Littérature traduite

  • Sapiens ; une brève histoire de l'humanité

    Yuval Noah Harari

    • Albin michel
    • 2 Septembre 2015

    Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d'hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
    Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l'homme ? À dépendre de l'argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?
    Véritable phénomène d'édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur. Professeur d'Histoire à l'Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harari mêle l'Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l'humanité : nos pensées, nos actes, notre héritage... et notre futur.

  • Histoire du sucre, histoire du monde Nouv.

    Histoire du sucre, histoire du monde

    James Walvin

    • La découverte
    • 19 Mai 2022

    Suivre le sucre pour éclairer l'histoire du monde : tel est le stupéfiant voyage auquel nous invite James Walvin. Tout commence avec la colonisation des Caraïbes et des Amériques, puis avec l'essor des plantations. C'est la naissance d'un nouvel ordre, fondé sur la déportation de millions d'Africains réduits en esclavage. Après l'extermination des populations indigènes et la destruction des paysages, les premières usines polluantes sont implantées pour fabriquer du sucre et du rhum. Se met en place une organisation du travail implacable qui inspirera Henry Ford. Mais il fallait aussi que ce sucre, quasiment inconnu jusqu'au XVIIe siècle, soit consommé. D'abord réservé à la table des élites, il devient, avec la révolution industrielle, l'aliment de base de la classe ouvrière, pendant que le rhum fait des ravages parmi les populations les plus pauvres. Un bouleversement des habitudes alimentaires désastreux : caries, obésité et diabète se répandent ; la consommation de boissons et de céréales sucrées gagne toujours plus de terrain.
    De Bordeaux à Bristol, des fortunes colossales se sont bâties sur le sucre et l'esclavage, marquant les débuts du capitalisme. Plus tard, des entreprises sans scrupule, dont Coca-Cola reste la plus emblématique, développeront leur pouvoir de ravager le monde en même temps que leur surface financière. Et dicteront parfois la politique des grands États.

  • Repenser le colonialisme

    ,

    • Éditions payot
    • 22 Janvier 2020

    Ce texte a bouleversé la façon de penser le colonialisme. Plutôt que de raconter les colonisations d'un seul point de vue (celui de la métropole ou celui de la colonie devenue indépendante), Ann Laura Stoler et Frederick Cooper proposent en effet de les englober dans une histoire des empires qui permet d'étudier ensemble, dans leurs interactions réciproques, les dominants et les dominés. Les colonies n'étaient pas des espaces vierges qu'il suffisait de modeler à l'image de l'Europe ou d'exploiter selon ses intérêts ou ses désirs ; et les Etats européens n'étaient pas des entités autonomes qui, à un moment de leur histoire, se sont projetés outre-mer. Les unes et les autres se sont mutuellement construits. Un livre capital pour tous ceux que passionnent les sociétés coloniales.

  • Les bandits

    Eric John Hobsbawm

    • La découverte
    • 8 Novembre 2018

    Robin des bois volant aux riches pour donner aux pauvres, telle est la figure légendaire du " bandit social " : hors-la-loi pour le souverain ; vengeur, justicier et héros aux yeux de la société paysanne. Des haïdoucs, bandits des Balkans, aux cangaçeiros du Brésil, en passant par Jesse James et Billy the Kid, Eric J. Hobsbawm retrace ici l'histoire mouvementée du banditisme social. Il inscrit le destin de ces marginaux dans l'étude des structures économiques et sociales qui conditionnent leur apparition, établissant notamment un lien entre les " épidémies de banditisme " et des phases intenses de crise économique. Le personnage du bandit apparaît comme le masque de communautés paysannes réagissant à la destruction de leur mode de vie, entre criminalité organisée et mobilisation politique. Hobsbawm décèle dans l'histoire des bandits l'une des généalogies primitives des mouvements sociaux. Jusqu'à aujourd'hui, la question du bandit demeure : comment, pour des révoltés, passer de la délinquance à la politique ?

  • Pour les habitants de l'Europe occidentale, les années qui ont suivi la Première Guerre mondiale furent des années de deuil, mais aussi de paix et de prospérité retrouvée. Mais pour peu que l'on déplace le regard à l'est du continent, c'est un tout autre paysage qui se dévoile. Sur les terres des empires vaincus, jusqu'en 1923, ce furent des années de cauchemar sans fin.
    Robert Gerwarth reconsidère l'héritage de la Grande Guerre. Pour une large part, ce n'est pas l'hécatombe des tranchées qui s'est révélée la plus dangereuse pour l'avenir de l'Europe, mais ce qui s'est joué dans les années qui ont suivi : révolutions, pogroms, expulsions de masse, guerres civiles et crimes d'une dimension génocidaire. Des millions de civils y trouvèrent la mort.
    Partout, des peuples pleins de ressentiment, avides de revanche, attendaient leur heure pour se venger d'ennemis réels et imaginaires. La violence extrême qui a déferlé sur l'Europe de l'après-Première Guerre mondiale a pavé la voie des conflits génocidaires qui ont suivi : c'est la thèse centrale de ce livre novateur.
    " Intense et frappant. Un rappel actuel du fait que les racines de la violence de longue durée du XXe siècle remontent au cataclysme de la Grande Guerre." Richard Overy
    Élu meilleur livre de l'année par le Times Literary Supplement, The Financial Times et BBC History Magazine
    Robert Gerwarth est professeur d'histoire contemporaine à University College Dublin, où il dirige le Centre for War Studies. Il est notamment l'auteur d'une biographie de Reinhard Heydrich. Il a enseigné aux États-Unis, en Allemagne et en France et a dirigé un programme de recherche européen sur la séquence 1917-1923.
    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Aurélien Blanchard

  • Le siècle juif

    Yuri Slezkine

    • La découverte
    • 1 Mars 2018

    " L'Âge moderne est l'Âge des Juifs, et le XXe siècle est le Siècle des Juifs. La modernité signifie que chacun d'entre nous devient humain, mobile, éduqué, professionnellement flexible. [...] En d'autres termes, la modernité, c'est le fait que nous sommes tous devenus juifs. "
    Avec le XXe siècle, le capitalisme " ouvre les carrières aux talents ", tandis que le nationalisme transforme les peuples en " peuple élu ". Les Juifs deviennent les modernes par excellence. Et, de fait, leurs grandes " Terres promises " au XXe siècle furent bien l'Amérique capitaliste et libérale, et Israël, " le plus excentrique des nationalismes ". Mais on oublie souvent que la Russie soviétique fut le grand réservoir d'utopie et de promotion sociale pour les Juifs.
    Mobilisant la démographie et la sociologie autant que la littérature, l'auteur montre que les Juifs jouèrent un rôle absolument central dans l'édification de l'URSS, avant que la machine stalinienne ne se retourne contre eux.
    Méditation sur le destin du peuple juif, pour lequel le XXe siècle fut tout à la fois une apothéose et une tragédie, ce livre propose une réflexion inédite et profonde sur la modernité, le nationalisme, le socialisme et le libéralisme.

    Élu par la magazine Lire parmi les vingt meilleurs livres de l'année 2008 (catégorie "Histoire").

  • Comment quelques petites phrases décisives et novatrices, prononcées par les papes au cours des siècles, de Grégoire VII au XIe siècle à François aujourd'hui, ont définitivement changé la position de l'Église dans le monde sur des grands sujets politiques ou sociétaux. Par l'historien à succès du Divan d'Istanbul et de Charlemagne, au talent de plume indéniable et au fort potentiel.

  • Un essai passionnant révélant Londres sous un angle inédit : celui de l'histoire de sa population homosexuelle

    Le Londres romain fourmillait de
    lupanaria, de
    fornices, de thermes. L'homosexualité était admirable, jusqu'à l'arrivée de l'empereur Constantin et des premières lois criminalisant les pratiques. S'ensuivit une boucle sans fin de laxisme et de censure – de la caste militaire normande aux " mœurs dépravées " à la tendance au travestissement des années 1620, du XIXe siècle et sa vague d'exécutions pour sodomie à la " peste gay " des années 1980. En passant par les grandes figures de Shakespeare, Marlowe, le Chevalier d'Eon, Wilde, Forster...

    Ackroyd retourne avec bonheur aux origines de la vie londonienne et de son langage pour en tirer une topographie du désir voisine de celle de la répression. Tandis que nous vivons aujourd'hui une ère de tolérance grandissante,
    Queer City retrace ce cheminement en explorant l'histoire cachée de Londres depuis les Romains jusqu'à nos jours, sans jamais omettre les horreurs et les risques.

    Empreint du style vif si caractéristique de l'auteur,
    Queer City célèbre la diversité et le dynamisme de la population homosexuelle, masculine comme féminine, de Londres. Anecdotes surprenantes, surnoms improbables et récit historique érudit se succèdent avec esprit, rigueur et brio.

  • Les contes de la table

    Massimo Montanari

    • Seuil
    • 6 Mai 2016

    " Laissez-vous transporter par les textes d'autrefois. Chroniques, contes, vies de saints et d'empereurs, romans de chevalerie, pièces d'archives ou livres de cuisine... ils racontent des histoires amusantes, dramatiques, édifiantes ou simplement étonnantes à propos de ce sujet central de la vie des hommes de tous les temps : la nourriture et son partage, à table et ailleurs.
    Vous y croiserez Charlemagne, saint François d'Assise et Dante, des inconnus, et des personnages de roman, comme Yvain, le chevalier au lion, et bien d'autres encore. "
    M. M.
    Cette succession d'histoires qui se lisent comme autant de contes savants nous font voyager à travers les saveurs du passé.
    Illustré par Harriet Taylor Seed
    Traduit de l'italien par Jérôme Nicolas
    Né en 1949, Massimo Montanari est un historien de l'alimentation internationalement reconnu. Son histoire de l'alimentation en Europe, La Faim et l'Abondance, été publiée par Jacques Le Goff au Seuil, en 1995. Il enseigne à l'université de Bologne.

  • Noël ; aux origines de la crèche

    Maurizio Bettini

    • Seuil
    • 10 Octobre 2019

    Quoi de plus familier, de plus " naturel ", qu'une crèche de Noël ? Chacun le sait : il s'agit d'une représentation de la naissance du Christ.
    Et pourtant, ouvrons les Évangiles : pas de crèche, pas de bœuf et pas d'âne, pas de rois mages, encore moins de " santons ".
    D'où vient alors tout ce monde ? Depuis quand et pourquoi fait-on la crèche ?
    Multipliant les incursions sur tous les territoires du passé, des Évangiles apocryphes à la Naples baroque en passant par les catacombes ou La Légende dorée, l'auteur nous entraîne dans une expédition fascinante à la recherche des origines de la crèche, où, comme dans le wonderland d'Alice, " le bon sens est toujours mauvais conseiller ", et où le quotidien se fait étrange, et le banal féerie.
    Comme dans les contes, Maurizio Bettini incite à un décentrement paradoxal où c'est " le chemin le plus long " qui est " la meilleure façon de rentrer chez soi ".

  • Fureur divine

    Darrin Mcmahon

    • Fayard
    • 10 Février 2016

    La notion de génie a été l'un des grands mythes de la modernité. Depuis la fin du XVIIIe siècle, elle justifie l'existence d'individus exceptionnels, pourvus de facultés créatrices ou intellectuelles qui les distinguent des autres hommes.Artistes (Beethoven, Picasso), scientifiques (Einstein), mais aussi génies militaires (Napoléon) et même génies du mal (Hitler), ils fascinent le commun des mortels et suscitent, parfois, un véritable culte. 
    Le génie, nous révèle Darrin M. McMahon, possède une plus longue histoire, qui plonge ses racines dans l'Antiquité grecque et dans la sainteté médiévale. Dans une fresque magistrale, savante et alerte, il retrace l'évolution de cette « fureur divine » qui inspirait les poètes de la Renaissance. La conception romantique du génie apparaît alors comme une conséquence paradoxale du désenchantement du monde et de l'égalité démocratique : l'homme de génie est devenu à son tour créateur. 
    Si les tentatives d'explication scientifique du phénomène se sont, en vain, multipliées, ce livre montre tout ce que le génie moderne, apparemment sécularisé, doit à l'héritage religieux. Car croire en l'existence d'êtres géniaux, n'est-ce pas affirmer la présence du merveilleux et le pouvoir surnaturel de certains hommes ?
     Darrin M. McMahon, professeur d'histoire européenne au Dartmouth College (États-Unis), est un des principaux acteurs du renouveau actuel de l'histoire intellectuelle. Il mène un travail ambitieux de généalogie, sur la longue durée, des grandes notions de la culture occidentale. Ses précédents livres, notamment Happiness, A History (Grove Press, 2006), ont été traduits dans de nombreuses langues.

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