Terre de Brume

  • Quand un détective privé est pris à son propre piège... Jérémy Bast travaille dans le domaine de l'intelligence économique comme « Agent Privé de Recherches et Filatures ». À la demande de commanditaires occultes, il établit des dossiers sur certains salariés afin de protéger les intérêts vitaux, les secrets de fabrication ou les brevets d'invention des entreprises. Un job qu'il accomplit consciencieusement et sans états d'âme. Un soir, à son bureau, une belle et mystérieuse inconnue, l'accusant de meurtre, l'assomme à coups de sac à main et lui laisse en guise de carte de visite, la vision érotique d'un magnifique lentigo qu'elle possède sur le milieu du genou. En recherchant la fille au grain de beauté, il se retrouve en cavale, vivant aux crochets d'une famille malienne sans-papier, accusé du meurtre de trois policiers, traqué par deux tueurs iraniens et pisté par un vieux dégénéré flanqué de son avocat de fils. Devenu victime à son tour, Jérémy va devoir mettre tout son savoir-faire de détective privé pour tenter de sauver sa peau et le peu qui lui reste d'honneur. Un thriller à couper le souffle ! EXTRAIT La veille, je m'étais foulé la cheville en voulant échapper à un type qui me coursait à travers les rayons d'un hypermarché de la banlieue parisienne. Sensé être en arrêt maladie et cloué au lit par un lumbago aigu, ce fonctionnaire appointé de l'administration pénitentiaire faisait l'article de gaines amincissantes pour dames fortes dans les grandes surfaces. J'ignore encore comment il m'avait repéré, mais tout à coup, une gaine avait sifflé à mes oreilles, et le maton rouge de colère s'était rué sur moi, menaçant et proférant des insultes. J'avais dû mon salut à la sainte gaine, laquelle, en dégommant une montagne de boîtes de crabes russes en promotion, avait littéralement enseveli une sexagénaire et son caddie, provoquant les hurlements de la susdite, et une mini-émeute de la part des clients, entraînant une intervention musclée des vigiles. A PROPOS DE L'AUTEUR Alain Vince vient à l'écriture au milieu des années 1980. D'abord scénariste, il s'oriente vers le polar. Du Raisiné sur le P'tit Lu, son premier roman, qui évoque un Nantes atypique est remarqué et primé. Suivra Haro sur le clown dont l'action se situe dans le Paris populaire qu'il connaît bien, puis Cinq Nazes en Brière, qui montre son attachement profond au pays noir.

  • Un roman qui vous tiendra en haleine du début à la fin ! Pendant qu'il séjourne sur Boro Island, un petit îlot au large des côtes irlandaises, pour assouvir ses deux passions, l'astronomie et le whiskey, Daniel Coleman est le témoin de la destruction d'un petit appareil de tourisme par un avion de chasse sans immatriculation. Alors qu'il cherche à éviter les ennuis en s'esquivant des lieux du crash, il récupère, flottant sur l'océan, une mallette accrochée par une paire de menottes à un avant-bras humain. Pris entre la peur des conséquences et la curiosité, il décide malgré tout d'ouvrir la mallette pour en connaître le contenu. Dès cet instant, ce sera pour lui le début d'une course contre la montre et contre la mort. Harcelé et poursuivi par des individus dont le pouvoir de nuisance sur l'Humanité dépasse tout ce que nous avions pu imaginer, il tentera, des côtes de l'Irlande à New-York, de transmettre au monde des informations dont la révélation pourrait entraîner d'extraordinaires et incroyables conséquences pour nous tous. Mais ceux qui, dans l'ombre, manipulent peuples, médias et gouvernements feront tout pour s'y opposer... La Nuit de Boro Island est un thriller époustouflant raconté comme une histoire vraie. Mais peut-être l'est-elle vraiment ? EXTRAIT Je venais de terminer la dernière goutte de ce fabuleux whiskey. Et, comme à mon habitude, j'avais complètement oublié de me réapprovisionner au magasin du port à Bellmullet. Il ne me restait plus qu'à terminer la bouteille de réserve que je laissais sur le bateau. c'était un Powers que j'avais rapporté d'une de mes dernières incursions à Galway. Un breuvage sans grande ambition, mais qui avait l'avantage d'être bon marché et de se trouver à peu près partout. de toute façon, vu mon état, la qualité de l'eau-de-vie n'avait qu'une importance secondaire. Je me levai péniblement de la chaise qui se trouvait à l'extérieur de la maisonnette que j'occupais et me dirigeai d'un pas lourd vers le bateau qui était ancré à un ponton branlant dans la petite baie, en contrebas. En cette fin mai, le ciel était d'une pureté incroyable et l'air doux qui venait du large donnait à Boro Island, ce minuscule îlot du mayo, un air de riviera celtique. Loin derrière moi, à plusieurs miles à l'est, je distinguais à peine la ligne de terre du cap erris. Si j'arrivais à ne pas m'écrouler sur mon lit de camp, la nuit promettait d'être exceptionnelle... Je suivais le sentier rocailleux en essayant de conserver mon équilibre. La mer scintillait jusqu'à l'horizon. En face, après plusieurs milliers de kilomètres d'océan, les côtes est du canada. Entre elles et moi, rien...cette perspective de solitude accentua la sensation que j'avais recherchée en venant ici. Vacuité et immensité. J'approchai du vieux ponton et je chassai rapidement les souvenirs qui montaient en moi. ce n'était certainement pas le moment de m'apitoyer sur mon sort et l'alcool avait tendance à me conduire sur ces chemins. Je sautai péniblement sur le pont du petit ketch sur lequel j'avais pas mal bourlingué et me dirigeai vers la cabine. La bouteille à moitié vide trônait entre deux coussins sur lesquels je m'affalai, essoufflé par ma marche et une récente cinquantaine mal anticipée. A PROPOS DE L'AUTEUR Daniel Coleman est un nom d'emprunt. L'auteur, très probablement anglais, souhaite rester anonyme.

  • Quand Musidora et Sherlock se rencontrent Dans le duel séculaire Angleterre-France, il fallait bien un jour confronter Sherlock Holmes et la fantasmatique souris d'hôtel qui choisit, pour la circonstance, le visage de Musidora, l'inoubliable interprète du feuilleton cinématographique "Les Vampires". Nous avons d'un côté le grand détective victorien à la mine sévère, de l'autre une séduisante cambrioleuse, véritable type de Parisienne friponne, effrontée, délicieusement indécente. Pendant que l'un arpente d'un pas décidé les ruelles d'un Londres chapeauté de brouillard, l'autre, serrée dans un collant noir où seuls affleurent des yeux charbonneux débordant de vaines promesses, trotte menu sur les toits glissants de Paname, d'une cheminée à l'autre, éclairée d'un rayon de lune, jusqu'au Palace où sommeille la proie convoitée. Sous l'égide de Gérard Dôle, Sherlock Holmes et Musidora incognito, tantôt fille, tantôt garçon, vont s'approcher, s'apprécier, et résoudre ensemble de bien singulières énigmes, étranges et fantastiques. Une image du roi des détectives et de son curieux élève Harry Taxon nous renvoyant avec un zeste d'humour à la saga allemande des Welt-Detektiv, ces « Dossiers secrets » apocryphes des années 1900 qui furent à l'origine de la série Harry Dickson. EXTRAIT Saviez-vous, mon cher, me confia Musidora, un soir que nous sortions de l'Ambigu où se donnaient Les Triomphes de Sherlock Holmes, que je l'ai connu? Je veux parler, bien sûr, de l'être de chair et de sang, de l'homme qui a réellement existé et vécu à Londres jadis. Car je me moque bien du limier de fantaisie que William Gillette 1 rendit célèbre en le campant au théâtre avec brio. Saviez-vous aussi que chez M. Sherlock Holmes, le vrai, qui n'a jamais connu de docteur Watson, se succédèrent plusieurs grooms ou chasseurs dont certains sont devenus ses élèves ? Le premier en date fut un cockney couvert de taches de rousseur qui se prénommait Billy. C'est ce petit frispoulet de Charles qui le remplaça, un loustic pas plus haut que trois pommes qui ne quitta Baker Street que pour grimper sur les planches et se tailler ensuite la part du lion au cinématographe sous le nom de Charlot. On m'a parlé aussi d'un jeune freluquet que je n'ai pas connu, qui resta longtemps au service du détective, et qui, lui, n'hésita pas à prendre le pseudonyme de Harry Dickson vers la fin des années vingt quand, à son tour, il embrassa la profession. En ce qui me concerne, j'ai modestement assuré l'intérim entre Billy et Charlie pendant toute une saison. Je crois me souvenir que c'était en 1900. A PROPOS DE L'AUTEUR Gérard Dôle est à la fois journaliste, historien, musicien, chanteur, auteur-compositeur et, bien entendu, écrivain. En 1967, il s'essaie à la chanson à texte dans des cabarets de la Rive gauche tels que L'École Buissonnière de René-Louis Laforgue, L'Écluse ou L'Échelle de Jacob. Il passe même à Bobino en 1968, en première partie du récital de Catherine Sauvage et de Guy Béart. Retenons une série de disques qui font de lui un spécialiste de la musique acadienne de Louisiane et un grand amoureux des orgues de Barbarie, mêlant parfois musique et littérature populaire comme dans La Chanson de Nestor Burma (1982) en collaboration avec Tardi et Léo Malet, et La Complainte de Harry Dickson (1984). Gérard Dôle est aussi l'auteur d'une étude savante sur L'Histoire musicale des Acadiens (L'Harmattan, Paris, 1995), et de nombreuses nouvelles fantastiques publiées tant en France qu'aux États-Unis.

  • Le diable de pimlico

    Gérard Dôle

    Harry Dickson et Tom Wills sont de retour, plus déterminés que jamais, prêts à fondre sur les créatures des Ténèbres. Et les voilà à nouveau lancés dans des enquêtes prodigieuses qui vont les conduire des bords fangeux de la Tamise, d'où s'élève en permanence un brouillard délétère, à une proche banlieue, désolée et pleine d'embûches ; puis, des ruelles torves des quartiers interlopes, ils passeront prestement aux landes arides des Highlands, et s'en iront même, mandatés par le War Office, jusqu'à une lointaine île de l'océan Indien. Le maître détective et son élève se sortiront de justesse des pièges mortels tendus par un faux diable manipulant une vraie momie ressuscitée, ou par cette curieuse Madame Verre-Pilé qui, dans sa taverne dédiée aux monstres de foire, défend expressément de danser en sabots. Un prétendu Sherlock Holmes se propose de les aider à capturer le Professeur Flax de sinistre mémoire, et dans Limehouse, d'audacieux criminels font un brin de conduite à leurs victimes pantelantes, étouffées sous un masque de cire. Il leur faudra aussi se porter au secours des célèbres Francis Drake et Philip Bordimer de l'Intelligence Service, mis en difficulté par un petit vieillard se prenant pour Dracula. On entre dans les Harry Dickson de Gérard Dôle, comme dans un cabinet de curiosités où l'amateur s'en vient chercher l'émotion rare d'un rêve insensé. EXTRAIT Harry Dickson et Tom Wills marchaient côte à côte dans les rues désertes de Pimlico que le brouillard noyait de ses vapeurs blafardes. Pas d'autre bruit que celui de leurs pas, et pourtant, le maître avançait avec circonspection, sans adresser la moindre parole à son élève. Consigne : silence et vigilance. Tom suivait, tous nerfs tendus, guettant le danger qui pouvait surgir de la nuit. Parvenu au bout de Neptune Lane, Dickson consulta rapidement un plan qu'il avait sorti de sa poche puis tourna sur la gauche d'une façon résolue, s'engageant dans un moignon de rue au pavage luisant. Arrivé devant une maison qui gardait un air d'ancienne majesté avec son avancée à colonnes et son escalier bordé de vasques en marbre, il échangea un signe de connivence avec Tom et poussa la porte dont la serrure n'avait guère résisté à ses ouistitis. Les deux hommes pénétrèrent dans le vestibule de l'antique demeure. Après quelques pas, ils s'immobilisèrent, scrutant les ténèbres. - Attention! là ! Tom Wills avait saisi le bras de son mentor et désignait d'un doigt tremblant une forme sombre allongée sur le sol. Harry Dickson se pencha et souleva la tête d'un homme, un Chinois, qui gisait là. A PROPOS DE L'AUTEUR Gérard Dôle est à la fois journaliste, historien, musicien, chanteur, auteur-compositeur et, bien entendu, écrivain. En 1967, il s'essaie à la chanson à texte dans des cabarets de la Rive gauche tels que L'École Buissonnière de René-Louis Laforgue, L'Écluse ou L'Échelle de Jacob. Il passe même à Bobino en 1968, en première partie du récital de Catherine Sauvage et de Guy Béart. Retenons une série de disques qui font de lui un spécialiste de la musique acadienne de Louisiane et un grand amoureux des orgues de Barbarie, mêlant parfois musique et littérature populaire comme dans La Chanson de Nestor Burma (1982) en collaboration avec Tardi et Léo Malet, et La Complainte de Harry Dickson (1984). Gérard Dôle est aussi l'auteur d'une étude savante sur L'Histoire musicale des Acadiens (L'Harmattan, Paris, 1995), et de nombreuses nouvelles fantastiques publiées tant en France qu'aux États-Unis.

  • Bloody birthday

    Yannick Letty

    Enquête policière et intrigue politique pour ce roman de Yannick Letty Alors que la colère des Indignés gronde dans les rues, Karl se faufile anonyme dans la foule. Bien décidé à agir, il observe les défilés, épie les manifestants, se joue de la police. Cependant, à ses yeux, la lutte est par trop inégale... Il est persuadé que face à un pouvoir qui refuse d'entendre toute contestation et méprise le peuple, il n'y a qu'une issue : frapper la classe dirigeante en plein coeur lors d'un attentat spectaculaire. Mais rien ne se passe comme prévu et il se retrouve entraîné dans une spirale infernale et funeste. L'alerte attentat est à son maximum. Karl devient l'homme le plus recherché de notre histoire. Tous craignent qu'il frappe à nouveau. Lancées sur sa piste, la police judiciaire et la section anti-terroriste des commandants Margulis et Labonne parviendront-elles à comprendre ce qui s'est réellement passé et à mettre Karl hors d'état de nuire ? Très vite, en effet, l'enquête se heurte aux secrets et aux manoeuvres de milieux qui se croient intouchables parce qu'au-dessus des lois. Rien n'est simple dans cette affaire où tous les pouvoirs se mélangent et rivalisent à la fois. Récit d'un homme pris au piège du système judiciaire et politique EXTRAIT Ses yeux bruns dans le vague, Karl explorait l'intérieur du wagon. La paupière tombante, la mâchoire relâchée et la lèvre molle, il semblait absent quand il ne perdait rien de ce qui se passait autour de lui. Les regards l'effleuraient sans s'arrêter. Qui aurait pu s'intéresser à ce type dont la tête dodelinait au rythme des secousses du métro ? Un type anonyme, sans signe distinctif ni caractère particulier. L'engin piqua une pointe de vitesse dans un tunnel sans lumières, décéléra, puis finit par freiner. Karl, qui ne s'était jamais appelé Karl, laissa son corps se pencher en avant. Il sentit l'odeur des cheveux de la fille accrochée à la barre devant lui. Pomme... À l'autre bout du wagon, un flic en civil faisait des efforts pour paraître invisible : jean, baskets, veste cool, mais son regard balayait un peu trop furtivement le wagon, s'attardant sur tel ou tel groupe de jeunots excités qui rêvaient tout haut de révolution, avant de chercher le profil de son collègue qui faisait semblant de l'ignorer. Crissement douloureux des roues. Arts et Métiers... Les portes s'ouvrirent. Adieu Pomme... La brunette s'écarta pour le laisser descendre. Elle était vraiment jolie, mais il ne pouvait pas prendre le risque de rester jusqu'à la station suivante, la surveillance devait être maximum aux abords du Châtelet, et il ne voulait pas froisser Cassandre. Ou lui donner raison. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « L'auteur est décidemment bien le roi de la cocotte-minute. Il n'a pas son pareil pour faire monte la pression, sans oublier la soupape de sécurité qui permet au lecteur de reprendre son souffle. Il malmène nos émotions de bout en bout, pour notre plus grand plaisir, oserions-nous dire, de son écriture rapide et concise. » - D. Cresson - Ouest France - « Thriller palpitant, d'une actualité brûlante. » - Le Télégramme A PROPOS DE L'AUTEUR Yannick Letty est brestois. Océanologue de formation, il a exercé plusieurs métiers avant de se lancer dans l'écriture.

  • Passé décomposé

    Yannick Letty

    Chacun porte en lui une part de secret qu'il garde enfouie... Margot en est intimement persuadée lorsqu'elle se lance dans la quête de ses origines et remonte le fil ténu de la mémoire, au milieu des ruines de la ville où elle a toujours vécu. Mais ce mystère conduit parfois au massacre et au meurtre. Et, bien malgré elle, épaulant ses anciens collègues policiers, Margot se retrouve sur la piste de véritables monstres, fruits de terribles secrets plongeant leurs racines dans les pires moments du passé. Projetée parmi ces êtres d'apparence anodine, qui parfois nous ressemblent, il lui faudra pour survivre, déceler ceux qui tuent ou enlèvent des femmes dans les desseins les plus sordides... Mais peut-être que le plus inquiétant n'est pas là... Un thriller haletant avec comme toile de fond des secrets de famille EXTRAIT Maurice Le Borgne se frotta les yeux, puis referma le dossier qu'il lisait pour la vingtième fois en deux jours. C'était assez pour ce soir. Il allait se lever mais soudain, le regard trouble, il sortit une photo d'un tiroir et contempla longuement la jeune fille bronzée qui posait. Dix-sept ans, presque dix-huit... Il soupira. Il devait se dépêcher. Il avait promis à Josette qu'il serait à la maison avant minuit pour fêter la nouvelle année... Mais il y avait cette fille, elle le hantait... L'étage était silencieux. Josette attendait surement. Les petits étaient devant la télé à regarder une cassette et Sabrina, l'ainée, restait surement enfermée dans sa chambre. Elle avait demandé à passer la nuit du 31 avec des copains, mais il avait refusé. Il la trouvait trop jeune. Dix-sept ans. Comme Karine sur la photo... Il n'avait pas vu le temps passer. Son boulot le prenait tant, que les enfants grandissaient sans qu'il s'en aperçoive. Les premiers mois bien sûr, il voyait les transformations. Mais tout à coup le bébé se mettait à marcher à quatre pattes, bientôt il ne fallait plus qu'un doigt pour le faire traverser la maison sur ses jambes et un jour, on devait déjà l'amener à l'école.

  • Quand, en janvier 1998, une de ses étudiantes disparaît à Belfast, Hippolyte Braquemare s'envole pour la capitale de l'Irlande du Nord. Le professeur de civilisation irlandaise de l'université de Rennes 2 connaît bien le monde tourmenté de l'Ulster. Mais, quand il arrive sur place, il trouve une effervescence anormale : la paix se prépare. Aussi les paramilitaires catholiques et protestants s'emploient à se reconvertir dans des activités aussi lucratives que celles exercées pendant les trente années des « Troubles ». Braquemare retrouve ses amis loyalistes et républicains et navigue en eaux troubles. Accompagné de son ami le journaliste Lebovers, maître redoutable du jeu de mots, Hippolyte (« H » pour les intimes) tente d'échapper aux services spéciaux britanniques et irlandais ainsi qu'aux maffias de tous bords. Trouver la jeune étudiante se révèle difficile et dangereux. Alors que bombes et voitures piégées ne cessent d'exploser, le professeur, lui, n'a pour seule arme que son téléphone portable. Mais H porte bien ses cinquante ans et se remet de ses émotions avec un Black Bush, son whiskey favori, que sa compagne, la belle Irlandaise nationaliste Eileen, déguste d'une bien étrange façon. Le retour à la paix en Irlande sert de décor à ce polar différent où la réalité dépasse systématiquement la fiction mais où l'humour nord-irlandais ne perd jamais ses droits. Belfast Blues est le premier roman d'une trilogie celtique, « Du sang sur la paix », qui emmènera H d'Ulster en Écosse, puis en Bretagne.

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