Now Future éditions

  • Jean-Claude Deffet (72 ans) est bien connu des autorités judiciaires. Braqueur maintes fois recherché par la police, il fut, dans les années 1970, considéré comme l'ennemi public n° 1 en région de Charleroi.Excès de zèle policier ? Dérives d'une enquête qui veut aboutir à tout prix ? Écoutes, surveillances, filatures, infiltrations, malgré la panoplie de moyens logistiques et financiers mobilisés, le multirécidiviste sera finalement arrêté pour des faits mineurs. Il ne « tombera » pas.Petit magouilleur ou grand trafiquant d'armes rusé, qui est vraiment Jean-Claude Deffet ? Un personnage folklorique à la gouaille évidente ou le Mesrine de Châtelet ? C'est ce que la journaliste Alessandra d'Angelo tente de découvrir au fil de son enquête. Sur fond de terroir, elle emmène d'abord le lecteur au coeur d'une époque révolue, celle du grand banditisme belge, avec ses codes de l'honneur, sa loi du silence et ses diktats. Elle élargit ensuite la réflexion sur l'évolution des moeurs. Au XXIe siècle, la géopolitique du « crime organisé » a adopté un autre visage. Les néobandits sont aujourd'hui cyberactifs et sans esprit de corps. Et lorsque le politique s'en mêle, l'agir criminel devient « hybride » : il bascule par mutation fanatique dans la revendication « terroriste ».Témoin de l'existence de ces grandes familles de truands éteintes, Jean-Claude Deffet est indubitablement l'un des derniers « Mohicans », symbole d'un milieu disparu, celui des « parrains » à l'ancienne.Préface par Étienne Gras, avocat pénaliste au barreau de Charleroi, conseil de Jean-Claude Deffet. Postface par Kris Daels, professeur à l'École de police, ancien agent de renseignement.

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