La découverte

  • Une autre science est possible ! manifeste pour un ralentissement des sciences

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    • La découverte
    • 16 Novembre 2017

    Le compromis qui a longtemps assuré aux chercheurs le minimum d'indépendance vitale est mort. L'économie de la connaissance est dépendante des intérêts privés. Un plaidoyer pour la slow science auquel répond, en miroir, et à un siècle de distance, un brillant pamphlet du philosophe William James. Comme le
    fast food, la
    fast science, c'est vite fait, pas bon et pas très digeste ! Une économie spéculative - avec ses bulles et ses krachs - s'est emparée de la recherche scientifique : les chercheurs doivent intéresser des " partenaires " industriels, participer aux jeux guerriers de l'économie compétitive. Conformisme, compétitivité, opportunisme et flexibilité : c'est la formule de l'excellence. Mais comment poser publiquement la question d'un désastre lorsque l'on ne veut pas que le public perde confiance en " sa " science ? Les mots d'ordre comme " Sauvons la recherche " font consensus, alors qu'ils ne posent surtout pas la bonne question : " Mais de quoi faut-il la sauver ? "
    Ce livre montre que les chercheurs doivent cesser de se prendre pour le " cerveau pensant, rationnel, de l'humanité ", refuser que leur expertise serve à faire taire l'inquiétude de l'opinion, à propager la croyance en un progrès scientifique inéluctable capable de résoudre les grands problèmes de société. Et qu'ils auraient avantage à nouer des liens avec un public potentiellement intelligent et curieux, c'est-à-dire aussi à produire des savoirs dignes de cette ambition.

  • Fables éclairantes et illustrations à l'appui, les auteurs dessinent ici dans un langage clair, drôle et rigoureux, les nouveaux contours de cet étrange monde quantique sans lequel nous n'aurions ni Internet, ni ordinateur, ni téléphones portables, ni... rien de ce qui a permis la société de la communication telle que nous la connaissons aujourd'hui.
    En 1984, Sven Ortoli et Jean-Pierre Pharabod publiaient aux Éditions La Découverte Le Cantique des quantiques, un livre salué à l'époque comme l'un des meilleurs ouvrages de vulgarisation sur le difficile sujet de la mécanique quantique, vendu à 85 000 exemplaires et traduit en six langues. Mais, depuis plus d'une trentaine d'années, le paysage a radicalement changé : la manipulation et l'observation d'éléments quantiques uniques (un électron, un photon, un ion, un atome, une molécule...), engagées dans les années 1960, sont devenues faciles et presque banales. Des idées autrefois invraisemblables sont désormais testables et des expériences jusque-là impossibles ont été réalisées : leurs résultats sont venus confirmer et amplifier les aspects les plus déroutants de la théorie des quanta, ouvrant la porte à des applications techniques révolutionnaires, comme l'ordinateur quantique. Fables éclairantes et schémas à l'appui, les auteurs dessinent ici dans un langage clair, drôle et rigoureux, les nouveaux contours de cet étrange monde quantique sans lequel nous n'aurions ni Internet, ni ordinateurs, ni téléphones portables, ni... rien de ce qui a permis la société de la communication. Un monde hors de l'espace-temps, où les particules savent se téléporter et vraisemblablement remonter le temps... Un monde dont les nouvelles frontières, théoriques et expérimentales, plongeront le lecteur dans un inexorable mais délicieux vertige métaphysique.

  • Aramis ou l'amour des techniques

    Bruno Latour

    • La découverte
    • 14 Mai 2020

    " Aramis est un métro automatique, que l'on a failli construire au Sud de Paris. J'en ai fait le héros d'un dossier de scientifiction. Toutes les aventures de ce héros non humain sont véridiques. Mais elles n'apparaissent jamais vraisemblables, parce que nous ne sommes pas habitués à enquêter en détail sur les amours et les haines des techniques de pointe. Pour la première fois, je crois, l'histoire d'une enquête de sociologie et l'histoire amoureuse d'une machine se déploient de concert. Pour la première fois aussi les ingénieurs parlent directement, et leur voix comme leurs documents ne ressemblent guère au mythe terrifiant de la technique sans âme. Aux humanistes, j'ai voulu offrir l'analyse détaillée d'une technique assez magnifique, assez spirituelle, pour les convaincre que les machines qui les entourent sont des objets culturels dignes de leur attention et de leur respect. Aux techniciens, j'ai voulu montrer qu'ils ne pouvaient pas concevoir un objet technique sans prendre en compte la foule des humains, leurs passions, leurs politiques, leurs pauvres calculs et qu'en devenant de bons sociologues et de bons humanistes, ils en deviendraient de meilleurs ingénieurs et des décideurs plus avisés. Un objet purement technique n'est qu'une utopie. Aux chercheurs en sciences humaines, enfin, j'ai voulu montrer que la sociologie n'est pas cette science des seuls humains, mais qu'elle peut accueillir à bras ouverts les foules de non-humains comme elle le fit au siècle passé pour les masses de pauvres gens. Notre collectif est tissé de sujets parlants, peut-être, mais auxquels s'attachent en tout point les pauvres choses, nos frères inférieurs. En s'ouvrant à eux, le lien social deviendrait sans doute moins mystérieux. Oui, je voudrais que l'on pleure de vraies larmes en lisant la triste histoire d'Aramis et que nous apprenions de cette histoire à aimer les techniques. "
    Prix Roberval 1992

  • Les vertiges de la technoscience ; façonner le monde atome par atome

    Bensaude-Vincent B.

    • La découverte
    • 9 Avril 2020

    Alors que nos sociétés sont reconfigurées en silence par les sciences les plus avancées, ce livre montre l'importance de faire enfin entrer les questions de choix technologiques et scientifiques dans la sphère du politique et dans l'arène publique.
    " Façonner le monde atome par atome " : tel est l'objectif incroyablement ambitieux affiché par les promoteurs américains de la " National Nanoinitiative ", lancée en 1999. Un projet global de " convergence des sciences ", visant à " initier une nouvelle Renaissance, incorporant une conception holiste de la technologie fondée sur [...] une analyse causale du monde physique, unifiée depuis l'échelle nano jusqu'à l'échelle planétaire ". Ce projet démiurgique est aujourd'hui au coeur de ce qu'on appelle la " technoscience ", étendard pour certains, repoussoir pour d'autres. En précisant dans ce livre la signification de ce concept, pour sortir enfin du sempiternel conflit entre technophiles et technophobes, son auteure propose d'abord une sorte d'archéologie du terme " technoscience ". Loin d'être un simple renversement de hiérarchie entre science et technique, il s'agit d'un changement de régime de la connaissance scientifique, ayant désormais intégré la logique entrepreneuriale du monde des affaires et mobilisant des moyens considérables. Surtout, Bernadette Bensaude-Vincent montre que le brouillage de la frontière entre science et technique n'est que la manifestation d'un tremblement plus général, marqué par l'effacement progressif des distinctions traditionnelles : nature/artifice, inerte/vivant, matière/esprit, homme/machine, etc. Alors que nos sociétés sont silencieusement reconfigurées par les nanotechnologies, Internet, le génie génétique ou les OGM, ce livre montre l'importance de faire enfin pleinement entrer les questions de choix technologiques et scientifiques dans la sphère du politique et dans l'arène publique. Car la technoscience est un processus historique qui engage la nature en la refaçonnant et qui implique la société dans son ensemble.

  • Impostures scientifiques

    Collectif

    • La découverte
    • 1 Juillet 2010

    En 1996, la publication aux États-Unis du " vrai-faux " article du physicien américain Alan Sokal, visant à dénoncer sur le mode du canular les ravages intellectuels opérés, selon lui, par le " postmodernisme ".
    En 1996, la publication aux États-Unis du " vrai-faux " article du physicien américain Alan Sokal, visant à dénoncer sur le mode du canular les ravages intellectuels opérés, selon lui, par le " postmodernisme ", puis la parution en France en 1997 du livre rédigé avec Jean Bricmont (Impostures intellectuelles), ont défrayé la chronique. Pour ces auteurs, il était urgent de dénoncer les " extrapolations abusives des sciences exactes aux sciences humaines " d'intellectuels comme Jacques Lacan, Julia Kristeva, Jean Baudrillard, Gilles Deleuze, Félix Guattari et Paul Virilio, et plus encore de critiquer le " relativisme " des chercheurs de la nouvelle école de sociologie des sciences, au premier rang desquels Bruno Latour. Apparemment frappée au coin du bon sens, cette attaque frontale a rencontré un très large écho. Et pourtant, les impostures ne sont pas du côté qu'on croit. Car le positivisme revendiqué par Sokal et Bricmont cache en fait une profonde incompréhension des auteurs qu'ils attaquent et une surprenante ignorance des enjeux politiques et philosophiques majeurs révélés par les travaux sur les " sciences dures " des chercheurs des " sciences douces ". Il était donc indispensable de démonter les impostures et les malentendus de l'affaire " Sokal " : tel est l'objectif de ce livre, qui réunit des contributions originales de chercheurs de divers horizons - physiciens, philosophes des sciences, anthropologues... Non sans humour, ils entendent faire partager au lecteur leur commune passion pour la science telle qu'elle se fait (beaucoup plus intéressante que la science mythique de certains scientifiques), et plaident pour une réconciliation entre philosophes et physiciens, pour en finir enfin avec la " guerre des sciences ".

  • L'opinion publique et la science ; à chacun son ignorance

    Bernadette Bensaude-Vincent

    • La découverte
    • 12 Septembre 2013

    Le " public " est tantôt admiratif devant les prouesses scientifiques, tantôt il est ce contre-pouvoir qui défie l'autorité des experts. L'opinion est perçue soit comme une masse amorphe, manipulable, soit comme une puissance souveraine. Tour à tour sérieuse ou aventureuse, menaçante ou rassurante, la science nous est présentée à la fois comme une autorité souveraine et comme une puissance critique face à l'autorité. Ce livre de référence retrace les moments forts de cette confrontation .
    Allumons la télévision : qu'il s'agisse d'une catastrophe naturelle ou d'une grave épidémie animale, un expert est là pour éclairer l'opinion du public. D'un côté il y a ceux qui savent et, de l'autre, ceux qui ne savent pas et à qui on demande seulement de croire à ce que l'on dit être vrai. C'est ce clivage que ce livre met brillamment en cause. L'opinion est perçue soit comme une masse amorphe, manipulable, soit comme une puissance absolue. Tout aussi contradictoires sont les images de la science : tour à tour sérieuse ou aventureuse, menaçante ou rassurante, la science nous est présentée à la fois comme une autorité absolue et comme une puissance de critique ou de rébellion contre l'autorité. Ces ambivalences ont des racines historiques qui remontent à la Grèce ancienne. Ce livre retrace les moments forts de la confrontation entre science et public. Chaque figure de la science se dessine en regard d'une figure correspondante de l'opinion : de la science " populaire " d'un Auguste Comte au XIXe siècle à la science " citoyenne " des conférences de consensus actuelles, on est tenté de dire que " la science a l'opinion qu'elle mérite "...

  • Les secrets du vivant ; contre la pensée unique en biologie

    Michel Morange

    • La découverte
    • 7 Juin 2012

    Le décryptage du génome humain n'a pas levé le secret sur nos origines et notre devenir : voici pourquoi la complexité et la multiplicité demeurent nécessaires à toute avancée scientifique.
    Annoncé à grand fracas, le décryptage du génome humain devait nous révéler le secret ultime de la vie et ouvrir la voie à de nouvelles thérapies miracles. Espoirs déçus : à l'ère de la postgénomique, les secrets du vivant sont maintenant recherchés dans les théories de la complexité, dans la convergence des efforts des biologistes, des physiciens et des mathématiciens. Comment comprendre la signification de cette succession rapide d'objectifs apparemment différents, de cette alternance d'espoirs et de désillusions ? Dans ce livre novateur, Michel Morange propose une clé pour rendre compte de ces difficultés, et de beaucoup d'autres analogues touchant toutes les branches de la biologie. Les annonces sensationnelles reflètent l'espoir toujours déçu qu'une explication unique pourrait suffire. Or les faits biologiques - comme ceux relevant de bien d'autres disciplines scientifiques - ne peuvent être expliqués par un principe d'intelligibilité unique. Exemples à l'appui et de façon très pédagogique, Michel Morange montre pourquoi des explications différentes doivent être articulées pour décrire le fonctionnement des macromolécules aussi bien que l'évolution humaine ou le développement des cancers. Admettre une idée aussi simple n'est pas évident, car tout scientifique a été formé à privilégier un principe d'intelligibilité particulier. L'articulation entre explications différentes est pourtant indispensable pour le progrès des connaissances ; elle est aussi une exigence éthique.

  • Quelles langues pour la science ?

    Bernard Cassen

    • La découverte
    • 1 Juillet 2010

    Les chercheurs sont encore loin d'avoir tous pris conscience qe la science n'est pas une activité qui, de sa tour d'ivoire, observerait la société de haut et de loin : elle est inscrite dans l'histoire et la culture de ceux qui la font ; donc aussi, quoi qu'ils en pensent, dans leur langue.
    Les chercheurs sont encore loin d'avoir tous pris conscience qe la science n'est pas une activité qui, de sa tour d'ivoire, observerait la société de haut et de loin : elle est inscrite dans l'histoire et la culture de ceux qui la font ; donc aussi, quoi qu'ils en pensent, dans leur langue. Et pourtant, au niveau planétaire, la production et la circulation des connaissances se font de plus en plus en anglais dans les colloques, banques de données, livres et revues. Ce serait le corollaire onévitable de la nécessaire dimension internationale du travail scientifique. Mais à quel coût, en termes de créativité, d'innovation, de capacité de formation, de diffusion de la culture scientifique et technique dans chaque pays ? Et par quels voies et moyens promouvoir partout le pluralime linguistique dans l'organisation de la science ? De faire, en quelque sorte, comme le Japon, où chercheurs et ingénieurs s'expriment en japonais, ce qui ne leur réussit pas si mal... Telles étaient quelques unes des questions posées lors du "Forum de la communication scientifique et technique - Quelles langues pour la science ?", organisé à la Cité des sciences et de l'industrie en janvier 19920 à l'initiative du ministère de la Francophonie, et qui a réuni près de 2000 universitaires et chercheurs français et étrangers. En est issu cet ouvrage de synthèse qui reprend la substance des travaux du colloque mais fait également appel à un grand nombre d'autres sources. Dirigé par Bernard Cassen, professeur à l'université de Paris-VIII et journaliste au Monde diplomatique, cet ouvrage réunit des articles de synthèse de Jean-Loup Motchane, professeur à l'université de Paris-VII, Maurice Ronai, chef de travaux à l'École des hautes études en sciences sociales, Daniel Confland, ingénieur de recherche, Jean-François Dégremont, adjoint au chef du Centre de prospective et d'études (CPE) du ministère de la Recherche et de la Technologie, et Ignacio Ramonet, rédacteur en chef du Monde diplomatique. Ces "états de l'art" sont complétés par des contributions de personnalités des mondes de la recherche et de la politique : Alain Decaux, ministre de la Francophonie, Hubert Curien, ministre de la Recherche et de la Technologie, Jean-Marie Lehn, prix Nobel, Jacques Ruffié, professeur au Collège de France, Alassane Salif N'Diaye, ministre de la Recherche scientifique et de la Culture de Côte d'Ivoire, Mohamed Larbi Bouguerra, directeur de l'Institut national de recherche scientifique de Tunisie et Pierre Martel, président du Conseil de la langue française du Québec.

  • Formation de la pratique scientifique

    Christian Licoppe

    • La découverte
    • 14 Novembre 2013

    Il est banal de dire que la science contemporaine s'appuie sur la théorie et l'expérience. Mais si les philosophes et les historiens des sciences se sont intéressés à la charge de vérité des théories scientifiques et aux conditions de leur élaboration, ils ont quelque peu délaissé la question de l'expérience et de la manière dont celle-ci peut faire preuve.
    Il est banal de dire que la science contemporaine s'appuie sur la théorie et l'expérience. Mais si les philosophes et les historiens des sciences se sont intéressés à la charge de vérité des théories scientifiques et aux conditions de leur élaboration, ils ont quelque peu délaissé la question de l'expérience et de la manière dont celle-ci peut faire preuve. C'est cette question que cherche à élucider cet ouvrage sous un angle historique : l'auteur y interroge un corpus fort large et peu usité de récits d'expérience depuis le XVIIe siècle, qui voient de mettre en place la mathématisation de la physique et se répandre la représentation de la science moderne fondée sur les deux piliers jumeaux de la théorie et de l'expérience. Cet ouvrage montre comment apparaissent alors les formes de preuves expérimentales forts diverses, qui se succèdent et s'enchevêtrent selon un motif historique complexe. Celles-ci, fondées sur la curiosité, l'utilité ou l'exactitude des faits proposés, renvoient aussi bien à des conceptions intellectuelles qu'à des pratiques matérielles, voire à des techniques littéraires, selon les groupes sociaux qu'il s'agit de convaincre. La comparaison entre France et l'Angleterre, les deux pays qui se dotent les premiers d'institutions scientifiques permanentes, permet d'éclairer les trames qui gouvernent l'élaboration de cette tapisserie expérimentale aux motifs contrastés. En dégageant ainsi des " régimes de preuve " progressivement stratifiés dans la pratique scientifique, cet ouvrage offre une grille originale permettant de réinterroger nos représentations contemporaines de la science. Enfin, en rapprochant fermement l'histoire des sciences des champs plus traditionnellement parcourus par les historiens en général, il ouvre des perspectives fécondes et d'actualité.

  • Les années quatre-vingt ont vu l'émergence d'un formidable " brain-storming " scientifico-philosophique qui a profondément bouleversé les théories de la connaissance et nos visions du monde. C'est pour tenter d'y voir clair dans cette révolution intellectuelle que Guitta Pessis-Pasternak, journaliste scientifique, propose dans ce livre des entretiens avec ses principaux acteurs.
    Théories du désordre et du chaos, remise en cause du déterminisme, développement des sciences cognitives et de l'intelligence artificielle : les années quatre-vingt ont vu l'émergence d'un formidable " brain-storming " scientifico-philosophique qui a profondément bouleversé les théories de la connaissance et nos visions du monde. C'est pour tenter d'y voir clair dans cette révolution intellectuelle que Guitta Pessis-Pasternak, journaliste scientifique, propose dans ce livre des entretiens avec ses principaux acteurs. Ces entretiens sont regroupés en deux parties : I. Le désordre organisateur René Thom, Ilya Prigogine, Henri Atlan, Edgar Morin, Paul Feyerabend, Jean-Pierre Dupuy, Bernard d'Espagnat, Fritjof Capra, Hubert Reeves, Albert Jacquard, JeanPierre Changeux, Jean-Marc Lévy-Leblond, Jacques Attali. II. L'intelligence artificielle, mythe ou réalité ? : Heinz von Foerster, Hubert Dreyfus, Edward Feigenbaum, Herbert A. Simon, Terry Winograd, Seymour Papert, Pierre Lévy.

  • Des savants face à l'occulte, 1870-1940

    Bernadette Bensaude-Vincent

    • La découverte
    • 28 Novembre 2013

    Tables tournantes et parlantes, somnambules et médiums, fantômes et ectoplasmes ont captivé l'attention d'une fraction non négligeable de la communauté scientifique française au tournant du XXe siècle. Les huit récits d'épisodes marquants du début du XXe siècle réunis dans cet ouvrage se lisent comme autant de reportages inattendus et passionnants sur l'engouement pour les phénomènes inexpliqués.
    Tables tournantes et parlantes, somnambules et médiums, fantômes et ectoplasmes ont captivé l'attention d'une fraction non négligeable de la communauté scientifique française au tournant du XXe siècle. Ces phénomènes bizarres pouvaient-ils s'expliquer par la physique, par la biologie, ou bien relevaient-ils de la psychopathologie ? Nombreux furent les savants qui tentèrent de les soumettre à la méthode expérimentale : Pierre et Marie Curie participèrent aux séances d'une célèbre médium, Camille Flammarion enquêta sur la télépathie, tandis que le prix Nobel de physiologie Charles Richet proclama sa croyance aux fantômes et fonda une nouvelle science, la " métapsychique ". Puis, après cette période d'engouement pour les phénomènes occultes, dans les années 1930, en dépit (ou à cause) d'une radiesthésie aux ambitions scientifiques, toute forme d'occulte fut bannie du champ scientifique et renvoyée vers les " para-sciences ". Les huit récits d'épisodes marquants de cette période réunis dans cet ouvrage se lisent comme autant de reportages inattendus et passionnants. Et au-delà, les historiens des sciences et de la culture qui ont contribué à ce livre apportent des explications troublantes à ce double mouvement d'ouverture puis de fermeture de la communauté scientifique française, dont les effets se font sentir jusqu'à nos jours.

  • Sciences et pouvoirs

    Isabelle Stengers

    • La découverte
    • 4 Juillet 2013

    " Il est prouvé que... ", " du point de vue scientifique... ", " objectivement, les faits montrent que "... Combien de fois de telles expressions ne scandent-elles pas le discours de ceux qui nous gouvernent ? Car depuis que nos sociétés se veulent démocratiques, le seul argument d'autorité quant à ce qui est possible et ce qui ne l'est pas provient de la science. C'est cette fausse évidence, cette étrange identification des pouvoirs et des sciences qu'Isabelle Stengers conteste ici de manière radicale. Elle s'intéresse à l'image que la science donne d'elle-même : celle d'un savoir neutre et " objectif ", chargé de dissiper les préjugés en dévoilant la vérité. En analysant la manière dont les sciences et les pouvoirs répondent à certaines questions -; qu'est ce qu'une drogue ? Qu'est-ce qu'un microbe ? Comment guérit-on ? -;, elle montre que cette image correspond plus à une légende dorée qu'à la réalité de la science " telle qu'elle se fait ". Et que loin de s'opposer, science et démocratie sont liées de manière cruciale. Car la rationalité s'est toujours construite en contestant les rapports d'autorité et les modes de légitimation dominants. Pour Isabelle Stengers, l'impuissance actuelle des citoyens face aux mutations imposées par le formidable pouvoir de la technoscience n'est pas une fatalité : une autre vision de la science -; à laquelle ce livre entend contribuer -; peut permettre de concilier rationalité et démocratie.

  • Le gouvernement des technosciences

    Collectif

    • La découverte
    • 16 Juin 2016

    Ce livre d'historiens décrit comment le progrès technique et ses effets sociaux et environnementaux ont été gérés dans le monde depuis l'après-guerre. Il analyse la mutation des technosciences, de l'ordre économique et financier, des écosystèmes. Les auteurs partent des noeuds de pouvoir et observent comment se sont reconfigurés les rapports entre États, société civile et marchés. Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2014.
    Ce livre décrit comment le progrès technique et ses effets sociaux et environnementaux ont été gérés depuis l'après-guerre dans le monde. Il analyse, de 1945 à 2014, la mutation des technosciences, de l'ordre économique et financier, des écosystèmes. Historiens, ses auteurs partent des noeuds de pouvoir et observent comment se sont reconfigurés les rapports entre États, société civile et marchés dans toutes sortes d'espaces de gouvernement, légaux comme scientifiques, politiques comme économiques, locaux comme globaux.
    S'appuyant sur des études documentées - transformations du gouvernement des substances chimiques, des thérapies et de la santé publique, du changement climatique, de l'environnement et de la biosphère, de la " faim dans le monde ", de l'eau, etc. -, cet ouvrage soulève aussi des questions plus théoriques : la complexité de ce qu'il faut entendre sous le vocable " néolibéral ", ce qu'implique penser en termes de gouvernement, le rôle central du calcul coût/bénéfice dans le gouvernement du progrès. Il revient enfin sur ces manières de gérer les hommes et les choses qui se donnent souvent aujourd'hui comme inéluctables et transparentes, reposant sur l'expertise et l'" efficience ", et faisant appel - ironie suprême - à la " participation " des populations, à leur engagement et leur devoir de s'adapter.
    Un livre essentiel pour comprendre les enjeux d'une évolution, celle du gouvernement des technosciences, qui ont durablement façonné les sociétés contemporaines.
    Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2014.

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