CNRS Éditions via OpenEdition

  • Le livre technique avant le XXe siècle ; à l'échelle du monde

    Collectif

    • Cnrs éditions via openedition
    • 29 Novembre 2019

    L'histoire du livre technique constitue un champ neuf et peu développé. Si elle est relativement moins connue que celle du livre de science ou de la littérature artistique, elle concerne pourtant une production extrêmement riche, qui représente et met à l'oeuvre l'intelligence pratique et l'esprit d'invention. Il suffit de penser aux Descriptions des arts et métiers, commandées au plus haut sommet de l'État sous l'Ancien Régime, aux spectaculaires « théâtres de machines », aux manuels de fonctionnaires circulant dans tout l'empire chinois, aux multiples traités qui ont formé des générations d'ingénieurs ou encore aux guides techniques destinés à améliorer les pratiques des artisans et des agriculteurs, pour comprendre qu'il s'agit d'une littérature importante à caractère universel faisant l'objet de circulations intenses entre les différentes parties du globe. L'objet de ce livre est à la fois de combler une lacune du champ historique et d'interroger les relations entre l'économie du livre et le monde de la technique afin d'analyser la catégorie du livre technique à travers ses formes, ses fonctions, ses modes de diffusion et d'appropriation, avant le xxe siècle. Cet ouvrage contribue ainsi au dynamisme de l'histoire des techniques, soucieuse d'affirmer sa dimension culturelle, comme une histoire des savoirs et des représentations, et de s'inscrire dans les débats de l'histoire globale.

  • Depuis l'Antiquité, le thermalisme entretient avec la médecine et les pratiques de santé des relations complexes, ambivalentes, voire conflictuelles. En couvrant une aire géographique intégrant les espaces européens et méditerranéens, cet ouvrage questionne un phénomène qui a une longue histoire, mais dont les développements et les caractéristiques restent encore souvent à préciser. Il vise à dégager, dans une perspective diachronique, les grandes tendances du développement du thermalisme (aussi bien médical que récréatif) et à souligner les difficultés que l'étude du phénomène suscite. Les études présentées concernent ses principaux aspects (architecturaux, économiques, politiques, culturels et médicaux) et sont toutes fondées sur une grande richesse documentaire, textuelle et/ou archéologique.

  • Une histoire au présent ; les historiens et Michel Foucault

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    • Cnrs éditions via openedition
    • 28 Novembre 2019

    Cette réflexion de Jacques Léonard doit être prise au sérieux. Cinquante ans après la parution de l'Histoire de la folie et alors que s'achève la publication des cours au Collège de France, le dialogue des historiens avec Michel Foucault se poursuit. Les textes réunis dans ce volume, abordant des périodes historiques différentes, mettent en avant des expériences individuelles au contact d'un Foucault désacralisé. Ils questionnent aussi bien des chantiers ouverts par Foucault (folie et déraison, enfermement psychiatrique et carcéral, pastorale, sexualité), des outils conceptuels (pratiques discursives, biopolitique, gouvernementalité, techniques de soi, régimes de vérité, objectivation du sujet), que des propositions historiographiques et épistémologiques (archéologie et généalogie, césure et continuité). Dans cette mise à l'épreuve, le passé devient un lieu de problématisation du présent, et l'histoire, une voie qui singularise l'actualité.

  • La renommée des draps du nord de la France, d'Elbeuf, de Lille, de Reims ou de Sedan, leur domination et leur triomphe au xixe siècle, semblent avoir occulté et rendu invisible l'industrie du sud du pays. Et pourtant, le Midi fut l'une des grandes régions industrielles françaises. À partir du xviie siècle, en Languedoc, dans une partie de la Gascogne et des pays pyrénéens, la draperie joue un rôle économique majeur. La Révolution va bouleverser cette géographie industrielle, faisant disparaître ou marginalisant progressivement les plus petites manufactures au cours du xixe siècle. Parallèlement, d'autres territoires du textile émergent et se recomposent. Dans le Haut-Languedoc, dans le Tarn et l'Ariège, des transformateurs de laine se développent discrètement. S'adaptant sans cesse, réformant progressivement leur appareil de production, tissant des relations avec de nombreuses entreprises, ils prendront la tête de la production française dans le cardé et le tissage d'habillement de la laine au xxe siècle. En exploitant l'intégralité de la documentation, Jean-Michel Minovez rend enfin visibles ces industries longtemps ignorées et retrace des aventures manufacturières inédites. Un livre de référence, un exercice magistral d'histoire sur le temps long et une véritable découverte scientifique.

  • Géoarchéologie des îles de Méditerranée

    Matthieu Ghilardi

    • Cnrs éditions via openedition
    • 28 Novembre 2019

    Parmi les dix mille îles et îlots de Méditerranée, moins de trois cents seraient habités et seulement deux cents mesureraient plus de 5 km2. Ces îles sont des entités géologiques et géographiques complexes où coexistent des formations de roches très anciennes et d'autres créées très récemment (îles volcaniques). A la fois ouvertes sur l'horizon et les côtes continentales voisines, elles restent, paradoxalement, relativement fermées de par leur isolement, créant ainsi des spécificités quant à leur biodiversité et leur colonisation par les sociétés humaines. Les îles de Méditerranée forment ainsi un objet d'étude privilégié pour la géoarchéologie. Celte dernière emprunte les concepts, les méthodes et les techniques de disciplines relevant des sciences humaines et environnementales (l'archéologie, l'épigraphie, la philologie, la géographie. la paléoécologie, la paléontologie...). Cet ouvrage établit un premier état des connaissances dans le domaine de la géoarchéologie des îles de Méditerranée. L'éclatement géographique de ces dernières, ainsi qu'une histoire de l'occupation propre à chacune, démontrent toute la difficulté de globaliser ces espaces géographiques, progressivement transformés en territoires sous l'action répétée des sociétés humaines. Des spécialistes dressent ici les relations complexes entre les dynamiques et les processus paysagers et les logiques d'occupation humaine depuis la fin du Pléistocène. Le présent ouvrage recueille vingt-quatre contributions regroupées dans cinq parties intitulées « Anthropisation et mutations paysagères à la transition Paléolithique/Néolithique » ; « Mobilité et reconstitution des anciens niveaux marins depuis la fin de la dernière grande glaciation quaternaire » ; « Adaptation aux mutations paysagères à l'échelle intra-site : la nécessaire prise en compte des paramètres environnementaux » ; « Deltas, lagunes et marais : des interfaces propices à l'implantation des sociétés humaines » et « Matières premières ; exploitation et interactions ». Cet ouvrage s'adresse principalement à des spécialistes de géographie, d'archéologie et de paléoécologie mais aussi à un public plus large : étudiants des niveaux L-M-D, enseignants et simples néophytes souhaitant s'initier aux concepts, méthodes et techniques de la géoarchéologie.

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