est pas terminé. Des romans noirs dignes des plus grands. » Emmanuel Fleury.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Dans ce nouvel opus, Jacques Bablon - usant là encore de son style minimaliste, évitant le superflu, tendant à l'ascèse - va nous entraîner dans la cage d'escalier d'un immeuble parisien très intrigant. Avec lui, nous allons monter les étages un à un, nous arrêtant à chaque palier. Et en poussant la porte des locataires, Jacques Bablon va nous laisser entrevoir des pans entiers de leur vie... Une vie qui aurait pu couler des jours relativement paisibles. Mais l'ironie du sort semble vouloir s'en mêler... On va découvrir leurs aventures personnelles, tumultueuses, qui pourraient peut-être les entraîner vers le chaos... Le mélange est savoureux. La famille est omniprésente comme si l'auteur avait voulu lui donner le rôle principal... Elle est naturellement source de problèmes qui tourneront parfois au cauchemar. Monde pourri ? Désespérant ? Pas totalement. Reste une petite lumière. Tant qu'il y a de la vie... Et comme d'habitude avec Jacques Bablon, on va retrouver dans cet excellent roman noir, son don pour donner chair à ses personnages, leur apporter une profondeur qui ne peut que nous faire courir d'un étage à l'autre pour suivre leur destin... L'écriture claque, égratigne, dézingue jusqu'à en devenir jubilatoire !

  • Rapprochés par la guerre, Kolya, Slava, Iouri et Rotislav deviennent amis. Ensemble, ils s'apprêtent à affronter des jours difficiles.
    Avril 1916. Les 11000 hommes de la 1ère Brigade russe débarquent à Marseille où ils seront acclamés avant d'être envoyés sur le front de Champagne et le Chemin des Dames. Kolya, l'anarchiste amoureux de la France, Slava, le meurtrier d'un bourgeois moscovite, Iouri, obsédé par une étrange vengeance, et Rotislav, qui lui n'avait rien demandé, y partagent souffrances, angoisses et espoirs. C'est là que leur parviennent les premiers échos de la révolution russe. S'ensuivent les premières mutineries et la déportation des fauteurs de troubles au camp de la Courtine dans la Creuse. Kolya ne rêve que de filer vers Marseille pour rejoindre la Révolution à Moscou en y entraînant ses frères de combat. Y parviendra-t-il ? Quels impacts laisseront ces années laminées par la barbarie d'une guerre et l'utopie d'une révolution sur ces amis ?
    Un roman noir bouleversant qui raconte les désillusions et les rêves brisés.
    EXTRAIT
    Mon ami Slava est un assassin. Oh, je sais bien que la juxtaposition contre nature de ces deux mots, « ami » et « assassin », peut vous choquer. Je sais aussi ce que vous allez prétendre, la main sur le coeur...
    Que vous ne mangez pas de ce pain-là.
    Qu'il n'y a pas, qu'il n'y a jamais eu, qu'il n'y aura jamais d'assassin dans votre entourage.
    Mais qu'en savez-vous réellement ?
    Est-ce qu'on confie ses crimes à son cousin ou à sa belle-mère ?
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Pierre Lemaitre m'avait touché avec Au revoir là haut, Maurice Gouiran m'a bouleversé. Mon enthousiasme pour cet ouvrage est à la hauteur des émotions qu'il m'a procurées, intenses, immenses, uniques. Un des meilleurs romans que j'ai pu lire, suffisamment pour être une de mes références. - Dora-Suarez
    Dans ce roman historique noir, Maurice Gouiran marque à merveille les mélanges cultures de l'époque. Il détaille avec brio les personnalités de ces jeunes russes qui jouent le jeu du front tout en étant loin de celui-ci. - Michel Dufranne, RTBF
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Les romans de Maurice Gouiran ressemblent un peu à des moteurs à explosion : ils ont toujours besoin d'une étincelle pour les faire démarrer. C'est la lecture d'articles relatant l'arrivée d'un régiment russe à Marseille dans la presse régionale d'avril 1916 qui l'a incité à écrire Tu entreras dans le silence. Cette double atmosphère - l'atrocité de la guerre et les espérances d'une révolution - lui parut propice à l'écriture d'une histoire forte. Et puis, il y avait le Marseille criminogène des rues obscures, de ces vieux quartiers chers à Suarès, Londres, Cendrars, McKay et bien d'autres... Au-delà de ce décor, son intention était d'évoquer la vie (et souvent la mort) de cette jeunesse détruite durant ces années de feu, de fer et de sang. Il s'agissait pour Maurice Gouiran de montrer combien les certitudes et les espérances de ces jeunes allaient être broyées par les impitoyables machines bellicistes et totalitaires, d'esquisser la folie de la grande hécatombe de 14-18 dopée par l'entêtement criminel de quelques généraux. Il s'agissait également de pointer la complexité et la fragilité des engagements dans des périodes révolutionnaires incertaines qui peuvent dissoudre l'enthousiasme des peuples dans des dérives oppressives. Une question émergera de cette double problématique de la guerre et de la révolution, une question que l'on retrouve souvent dans ses polars : jusqu'où doit-on (ou peut-on) aller pour être fidèle à son idéal ?

  • Sois gentil tue le

    Pascal Thiriet

    • Jigal
    • 24 Mars 2020

    Pascal ne peut pas ignorer la lettre de Murène. Il l'attendait. Il faut qu'il sache.
    La mer, elle est partout. Et parfois, au milieu, il y a des îles. Pascal et Murène sont des insulaires mais pas de la même île. Lui, c'est une île de l'océan, et elle, une de Méditerranée. Ensemble, ils pêchent sur un chalutier. Le Mort, il s'appelle. Dessus, ballotés par les vagues et les tempêtes, ils vont bien ensemble. Mais à terre, avec leur passé à traîner, c'est pas facile tous les jours... La mer, on dit qu'elle est cruelle mais elle peut être généreuse aussi. La preuve, elle, elle rend toujours les corps. À terre, c'est parfois plus compliqué... Alors quand il reçoit la lettre de Murène, Pascal ne peut l'ignorer. C'est trop tard. Il faut qu'il y aille ! Il sort le fusil, il reste six chevrotines. C'est plus que suffisant...
    Assurez-vous d'être arrimé car ce roman noir vous fera tanguer.
    EXTRAIT
    Quand je suis arrivé à la maison, il faisait presque sombre, rien ne bougeait, ni sur la terre ni au ciel.
    Si l'on m'avait demandé la couleur de la lumière, j'aurais répondu qu'elle était grise, grise et silencieuse.
    J'avais prêté ma montre, la montre de mon père en fait. Je l'avais glissée au poignet de Loraine quand elle était partie prendre son poste à Grenoble. Plus tard, elle avait proposé de me la renvoyer mais j'avais refusé. C'était une grosse montre étanche, une montre de patron pêcheur, c'était ça qu'il était mon père. Étanche, elle l'était, le courant des Ispres avait mis deux semaines à rendre le corps après le naufrage et la montre marchait toujours.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    D'aucuns nomment ça un roman à l'os, qui va droit au plus profond dans lequel les personnages sont avant tout des Hommes qui vivent en interaction avec d'autres, et même si le dialogue, les ronds-de-jambes ne sont pas leur fort, ils ressentent, aiment ou détestent... Le rythme est rapide et encore une fois, il est bien difficile de poser le livre une fois entamé, sauf lorsqu'on l'a fini, et encore, on en aurait bien repris un petit peu... - Lyvres
    Sois gentil, tue-le est un livre sec, nerveux, tendu, pétri d'humanité... Il faut parfois couper les amarres au fusil pour pouvoir s'aventurer sur les flots de la vie. Pascal Thiriet nous prend par la main et nous emmène sur son bateau, pour une croisière forte et sans escale avec une lecture tout en immersion. - K-Libre
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Pascal Thiriet est un auteur hors normes... On l'avait déjà constaté avec ses précédents romans, J'ai fait comme elle a dit (sélection Grand Prix de Littérature Policière), Faut que tu viennes, ou Au nom du fric. On n'aura aucune peine à le remarquer une fois encore dans ce nouvel opus très sombre ! S'il aime par dessus tout naviguer en solo en Méditerranée, il a aussi une imagination débordante, une revendication à fleur de peau et ne se lasse jamais d'inventer des histoires. La preuve ? Au départ de ce roman, il y a une photo que lui envoie son neveu... Sur la photo, un petit chalutier, et un type presque vieux avec une salopette en ciré jaune. Un type qui lui ressemble. Mais pas tout à fait... Alors il en fait un dessin, puis deux... Et ça lui prend un an. À la fin, il a quarante-neuf planches pas vraiment publiables mais où il a mis beaucoup de choses... Alors il décide d'en faire un roman... Un roman noir donc, à partir d'une photo qui lui ressemble mais pas vraiment, puis qui devient une BD non publiée et enfin ce livre... Vous suivez ? Non ? C'est normal... D'autant que je ne vous ai encore rien dit de ce rude et magnifique roman ! Noir, écrit à l'os, sec, dépouillé, nu, brutal, sensible, maritime, douloureux mais si vivant !

  • Ce qui reste de candeur

    Thierry Brun

    • Jigal
    • 24 Mars 2020

    Thomas Boral sait bien que quelqu'un se chargera de l'abattre. Et il pressent également que sa voisine risque de lui attirer des ennuis...
    Thomas Boral était l'homme de main de Franck Miller, un individu véreux en cavale suite à de nombreuses malversations. Il est aussi le témoin capital à son procès qui doit avoir lieu prochainement. Ayant fait main basse sur l'argent amassé par Miller, Boral est devenu un repenti pour sauver sa peau et échapper à une vengeance inéluctable. En attendant le procès, il est protégé par les autorités, mis à l'abri, reclus, au pied de la montagne Noire. Mais pour combien de temps ? Dans cette région on dit que le vent rend fou et que les gouffres attirent et ne rendent jamais les imprudents tombés dans leurs entrailles. Et plus dangereuses que le tueur lancé à ses trousses, il y a là des rancoeurs accumulées... D'ailleurs on dit aussi de Delphine qu'elle est si belle que les hommes pourraient tuer pour elle...
    Vérifier le niveau de votre tension avant de plonger dans ce roman nerveux !
    EXTRAIT
    J'avais bien essayé d'échapper à tout ça.
    Au bout du compte, j'avais fini par coller le canon d'un pistolet contre ma tempe. Comme dans les films, les chansons dramatiques, comme un policier ou un criminel de romans. Encore aujourd'hui, je ressens le contact froid sur mon épiderme. À genoux contre la baignoire, le menton posé sur le rebord glacé, je m'étais essayé à faire le vide, à ne pas visualiser cette balle, à quelques centimètres de mon cerveau, qui allait subir une percussion, briser l'os de mon crâne et tout détruire sur son passage... Ne plus penser à rien. Garder les yeux ouverts jusqu'au dernier moment et en finir. Peine perdue. Je revoyais Anne qui récupérait ses affaires en serrant les dents : « Ça, c'est à moi, et ça aussi. »
    Puis, comme mon index refusait de presser la queue de détente, je m'étais demandé s'il ne serait pas plus facile de me jeter du haut d'un pont ou d'une fenêtre. C'était accablant une telle lâcheté...
    J'avais abaissé l'arme et entendu un rire dans cette salle de bains, un rire désincarné, proche de la démence, en tout cas, désespéré. 
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un roman sous haute tension, qui nous met à mal, parce qu'il remet sans cesse en cause nos certitudes. On finit par ne plus savoir qui est le gentil, qui est le méchant, dans cette histoire. A tel point que l'on devient paranoïaque ! Un très bon polar étouffant. - Black Novel
    L'écriture de Thierry Brun est musclée, nerveuse. J'ai aimé les personnages en demi-teinte de ce roman. L'auteur a parfaitement maîtrisé la narration, on sent le malaise, les impondérables qui envahissent le quotidien. Tout va crescendo jusqu'à une fin qui vous laisse pantois. - Un Polar
    Un roman noir nerveux, précis et tendu comme une arbalète... Une spirale intense, vous rapprochant de l'oeil du cyclone à chaque page tournée, pour une fin en apothéose digne des meilleurs romans du genre. On ressort de cette lecture lessivé, essoré, mais satisfait de l'expérience vécue. - France Net Infos
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né le 16 avril 1964, Thierry Brun vit à Paris après une enfance nomade qui le conduit du 17e arrondissement parisien aux quartiers de Garges-Lès-Gonesse en passant par Calais ou Fos-sur-Mer. Diplôme commercial en poche, il se lance dans la vie active et cumule des emplois aussi différents que steward Wagons-Lits, vendeur de tissus au marché Saint-Pierre ou secrétaire attaché aux passeports d'un importateur russe. Il fait ses véritables armes comme négociateur boursier à l'âge d'or du palais Brongniart, est plongé dans l'enfer de la criée, avant de se tourner dans les années 2000 vers la littérature.

  • L'Irlandais

    Maurice Gouiran

    • Jigal
    • 15 Octobre 2018

    Clovis enquête en compagnie d'Emma sur la mort de son ami, le peintre Zach Nicholl.
    Lorsqu'on découvre le peintre Zach Nicholl, le crâne fracassé dans son atelier marseillais, son ami Clovis n'a qu'une pensée en tête : aider Emma, en charge de l'enquête, à retrouver l'assassin ! Zach s'était illustré dans le street art avant de devenir bankable et de fuir Belfast vingt ans plus tôt. C'est donc en Irlande du Nord que Clovis va chercher ce qui se cache derrière ce crime. Zach était l'un des artistes républicains auteurs des célèbres murals, ces peintures urbaines, outils de mémoire et de propagande. Mais pourquoi avait-il quitté son pays juste au lendemain des accords de paix de 1998 ? Ce sont des femmes, étonnantes et déterminées, toutes liées à Zach - Aileen, son épouse, Ghetusa, la veuve ad vitam æternam de son frère, et Breena, combattante féministe au sein de l'IRA - qui donneront peut-être à Clovis les premiers indices...
    Plongez-vous dans ce polar marseillais qui vous portera jusqu'en Irlande du Nord, au coeur des cercles d'artistes urbains et des militantes féministes. Ce roman a reçu le Grand Prix littéraire de Provence 2018 !
    EXTRAIT
    Les graffitis étaient devenus street art, un terme plus convenable pour qualifier un véritable phénomène de mode qui s'avéra vite bankable. Et là où il y a le fric...
    - Tu sais, au début, les galeries nous exécraient. Nous étions des voyous, des vandales qui ne pensaient qu'à détériorer le bien d'autrui. Mais quand elles ont constaté que nos barbouillages pouvaient leur rapporter un max de blé, elles ont réussi à appâter quelques-uns d'entre nous, en leur imposant simplement de changer de support et de format tout en conservant leur style. C'est pour ça que Zach s'est installé dans un atelier.
    Nous avons croisé un groupe de touristes qui écoutaient sagement les explications de leur guide. L'Office de Tourisme et des Congrès de Marseille « vendait » ses graffs et vantait les promenades ludiques organisées au Panier ou au cours Ju.
    Dizzy marqua un temps avant d'ajouter :
    - Remarque, j'ai rien à dire sur Zach qui a toujours été super réglo. Il m'a même proposé de partager son atelier et de venir bosser avec lui.
    - Ça ne t'a pas tenté ?
    - Non. Tu sais, moi j'ai besoin de la rue. Je suis jamais arrivé à peindre sur un chevalet, au calme dans une pièce...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un mélange d'Histoire et d'intrigue policière avec une pointe d'accent marseillais : voilà la recette des polars de Maurice Gouiran. - Livres PACA
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ayant démarré en 69 pour prendre fin trente ans plus tard, le conflit nord-irlandais a laissé des traces profondes et encore très sensibles en Irlande. Guerre pour les uns, insurrection, résistance, terrorisme ou guérilla pour les autres, ces terribles affrontements - du Bloody Sunday aux grèves de la faim - ont tragiquement marqué dans sa chair une population exsangue. Entre les groupes paramilitaires et l'armée, la haine sera trop longtemps de mise avec son cortège de morts, d'attentats, de règlements de compte, d'émeutes et de vexations quotidiennes. Au milieu de ce drame, Maurice Gouiran tisse une intrigue qui lui permet d'apporter un autre regard et d'amener quelques pistes de réflexion ! Face à cette violence extrême, faut-il aller jusqu'au bout quel qu'en soit le prix ? Quel a été le rôle du street art et des murals lors du conflit ? Et les femmes ? Quelle a été leur place dans cette société catholique et pétrifiée ? Comment ont-elles réussi à s'imposer face à des hommes qui souhaitaient surtout ne rien changer !

  • Stavros

    Sophia Mavroudis

    • Jigal
    • 15 Septembre 2018

    Le passé de Stavros Nikopolidis ressurgit : le meurtrier de son épouse refait surface et le commissaire n'a plus que la vengeance en tête.
    Athènes, à l'aube... Un morceau de la frise du Parthénon a disparu et le cadavre d'un archéologue gît au pied de l'Acropole. Le passé du commissaire Stavros Nikopolidis vient de ressurgir violemment !
    En effet, quelques années auparavant, sa femme Elena - alors responsable des fouilles archéologiques - disparaissait mystérieusement au même endroit. Depuis, Stavros n'est plus que l'ombre de lui-même...
    Mais aujourd'hui les signes sont là. Rodolphe, le probable meurtrier, son ennemi de toujours, est revenu.
    Stavros, véritable électron libre, impulsif, joueur invétéré de tavli et buveur impénitent, n'a plus que la vengeance en tête ! Flanqué de ses plus fidèles collègues - Dora, ancienne des forces spéciales, Eugène le hackeret Nikos l'Albanais -, soutenu par son amie Matoula, tenancière de bar au passé obscur, et malgré l'étrange inspecteur Livanos, Stavros va enfin faire sortir de l'ombre ceux qui depuis tant d'années pourrissent sa ville ! Mais la vie révèle parfois bien des surprises...
    Avec cette tragédie grecque des temps modernes, c'est toute l'âme d'une Grèce épuisée par des années d'austérité qui ressort avec force des pages de ce remarquable premier roman !
    Plongez au coeur d'Athènes, son Parthénon et son Acropole, et suivez les investigations de Stavros et ses fidèles collègues, bien décidés à faire sortir de l'ombre ceux qui depuis tant d'années pourrissent leur ville !
    EXTRAIT
    Stavros se rue vers la sortie lorsque son téléphone sonne. Sur l'écran illuminé apparaît une photo de son fils, assortie d'un message : « Toujours un coup d'avance, et toi un de retard, mon frère. »
    - Fumier! Ne t'approche pas de lui. Si tu touches à un seul de ses cheveux...
    - Tu feras quoi, Stavros? Tu ne m'échapperas pas. Je traque le moindre de tes gestes, je marche sur tes pas, j'anticipe tes pensées.
    - Où est mon fils!
    - Ton fils est à la maison. C'est un garçon intelligent. Regarde les photos!
    Effaré, Stavros voit défiler les images sur l'écran: Yannis posté devant chez eux, le sourire aux lèvres, un feuillet entre les mains où l'on peut lire à son attention, « Heureux de t'avoir retrouvé, l'ami ». Yannis dans le salon. Yannis dans sa chambre.
    - Quelle époque merveilleuse, Stavros. Nous pouvons communiquer en temps réel. Ne t'inquiète pas, ton fils est en sécurité chez toi. Ta décoration laisse à désirer mais la photo de Yannis bébé est charmante.
    - J'aurai ta peau, salaud!
    - Allons, allons! Pas de mots inutiles. J'ai aussi découvert que Yannis aimait les livres, c'est inhabituel pour un fils de flic. J'oubliais le plus important: sa maîtresse est ravissante.
    Un second message apparaît sur l'écran: « Mon grand, je suis déjà chez toi avec Yannis, et je suis définitivement ton ange gardien. Dommage que ton copain ne m'ait pas attendue. PS: Heureusement que notre Gégène décrypte les gentils messages que ton
    ami si peu recommandable laisse sur ton portable ?. »
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Une pure merveille, une perle rare qui frise la perfection. L'harmonie entre les deux facettes du roman noir - intrigue et sociologie - est impeccable. - Action Suspense

  • La nuit des bras cassés

    Maurice Gouiran

    • Jigal
    • 23 Septembre 2020

    De sombres secrets de familles ramèneront trois frères à l'époque de la chute du fascisme en 1945 à travers le thème du trafic d'oeuvres d'art !
    La découverte, un beau matin, d'une tête humaine, soigneusement déposée dans son frigo ne peut être que le prélude à de graves ennuis...
    Et quand les frères Asquaciati, à l'Estaque, Rome et New York, reçoivent ce sinistre message, ils sont loin d'imaginer les engatses qui vont fondre sur eux.
    La saga de la famille commence à Rome en 1945 quand Ubaldo, le père, fervent partisan du Ducce, s'emmêle dans un sordide trafic d'oeuvres d'art. Mais déterrer cinquante ans plus tard de si vieux souvenirs déchaîne une nuée d'étranges démons sortis d'on ne sait où... Heureusement qu'entre deux tournées de "jaune", les copains, RoRo, Luis, Mehdi et les autres, sont là pour leur prêter main forte. Mais cette bande de bras cassés arrivera t-elle à briser le maléfice...? Gauguin et ses singes s'en retourne encore dans leur tombe! Et comprenne qui pourra!
    Un polar marseillais saisissant qui croise le fer avec l'Histoire et ses travers !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Trois frères, trois pays, une vengeance terriblement gore, voici donc le cocktail explosif de ce polar tricoté à merveille par un spécialiste du genre. En virtuose des mots, Maurice Gouiran nous immerge dans le cloaque des secrets de famille enterrés depuis des années, qui ressortent à la surface tels des boutons de fièvre purulents. Avec un immense talent de conteur, il nous fait voyager à travers l'Histoire mais aussi les pays, dressant des portraits hauts en couleurs et des décors plus vrais que nature. -AliceMasson, Babelio
    Avec ce premier roman, Maurice Gouiran nous offre un vrai moment de détente, beaucoup d'humour, du suspense, avec en prime, le soleil, l'accent et les galéjades des habitués du Beau Bar de l'Estaque. -Carmendb, Babelio
    Un roman policier très enlevé et je ne m'étonne point qu'il ait obtenu le Prix sang d'encre des lycéens, tant il recèle en lui tout ce que j'aime : un brin d'humour, une base historique solide qui fait un contexte fort et toujours instructif, une histoire bien menée avec des rebondissements, des personnages originaux, parfois hauts en couleurs, des gueules quoi. Donc en résumé, encore un très bon roman de Maurice Gouiran, mais qui pourrait encore en douter ? -yv1, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Maurice Gouiran est né le jour du printemps au Rove, près de Marseille, dans une famille de bergers. Il passe son enfance à parcourir les collines arides en compagnie des troupeaux de chèvres, ce qui lui donne à jamais la passion de cette nature rude et généreuse, le respect de la culture populaire et de l'authenticité. Il découvre véritablement Marseille avec le lycée Saint-Charles et entretient dès lors des liens amoureux avec cette ville qui le fascine et qu'il sillonne jour et nuit. Tout en restant fidèle à ses collines et aux bistrots populaires des quartiers, il vit la frénésie des sixties, obtient un doctorat en mathématiques, puis se lance dans l'aventure balbutiante de l'informatique du début des années 70. Devenu spécialiste des systèmes d'information sur les incendies de forêts, il effectue, en tant que consultant pour l'ONU, de nombreuses missions autour de la Méditerranée. Il en récolte la certitude de l'existence d'une entité méditerranéenne forte, ce qui transparaît souvent dans ses romans et fait de lui un auteur davantage méditerranéen que marseillais. Polyvalent dans ses activités annexes qui vont de l'enseignement universitaire au journalisme, en passant par la peinture, la poésie et le sport, il se passionne pour l'Histoire taboue du XXe siècle, ses non-dits et ses incidences sur la vie actuelle.

  • Connemara black

    Gérard Coquet

    • Jigal
    • 15 Novembre 2017

    Au coeur de l'Irlande, une série de meurtres vient troubler la paix d'une petite ville oubliée...
    La Connemara Black est une mouche artificielle permettant au pêcheur de ne jamais rentrer bredouille... C'est également le nom d'un ancien groupe armé de l'IRA, l'Armée Républicaine Irlandaise. Mais c'est aussi le surnom donné aux filles vivant dans cette baie, à l'ouest de l'Irlande. Elles sont souvent très belles mais plus revêches à apprivoiser qu'un poney des tourbières. Ciara McMurphy en est une. Après un mariage raté, elle a fui la région et s'est engagée dans la Garda, la police locale. Mais lorsqu'une série de meurtres balaie la ville de Galway, c'est elle que le commissaire Grady choisit d'envoyer sur ses terres natales afin de surveiller ce qui reste des indépendantistes. Et entre autres le vieux Zack, un chef de clan, un patriarche qui - entre terres désolées, légendes d'un autre temps, cimetières abandonnés et ex-combattants de tous bords - veille dans l'ombre... Mais sur quoi veille-t-il ?
    Un polar savoureux sur les terres de légende irlandaises !
    EXTRAIT
    Avec sa stature de vate, veuf d'une banshee complètement cintrée, McCoy n'était jamais le bienvenu en ville et sa manie de coller le mauvais oeil dans le dos de ceux qui croisaient sa route n'arrangeait pas son image de marque. Jessica, sa fille ainée, belle à damner un druide, avait attisé et satisfait les désirs de tous les mâles de la région avant d'être retrouvée morte dans une voiture, sur le parking du terminal de Cork. Une balle dans la tête... C'était ce qui se racontait.
    Bradley effaça l'image de Jessica. Certes, c'était un diamant brut, une perle rare mais une perle que de nombreux gars avaient enfilée, à condition d'être catholiques et de lever une pinte à la mort de l'Anglais ou à la réunification de l'Irlande.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un excellent polar... Dans l'Irlande de Gérard Coquet, il est un métier qui ne chôme pas, celui de... fossoyeur. Dans ce pays de tourbières, balayé par les vents, où les pintes de bière et le whisky coulent à flots, on meurt [...] L'auteur nous dresse un inventaire complet des différentes façons de trucider son prochain. Et c'est plutôt bien fait, j'ai eu du mal à lâcher cette lecture. -Totasky61, Babelio
    Un univers comme je les aime, sombre, précis, réaliste et plein de surprises... Quelle ambiance ! L'intrigue est prenante et aboutie. Rien de superflu. Tout est à sa place dans ce roman. À découvrir sans attendre ! - Polars Etc...
    Une immensité de grandiose... Une ambiance pesante et lourde... L'écriture, les personnages ou encore l'ambiance et l'atmosphère m'ont conquis... une histoire qui m'a atteint... un dénouement bien agressif, brutal, mais aussi fort subtil et touchant. -Passion Romans
    On sent vraiment que Gérard Coquet a pris un grand plaisir à écrire ce polar tortueux, sombre et noir, et en même temps empli du romantisme et de la magie de la verte Erin. - Blog The big blowdown
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Gérard Coquet est né le jour anniversaire de la mort de Louis XVI... le 21 janvier 1956. Mais il jure encore qu'il n'y est pour rien. Issu d'une longue lignée de blanchisseurs, il passe son enfance avec sa jumelle à se cacher au milieu des draps séchés au vent. Puis dans un ordre aléatoire se succèdent le collège des Lazaristes, un diplôme d'expert-comptable, la guitare basse et la création de ses premières chansons. D'ailleurs, tout vient sans doute de là, l'écriture... Après la reprise de l'entreprise familiale, il devient juge consulaire avant de créer récemment un cabinet d'archi. Ce qui ne l'a jamais empêché d'adorer la charcuterie, le gamay, le tablier de sapeur et la cervelle de canut ! Sauf bien sûr quand il se ressource en Irlande avec la pêche à la mouche et la Guinness.

  • Les violents de l'automne

    Philippe Georget

    • Jigal
    • 16 Décembre 2016

    Le lieutenant Sebag mène une nouvelle enquête qui le fait voyager dans le passé, à l'époque de la guerre d'Algérie...
    À Perpignan, l'automne est une saison tumultueuse. Le vent violent le dispute à la pluie diluvienne. Un temps à ne pas mettre un flic dehors. Pourtant un retraité pied-noir est retrouvé dans son appartement, assassiné d'une balle dans la tête... Le sigle OAS laissé près du cadavre, la destruction quelques jours plus tard d'une stèle controversée et la découverte d'un autre ancien Français d'Algérie abattu au volant de sa voiture sèment la panique dans la communauté.
    Le lieutenant Sebag, qui a par ailleurs promis à sa fille de faire toute la lumière sur l'accident mortel survenu à un de ses amis, est officiellement chargé de l'enquête. Flic réputé et intuitif, il va, en traquant le tueur avec son équipe, faire ressurgir du passé un mystérieux commando ayant sévi, il y a bien longtemps, du côté d'Alger. C'est dans ce contexte que les derniers mois de poudre et de sang de la guerre d'Algérie, ses horreurs, ses espoirs, ses trahisons et ses errances vont remonter à la surface jusqu'à la nausée...
    Cinquante ans plus tard, il est temps de régler l'addition...
    Découvrez sans attendre le troisième roman de Philippe Georget, l'auteur de L'été tous les chats s'ennuient, prix SNCF du Polar 2011 !
    EXTRAIT
    Sebag leva les yeux. Molina se dirigeait vers son propre bureau.
    - Un cadavre, dans un appartement du Moulin-à-Vent, place de Montbolo. Découvert ce matin par une voisine.
    Il s'empara d'un flacon de parfum et s'offrit une longue giclée sous sa chemise.
    - Le type est mort depuis au moins trois jours. C'est l'odeur qui a donné l'alerte.
    Sebag prit une boîte de mouchoirs en papier, il en sortit deux sur lesquels il versa quelques gouttes d'huile essentielle de lavande.
    - Je suis paré, fit-il tout en lançant l'impression du dossier de Mathieu. Mort naturelle, suicide ou homicide, on a une idée ?
    - D'après les pompiers, y'a de la cervelle partout sur les murs et la victime a une plaie bien nette à l'arrière du crâne.
    Sebag se leva.
    - Je vois. Il y a plus naturelle, comme mort, effectivement. Quant au suicide, à moins d'être contorsionniste...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    En boxe comme dans le polar, on les appelle des stylistes... Ils touchent avec grâce... Philippe Georget en fait partie ! - Olivier Maison, Marianne
    Une écriture maîtrisée, fluide, des dialogues franchement captivants. Beaucoup de valeurs sur la nature humaine... On n'en ressort pas indemne. - Pascal K., Passion Romans
    C'est une version intime de la guerre d'Algérie, une vision de l'intérieur, en passant la parole à ceux qui ont vécu dans leur chair la douleur de l'abandon et côtoyé les violences. - Dominique Baillon-Lalande, Encres Vagabondes
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Philippe Georget est né en 1963 en région parisienne. Après des études d'Histoire, il participe à une mission humanitaire au Nicaragua. Il voyage ensuite en Irlande du Nord, puis se rend à Jérusalem, en Cisjordanie et à Gaza. En 2001, il embarque sa femme et leurs trois enfants dans son camping-car et fait le tour de la Méditerranée en passant par l'Italie, la Grèce, la Jordanie, la Libye. Il opte ensuite pour le journalisme et poursuit sa carrière à France 3 comme journaliste-rédacteur, présentateur et caméraman (ce qui a sans doute influencé son écriture si originale ?). Il est également investi dans le sport, la course et la boxe entre autres.
    Il est l'auteur de quatre romans, L'été tous les chats s'ennuient (Jigal, 2009), prix du Premier Roman policier et prix SNCF du polar, Le Paradoxe du cerf-volant (Jigal, 2011), Les Violents de l'automne (Jigal 2012) et Tendre comme les pierres (Jigal, 2014).

  • Méfaits d'hiver

    Philippe Georget

    • Jigal
    • 11 Juillet 2016

    L'hiver sera rude pour Gilles Sebag, lieutenant de police à Perpignan...
    Après de longs mois de doute, le policier découvre la terrible vérité : Claire le trompe, le monde s'écroule !
    Alors qu'entre déprime, whiskies et insomnies, il tente de surmonter cette douloureuse épreuve, ses enquêtes le mènent inexorablement vers d'autres tragédies : une femme abattue dans un hôtel, un dépressif qui se jette du haut de son immeuble, un homme qui menace de faire exploser le quartier...
    Hasard ou loi des séries, une véritable épidémie d'adultères tournant à chaque fois au drame semble en effet s'être abattue sur la ville...
    Un polar saisissant autour des trahisons amoureuses qui vous tiendra en haleine jusqu'au bout !
    EXTRAIT
    Il entendit comme le bruit d'une bulle qui éclate dans le sac à main de Claire.
    Un SMS.
    À sept heures du matin un jour de vacances scolaires.
    Posé sur une commode de la salle à manger, le sac le narguait. C'était un modèle multicolore et multipoches d'une célèbre marque espagnole que les enfants avaient offert à leur mère pour son anniversaire. À l'intérieur, il y avait le téléphone, il y avait la vérité. Toute la vérité. Celle qu'il refusait de voir depuis plus de six mois.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un véritable coup de force, un pari osé, un pari réussi, une fois de plus. Quel auteur, quel roman !  - Black Novel
    Philippe Georget atteint sa cible avec une pointe de flèche cupidonienne empoisonnée et braque son regard sur l'humain. Méfaits d'hiver est un bon roman policier porté par une singulière justesse. - Culture Chronique
    D'une plume gouleyante, qui constitue sa tessiture syntaxique, Phillippe Georget emmène le lecteur jusqu'à la question centrale des temps modernes : « Quel est le prix de la sécurité ? » Et à cette interrogation, il laisse à chacun le soin de répondre. - Rayon Polar
    À côté d'une intrigue policière astucieuse, Philippe Georget explore avec empathie la descente aux enfers d'hommes et de femmes, qui aiment mais ne savent peut-être plus dire je t'aime, que la détresse d'une solitude redoutée pousse au bord du gouffre. - Passion Polar
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Philippe Georget est né en 1963 quelques jours après la mort de Kennedy, mais ne cherchez pas, il a un bon alibi ! Il a 20 ans quand il découvre la solidarité en participant à la construction d'une école au Nicaragua. De retour en France, il reprend des études qui le conduiront à une licence d'histoire puis une maîtrise de journalisme en 1988. Il travaille d'abord pour Radio France et Le Guide du Routard avant de se lancer dans la télévision régionale du côté d'Orléans. Il y travaille comme journaliste rédacteur, cameraman et présentateur. En 2001, il embarque femme et enfants dans son camping-car et fait le tour de la Méditerranée de Marseille à Marseille en passant par l'Italie, la Grèce, la Turquie, la Syrie, la Jordanie, la Libye et la Tunisie.... À son retour, il pose ses valises dans les environs de Perpignan. Et c'est là, en pays catalan, qu'il situe la plupart des intrigues de ses romans.

  • Tendre comme les pierres

    Philippe Georget

    • Jigal
    • 15 Janvier 2016

    Une intrigue maîtrisée dans laquelle chacun a la possibilité de trouver des résonances personnelles !
    Dans le village de Wadi Musa, près du célèbre site de Pétra, un vieil archéologue français est arrêté, accusé de pédophilie par la police jordanienne. Venu réaliser un documentaire sur son chantier de fouilles, Lionel Terras, journaliste parisien, irascible et désabusé, va avec Mélanie, l'adjointe du professeur, tenter de découvrir qui cherche à éliminer le vieil homme. Son enquête va le conduire dans le désert du Wadi Rum, sur la piste de l'âme des Bédouins et sur les traces du mythique Lawrence d'Arabie, à la poursuite de l'incroyable secret de Sharat-Aqem... Lionel trouvera-t-il sur la Desert Highway, les réponses à son propre chaos ? Car comme dit le proverbe arabe : « Si loin que portent nos pas, ils nous ramènent toujours à nous-mêmes. »
    Laissez-vous emporter par le style direct de l'auteur des prix du Polar SNCF, du Premier Roman Policier et de l'Embouchure, dont les romans sont traduits en Italie, en Angleterre, en Allemagne et aux États-Unis.
    EXTRAIT
    La vie s'ébrouait au dehors, elle coulait dans les rues de Wadi Musa, lente comme le sang dans ses veines, plus fluide et plus chaude de minute en minute.
    Allongé sur le flanc droit dans son lit, le vieux professeur sentait son corps aussi raide qu'une branche, aussi cassant qu'un arbre mort. Il leva devant lui une main fine et parcheminée, agita un à un ses longs doigts secs pour chasser les insectes minuscules qui couraient sous sa peau. La vie réchauffa sa main puis son bras.
    Chaque jour, sa carcasse exigeait plus de temps pour se ranimer. Les autres jours cependant, il s'éveillait l'esprit lucide. Ce matin, l'engourdissement emprisonnait également son cerveau. Il se trouvait las, il peinait même à rassembler ses idées. La vieillesse avait encore gagné du terrain, il lui faudrait lutter plus fort. C'était le prix à payer : l'homme sage doit accepter de son corps les douleurs contre lesquelles il ne peut rien. Quatre-vingt-deux ans dans quelques semaines. Le professeur Moreau savait bien qu'un jour prochain il lui faudrait s'avouer vaincu.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    En boxe comme dans le polar, on les appelle des stylistes. Ils touchent avec grâce. Philippe Georget en fait partie ! - Olivier Maison, Marianne
    Un roman qui se lit comme un rêve. - Intramuros
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Philippe Georget est né en 1963. Après avoir participé à la construction d'une école au Nicaragua, il reprend des études en France qui le conduiront à une licence d'histoire puis une maîtrise de journalisme en 1988. Il travaille d'abord pour Radio France et Le Guide du Routard avant de se lancer dans la télévision régionale du côté d'Orléans. Il y travaille comme journaliste rédacteur, cameraman et présentateur. Il vit actuellement dans les environs de Perpignan, et c'est là, en pays catalan, qu'il situe la plupart des intrigues de ses romans. 

  • Lorsque le passé que l'on voulait oublier refait surface...
    La découverte de centaines d'oeuvres d'art dans l'appartement d'un octogénaire munichois, 70 ans après la fin de la guerre, a fait resurgir de vieux fantômes : le vieil homme n'était-il pas le fils d'un célèbre marchand d'art ayant oeuvré pour le Reich ? À Marseille, un modeste couple de retraités des quartiers Nord, Valentine et Ludovic Bertignac, entame une procédure judiciaire afin de récupérer une dizaine de tableaux retrouvés à Munich.
    Clovis Narigou, qui a un urgent besoin d'argent, effectue quelques piges pour un grand magazine national. On le retrouve en Ariège, sur les traces d'un des plus grands mathématiciens du XXe siècle qui a fui le monde pour y mourir en ermite. De fil en aiguille, Clovis va s'intéresser au camp de Rieucros, en Lozère, où le matheux a séjourné avec sa mère. Un camp pour femmes et enfants, créé alors par Vichy. Clovis apprend que Valentine Bertignac y a également été incarcérée. Pour les besoins de son enquête, Clovis va se replonger dans ces années noires, la guerre que livra Goebbels à l'art dégénéré et le pillage des collections juives par Goering. Tout va s'accélérer lorsqu'il apprend l'assassinat sauvage des époux Bertignac au cours d'un bien curieux home-jacking.
    Un polar marseillais prenant avec pour toile de fond un épisode peu connu de la Seconde Guerre mondiale !
    EXTRAIT
    Un Marseillais pur sucre - un de ceux que la vox populi accuse volontiers d'exagérer - aurait prétendu que le cri que poussa la grosse Samira, ce matin-là, avait retenti jusqu'aux roches blanches de l'archipel du Frioul.
    Il serait plus raisonnable d'affirmer que le son aigu de la voix de la femme de ménage n'avait pas dépassé l'Estaque-Plage, ce qui restait tout de même notable puisque le cadavre se trouvait au Marinier, un quartier joliment accroché à la chaîne de la Nerthe, dominant d'assez loin le petit port et la Méditerranée qui le berce.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Pas à dire : Maurice Gouiran possède l'art et la manière. Les deux ! Il sait exhumer comme personne les sujets les moins reluisants, ceux que l'histoire officielle veille à ne pas sortir de sous le tapis. Maudits Soient les Artistes est une bonne et édifiante entrée en matière pour visiter son univers. - Quatre sans quatre
    Maurice Gouiran mêle habilement les destins tragiques de nos contemporains... L'ensemble est arrosé par un humour rafraîchissant... - Horizons Noirs
    Un polar très noir, au style sobrement efficace, remarquablement documenté et habilement construit, dans lequel Maurice Gouiran jette une lumière crue sur ces questions qui sont toujours d'actualité. - Jacques Tessier, Un Polar
    Un vrai excellent roman noir. - Yv1, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Dans ses polars, Maurice Gouiran ne s'attache pas aux chiffres de l'Histoire, il s'attache à la chair, à la terre et aux hommes. Il nous conte les méandres de leurs vies, il met des noms sur les morts... Il fait remonter à la surface les souvenirs, les tabous, les non-dits... Il nous fait sentir les brûlures du soleil, les odeurs des collines, il fait suinter la souffrance et la peur des victimes... Il n'invente (presque) rien, il n'enjolive pas (ou si peu), il ne donne pas de leçon, il nous ouvre les yeux !
    Maurice Gouiran a le style incisif, le rythme télescopique, l'intrigue ironique et des personnages trempés dans le sang, la sueur et le pastis. Il est, en quelques romans, devenu une fine lame du polar.

  • Une mystérieuse disparition et des découvertes effroyables !
    Lorsqu'un soir d'hiver 2013, Samia frappe à la porte de la Varune, Clovis se doute très vite qu'elle a besoin de son aide... Samia, Clovis l'a rencontrée en 82, alors qu'il était encore correspondant de guerre.?Avec son ami François, ils avaient sorti la jeune Palestinienne des massacres de Sabra et Chatila... Depuis, elle lui a préféré François, mais Clovis n'avait jamais rien pu lui refuser. Et justement, François a disparu. Il a quitté sa paisible retraite du marais poitevin pour Barcelone afin d'enquêter sur deux accidents étranges... Depuis, plus de nouvelles !
    Parti immédiatement à sa recherche, Clovis va, au cours de ses investigations, voir brutalement réapparaître le spectre des enfants volés aux familles républicaines par les franquistes. Un scandale et une véritable affaire d'État ayant perduré jusqu'au milieu des années 80. Mais que vient faire François dans cette histoire ? Lui qui semble avoir beaucoup dérangé lors de son enquête... Et qui de fil en aiguille, va faire resurgir de son propre passé un autre drame effroyable...
    Distingué du prix Coup de coeur blues & Polar 2013 et du Prix Livresse de lire 2013, l'auteur de ce polar marseillais emmène le lecteur au coeur de l'époque franquiste et de ses scandales.
    EXTRAIT
    - Voilà, je suis venue jusqu'ici parce que j'ai besoin de toi... déclara-t-elle sans lever les yeux de sa tasse. [...]
    Elle poursuivit son monologue sur un ton monocorde, sans attendre mes questions.
    - François a disparu. Dans un premier temps, j'ai décidé de le rechercher moi-même. Et puis, j'ai réfléchi... François m'a raconté quelques-unes de tes enquêtes, en particulier celles qui t'ont conduit récemment en Espagne. Il me parlait souvent de toi. Je pense que tu auras plus de facilité que moi pour découvrir ce qu'il est devenu.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Passionnant, caustique, subtile... Maurice Gouiran est un auteur engagé, mais surtout généreux et au talent vigoureux...- L'Écho
    Le talent de Maurice Gouiran nous réveille la conscience, nous ressuscite l'indignation et en refermant ce livre, on se sent plus vivant... - Intramuros
    Un polar passionnant, édifiant, glaçant, où c'est la partie strictement véridique et historique qui est, et de loin, la plus noire ! - Des Polars et Des Notes
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Maurice Gouiran est un écrivain français, professeur universitaire et consultant à l'ONU. Son premier polar, La nuit des bras cassés, paru en 2000, reçoit le prix Sang d'Encre des lycéens de la ville de Vienne, Marseille, la ville où est mort Kennedy est lauréat du prix SNCF du polar à l'été 2005, Sous les pavés la rage est couronné par le prix Virtuel du Polar 2006 (prix décerné par les internautes, ex-prix Rompol).

  • Farel

    André Blanc

    • Jigal
    • 20 Octobre 2015

    À Lyon, la campagne électorale bat son plein et les cadavres s'accumulent...
    Par un sale mois de novembre glacé et venteux, une femme est retrouvée assassinée dans un grand hôtel de Lyon, attachée sur un lit, étouffée, la tête emprisonnée dans un sac. Le commandant Farel et son équipe se penchent sur le passé de la victime, directrice d'un institut d'accueil pour enfants handicapés et dont la vie va très vite se révéler particulièrement scabreuse. Au fil de l'enquête, en pleine campagne électorale, un autre cadavre sera découvert, apparemment exécuté sur le même modus operandi, celui de l'adjoint au maire, franc-maçon, chargé des finances de la ville et grand pourvoyeur de fonds électoraux. En laissant délibérément à Farel les mystérieux indices d'un jeu de piste macabre, le tueur, froid et méthodique, semble vouloir régler ses comptes... L'enquête va faire remonter à la surface les odeurs nauséabondes d'une terrible affaire toujours pas élucidée mettant en cause l'establishment local. Et pour Farel, les souvenirs douloureux d'une amitié à jamais perdue...
    Plongez-vous dans un thriller politique sombre, brillamment écrit et saisissant de réalisme.
    EXTRAIT
    J'avais trente-deux ans lorsque j'ai poussé la porte grise. L'homme en blanc m'avait conseillé de le faire depuis longtemps, mais il était trop tard, le temps avait passé, Dieu nous avait abandonnés et nous vivions en enfer depuis des mois.
    Nous étions à cinq jours de Noël. Ni Stéphanie ni moi n'avions dormi cette nuit-là. L'état de santé de Marie s'aggravait, plus aucun traitement n'agissait, elle partait doucement, et nous avec.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    [On] reste pris de bout en bout par l'histoire, ses rebondissements, ses ramifications dans le monde politique [...], ses personnages attachants malgré leur manque de détachement et d'humour. - Les 8 plumes, L'Express
    Un polar classique, méthodique, crédible, Farel est un flic carré, psychorigide, en même temps qu'humain et vulnérable, il connaît le terrain, les hommes, mais rien ne lui sera donné dans cette affaire, il va falloir qu'il aille tout arracher avec les dents pour, enfin, en finir avec cette sordide histoire du réseau pédophile qu'il traîne depuis trop longtemps. [...] Farel est à ranger dans la catégorie des très bons polars, fort bien écrit, à l'intrigue tordue à souhait et au suspense savamment entretenu. - Blog Quatre Sans Quatre
    J'ai découvert une plume implacable au service d'un récit sombre, sobre et réaliste. L'auteur nous dépeint des horreurs avec doigté. Il ne s'appesantit pas sur l'indicible, il suggère et c'est déjà bien assez. Il maîtrise parfaitement son intrigue et l'art d'amener des indices. - Argali, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    André Blanc est né à Lyon, second d'une famille de 4 enfants. Père professeur agrégé. Fréquents séjours en Allemagne, études à Berlin. Docteur en chirurgie dentaire, passionné d'archéologie et de préhistoire. Il devient adjoint au maire de Lyon à la fin des années 80 avant de démissionner pour inadéquation totale... Il aime la tragédie classique, Racine, Shakespeare, la poésie, Hugo, Musset, la littérature, Yourcenar, Dostoïevski... le vin blanc de Condrieu et... la pêche à la mouche !

  • Franco est mort Jeudi

    Maurice Gouiran

    • Jigal
    • 11 Juillet 2016

    Le parcours d'un homme à la recherche de la vérité sur ses origines
    Le 20 novembre 1975, Franco meurt au petit matin à Madrid. Lorsqu'Élisa, réfugiée espagnole, apprend la nouvelle à la Manufacture des Tabacs de la Belle de Mai, c'est son passé, tragique et douloureux, qui ressurgit brutalement. L'été 1936 à Madrid, l'hiver 1938 à Barcelone, la Retirada - cette longue cohorte de désespérés, cette horde de vaincus, de malades, de blessés fuyant l'Espagne et parqués sur la plage glaciale d'Argelès - la mystérieuse disparition de Ramon, son père, alors officier dans l'Armée Populaire Républicaine...
    Une foule d'images et de vieux fantômes submergent alors ses jours et ses nuits... 35 ans plus tard, Élisa n'est plus et l'Espagne met fébrilement à jour les charniers du Franquisme. C'est Manu, son fils, un looser, un peu voyou, un peu paumé, qui, en recevant d'Espagne une lettre destinée à sa mère, va permettre à ce terrible passé de remonter à la surface.
    Mais Manu n'aurait sans doute pas été bien loin si sa route n'avait croisé celle de Clovis Narigou... Clovis, qui de Marseille à Madrid démêle l'écheveau et tente de percer les mystères entourant la famille espagnole de Manu. Clovis qui enquête, pare les coups et pénètre le Barcelone de la grande époque, celui de Dali et de Picasso... Clovis qui découvre, ahuri, le camp de Karaganda et les horreurs de la guerre civile...
    Un polar marseillais à la fois poignant et saisissant, ou l'auteur n'hésite pas à bousculer le lecteur en imposant à son esprit des images difficiles
    EXTRAIT
    C'est la pression de la main de Clark sur son épaule qui réveilla Manu. Clark, qui dormait sur la couchette supérieure, en était descendu en silence, sournoisement, comme une bête fauve, pour l'extirper brutalement de son lit.
    - Oh ! Ça va pas ?
    - Ta gueule, connard !
    Clark mesurait bien quinze centimètres de plus que lui et accusait son quintal et demi sur la balance. Un quintal et demi de muscles, sans une once de lard. Le bougre passait de longues heures dans la salle de sport à entretenir son corps. « En taule, c'est ce qu'on a de mieux à faire », avait-il un jour avoué à Manu, en grimaçant un sale sourire. Des cliquetis, des bruits de pas... La ronde des matons de nuit. Clark plaqua violemment sa main gauche sur la bouche de Manu pour l'empêcher de hurler.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Franco est mort jeudi, nous entraine dans un voyage émouvant et passionnant entre l'Espagne franquiste et l'Espagne contemporaine. Un suspense garanti ! »- Un Polar
    - « Avant que le temps n'efface les derniers témoins vivants de cette lutte fratricide et idéologique, voici la pierre portée par un auteur engagé à l'édification et la perpétuation du souvenir, sûrement, et peut-être aussi d'une part de la vérité. » - Polar Noir
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Inébranlable. Dans ses polars, Maurice Gouiran ne s'attache pas aux chiffres de l'Histoire, il s'attache à la chair, à la terre et aux hommes. Il nous conte les méandres de leurs vies, il met des noms sur les morts... Il fait remonter à la surface les souvenirs, les tabous, les non-dits... Il nous fait sentir les brûlures du soleil, les odeurs des collines, il fait suinter la souffrance et la peur des victimes... Il n'invente (presque) rien, il n'enjolive pas (ou si peu), il ne donne pas de leçon, il nous ouvre les yeux !
    Maurice Gouiran a le style incisif, le rythme télescopique, l'intrigue ironique et des personnages trempés dans le sang, la sueur et le pastis. Il est, en quelques romans, devenu une fine lame du polar.

  • Enquête policière dans la moiteur estivale...
    C'est l'été, il fait chaud, les touristes sont arrivés et au commissariat de Perpignan, Sebag et Molina, flics désabusés rongés par la routine, gèrent les affaires courantes sans grand enthousiasme. Mais bientôt une jeune Hollandaise est sauvagement assassinée sur une plage d'Argelès et une autre disparaît sans laisser de traces dans les ruelles de la ville. Sérial killer ou pas, la presse se déchaîne aussitôt ! Placé bien malgré lui au centre d'un jeu diabolique, Sebag, à la merci d'un psychopathe, va mettre de côté soucis, problèmes de coeur et questions existentielles, pour sauver ce qui peut l'être encore ! 
    Une intrigue affûtée recompensée par le Prix SNCF du Polar 2011 et le Prix du Premier Roman Policier 2011 de la Ville de Lens.
    EXTRAIT
    En cette mi-juin, le camping des « Lauriers Roses » d'Argelès était encore peu fréquenté. Quelques retraités comme Robert et une poignée de touristes étrangers. Les Hollandais arrivaient toujours les premiers puis venaient les Allemands. Robert se rendit directement aux toilettes. La veille, il avait utilisé la deuxième cabine en partant de la gauche. Aujourd'hui, ce serait la troisième. On était mercredi...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Philippe Georget a ferré, il ne nous laissera pas nous échapper. - Patrick Galmel, Polar noir
    Comme tout bon thriller, L'été tous les chats s'ennuient tient en haleine l'amateur de polar, mais son charme tient avant tout à ce flic attachant et hors normes. » - Carole Vignaud, L'Indépendant
    [...] l'intrigue est prenante, le suspense est bien ménagé. Il y a dans ce polar une vraie atmosphère, avec des personnages crédibles et attachants. - Le blog de ma fabrique de polars
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Philippe Georget est né en 1963 en région parisienne. Après des études d'Histoire, il participe à une mission humanitaire au Nicaragua. Il voyage ensuite en Irlande du Nord, puis se rend à Jérusalem, en Cisjordanie et à Gaza. En 2001, il embarque sa femme et leurs trois enfants dans son camping-car et fait le tour de la Méditerranée en passant par l'Italie, la Grèce, la Jordanie, la Libye. Il opte ensuite pour le journalisme et poursuit sa carrière à France 3 comme journaliste-rédacteur, présentateur et caméraman (ce qui a sans doute influencé son écriture si originale?). Il est également investi dans le sport, la course et la boxe entre autres.
    Il est l'auteur de quatre romans, L'été tous les chats s'ennuient (Jigal, 2009), prix du Premier Roman policier et prix SNCF du polar, Le Paradoxe du cerf-volant (Jigal, 2011), Les Violents de l'automne (Jigal 2012) et Tendre comme les pierres (Jigal, 2014).

  • Putains de pauvres!

    Maurice Gouiran

    • Jigal
    • 23 Septembre 2020

    Dans les bas-quartiers de Marseille, les pauvres tombent comme des mouches et un fantôme du passé vient demander de l'aide à Clovis Narigou...
    Quand Laura, un amour de jeunesse devenu SDF, est venue lui parler de cette « peste des pauvres » qui semblait s'attaquer aux quartiers Nord de la ville, Clovis Narigou n'a pas immédiatement réagi. Les pauvres ? Y'en a partout, on ne les regarde même plus ! Mais quand, quelques jours plus tard, les politicards de tout bord montent au créneau pour démentir cette alarmante rumeur, Clovis se dit qu'il est peut-être temps d'enquêter ! Les pauvres et les sans-abri tombent en effet comme des mouches, décimés par une épidémie foudroyante... Le maire Bellérophon Espingole a beau s'égosiller pour minimiser cette étrange affaire, toute la ville est en ébullition... Quarantaine déclarée, routes fermées, état d'alerte sanitaire maximum... Marseille coupée du monde ! La tension est à son comble, le peuple gronde, les politiciens se déchaînent, les pauvres trinquent. Mais à qui profite donc le crime ?
    Un polar marseillais intrigant qui nous confronte à la dure réalité sociale et à la détresse des plus pauvres !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Incisif, engagé, profondément ancré dans la réalité sociale de notre époque, le polar façon Gouiran m'a littéralement « scotché ». - le-bibliomane, Babelio
    Gouiran est une sorte de Daenninckx marseillais, qui trouve dans le passé (et parfois le présent) trouble de Marseille la base de romans qu'il arrive généralement à rendre très fluides, et prenants, malgré un coté didactique (bien documenté) important. Une performance. - Pbazile, Babelio
    En mêlant l'Histoire et la fiction, sans se départir de son humour, Maurice Gouiran nous tient en haleine tout au long de ce roman épicé par l'accent de Marseille et par ses expressions propres aux autochtones. - Carmendb, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Maurice Gouiran est né le jour du printemps au Rove, près de Marseille, dans une famille de bergers. Il passe son enfance à parcourir les collines arides en compagnie des troupeaux de chèvres, ce qui lui donne à jamais la passion de cette nature rude et généreuse, le respect de la culture populaire et de l'authenticité. Il découvre véritablement Marseille avec le lycée Saint-Charles et entretient dès lors des liens amoureux avec cette ville qui le fascine et qu'il sillonne jour et nuit. Tout en restant fidèle à ses collines et aux bistrots populaires des quartiers, il vit la frénésie des sixties, obtient un doctorat en mathématiques, puis se lance dans l'aventure balbutiante de l'informatique du début des années 70. Devenu spécialiste des systèmes d'information sur les incendies de forêts, il effectue, en tant que consultant pour l'ONU, de nombreuses missions autour de la Méditerranée. Il en récolte la certitude de l'existence d'une entité méditerranéenne forte, ce qui transparaît souvent dans ses romans et fait de lui un auteur davantage méditerranéen que marseillais. Polyvalent dans ses activités annexes qui vont de l'enseignement universitaire au journalisme, en passant par la peinture, la poésie et le sport, il se passionne pour l'Histoire taboue du XXe siècle, ses non-dits et ses incidences sur la vie actuelle.

  • Le meurtre de deux jeunes cinéastes embarque Clovis Narigou sur les traces des assassins de JFK...
    En 1963, à Marseille une époque tire à sa fin. À Dallas, le président Kennedy meurt sous des balles inconnues. Quelque quarante ans plus tard, Clovis Narigou toujours plus enclin à se laisser nonchalamment vivre dans les collines de l'Estaque qu'à venger la veuve et l'orphelin, se voit, bien malgré lui, embarqué sur les traces des assassins de JFK. Et de la French Connection aux grèves brisées en 47 sur le port, Clovis va rouvrir un pan entier de l'Histoire de Marseille. Un passé peu glorieux et jalonné de morts violentes où se mêlent politique, hommes de l'ombre, mafia, CIA, complot, milliards de dollars, trafic de drogue et pouvoir. Un cocktail explosif qui des années après continue à malmener truand repenti, journaliste véreux et malfrat aux dents trop longues...
    Un polar marseillais saisissant qui croise le fer avec l'Histoire et ses travers !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    L'Histoire, la vraie, l'authentique, celle qu'on trouve dans les livres sérieux, et une histoire, du suspens, des rebondissements, de l'humour, le soleil du Midi dans les mots : le parfait cocktail pour passer quelques heures! -Carmendb, Babelio
    Au fil d'aller - retour et de flashbacks entre Dallas et Marseille, Gouiran y trouve prétexte pour nous replonger dans le Marseille de l'immédiat après guerre, des luttes de pouvoir sur le port qui recoupaient le climat politique ambiant. -Umezzu, Babelio
    Très bon polar de Gouiran. Les allers-retours entre Marseille et Dallas sont loin d'être artificiels, cela permet quelques bons flash-backs sur des épisodes historiques des deux villes (recherche documentaire impressionnante) et quelques pages poignantes sur le couloir de la mort.-Pbazile, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Maurice Gouiran est né le jour du printemps au Rove, près de Marseille, dans une famille de bergers. Il passe son enfance à parcourir les collines arides en compagnie des troupeaux de chèvres, ce qui lui donne à jamais la passion de cette nature rude et généreuse, le respect de la culture populaire et de l'authenticité. Il découvre véritablement Marseille avec le lycée Saint-Charles et entretient dès lors des liens amoureux avec cette ville qui le fascine et qu'il sillonne jour et nuit. Tout en restant fidèle à ses collines et aux bistrots populaires des quartiers, il vit la frénésie des sixties, obtient un doctorat en mathématiques, puis se lance dans l'aventure balbutiante de l'informatique du début des années 70. Devenu spécialiste des systèmes d'information sur les incendies de forêts, il effectue, en tant que consultant pour l'ONU, de nombreuses missions autour de la Méditerranée. Il en récolte la certitude de l'existence d'une entité méditerranéenne forte, ce qui transparaît souvent dans ses romans et fait de lui un auteur davantage méditerranéen que marseillais. Polyvalent dans ses activités annexes qui vont de l'enseignement universitaire au journalisme, en passant par la peinture, la poésie et le sport, il se passionne pour l'Histoire taboue du XXe siècle, ses non-dits et ses incidences sur la vie actuelle.

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