Editions Orizons

  • Assurément Karl Barth et Hans Urs von Balthasar ont été influencés par celui qu'on a appelé « le père de l'existentialisme », le philosophe Sören Kierkegaard. Le premier l'affirme clairement dans l'Épître aux Romains. Le second, par son ouvrage, Le chrétien et l'angoisse, n'en laisse aucun doute. Et pourtant tous deux ont été déclarés « hégéliens » ; or Kierkegaard s'opposait farouchement à Hegel et à son « système ».
    Cet ouvrage développe la reprise de Kierkegaard, de son existentialisme, tout en expliquant comment Barth et Balthasar ont opéré le dépassement de sa pensée.

  • Moi... et Max Stirner : l'art de vivre

    François Nault

    • Editions orizons
    • 28 Juin 2021

    Considéré comme la « bible » de l'anarchisme individualiste, L'Unique et la propriété de Max Stirner a été plus souvent évoqué que lu depuis sa parution en 1844. Or il n'a cessé d'exister, comme un bloc erratique, de s'imposer à la pensée, comme sa limite même : celle d'un Moi qui affirme d'entrée de jeu n'avoir « fondé sa cause sur rien » et qui s'abandonne à une « allégresse sans pensée ».

  • Interroger les modalités de la présence du sacré dans les écritures contemporaines, filles de l'époque de la « mort de Dieu » (Nietzsche) et d'un siècle d « déchristianisation ». (Delumea), implique une réflexion enracinée dans des expériences qui remettent tout en question, y compris les fondements de la religion chrétienne. Dans le cadre de la figuration de ces vécus bouleversants, comment expliquer donc l'émergence insistante de l'image du Christ, figure qui hante l'imaginaire des écrivains du siècle dernier et incarne la suprême manifestation chrétienne du sacré ? Ces questionnements guident une lecture croisée qui, à partir de la pensée de Bataille, propose un parcours à travers les ouvres d'Artaud, de Beckett et de Pasolini visant à explorer la nature ambivalente de ces expériences souveraines et à examiner le travail de dé-figuration de l'image du Christ qu'elles comportent.

  • Juifs ont-ils du coeur ? une intime extériorité

    Monique Lise Cohen

    • Editions orizons
    • 8 Février 2016

    L'invitation à suivre son coeur s'était déployée, à l'époque de la philosophie des Lumières, autour du projet d'une religion universelle et sans texte, aussi appelée "religion du coeur", dont le judaïsme était décrit comme l'anti-modèle. Etrangement, Heidegger affirme, comme les Lumières, que ce qui est stable et ferme en l'homme est le coeur. Comment entendre ces résonances ? C'est un long parcours à travers le texte biblique qui pourrait nous éclairer. La Bible enseigne que le coeur n'est pas bon, qu'il est malade et plein de détours. Et qu'il doit être circoncis. Quelle est la signification de cette étrange opération à laquelle Meschonnic avait donné le nom d'une "intime extériorité" ?

  • L'homme pécheur

    Claude Brunier-Coulin

    • Editions orizons
    • 8 Avril 2017

    Comment accéder à ma nature juste sachant que je suis un pécheur ? Ce livre entreprend de déconstruire la célèbre formule de Luther « simul justus et peccator » pour la reconstruire dans le modèle de l'imagination agente comme principe de réalité et d'événement. L'imaginal, comme instance du « je », se modifie selon le plan dans lequel le sujet se situe. La justification implique des métamorphoses du sujet qui trouve son identité dans le fait de s'en remettre à Dieu.
    Cette analyse récuse une conception de l'homme pécheur dans un dualisme du sensible et de l'intelligible, de la matière et de l'esprit.

  • Le lien étroit entre théologie et guérison n'étonne guère si l'on songe à l'importance des dieux guérisseurs et de la charité hospitalière. Mais la théologique pense qu'aucune guérison, même supposée divine, n'est jamais accomplie. Toute guérison reste à guérir, en appelle à la libre puissance d'aller dans un sens ou dans un autre. C'est à cela que veille la provocation prophétique ou exorciste de l'esprit et sa guérison qui l'interprète ou l'effectue autrement.

  • Une cloison étanche semble aujourd'hui séparer philosophie et théologie. Depuis l'époque moderne, chacune suit son propre destin : l'une défend jalousement son autonomie, alors que l'autre se met délibérément à l'écoute d'une parole qui lui vient d'ailleurs. Entre philosophie et théologie, entre Athènes et Jérusalem, la disjonction semble irréversible. Au XXe siècle, le christianisme et les philosophies ont aussi continué à converser à partir du renouveau thomiste, du spiritualisme français, du criticisme kantien ou de la phénoménologie allemande, pour ne citer que quelques courants.

  • L'ange, le mal et la contingence

    Jad Hatem

    • Editions orizons
    • 7 Novembre 2018

    Une philosophie de l'ange réfléchit sur l'individu le plus proche de la divinité. Proximité qui tient à trois facteurs : la génération, les multiples fonctions à remplir, les drames qu'il est susceptible de provoquer au ciel comme sur la terre.
    Cet essai est centré sur Suhrawardî, Qâshânî et la philosophie ismaélienne. Il donne également la parole à deux éminents mystiques, Hallâj et Ibn 'Arabî sur le sujet de la tolérance religieuse.

  • Morphologie du divertissement, est une étude du divertissement télévisuel. L'émission est prise, comme un récit, avec une structure définie selon les principes de l'analyse sémiotique de textes. Le divertissement télévisuel a un but : la diffusion et l'endoctrinement de l'idéologie libérale-libertaire qui entreprend de reconstruire le monde. L'émission « N'oubliez pas les paroles » n'est pas prise pour elle-même, mais comme nouveau paradigme pour toutes les émissions télévisuelles : divertissement, culture, politique, sport, jeux.

  • Job, de l'errance du coeur au secret de l'embryologie

    Monique Lise Cohen

    • Editions orizons
    • 5 Décembre 2018

    Job avait dit : « On a fait de moi la fable des nations ! ». On connaît dans de nombreuses traditions et communautés humaines cette histoire étrange d'une très longue et douloureuse épreuve initiée par une entente entre le Satan et Dieu afin de savoir si Job est capable d'une « crainte gracieuse ». Job aurait voulu que son livre soit écrit : « Si seulement mes paroles étaient écrites, si elles étaient burinées dans le livre ! » Qui écrit alors le livre que Job espère ?

  • La morale des droits de l'homme

    Mogens Chrom Jacobsen

    • Editions orizons
    • 5 Décembre 2018

    Ce livre s'efforce de clarifier ce que sont « les droits de l'homme » et d'en proposer une conceptualisation qui correspondrait mieux aux besoins contemporains. L'auteur soumet une nouvelle conceptualisation des théories morales ? elle permet de mieux comprendre l'histoire de la morale et de rééquilibrer les rapports entre théories dites « déontologiques » et « téléologiques ». Les droits de l'homme du XVIIIe siècle étaient conçus comme la transposition sous forme de règles traçant les limites de la liberté ; ceux établis par l'ONU, au XXe siècle (1948), visaient les biens nécessaires à la perfection de l'homme.

  • L'univers de René Girard

    Nadine Dormoy

    • Editions orizons
    • 29 Novembre 2018

    L'univers de René Girard est un univers complexe dans lequel se mêlent étroitement les éléments biographiques et les différentes disciplines auxquelles il a fait appel pour mener à bien ses travaux. Centrés sur le phénomène du désir mimétique, les entretiens, qui charpentent cet ouvrage dévoilent la genèse de la théorie du philosophe, dans les domaines littéraires et religieux. Outre Stendhal, Proust, Dostoievski et Shakespeare, Girard se réfère à la Bible, considérant que « la donnée fondamentale de notre temps est la crise du religieux ». Ses ouvrages relèvent à la fois de la littérature comparée, de l'anthropologie et de l'histoire des religions.

  • Après les ruptures nietzschéenne, freudienne, heideggerienne ou derridienne, quel statut contemporain accorder à la métaphysique ? Les constructions conceptuelles de la métaphysique se sont inscrites dans une historicité. Mais celle-ci est aussi oeuvre de l'esprit. Elle ne saurait à elle seule juger de la qualité des destitutions et des réélaborations en cours. C'est pourquoi il faut interroger la permanence de la métaphysique, y compris dans sa négation ou son absence apparente.

  • Il est question depuis longtemps de « théologie littéraire », pour exprimer à la fois une lecture théologique de la littérature et une écriture littéraire de la foi et de la réflexion chrétiennes. Nous avons, d'une part, des auteurs comme Kierkegaard, Baudelaire, Mauriac, Grosjean, Péguy, Bernanos, Char, Beauchau, Bonnefoy. De l'autre des genres littéraires comme le journal, le roman, les réécritures bibliques, le langage mystique, la nouvelle, le language poétique.
    Peut-on sacrifier sa foi au pur plaisir littéraire, en s'engageant pour servir la religion, dans les voies qui peuvent lui nuire ? Y a-t-il une affinité entre la théologie et la littérature pour une parole qui ne leur appartient pas et qui se promet à elles ?

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