• Au commencement était... une nouvelle histoire de l'humanité

    ,

    • Éditions les liens qui libèrent
    • 10 Novembre 2021

    Depuis des siècles, nous nous racontons sur les origines de l'inégalité une histoire très simple. Pendant l'essentiel de leur existence sur terre, les êtres humains auraient vécu au sein de petits clans de chasseurs-cueilleurs. Puis l'agriculture aurait fait son entrée, et avec elle la propriété privée. Enfin seraient nées les villes, marquant l'apparition non seulement de la civilisation, mais aussi des guerres, de la bureaucratie, du patriarcat et de l'esclavage. Or ce récit pose un gros problème : il est faux.

  • Histoire du sucre, histoire du monde Nouv.

    Histoire du sucre, histoire du monde

    James Walvin

    • La découverte
    • 19 Mai 2022

    Suivre le sucre pour éclairer l'histoire du monde : tel est le stupéfiant voyage auquel nous invite James Walvin. Tout commence avec la colonisation des Caraïbes et des Amériques, puis avec l'essor des plantations. C'est la naissance d'un nouvel ordre, fondé sur la déportation de millions d'Africains réduits en esclavage. Après l'extermination des populations indigènes et la destruction des paysages, les premières usines polluantes sont implantées pour fabriquer du sucre et du rhum. Se met en place une organisation du travail implacable qui inspirera Henry Ford. Mais il fallait aussi que ce sucre, quasiment inconnu jusqu'au XVIIe siècle, soit consommé. D'abord réservé à la table des élites, il devient, avec la révolution industrielle, l'aliment de base de la classe ouvrière, pendant que le rhum fait des ravages parmi les populations les plus pauvres. Un bouleversement des habitudes alimentaires désastreux : caries, obésité et diabète se répandent ; la consommation de boissons et de céréales sucrées gagne toujours plus de terrain.
    De Bordeaux à Bristol, des fortunes colossales se sont bâties sur le sucre et l'esclavage, marquant les débuts du capitalisme. Plus tard, des entreprises sans scrupule, dont Coca-Cola reste la plus emblématique, développeront leur pouvoir de ravager le monde en même temps que leur surface financière. Et dicteront parfois la politique des grands États.

  • Le léopard de Kubilai Khan ; une histoire mondiale de la Chine

    Timothy Brook

    • Éditions payot
    • 25 Septembre 2019

    De tableau en tableau, du Mongol Kubilaï Khan, qui aimait à chasser en compagnie de guépards dans son palais de Xanadu, au traître Liang Hongzhi condamné à mort pour collaboration avec le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale, en passant par la princesse bleue que Marco Polo conduisit de Chine jusqu'en Perse et par Zheng He, l'amiral chinois qui, au coeur du XVe siècle, sillonna l'océan Indien bien avant les Européens au cours de sept voyages, Timothy Brook continue d'arpenter les routes de la mondialisation à partir de la Chine. À travers l'histoire de treize personnages, souvent inattendus mais emblématiques de leur époque - empereurs, aventuriers, marchands, eunuques, pirates, missionnaires, orfèvres, soldats.. -, il nous dépeint un Grand État qui, loin d'être replié sur lui-même, n'a jamais cessé d'être connecté au reste du monde, que ce soit ses proches voisins ou les puissances impérialistes d'Europe. Une fresque ambitieuse sur huit siècles (XIIIe-XXe siècle) servie par une érudition époustouflante et un grand talent narratif.

  • Comment les féminismes ont-ils émergé en France ? Doit-on parler de " féminisme bourgeois " ? Quels liens ont existé entre féminismes et socialismes ? Y a-t-il eu des féminismes noirs ? Les féministes étaient-elles toutes colonialistes ? Existe-t-il des féminismes religieux ? Comment s'articulent mouvements lesbien, gay, trans et mouvements féministes ? Quel a été le rôle du féminisme institutionnel ? Qu'est-ce qui est nouveau dans les groupes féministes aujourd'hui ? Qu'est-ce que révèle #Metoo sur la capacité des femmes à se mobiliser ?
    Ce livre entend fournir quelques clés indispensables afin de penser les féminismes d'hier et d'aujourd'hui à la lumière des grands défis contemporains, des inégalités sociales, raciales et de genre. Cette sociohistoire renouvelée des féminismes rend compte des stratégies plurielles déployées par les femmes et les hommes féministes qui ont combattu les inégalités entre les sexes et l'oppression spécifique des femmes, de la Révolution française à nos jours.

  • Le chapeau de Vermeer ; le XVIIe siècle à l'aube de la mondialisation

    Timothy Brook

    • Éditions payot
    • 16 Octobre 2019

    Dévoiler, à partir de six tableaux de Vermeer et d'une faïence, le monde en mutation du XVIIe siècle, tel est le pari de ce livre magnifique salué unanimement par la critique. Une simple jatte de fruits dans La Liseuse à la fenêtre nous entraîne sur les routes du commerce maritime de la fameuse porcelaine bleu et blanc en provenance de Chine, tandis qu'un somptueux chapeau de feutre dans L'Officier et la jeune fille riant nous mène au Canada jusqu'aux fourrures de castor que Samuel Champlain soutire à ses alliés hurons. Au total, sept voyages fascinants pour nous révéler ce que fut réellement l'ampleur des échanges culturels et commerciaux entre l'Est et l'Ouest à l'origine de notre mondialisation actuelle. « Jubilatoire. » (Le Figaro littéraire)

  • Une histoire des inégalités ; de l'âge de pierre au XXIe siècle

    Walter Scheidel

    • Éditions actes sud
    • 27 Janvier 2021

    C'est une fresque immense que l'historien Walter Scheidel a brossée : sur des milliers d'années et au sein des sociétés les plus diverses, il met au jour les processus qui ont fait reculer les inégalités économiques. Nous y découvrons, de manière tout à fait contre-intuitive, que la réduction de ces inégalités est en réalité moins probable en période de paix, d'abondance, de stabilité politique et de croissance qu'en période de souffrance et de chaos. De cette plongée historique, Scheidel déduit que le retour de l'égalité peut avoir lieu à travers quatre grands types de cataclysme : la guerre, la révolution, l'effondrement des structures de l'État et l'épidémie de masse - qu'il dénomme les quatre cavaliers de l'Apocalypse. Mais Scheidel s'éloigne de toute vision déterministe : ces quatre cavaliers ont un rôle possible, sinon probable dans le processus de remise à zéro des inégalités.
    En démontrant, avec une efficacité saisissante, cette mécanique d'anéantissement et de renaissance dont le capitalisme mondial est le dernier avatar, Scheidel pose les bases d'une réflexion indispensable sur le progrès social et les temps futurs. Sur l'urgence de répondre politiquement à une globalisation inégalitaire dont les fragilités accumulées pourraient entraîner un collapsus à l'échelle mondiale.

  • En Palestine, juifs et musulmans ont longtemps vécu ensemble avec harmonie. Lors du partage en en deux territoires distincts, l'un arabe, l'autre juif, cette cohabitation s'arrête brutalement. Juifs et arabes sont-ils condamnés à une guerre sans fin ?

    Sous l'Empire ottoman (1516- 1917 ), juifs et musulmans vivent pacifiquement à l'intérieur du cadre défini par la charia. Vers la fin du XIXe siècle, ces traditions de vie commune disparaissent peu à peu avec l'arrivée des premiers colons sionistes.

    La période du mandat britannique (1918 -1948 ) transforme les relations entre les deux communautés et sème les germes du conflit meurtrier qui déchire le pays à la suite de la résolution du novembre des Nations unies sur le partage de la Palestine entre les arabes et les juifs. Depuis, les deux peuples ne cessent de s'affronter dans un conflit qui apparaît comme l'un des plus longs de l'histoire contemporaine.

    Grâce aux archives des minutes du tribunal islamique de Jérusalem, Amnon Cohen retrace l'histoire de la Palestine depuis la conquête du territoire par les Arabes musulmans au VIIe siècle jusqu'à la création de l'État d'Israël en 1948 . Sans parti pris, il démontre qu'en prenant la voie du compromis au lieu de la confrontation, la coexistence entre juifs et arabes peut être rétablie.

  • Les croisades étaient-elles une entreprise impérialiste à l'encontre de l'Orient musulman ? L'Inquisition a-t-elle brûlé des milliers d'hérétiques ? La chrétienté médiévale était-elle antisémite ? L'Église s'est-elle vraiment interrogée pour savoir si les femmes avaient une âme ? Les papes de la Renaissance ressemblaient-ils tous aux Borgia ? Pendant les guerres de Religion, les catholiques ont-ils fait preuve d'intolérance alors que les protestants incarnaient la liberté d'esprit ? Galilée a-t-il été condamné parce que les papes s'opposaient aux découvertes scientifiques ? L'Église du xixe siècle était-elle par principe hostile à la modernité ? Dans les années 1930, le Vatican s'est-il aveuglé par anticommunisme sur les dangers du fascisme et du nazisme ?

    Autant de questions explosives en forme de réquisitoire dans un procès couramment fait à l'Église catholique. Les réponses données ici par quinze historiens visent d'abord à remettre en contexte chaque question dans son époque, avec le souci d'éviter tout anachronisme. Sans jamais remplacer la légende noire par une légende dorée, cette fresque alerte et passionnante redonne sa place à une investigation historique sans préjugés ni oeillères.

  • Une histoire des langues et des peuples qui les parlent

    Jean Sellier

    • La découverte
    • 17 Octobre 2019

    Une somme unique et accessible : 5 000 ans d'histoire, toutes régions et cultures confondues. Une référence pour quiconque s'intéresse à l'évolution des langues et des peuples.
    Comment raconter l'histoire des langues, d'avant la naissance de l'écriture jusqu'à nos jours ? Comment rendre compte de ce fait social, qui joue un rôle majeur dans le destin de tous les peuples ? Comment saisir les langues, aux frontières poreuses, dans leur mouvement perpétuel et leur inventivité, elles qui se heurtent, cohabitent, s'influencent, s'éteignent ou se recréent ?
    Compte tenu du grand nombre de langues - environ 6 000 aujourd'hui -, l'ouvrage se concentre sur celles dont il est possible de raconter l'histoire.
    Un récit en trois temps : celui d'avant l'écriture, le plus souvent mystérieux ; celui des traditions orales et de l'écriture pratiquée par des élites ; celui, enfin, de la large diffusion des textes imprimés. Des phases qui, selon les régions, s'enchaînent à des périodes différentes.
    Composé de modules - une région, une époque -, le livre ménage différents parcours. Le lecteur suit le fil d'Ariane, du début à la fin, ou " entre " par un sujet qui l'intéresse, puis circule au gré de ses curiosités. Un voyage dans le temps et l'espace qui invite, sans négliger les classiques (l'hébreu, le grec, le latin, le sanskrit, etc.), à partir à la rencontre du javanais, du persan, du breton, du yiddish, du swahili, du quechua... ou des pidgins mélanésiens.

  • être esclave ; Afrique-Amériques, XVe-XIXe siècle

    ,

    • La découverte
    • 5 Septembre 2019

    En Afrique, aux Antilles et sur le continent américain, les esclaves ont été des acteurs majeurs et pourtant largement mésestimés de l'histoire. À rebours de l'historiographie dominante, ce livre, qui repose notamment sur les nombreux récits de vie qu'ils ont transmis, s'attache ainsi à montrer qu'ils ont contribué à l'évolution culturelle et sociale des côtes et de l'arrière-pays africains, à la création de nouvelles sociétés métissées aux Amériques ou à l'invention de formes de résistance.
    En restituant l'intensité des échanges noués entre l'Afrique et les Amériques, et en décrivant l'importance de phénomènes tels que la traite dans l'Atlantique sud ou la généralisation de l'esclavage interne précolonial dans les sociétés africaines du XIXe siècle,
    Être esclave offre une synthèse particulièrement éclairante des apports les plus récents de l'historiographie internationale sur l'esclavage.

  • Repenser le colonialisme

    ,

    • Éditions payot
    • 22 Janvier 2020

    Ce texte a bouleversé la façon de penser le colonialisme. Plutôt que de raconter les colonisations d'un seul point de vue (celui de la métropole ou celui de la colonie devenue indépendante), Ann Laura Stoler et Frederick Cooper proposent en effet de les englober dans une histoire des empires qui permet d'étudier ensemble, dans leurs interactions réciproques, les dominants et les dominés. Les colonies n'étaient pas des espaces vierges qu'il suffisait de modeler à l'image de l'Europe ou d'exploiter selon ses intérêts ou ses désirs ; et les Etats européens n'étaient pas des entités autonomes qui, à un moment de leur histoire, se sont projetés outre-mer. Les unes et les autres se sont mutuellement construits. Un livre capital pour tous ceux que passionnent les sociétés coloniales.

  • Cataclysmes ; une histoire environnementale de l'humanité

    Laurent Testot

    • Éditions payot
    • 11 Avril 2017

    Une histoire globale des interactions entre l'homme et la nature à travers les grands cataclysmes climatiques qui ont bouleversé la vie de l'humanité, de la collision des continents il y a trois millions d'années au réchauffement climatique qui nous menace aujourd'hui. Comment l'homme, qui a toujours subi de grands stress environnementaux, s'est toujours efforcé de transformer la nature pour mieux la domestiquer et comment, en retour, la nature n'a cessé de se venger, entraînant l'effondrement de maintes civilisations et obligeant l'homme à toujours s'adapter à de nouvelles conditions de vie. Par un journaliste en sciences humaines spécialiste de l'histoire globale et mondiale (www.histoire-mondiale.com).

  • Les bandits

    Eric John Hobsbawm

    • La découverte
    • 8 Novembre 2018

    Robin des bois volant aux riches pour donner aux pauvres, telle est la figure légendaire du " bandit social " : hors-la-loi pour le souverain ; vengeur, justicier et héros aux yeux de la société paysanne. Des haïdoucs, bandits des Balkans, aux cangaçeiros du Brésil, en passant par Jesse James et Billy the Kid, Eric J. Hobsbawm retrace ici l'histoire mouvementée du banditisme social. Il inscrit le destin de ces marginaux dans l'étude des structures économiques et sociales qui conditionnent leur apparition, établissant notamment un lien entre les " épidémies de banditisme " et des phases intenses de crise économique. Le personnage du bandit apparaît comme le masque de communautés paysannes réagissant à la destruction de leur mode de vie, entre criminalité organisée et mobilisation politique. Hobsbawm décèle dans l'histoire des bandits l'une des généalogies primitives des mouvements sociaux. Jusqu'à aujourd'hui, la question du bandit demeure : comment, pour des révoltés, passer de la délinquance à la politique ?

  • Dans cet ambitieux et enthousiasmant ouvrage, Violet Moller retrace le chemin que des manuscrits antiques qu'on croyait perdus à la chute de l'Empire romain parcoururent par-delà les continents et par-delà les siècles pour être retrouvés à la Renaissance. Elle nous embarque dans les bagages d'hommes avides de connaissances, copistes et humanistes, passeurs d'ouvrages d'astronomie, de mathématiques et de médecine, sur la piste de ces sept cités du savoir qui brillaient au coeur du Moyen Âge : Alexandrie, Bagdad, Cordoue, Tolède, Salerne, Palerme, Venise.
    Une enquête palpitante à la recherche de notre patrimoine culturel, menée à la manière du best-seller de Stephen Greenblatt, Quattrocento.

  • Confinement, quarantaine, distanciation sociale, fermeture des frontières, recherche de remèdes... et de boucs émissaires. Sous des formes diverses, ces notions caractérisent toutes les grandes pandémies depuis la peste de Justinien, au VIe siècle, qui fi t 25 millions de morts : dix fois plus que la Covid-19.
    Apparu au XVIIIe siècle, le terme " pandémie " désigne la propagation mondiale d'une maladie infectieuse. Fléaux de Dieu ou calamités naturelles, les causes réelles n'en seront découvertes que deux siècles plus tard par Koch et Pasteur. Mais il faudra attendre 1938 pour observer un virus au microscope...
    Peste noire (1347-1351) et peste de Marseille (1720), ravages de la variole dans le Nouveau Monde et de la syphilis dans l'Ancien (XVIe siècle), choléra, lèpre, rougeole, paludisme, vagues meurtrières de tuberculose et de grippe espagnole, rémanence du sida...
    Jean Vitaux scrute leurs origines et leurs causes, leurs modes de diff usion, les peurs qu'elles suscitent, leurs conséquences économiques et sociales, les mesures prises pour les endiguer... et les négligences qui les ont favorisées, telle l'importation du choléra en Haïti par les forces de l'Onu en 2010. Sans omettre d'alerter sur la résurgence de maux que l'on croyait jugulés et l'émergence de pathologies telles que le MERS ou le virus Zika.

  • La philosophie ? Le mot, déjà, inquiète, et la chose, pour autant qu'on en ait l'expérience, ne rassure pas. À considérer l'histoire des vingtcinq siècles de philosophie qui sont derrière nous, la philosophie apparaît comme un foisonnement, un buissonnement touffu dont les rameaux s'emmêlent, poussant chacun vers un peu plus de lumière. Il ne s'agit pas d'une progression de la pensée, siècle après siècle, vers la Vérité absolue. Les philosophes ne s'entendent pas très bien entre eux... Mais leurs désaccords ne sont pas plus surprenants qu'ils ne sont nouveaux : ils tiennent en effet à l'essence même de la démarche philosophique. Un philosophe est quelqu'un qui veut comprendre tout ce qui, au départ, lui posait problème : le monde, la nature, l'homme, les dieux... Et chacun, partant de son expérience personnelle, arrive par un raisonnement d'une logique incontestable à une solution différente des autres. Partant de ce constat, Lucien Jerphagnon s'attache, non pas à définir la philosophie, mais à nous guider à travers les différentes écoles de pensée. « Tout ce que je puis faire, juge-t-il, c'est d'exposer sous les yeux du lecteur les vingt premiers siècles d'une aventure à laquelle il lui revient, si le coeur lui en dit, de découvrir un sens. » Du temps d'Homère à celui de Jeanne d'Arc, tour à tour féroce et chaleureux, hilare et navré, il embrasse avec son habituelle érudition l'immense aventure de l'esprit : les origines de la philosophie, les premiers physiciens, Socrate ou la conscience dans la cité, Platon ou la politique sous l'angle de l'éternel, Aristote ou le Macédonien surdoué, les cyniques et les cyrénaïques, les épicuriens, les stoïciens, philosophes pour un monde nouveau, Plotin ou l'absolu entrevu, Augustin ou les cieux nouveaux, la scolastique ou le retour d'Aristote...

  • Bienvenue à bord ! L'Histoire met les voiles !

    Quand l'histoire s'écrit au milieu des océans, à bord de navires légendaires
    La mer fascine. Indomptable, imprévisible, dangereuse, essentielle. Des voyages les plus confidentiels aux départs en grande pompe, plongez-vous dans les récits palpitants qui se sont déroulés en pleine mer ou à quai, sur les plus beaux navires que l'Histoire ait connus.

    Vous saurez tout sur l'expédition de l'Endeavour, du voyage d'André Gide au Congo, des cinq vies du très réputé Belem, et explorerez de nouveau la tragique fin du Titanic... Que vous soyez fan de maritime ou amoureux d'aventures extraordinaires, ce livre est fait pour vous, et nous vous invitons à embarquer car il est l'heure ; l'histoire met les voiles !
    La mer est décidément un théâtre extraordinaire...

    Sophie Dubois-Collet est journaliste passionnée d'Histoire. Elle est notamment l'auteur de "L'Histoire prend le train" paru aux Editions de l'Opportun.

  • À quoi sert l'archéologie ? L'archéologie fascine, elle fait partie des métiers que voudraient faire les enfants, voeu que très peu réaliseront. Les enfants en effet s'interrogent sur l'origine, et tous les adultes à leur tour. Car, au fond, la question est bien celle de l'origine : du monde, des humains, de chaque société. Et pour élucider ces mystères, depuis le XIXe siècle, l'archéologie s'est progressivement substituée aux religions et assure une mission essentielle : elle construit le passé, le territoire et la légitimité historique de chaque nation.
    C'est ce que montre cet essai, où l'archéologue engagé Jean-Paul Demoule rend compte de la double fonction de cette discipline, scientifique d'une part, idéologique de l'autre, avec des frontières qui parfois se brouillent. En témoignent les débats français autour de l'enseignement de l'histoire et du " roman national ", puis de l'" identité nationale ", marqués depuis les années 2000 par l'irruption des " Gaulois ", des " Barbares " et des manipulations de l'histoire dans les discours politiques et médiatiques.
    En témoignent également, dans de nombreux pays, les manières dont agit l'archéologie, tant dans ses interprétations historiques que dans sa mise en oeuvre sur le terrain, avec sa contamination croissante par les idéologies ultralibérales de la concurrence généralisée. On verra ainsi, dans le cas spécifique de la France, comment la convergence des intérêts économiques à court terme, de l'idéologie ultralibérale mais aussi des incuries administratives met en danger le sauvetage d'un patrimoine archéologique gravement menacé.

  • Contre-histoire du libéralisme

    Domenico Losurdo

    • La découverte
    • 13 Novembre 2014

    Le libéralisme continue d'exercer une influence décisive sur la politique mondiale et de jouir d'un crédit rarement remis en cause. Si les " travers " de l'économie de marché peuvent à l'occasion lui être imputés, les bienfaits de sa philosophie politique semblent évidents. Il est généralement admis que celle-ci relève d'un idéal universel réclamant l'émancipation de tous et de toutes. Or c'est une autre histoire que nous raconte ici Domenico Losurdo, une histoire de sang et de larmes, de meurtres et d'exploitation. Selon lui, le libéralisme est, depuis ses origines, une idéologie de classe au service d'un petit groupe d'hommes blancs, intimement liée aux politiques les plus illibérales qui soient : l'esclavage, le colonialisme, le génocide, le racisme et le mépris du peuple.
    Dans cette enquête historique magistrale qui couvre trois siècles, du XVIIe au XXe, Losurdo analyse de manière incisive l'oeuvre des principaux penseurs libéraux - tels que Locke, Burke, Tocqueville, Constant, Bentham ou Sieyès - et en révèle les contradictions. Assumer l'héritage du libéralisme et dépasser ses clauses d'exclusion est une tâche incontournable. Les mérites du libéralisme sont trop importants et trop évidents pour qu'on ait besoin de lui en attribuer d'autres, complètement imaginaires.

  • L'Antiquité retrouvée

    ,

    • Éditions errance
    • 23 Avril 2021

    Les sites les plus célèbres de l'Antiquité reprennent ici vie et forme : ils sont représentés par Jean-Claude Golvin à travers autant d'aquarelles. Plus de cent trente restitutions se répartissent ainsi sur trente siècles, de 2500 av. J.-C. jusqu'au Ve siècle de notre ère. Chaque image représente une synthèse de milliers d'informations, parfois le résultat d'un siècle de fouilles.

  • Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des communautés pédagogiques exceptionnelles sont créées pour accueillir des enfants orphelins ou se retrouvant brutalement séparés de leurs parents. Vocation humanitaire et expérimentations pédagogiques se heurtent et se renforcent. En écho à la vogue des pédagogies alternatives, ce point aveugle de l'histoire devait être mis au jour.
    Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des millions d'enfants, orphelins ou brutalement séparés de leurs parents, sont recueillis dans des camps ou villages d'enfants. Cette aide humanitaire se double d'une utopie pédagogique. Instituteurs, prêtres, médecins ou psychiatres fondent, dans l'urgence et le dénuement, des communautés largement inspirées de l'éducation nouvelle et de l'autogestion : des " républiques d'enfants ". De l'Italie à la Hongrie, en France comme en Allemagne, les enfants se muent en jeunes travailleurs, ils élisent gouvernements et tribunaux. Dans l'esprit internationaliste d'après-guerre, ces citoyens doivent contribuer au relèvement de l'Europe anéantie.
    Les auteurs ont défriché les archives pour tisser le récit vivant, incarné et parfois terrifiant de cet épisode méconnu. En quelques années, alors que le monde des adultes bascule dans la guerre froide et les Trente glorieuses, ce moment de foisonnement et d'expérimentation intenses tombe en effet dans l'oubli. Véritable point aveugle des années d'après-guerre, de l'histoire des pédagogies alternatives et des politiques humanitaires, il méritait d'être mis au jour.

  • Nota Bene ; les pires batailles de l'Histoire

    Benjamin Brillaud

    • Robert laffont
    • 13 Octobre 2016

    Dans l'esprit qui a fait le succès de son site Nota Bene, Benjamin Brillaud, mêlant sérieux des informations et humour, s'attaque ici aux quinze pires batailles de l'histoire mondiale, de l'Antiquité à nos jours. Au Ve siècle avant notre ère, les Perses débarquent à Marathon où ils seront écrasés par une armée athénienne pourtant largement inférieure en nombre ; au début du XIVe siècle, Philippe le Bel lance la crème de l'armée française pour mater la rébellion, composée de simples artisans sous-équipés, qui décime l'essentiel de la noblesse du royaume ; durant la Seconde Guerre mondiale, neuf chasseurs alpins français résistent héroïquement à plusieurs milliers de soldats italiens. Malgré sa puissance, son avance technologique ou encore ses effectifs en surnombre par rapport à l'ennemi, une armée n'est jamais à l'abri d'une défaite majeure quand la loi de Murphy, dite de " l'emmerdement maximum ", décide de s'en mêler. Ordres mal transmis, infériorité numérique flagrante, conditions climatiques désastreuses... ce livre reconstitue ces batailles désespérées ou incongrues qui ont marqué notre mémoire par leurs issues inattendues. Autant d'épisodes tragi-comiques qui nous font regretter les cours d'histoire.

  • Grande fresque épique de fantasy inspirée des romans de George R. R. Martin, Game of Thrones, diffusée depuis 2011, est certainement la série la plus vue au monde. Pour beaucoup, cette fascination pour un univers médiéval dont les protagonistes craignent la venue d'un long hiver apocalyptique fait écho aux angoisses contemporaines concernant le dérèglement climatique causé par l'activité humaine.

    George R.R. Martin n'a pas été le premier auteur à utiliser la fantasy pour parler des dérives du monde moderne et d'écologie. À bien y regarder, le genre du merveilleux contemporain développé à la fin du XIXe siècle en Grande-Bretagne a constamment servi d'outil pour critiquer la société industrielle.

    William Blanc est historien spécialiste du médiévalisme et de la culture populaire. Il est notamment l'auteur de Super-Héros, une histoire politique (Libertalia, 2018) et Le Roi Arthur. Un mythe contemporain (Libertalia, 2016). Il a également contribué au Dictionnaire de la fantasy (Vendémiaire, 2018).

  • Défaire la tyrannie du présent ; temporalités émergentes et futurs inédits

    Jérôme Baschet

    • La découverte
    • 1 Mars 2018

    Si l'urgence et les injonctions économiques demeurent les grandes lignes conductrices de notre époque, il faut bien reconnaitre qu'une rupture s'est faite en ce qui regarde le temps historique. Suite à l'effondrement d'une vision optimiste de l'avenir, celle de la modernité, le présent règne désormais en maître, nous rendant incapables d'envisager un futur autre. Jérôme Baschet étudie ici les mécanismes propres à cette hégémonie et propose quelques voies pour en sortir et rouvrir le futur.
    Le manque de temps est l'une des pathologies de l'homme moderne. Elle s'aggrave sans cesse dans notre monde soumis à la tyrannie de l'urgence, saturé d'écrans chronométriques et exigeant toujours plus d'efficacité, de rapidité, de calculs et d'anticipations à court terme. Quant à notre rapport au temps historique, au passé et au futur, il a été entièrement bouleversé au cours des dernières décennies. Alors que dominaient jadis la foi dans le progrès et la certitude d'un avenir meilleur, nous vivons désormais le règne sans partage du présent perpétuel.
    Dans une langue à la fois lumineuse et érudite, cet essai intense s'efforce, en s'appuyant notamment sur l'expérience rebelle des zapatistes du Chiapas, d'identifier des modalités émergentes du rapport au temps et à l'histoire - ce dont découlent aussi quelques propositions visant à arracher le savoir historique à l'étouffement présentiste. Sans en revenir au futur de la modernité, connu d'avance et garanti par les lois de l'histoire, il s'agit - et c'est un enjeu politique majeur de notre époque - de rouvrir le futur, de faire place au désir de ce qui n'est pas encore, sans l'enfermer dans aucune forme de planification.
    Jérôme Baschet nous invite ainsi à repenser la temporalité révolutionnaire, loin des schémas convenus d'un Grand Soir toujours remis à plus tard ou d'un enfermement dans le pur instant de l'action immédiate. Il s'agit au contraire de poser les bases qui permettent de tenir ensemble incandescence du maintenant et souci de l'à-venir, agir présent et anticipation stratégique, sens de l'urgence et nécessité de la préparation.

empty