Fayard

  • Si Fontenelle (1657-1757) est surtout connu comme l'auteur d'un ouvrage de « vulgarisation scientifique », les Entretiens sur la pluralité des mondes (1686), on sait généralement beaucoup moins qu'il a exercé durant plus de quarante ans la fonction de secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, créée par Colbert en 1666. C'est dans le cadre de cette fonction qu'il a rédigé, avec un talent exceptionnel, les Eloges des académiciens décédés et les volumes de l'Histoire de l'Académie royale des sciences, qui constituent les textes fondateurs d'une nouvelle discipline, l'histoire des sciences, que philosophes et savants comme Voltaire, d'Alembert et Condorcet, Montucla et Bailly, pratiqueront à leur tour tout au long du XVIIIe siècle, et dont la pratique s'est depuis lors constamment poursuivie.
    C'est cette « invention » de l'histoire des sciences que l'ouvrage de Simone Mazauric se propose de reconstituer, en rappelant d'abord les circonstances particulières et tout à fait remarquables de leur composition, au premier rang desquelles figure la fondation des grandes académies scientifiques européennes. Mais aussi et avant tout, cet ouvrage permet de découvrir la manière dont, pour la première fois, cet événement majeur dans l'ordre intellectuel qu'a constitué la naissance de la science moderne en Europe a pu être perçu et interprété par celui dont ses successeurs, même pour s'en distancier, ne cesseront de s'inspirer.

  • Il n'est plus possible de penser que la situation actuelle de la planète et celle des humains qui l'habitent, décrite partout comme inquiétante, n'est qu'une péripétie banale de l'histoire. L'humanité intervient désormais de façon majeure sur sa nature propre, sur son évolution et sur l'ensemble de la biosphère. Cette situation interroge la recherche scientifique et technique, à la fois élément de diagnostic, de solutions et de problèmes. Pour autant, les acteurs de la technoscience n'ont aucune légitimité à définir seuls les programmes. Pourquoi autant d'investissements pour les plantes transgéniques et aussi peu sur les méthodes culturales écologiques ? Pourquoi les thérapies géniques et pas plus de recherches sur les maladies contagieuses des pays du Sud, sur la santé environnementale et l'impact des nouvelles molécules chimiques, ou sur les résistances bactériennes ? Pourquoi de nouvelles machines nucléaires et pas plus de recherches sur la relocalisation de l'économie ? Ce que sera le monde dépend de ce qui se passe aujourd'hui, mais aussi demain, dans les laboratoires. C'est pourquoi les orientations scientifiques comme les développements technologiques ne peuvent plus être laissés entre les mains de quelques spécialistes, ni pilotés par les seuls désirs de profit ou de puissance. L'heure est à une mobilisation des consciences et à l'assemblage des savoirs disséminés dans la société, pour un dialogue renouvelé entre chercheurs scientifiques et citoyens chercheurs d'avenir.

  • Toujours plus de science pour tout le monde

    Claude Allègre

    • Fayard
    • 13 Novembre 2014

    Après le remarquable succès des deux premiers volumes de la série Un peu plus de science, Claude Allègre reprend la plume pour mettre les découvertes scientifiques à la portée de tous. Dans ce troisième volet, il s'intéresse aux grands acquis de la science dans les domaines de la biologie, de l'écologie (théorie des systèmes), de la chimie (classification périodique des éléments), des ressources naturelles et des mathématiques. Ni ouvrage technique, ni manuel d'enseignement, il s'agit d'un livre de culture générale à destination de l'honnête homme du XXIe siècle, un savoir qui paraît de plus en plus rapide, essentiel, mais aussi indéchiffrable. Or la science ne doit pas intimider ni rebuter ; bien au contraire, elle concerne chacun des aspects de notre vie et recèle une foule d'histoires passionnantes. Agrémenté de nombreuses figures en noir et blanc, le texte privilégie l'approche culturelle des grandes découvertes. Le cheminement de la pensée scientifique nous est restitué à travers l'évocation de la personnalité des découvreurs et de l'humeur du temps qui les a vus naître.
    Sans prétendre écrire une histoire des sciences ou de la pensée scientifique, Claude Allègre parvient à rendre intelligibles à tous des résultats scientifiques complexes, avec un objectif : faire partager son amour de la science.

  • Physique de l'intérieur de la terre

    Barbara Romanowicz

    • Fayard
    • 11 Avril 2012

    Tremblements de terre, tsunamis, éruptions volcaniques : ces dernières années, l'ampleur de certaines catastrophes naturelles et leurs conséquences dramatiques nous ont rappelé la puissance des phénomènes terrestres et, par-là même, la nécessité de la recherche scientifique pour documenter, modéliser et mieux comprendre la dynamique du Globe, afin de pouvoir mieux les anticiper. Pendant des années, la tectonique des plaques a occupé une place centrale en géophysique interne. Toutefois, depuis vingt ans, l'étude de l'intérieur de la Terre a subi une véritable révolution, notamment grâce au développement de techniques toujours plus performantes de tomographie sismique et à la puissance de calcul rendue possible par l'informatique. La connaissance de la structure et de la dynamique interne de la Terre se situe au carrefour d'un certain nombre de sciences comme la physique, l'astronomie, la géodésie, la géologie, la géodynamique ou encore la géochimie.

  • Chimie des matériaux hybrides

    Clément Sanchez

    • Fayard
    • 11 Avril 2012

    Leçon inaugurale prononcée le 10 février 2011 Chaire de Chimie des matériaux hybrides Dans le monde vivant, la nature est souvent amenée à combiner des composantes organiques et minérales pour créer des nano-composites très performants. Les coquillages, les carapaces des crustacés, les os sont quelques exemples de matériaux hybrides naturels. Pour comprendre ces systèmes complexes et maîtriser leur construction, le chimiste met en oeuvre des expériences qui permettent d'analyser tous les états de la matière, de la molécule au matériau. Un de ses défis est l'élaboration bio-inspirée de matériaux hybrides à structures hiérarchiques. À l'interface de la chimie, de la physique, de la biologie et de la science des matériaux, la chimie des matériaux hybrides a déjà intégré de nombreux domaines d'application (automobile, construction, textile, cosmétique, micro-optique, micro-électronique, revêtements fonctionnels, sciences environnementales et biomédicales).

  • Avant qu'il ne soit trop tard

    Belpomme-D

    • Fayard
    • 21 Février 2007

    «Qu'on scrute le ciel, qu'on regarde la Terre, qu'on analyse les problèmes de santé, tous les clignotants scientifiques sont au rouge...» Tel est le constat du Pr Dominique Belpomme et du millier de personnalités scientifiques ayant signé l'Appel de Paris, une déclaration internationale sur les dangers sanitaires de la pollution chimique.
    Cancers, malformations congénitales, stérilités, allergies, maladies dégénératives du système nerveux sont en très grande partie liés à la pollution de notre environnement, alors que l'apparition de nombreuses épidémies infectieuses telles que le sida, la maladie de chikungunya ou la grippe aviaire sont la conséquence directe ou indirecte des activités humaines.
    L'humanité pourra-t-elle se dégager du piège dans lequel elle s'est progressivement enfermée ? Aujourd'hui, l'enfance et même l'espèce humaine sont en danger si nous continuons à polluer l'environnement et à détruire la planète Terre comme nous le faisons. Malheureusement, ce message n'est pas entendu, alors même que des solutions existent.
    Ce livre propose un programme d'union nationale axé sur la préservation de notre santé et de l'environnement, et s'achève sur une lettre ouverte à l'adresse des femmes et des hommes politiques pour les exhorter à agir, avant qu'il ne soit trop tard.

  • 2020, les scénarios du futur

    Joël de Rosnay

    • Fayard
    • 5 Mars 2008

    Les années 2020 verront la naissance de nouveaux ingénieurs et architectes de l'infiniment petit. Ils sauront marier les technologies biologiques, informatiques nano et écotechnologiques pour inventer les produits de demain. Ces progrès scientifiques ouvriront de nouveaux horizons riches de promesses, mais aussi lourdes de menaces pour l'homme.
    Les technologies de la communication vont connaître une progression explosive entre 2010 et 2020, bouleversant nos vies comme l'économie et faisant apparaître de nouveaux dangers : atteinte à la vie privée, piratages, virus, « infopollution »... La prolongation de la durée de vie, grâce à une connaissance accrue des mécanismes du vieillissement, suscitera de fortes tensions sociales et politiques. Enfin, écologie et économie, qui devraient être les deux faces d'une même médaille, se trouveront confrontés plus durement à leurs contradictions.
    Les sciences de la complexité peuvent nous aider à penser le futur des sociétés humaines. Au-delà de l'approche analytique traditionnelle, elles permettront de construire notre avenir sur la base d'une vision globale et à long terme de l'évolution des systèmes complexes (économiques, écologiques, industriels et politiques) dont nous faisons partie.
    A l'homme de savoir fixer les limites pour éviter que ses créatures biologiques ou électroniques ne se retournent contre lui.
    Joël de Rosnay, docteur ès sciences, est président exécutif de Biotics International et conseiller du président de la Cité des sciences et de l'industrie. Ancien chercheur et enseignant au Massachussetts Institute of Technology dans le domaine de la biologie et de l'informatique, il a été successivement attaché scientifique auprès de l'ambassade de France aux Etats-Unis, directeur scientifique à la Société européenne pour le développement des entreprises et directeur des applications de la recherche à l'Institut Pasteur.
    Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Les Origines de la vie (1965), Le Macroscope (1975), La Malbouffe (1979), L'Homme symbiotique (1995), La plus belle histoire du monde, avec Yves Coppens, Hubert Reeves et Dominique Simonnet (1996), Une vie en plus, avec Jean-Louis Servan-Schreiber, François de Closets et Dominique Simonnet et La Révolte du prolétariat (2005).
    Avant-propos de Roland Schaer.
    Préface de François de Closets.

  • Un peu de science pour tout le monde

    Claude Allègre

    • Fayard
    • 3 Septembre 2003

    Ce livre a pour ambition de mettre à la portée de chacun les grands acquis de la science, y compris les plus difficiles. Il ne s'agit pas d'un ouvrage technique, ni d'un manuel d'enseignement, mais d'un livre de culture générale qui prétend se rendre accessible à l'honnête homme du XXIe siècle.
    Pour bien faire comprendre l'essence des découvertes fondamentales et du cheminement de la pensée scientifique, j'ai évité tout recours au langage mathématique afin de ne pas rebuter ceux qui y sont allergiques. J'ai au contraire privilégié l'aspect historique, humain, vivant de la grande aventure de la science, sans pour autant en sacrifier ni l'esprit ni la rigueur.
    Dans cette affaire, mon ambition ultime est de parvenir à faire aimer la science à tout le monde, y compris ceux qui ne la pratiquent pas. J'ose même espérer faire partager à certains l'extraordinaire plaisir intellectuel que nous éprouvons, nous autres scientifiques, à la pratiquer. Un succès même partiel dans cette direction serait pour moi une immense récompense.
    C.A.
    Avec 56 planches, dont 15 en couleur
    Claude Allègre est professeur à l'Institut universitaire de France, à l'université de Paris VII-Denis Diderot. Il a reçu le prix Crafoord en 1986 et la médaille d'or du CNRS en 1994. Il est membre de l'Académie des sciences, de la National Academy des Etats-Unis et de la Royal Society de Grande-Bretagne.

  • Plantes et aliments transgeniques

    Jean-Marie Pelt

    • Fayard
    • 1 Avril 2014

    " Le débat sur les plantes transgéniques est ouvert. Chacun s'interroge: que mangerons-nous demain? Les arguments des uns et des autres s'affrontent et se confrontent. Comment y voir clair? Qui croire et que croire? Et d'abord, de quoi s'agit-il?
    Cet ouvrage entend faire le point sur ce sujet très polémique, développer des arguments, puis proposer certaines voies. A la manière d'un audit, il a pour vocation de présenter le plus objectivement possible les pièces d'un dossier en vérité bien inquiétant. Mais chacun jugera en conscience. Notre but alors sera atteint: faire avancer la réflexion, dans le cadre d'un vrai débat démocratique, sur l'un des grands problèmes qui se présentent à nous à l'aube de l'an 2000.
    Un problème qui nous atteint dans notre chair, au plus intime de notre quotidien, puisqu'il concerne notre alimentation, notre santé et celle des êtres qui nous sont proches. Mais aussi un vrai problème de société qui conditionne d'ores et déjà les modes de vie de demain, donc l'avenir de nos enfants et des enfants de nos enfants. "
    J.-M.P.

  • C'est vert et ça marche !

    ,

    • Fayard
    • 17 Janvier 2007

    Chacun peut constater les changements climatiques de notre planète. C'est pour l'instant le signe le plus tangible d'un bouleversement écologique majeur qui s'annonce. Un scénario catastrophe se dessine ainsi à l'horizon, qui impose des changements rapides et radicaux si nous ne voulons pas que notre légèreté fasse le malheur de nos enfants. Grâce à l'émergence de la notion de développement durable, en mettant en oeuvre ce nouveau concept dans toutes ses dimensions - économique, écologique, sociale, éthique -, nous pouvons parvenir à relever les défis du futur.
    Dans C'est vert et ça marche ! Jean-Marie Pelt nous entraîne dans un nouveau tour du monde écologiste. Préservation de la forêt en Amazonie, en Afrique, en Chine, gestion de l'eau douce partout où elle se fait rare, exemples de villes 100 % vertes en Allemagne, au Danemark et, plus surprenant, également au Brésil, multinationales éprises d'écologie, mais aussi mutualités impliquées dans ce combat, volonté de préparer l'après-pétrole, de construire un habitat qui recourt aux énergies renouvelables, etc. D'un continent à l'autre, il dresse un inventaire impressionnant des expériences de développement durable qui ont fait leurs preuves et qui démontrent qu'une autre voie est possible.

  • Au début du XXe siècle, des découvertes scientifiques, des innovations technologiques et artistiques annoncent une transformation profonde de notre perception du temps, de l'espace, de la matière et du vivant : Planck pose les bases de la physique des quanta en 1900, l'année même où Freud publie l'ouvrage fondateur de la psychanalyse et où sont redécouverts les travaux de Mendel sur l'hérédité. Les frères Wright effectuent le premier vol en avion en 1903, Einstein propose sa théorie de la relativité en 1905, Picasso peint la première toile cubiste en 1907... Tout au long des décennies suivantes, l'architecture, la linguistique, la biologie, l'informatique et les techniques de l'information contribuent, à leur tour, à révolutionner nos modes de pensée et de vie.
    L'ouvrage de Pierre Papon identifie ces «signes du temps» qui, au cours du siècle dernier, ont constitué de véritables ruptures. Il offre aussi une réflexion sur la signification de ces manifestations, sur leur convergence, sur les modes de production et d'appropriation du savoir. Notre société a-t-elle intégré tous les messages délivrés par ces découvertes ? N'avons-nous pas encore une conception mécanicienne du monde, dont la physique moderne a cependant montré les limites ? Le discours scientifique, dominant aujourd'hui, ne donne-t-il pas une vision trop unilatérale et linéaire du progrès, qui est aujourd'hui la chose du monde la moins bien partagée ? Dans ces conditions, un nouveau «contrat social» entre la science, la technologie et la société est probablement nécessaire.

  • Au fil des âges et des révolutions technologiques, l'homme a mis en oeuvre des savoir-faire pour maîtriser les matériaux disponibles dans son environnement. Aujourd'hui, nous pouvons, grâce à la modélisation numérique, étudier les structures à différentes échelles et concevoir ainsi sur mesure de nouveaux matériaux très performants : des semi-conducteurs dans le domaine de l'électronique, des fibres optiques et des verres, des composants automobiles ou aéronautiques, des métaux utilisés dans les centrales nucléaires ou des objets nanométriques destinés aux applications biomédicales. À l'interface de la physique, de la chimie et de la mécanique au niveau fondamental, et des sciences de l'ingénieur, la science des matériaux tend aujourd'hui à rapprocher les notions de matériau et de structure, comme en témoigne l'exemple des matériaux architecturés.

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